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Evander Kane est un futur attaquant de puissance élite

jeudi 2013-03-21 / 16:23 / LNH.com - Nouvelles

Par Patrick Williams - Correspondant LNH.com

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Evander Kane est un futur attaquant de puissance élite

WINNIPEG – Cette ville des prairies de 750 000 habitants sait reconnaître un marqueur de buts lorsqu’elle en voit un.

Bobby Hull a fait connaître les Jets de Winnipeg par le reste du monde du hockey professionnel et leur a donné une crédibilité il y a plus de 40 ans. Dale Hawerchuk a ensuite mené les Jets des années 1980 dans leur annuelle bataille de la section Smythe pour garder le cap avec les Oilers d’Edmonton, et une saison recrue de 76 buts en 1992-93 pour Teemu Selanne lui confère toujours le statut de vedette rock à Winnipeg.

Aujourd’hui, l’ailier gauche Evander Kane est en train de faire fi des obstacles initiaux auxquels il a fait face, dans le but de devenir le prochain marqueur étoile de l’histoire des Jets. Tous des membres du club élite des marqueurs de 500 buts dans la LNH, Hull se servait de son lancer-frappé, Hawerchuk utilisait son sens du hockey et Selanne, ses mains habiles.

Kane inscrit ses filets de sa propre façon, avec une approche qu’il transpose également dans plusieurs aspects de sa vie de tous les jours. L’athlète de 21 ans possède une combinaison de vitesse et de bonnes mains, en plus d’être capable de foncer vers les filets adverses et d’avoir un des lancers des poignets les plus redoutables de la LNH.

Les statistiques de Kane cette saison témoignent bien de son style. L’attaquant de 6 pieds, 2 pouces et 195 livres figure au troisième rang chez les Jets avec 12 buts à ses 30 premiers matchs. Ses 129 tirs avant le début des rencontres de mercredi le placent au sommet de la ligue à ce chapitre, lui qui se trouve également au 12e échelon de la LNH (et au premier rang chez les Jets) grâce à ses 95 mises en échec.

« Je veux être un des meilleurs joueurs de la ligue et je veux qu’on me considère comme un des meilleurs joueurs de la ligue, a déclaré Kane. Mon but est de continuer à être de plus en plus dominant à chaque année et de continuer à le prouver. Il y a de nombreuses occasions qui se présentent au cours desquelles tu peux mettre ces atouts en valeur et aider ton équipe à gagner des championnats et remporter d’autres honneurs en cours de route.

« Je crois avoir prouvé que j’avais ma place dans cette ligue. Je veux simplement m’améliorer d’année en année et devenir plus dominant, plus productif, et je crois l’avoir fait depuis mon arrivée dans la ligue. J’ai fait ce qu’il fallait pour devenir ce joueur au cours de ma courte carrière dans cette ligue et je veux continuer à le faire. »

Kane s’est amené avec les Thrashers d’Atlanta seulement deux mois après avoir fêté son 18e anniversaire, et a inscrit 33 filets au cours de ses deux premières saisons dans la LNH. Mais ce fut sa première campagne à Winnipeg après que l’équipe eut déménagé au Canada qui a vraiment hissé Kane au sein de l’élite de la ligue. Il avait alors marqué 30 buts – un sommet en carrière – et amassé 57 points, ce qui faisait de lui le plus jeune joueur de l’histoire de la LNH à avoir atteint le plateau des 30 buts. Le directeur général des Jets, Kevin Cheveldayoff, en avait vu assez pour offrir un contrat de six ans à Kane, qu’il a accepté.

« Quand j’y repense, c’était une bonne décision», a mentionné Kane, qui était à la recherche de stabilité après avoir connu des difficultés au début de sa carrière. « Je suis excité à l’idée de pouvoir aider cette équipe à gagner. »

Mais l’arrivée de Kane à Winnipeg n’a pas été très rose non plus. Kane a passé toute sa carrière dans de grandes villes, en commençant par son séjour avec les Giants de Vancouver – sa ville natale – dans la Ligue de l’Ouest. Il est ensuite allé à Atlanta après presque trois saisons avec les Giants, où il s’est bien établi.

« Pour être honnête, j’ai vraiment apprécié le temps que j’ai passé à Atlanta, a-t-il dit. C’était un superbe endroit où vivre, et un bon endroit pour jouer. Je m’ennuie définitivement d’Atlanta et je me sens mal pour les fans qui venaient nous encourager à chaque match.

« L’incertitude nous affectait quand même beaucoup, puisqu’on ne savait pas si on allait demeurer à Atlanta ou déménager à Winnipeg. En y repensant, je crois qu’en fait c’était un soulagement de finalement savoir dans quelle ville on allait jouer. »

Quitter Atlanta a couronné une période d’incertitude pour une équipe qui était à la recherche de stabilité, mais a pavé la voie pour de nouveaux défis à réaliser pour cette jeune formation. Les Thrashers/Jets ont appris à la dure la vie d’une équipe dans un marché de hockey, dans un nouveau pays, avec un nouveau directeur général et un nouvel entraîneur-chef. En tant qu’un des joueurs les plus connus dans le vestiaire des Jets, Kane était surveillé de très près dans un marché semblable à celui de Montréal et de Toronto, mais à l’intérieur d’une bien plus petite bulle.

Qu’est-ce que Kane connaissait de Winnipeg?

« Rien, a-t-il admis. Je n’y avais jamais mis les pieds auparavant. »

Kane en a cependant rapidement appris sur sa nouvelle maison, et l’apprentissage a nécessité du temps.

« C’est différent, a expliqué Kane. J’aime les villes qui sont des grands marchés de hockey.

« Différentes équipes ont des différentes mentalités. Je crois qu’à Winnipeg, puisqu’il n’y a pas eu d’équipe [de la LNH] pendant un bout de temps, il a fallu du temps aux fans et aux joueurs pour s’habituer. Mais les fans ont été fabuleux et nous ont beaucoup soutenus. Juste à les entendre à chaque soir dans notre amphithéâtre, on comprend à quel point ils sont passionnés par le sport. J’apprécie mon séjour ici jusqu’à présent. »

Kane a également eu à faire à son nouveau patron, après avoir été dirigé par le très indulgent Craig Ramsay. Kane et l’entraîneur des Jets Claude Noel ont fait la paix aujourd’hui. Mais ils possèdent tous les deux une forte personnalité, ce qui a donné lieu à quelques confrontations lors de leur première saison ensemble après l’embauche de Noel en juin 2011.

« Ça va, la majeure partie du temps », a mentionné Kane à propos de la relation joueur-entraîneur. « Il a une personnalité différente, un caractère différent. Je crois qu’il veut seulement gagner, et nous avons cet objectif en commun.

« Il essayait d’apprendre à nous connaître, autant qu’on tentait d’apprendre à le connaître. Mais l’année dernière était évidemment une année unique et une situation unique. Je crois que ç’a pris un peu de temps à tout le monde, mais maintenant on sait à quoi s’attendre. »

En plus de l’incertitude qui planait chez Kane, il a fait face à un autre défi de taille : se trouver une place au sein d’un trio déjà établi. Le trio no 1 des Jets, formé d’Andrew Ladd, Bryan Little et Blake Wheeler, a obligé Kane à piloter un autre trio pour lequel les entraîneurs se sont efforcés de lui trouver des compagnons compatibles. Et alors que Kane a démontré qu’il était apte à s’adapter à plusieurs niveaux d’habiletés et à différents styles, les Jets n’ont pas encore trouvé les joueurs qui compléteraient le mieux Kane.

« J’ai joué un peu partout avec plusieurs joueurs différents », a dit Kane, qui évolue présentement avec les vétérans finlandais Olli Jokinen et Antti Miettinen. « Je crois que la majeure partie du temps, tu t’habitues. Je me sens assez confortable de jouer avec n’importe qui. Et avec qui je joue n’a pas vraiment d’importance. »

Maintenant bien installés à Winnipeg, les Jets auront le défi de mener l’organisation vers sa première participation aux séries éliminatoires depuis 2007. La seule apparition des Thrashers en séries s’était terminée de façon abrupte, alors qu’ils s’étaient fait éliminer en quatre matchs en première ronde par les Rangers de New York. Ils n’ont pas pris part à la danse du printemps lors des cinq saisons suivantes.

Kane et les autres jeunes joueurs des Jets tenteront de faire partie des séries de la LNH pour une première fois. Le défenseur Zach Bogosian en est à sa cinquième campagne dans la ligue et n’a toujours pas participé aux séries. Le gardien Ondrej Pavelec a remporté la coupe Calder dans la Ligue américaine en 2008, mais n’a pas vu une seule minute d’action en séries.

Mais qu’à cela ne tienne, les Jets sont devenus l’une des meilleures équipes de la ligue cette saison, eux qui présentent une fiche de 6-1-1 à leurs huit derniers matchs, qui les a menés vers le premier rang de la section sud-est avec 18 rencontres à jouer. De piètres performances sur la route, des difficultés sur le jeu de puissance et un manque de constance ont nui aux Jets lors de leur première saison à Winnipeg, mais Noel et son personnel d’entraîneurs semblent avoir finalement mis sur pied un plan de match solide avec une équipe qui n’avait pas connu la victoire depuis si longtemps.

« On vient de réaliser qu’on ne peut pas simplement se contenter de gagner quelques matchs, a déclaré Kane. Les bonnes équipes connaissent des séquences de victoires, remportent trois, quatre, cinq matchs consécutifs. Elles en perdent peut-être un, mais en gagnent ensuite trois, quatre ou cinq autres de suite.

« Ça serait mes premières séries éliminatoires, alors c’est ça l’objectif. À chaque saison, tu veux participer aux séries. À mes premières années à Atlanta et Winnipeg, on n’a pas eu cette opportunité. Les séries représentent la plus grande scène du hockey, et c’est sur cette scène que je veux jouer. »

 

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