Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Touchette : La rivalité Canadien-Bruins défie les années

mercredi 2013-03-27 / 12:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

Partagez avec vos amis


Touchette : La rivalité Canadien-Bruins défie les années

Il y a des rivalités qui ne mourront sans doute jamais.

Celle entre le Canadien et les Bruins de Boston, vraisemblablement, appartient à cette catégorie. Elle s'amuse à défier les années, les générations.

Tout amateur de hockey de chez nous, jeune ou moins jeune, finit tôt ou tard finit par tomber dans le panneau ou dans la potion magique (appelez cela comme vous voudrez).

De nos jours, il y a des gens, qui détestent les Bruins sans même savoir pourquoi.

Du Rocket au grand Chara, cette rivalité n'a jamais cessé d'alimenter les passions, d'enflammer les discussions.

Et vous savez quoi ? C'est tant mieux.

Je saisis donc l'occasion pour remercier le Canadien et les Bruins de ... s'haïr !

Oui, mille fois merci, messieurs. Quelle serait notre petite vie d'amateur de hockey sans cette rivalité, qui nous fait grimper dans les rideaux ou sur la table du salon dans les moments forts. Surtout, comme c'est le cas présentement, lorsque les deux grands rivaux sont nez à nez.

Les fans, peu importe leur allégeance, sont les premiers à y trouver leur compte. Ils en redemandent.

Un match Canadien-Bruins, on s'entend, est rarement un mauvais match. Et c'est pourquoi on n'en rate jamais un ou presque.

Il y a parfois des débordements, bien sûr, mais ils sont souvent inévitables dans ce genre d'affrontement où l'émotion occupe toujours une place importante. On dirait des matches de série.

Ferguson, Orr, Esposito 

Quand je pense aux duels Canadien-Bruins, je pense à John Ferguson, qui, dans les années soixante, avait donné une raclée à Ted Green lors d'un match des séries de la Coupe Stanley au Forum.

J'étais dans les estrades, debout. A crier comme un putois.

Je pense aussi à ce grand fouet de Ken Dryden, qui, je ne sais toujours pas comment, avait sorti les Bruins, largement favoris, des séries au printemps de 1971.

Je pense au but d'Yvon Lambert en prolongation lors du septième match de la demi-finale de 1979, but, qui avait permis au Canadien d'atteindre la finale et d'enlever ensuite une quatrième Coupe Stanley d'affilée. Et au but de Nathan Horton, qui a éliminé le Canadien en prolongation lors d'un septième match en 2011.

Je pense également à Jean Béliveau, à Yvan Cournoyer, à Henri Richard, à Guy Lafleur, au Big Three, à Phil Esposito, à l'incomparable Bobby Orr, à Don « trop de joueurs sur la glace » Cherry, à Gerry Cheevers, à Derek Sanderson, à Wayne Cashman, à Johnny Bucyk, à Rick Middleton, à Raymond Bourque, bref à tous ces acteurs de premier ou de second plan, qui ont largement contribué à faire de cette rivalité ce qu'elle est devenue aujourd'hui.

S'ils aiment bien s'obstiner, les partisans du Canadien et des Bruins sont unanimes sur un point: Un match Canadien-Bruins, avec ses qualités comme ses défauts, n'aura jamais une saveur comme les autres.

La recette, comme celle de la tarte aux pommes (ou au sucre) de nos grands-mères, continue de traverser les époques. Et de faire le délice des fans.

Un incontournable 

Dans le sport professionnel, les choses changent et pas toujours pour le mieux. Le hockey ne fait pas exception. Il y a des choses qu'on aime moins ou pas du tout.

Mais tant et aussi longtemps qu'il y aura des matches opposant le Canadien aux Bruins, il y aura des amateurs, beaucoup d'amateurs, qui auront toujours au moins une bonne raison pour regarder le hockey.

 

La LNH sur Facebook