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Un changement de posture a aidé Sergei Bobrovsky

mardi 2013-03-26 / 15:07 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Un changement de posture a aidé Sergei Bobrovsky

VANCOUVER - Sergei Bobrovsky apparaît plus gros devant le filet des Blue Jackets de Columbus qu'il l'était à ses deux premières saisons à Philadelphie

Se redressant davantage dans son style papillon à la suite de quelques modifications techniques, le gardien a propulsé les Blue Jackets dans la course aux séries en connaissant un mois de mars frisant la perfection, au cours duquel il a notamment enregistré ses deux premiers blanchissages dans la LNH.

Le gardien de 24 ans avait une fiche de 8-0-2 en mars avant d'être retiré d'un match contre les Predators de Nashville. Malgré cet accroc, il a baissé sa moyenne à 2,17 et haussé son taux d'arrêts à ,927, ce qui le place parmi les meneurs de la ligue dans les deux cas.

Bobrovsky affirme que cette hausse de son niveau de jeu peut être liée à une hausse de son positionnement qu'il a entrepris de développer après que les Flyers de Philadelphie l'eurent échangé en retour de trois choix de repêchage, et sur quoi il a continué de travailler en Russie pendant le lock-out.

« Je peux vous dire que j'essaie d'être plus gros, plus gros dans mon style papillon », a-t-il expliqué à LNH.com., avant d'essayer de combler la barrière linguistique par une démonstration dans le vestiaire consistant à démontrer comment il relève sa taille et ses épaules.

Engagé comme joueur autonome jamais repêché, Bobrovsky était plus recroquevillé durant ses deux saisons à Philadelphie, où il est apparu comme un gardien plein de promesses mais inconstant. Il apparaît plus grand maintenant son filet, dû à des ajustements subtiles mais importants amenés par l'entraîneur des gardiens des Blue Jackets Ian Clark, trois semaines avant le début prévu pour l'ouverture du camp d'entraînement. Il est ensuite retourné en Russie avec plus de 100 pages de notes et il a continué de développer sa nouvelle approche devant le filet du SKA de St-Petersbourg.

Plus redressé, Bobrovsky offre moins d'espace entre son corps et ses bras, ce qui laisse moins d'ouvertures aux marqueurs adverses. Aussi, parce qu'il tient ses mains plus dégagées devant lui, il peut attraper la rondelle plus facilement avec sa mitaine et la manœuvrer avec plus d'aisance en utilisant son bloqueur.

« Lorsque vous êtes bien droit, vous pouvez voir vos mains, c'est beaucoup plus facile de cette façon », a-t-il résumé.

En se montrant plus grand et en restant plus près de son filet, Bobrovsky a aussi amélioré son positionnement. Plus en équilibre que lorsque recroquevillé, il peut mieux profiter de sa grande rapidité d'exécution et mieux couvrir ses angles.

« J'essaie de demeurer davantage dans mon demi-cercle, dit-il. Ces changements paraissent minimes mais pour moi ça fait une énorme différence. »

Ses coéquipiers ont bien noté la différence.

Nick Foligno était avec les Sénateurs d'Ottawa lorsque Bobrovsky est arrivé à Philadelphie en 2010-11, et comme tant d'autres, il a vu en lui un gardien athlétique et explosif, mais dont le positionnement ne donnait pas l'impression d'un gars de 6 pieds 2 pouces.

Mais ce n'est plus sa perception

« Je l'affronte à l'entraînement et il n'y a pas beaucoup d'espace pour la rondelle, a-t-il remarqué. Et puis il est tellement patient. Je vois sa confiance augmenter, c'est évident, et quand vous êtes patient, vous êtes encore plus solide. C'est ce qui arrive avec lui, il est patient, il fait paraître ses arrêts faciles et cela joue sur le mental de ses adversaires. »

Bobrovsky joue aussi sur le mental (dans le bon sens) des Blue Jackets, qui espèrent participer aux séries d'après-saison pour la deuxième fois de leur histoire.

« Il enlève de la pression à tout le monde », a constaté le vétéran défenseur Adrian Aucoin. « On demeure confiant même si on accorde un deux-contre-un, on a l'impression qu'il va faire l'arrêt. On ne s'inquiète jamais pour lui de sorte qu'on n'a qu'à se préoccuper de nous. C'est un luxe d'avoir des coéquipiers sur lesquels on peut compter ainsi. »

Bobrovsky a donné des indications qu'il pourrait devenir ce gardien fiable à sa première saison à Philadelphie quand il a conservé une fiche de 28-13-8 et un taux d'arrêts de ,915, mais il s'est retrouvé dans le rôle d'auxiliaire à Ilya Bryzgalov la saison dernière et son taux d'arrêts a chuté à ,899 en seulement 29 rencontres.

Son éthique de travail n'a jamais été remise en question. Et s'il est susceptible de passer par des hauts et des bas en continuant de perfectionner sa nouvelle technique, Clark croit que son engagement va lui permettre de s'établir à Columbus. Une bonne nouvelle car Steve Mason, l'autre gardien des Blue Jackets, gagnant du trophée Calder en 2009 après avoir mené son équipe aux séries, n'a jamais été en mesure de répéter ses performances.

« Si l'on considère toutes les qualités attendues d'un gardien d'élite, l'éthique de travail, le niveau de compétition, les qualités athlétiques, tous les intangibles qui vont avec cette position, Bobrovsky les a toutes à un grand degré, a déclaré Clark. Il travaille chaque jour à s'améliorer, il tente constamment d'améliorer sa technique, son conditionnement hors-glace et même son équipement. Il consacre toute sa journée à tenter de devenir le meilleur possible. »

Comme pour donner raison à Clark, voilà que Bobrovsky se dirige vers son casier pour travailler sur un bâton. L'entraînement est terminé depuis près d'une heure et la plupart de ses coéquipiers sont dans l'autobus qui va les ramener à l'hôtel.

Le gardien va les rejoindre bientôt, car du travail l'attend en soirée: il doit revoir des vidéos en compagnie de Clark.

« C'est une bonne entente, nous sommes sur la même page et nous travaillons afin que je devienne toujours meilleur », note Bobrovsky.

Et toujours plus gros devant le filet?

« Ce sont différents éléments qui peuvent améliorer mon jeu, répond Bobrosvsky, mais oui, je peux dire que c'est en étant plus gros. »

 

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