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Hartley heureux d’être de retour dans la LNH et prêt pour un nouveau défi à Calgary

vendredi 2013-03-22 / 23:28 / LNH.com - Nouvelles

Par John Manasso - correspondant LNH.com

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Hartley heureux d’être de retour dans la LNH et prêt pour un nouveau défi à Calgary

Après un huitième revers de suite sur la route jeudi, l’entraîneur des Flames de Calgary Bob Hartley ne ressemblait pas à quelqu’un qui est heureux d’être de retour dans la LNH après une absence de cinq ans.

Or, quelques heures plus tôt, après une séance d’entraînement optionnelle, son humeur témoignait de tout l’amour qu’il porte à son métier.

« Quand on dirige une équipe dans la LNH, ce n’est pas un travail, c’est un privilège », a déclaré Hartley, qui a remporté la Coupe Stanley en 2001 derrière le banc de l’Avalanche du Colorado. « On dirige les meilleurs hockeyeurs au monde dans la meilleure ligue au monde. Quand on est jeune, à l’âge de six, huit, dix ou douze ans, on joue sur un étang gelé, sur une patinoire ou dans la rue en rêvant de jouer dans la LNH.

« Ce n’est pas ce qui m’est arrivé, mais éventuellement, le grand enfant que j’étais s’est retrouvé derrière le banc. C’est très excitant. Comme je l’ai dit, c’est un privilège pour moi. Il faut savourer chaque journée passée dans un aréna de la LNH parce qu’on ne peut pas viser plus haut. »

Lorsque le directeur général des Flames Jay Feaster, un ami proche de Hartley depuis leur passage à Hershey dans la Ligue américaine de hockey, l’a embauché comme entraîneur, Hartley a eu le mandat de relancer une franchise qui n’a pas gagné une seule ronde des séries éliminatoires depuis 2004 et qui n’a pas participé aux séries depuis 2009. C’était l’aboutissement d’un périple qui avait mené Hartley à RDS, où il était devenu un des analystes vedettes, et en Suisse, où il a ajouté un autre championnat à son palmarès.

Bien qu’il prétende ne pas avoir beaucoup changé depuis qu’il a quitté les Thrashers d’Atlanta en 2007, ses récentes expériences semblent l’avoir influencé.

« Il aime raconter des histoires et c’est un très bon communicateur », a révélé son fils Steve, 27 ans, entraîneur adjoint à Halifax dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Steve est aussi l’un des nombreux protégés de Hartley qui sont en train de faire leur place dans le monde des entraîneurs. « Pourtant, une des choses qu’il m’a confiées à propos de son expérience dans les médias, c’est que ça lui a ouvert les yeux par rapport à certaines choses. Il a appris à mieux communiquer avec les joueurs et les journalistes et il a réalisé que les médias pouvaient l’aider tout comme ils pouvaient lui nuire. Je crois que ç’a été une bonne expérience pour lui. »

Bob Hartley a expliqué que lorsqu’il couvrait les camps d’entraînement, la date limite des transactions ou les séries éliminatoires, il se préparait comme il le faisait du temps qu’il était entraîneur. C’est ce qui l’a aidé à rester au fait de tout ce qui se passe.

« En travaillant pour les médias qui couvraient le hockey, j’avais encore le nez dans ma drogue », a-t-il dit.

Ironiquement, Hartley a vécu son lot de confrontations avec les journalistes lors de son séjour précédent dans la LNH, alors qu’il a mené le Colorado à la finale de l’Association de l’Ouest quatre années de suite. Il a aussi participé cinq fois aux séries éliminatoires en tant qu’entraîneur dans la LNH. Toutefois, de la façon dont se déroulent les choses à Calgary cette saison, il ne semble pas sur le point d’améliorer sa fiche à ce chapitre. Après une neuvième défaite de suite sur la route à Columbus vendredi, les Flames sont à au dernier rang de l’Association de l’Ouest, à six points d’une place en séries, et leur capitaine et joueur étoile Jarome Iginla pourrait être échangé.

Pourtant, Hartley refuse de qualifier sa mission de reconstruction, un terme qui passe difficilement dans les marchés canadiens.

« Le mot “reconstruction” ne fait pas partie de mon vocabulaire d’entraîneur, a-t-il expliqué. Il faut gagner immédiatement. La LNH est différente de la Ligue américaine, où ce ne sont pas les victoires qui comptent, mais plutôt le nombre de jeunes de l’organisation que l’on prépare adéquatement pour la LNH. Dans la LNH, il faut gagner aujourd’hui tout en préparant demain. Pour moi, ç’a toujours été comme ça. J’ai toujours travaillé pour les succès de l’organisation et j’ai toujours rempli le mandat qu’on m’avait donné. »

L’un des principaux problèmes des Flames est le pourcentage d’arrêt de ses gardiens. Avec un taux de ,881 avant le match de vendredi, ils se classaient au dernier rang du circuit. Un ensemble de facteurs expliquent ces déboires, dont la blessure au gardien partant Miikka Kiprusoff qui lui a fait rater 13 rencontres et le piètre rendement de ses substituts, situation qui n’aura été corrigée que lorsque les Flames ont réclamé Joey MacDonald au ballottage. Les nombreux revirements accordés par les Flames leur ont aussi fait mal, comme on a pu le constater jeudi lors de leur défaite de 5-3 contre les Predators de Nashville. Hartley et son personnel ne sont toujours pas parvenus à corriger cette lacune.

C’est le genre de problèmes dont Hartley, un réseauteur invétéré, discute constamment au téléphone avec ses apprentis afin de tenter de trouver une solution. Jeudi, il avait reçu un appel de Patrick Roy, avec qui il a forgé une relation d’amitié depuis qu’ils ont travaillé ensemble avec l’Avalanche. En fait, c’est probablement dans la LHJMQ, où Roy dirige les Remparts de Québec, que l’influence de Hartley se fait le plus sentir.

À la fin de la saison régulière, trois des cinq meilleures équipes au classement étaient dirigées par ses anciens joueurs. Éric Veilleux de Baie-Comeau et Roy ont tous deux remporté la Coupe Memorial. Dans la LAH, Brad Larsen, qui a joué sous ses ordres au Colorado et à Atlanta, trône au sommet de la division Nord-Est avec Springfield.

Certains de ses anciens joueurs qui sont passés derrière le banc commencent même à percer dans la LNH : Paul Jerrard est un adjoint avec les Stars de Dallas, tout comme Pascal Vincent avec les Jets de Winnipeg et Dan Hinote avec les Blue Jackets de Columbus.

Le style de Hartley est assez direct et il n’a pas peur de sortir le fouet lorsqu’il le juge nécessaire, mais son fils Steve a remarqué comment il avait influencé ses disciples.

« Je sais que sa méthode ne convient pas toujours à tout le monde, a admis Steve. On est cependant obligé d’admettre qu’il a influencé beaucoup de joueurs au fil des années. Quand on parle avec Éric Veilleux ou Dominique Ducharme (l’entraîneur des Mooseheads de Halifax), avec qui je travaille tous les jours, ils mentionnent qu’ils ont beaucoup aimé jouer pour lui et qu’il a été une influence positive pour eux. Quand ils sont devenus entraîneurs, il est devenu leur modèle en quelque sorte.

« Je pense qu’il aime partager avec eux, les aider et leur parler chaque semaine. C’est une bonne référence quand on a des questions. »

Bob Hartley affirme qu’il en tire une grande fierté.

« J’aime croire que je suis un entraîneur méticuleux, a-t-il dit. J’aime enseigner. »

Certains de ses élèves deviendront sûrement entraîneurs dans la LNH un jour (le nom de Roy est souvent mentionné dans les rumeurs). Parmi les plus prometteurs, il y a Steve qui gravit rapidement les échelons. Pendant les Fêtes, il a agi en tant qu’entraîneur adjoint pour l’équipe des moins de 16 ans du Québec qui a remporté un tournoi international.

Bob Hartley revoit dans son fils les mêmes choses qui l’ont poussé à quitter un bon emploi dans une usine de pare-brise dans sa ville natale de Hawkesbury, en Ontario, pour aller diriger l’équipe junior locale. Et le voilà maintenant dans la LNH.

« J’étais content », a-t-il déclaré à propos de la décision de Steve. « Le hockey est extraordinaire. Quand on a l’occasion de travailler dans le domaine qui nous passionne, il faut foncer. Peu de personnes peuvent se dire qu’ils font le travail de leurs rêves à l’âge de 30, 40 ou 50 ans. C’est un marché compétitif, mais quel domaine ne l’est pas aujourd’hui?

« On voit de grosses usines fermer leurs portes et de grandes entreprises congédier des milliers d’employés. Avant, on me disait qu’il n’y avait pas de sécurité d’emploi dans mon domaine. Vous savez quoi? Il n’y en a plus nulle part aujourd’hui. C’est ce que je lui ai dit. Je lui ai dit de foncer et que je l’appuyais. »

La sécurité d’emploi… Hartley sait très bien que la lune de miel ne durera pas très longtemps s’il ne parvient pas à relancer les Flames. Or, il n’a jamais eu peur des défis.

« Évidemment, j’aimerais gagner plus souvent, a-t-il conclu. Je travaille avec un groupe formidable de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants. Les propriétaires veulent faire des Flames de Calgary une organisation gagnante. Bien entendu, on essaie de gagner dès maintenant. C’est le mandat qui m’a été donné. »

 

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