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Bernier brille quand il en a l’occasion, mais il est prêt à passer à une autre étape

jeudi 2013-03-21 / 14:48 / LNH.com - Date limite des transactions

Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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Bernier brille quand il en a l’occasion, mais il est prêt à passer à une autre étape

EL SEGUNDO, Calif. – Depuis le début de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey, Jonathan Bernier s’est presque toujours retrouvé dans une position plutôt inconfortable.

Bernier doit pouvoir se mettre en valeur afin que les autres formations puissent l’évaluer, mais il ne peut le faire en tant qu’auxiliaire de luxe à Jonathan Quick, le gardien de but de concession de Los Angeles.

Malheureusement pour les Kings, leur gardien vedette n’est pas aussi dominant cette saison et les solides performances de Bernier en relève viennent compliquer la situation devant le filet à l’approche de la date limite des transactions du 3 avril.

Bernier obtient finalement plus de temps de jeu cette année et il a bien réagi, comme en témoignent ses statistiques (fiche de 7-2-0 avec une moyenne de buts alloués de 1,94 et un pourcentage d’arrêts de ,923). Il compte déjà plus de victoires que l’an passé et il n’est qu’à 6 parties de son total de 16 accumulé en 82 matchs la saison dernière.

Sa prestation de mardi soir a été l’une de ses meilleures en carrière, alors qu’il a effectué 40 arrêts, un sommet personnel, dans un gain de 3-2 des Kings contre des Coyotes de Phoenix acharnés.

Bernier se plaît à Los Angeles, mais il sait qu’il ne pourra jamais déloger Quick, qui entamera la première année de sa prolongation de contrat de dix ans la saison prochaine.

« Dix ans, ce n’est rien pour m’aider », a admis Bernier à LNH.com. « C’est comme ça. Pour moi, à long terme, je crois que ça permet aux autres équipes de m’évaluer et de voir ce que je pourrais leur apporter.

« Plusieurs formations savent ce que je peux faire. Or, quand vient le temps de négocier une transaction, si je ne joue pas, elles vont chercher à faire baisser le prix demandé. Ce n’est pas bon pour moi ni pour [le directeur général] Dean [Lombardi]. Bien entendu, je veux le bien de l’équipe. Si je reste ici, c’est parfait comme ça. Si je dois partir, je voudrais qu’ils puissent obtenir un bon élément en retour. »

En janvier, Lombardi avait déclaré qu’il ne pouvait pas se départir de Bernier parce qu’il n’y avait pas d’autre gardien de but prêt à faire le saut dans la LNH pour épauler Quick dans l’organisation des Kings. Donc, toute transaction impliquant Bernier devra inclure un autre gardien de but et Los Angeles pourrait aussi être à la recherche d’un défenseur en raison des blessures à Matt Greene et Willie Mitchell.

L’augmentation du temps de jeu de Bernier est en partie due à la chirurgie au dos qu’a subie Quick au début de la saison. L’entraîneur Darryl Sutter a l’habitude d’utiliser à profusion son gardien numéro un (comme en fait foi le nombre de parties jouées par Miikka Kiprusoff sous sa gouverne à Calgary) et il a vite indiqué que le calendrier chargé allait influencer sa gestion des gardiens de but. Il a fait remarquer que Martin Brodeur avait disputé 60 parties en saison régulière et en séries éliminatoires lors de la saison écourtée de 1994-95.

Le fait que Sutter utilise davantage Bernier cette année en dit aussi long sur les performances de Quick, dont le taux d’efficacité (particulièrement sur les bonnes chances de marquer) est inférieur à ,900. Le gardien partant des Kings n’a toujours pas volé de match cette saison comme il le faisait si bien en 2011-12. Quick a obtenu le premier jeu blanc de l’équipe lundi soir derrière une défensive amochée. Lui et Bernier en avaient réalisé 11 la saison dernière. Sutter a récemment déclaré que Quick « devait retrouver sa touche. »

Ce n’est pas l’idéal pour Bernier : il peut profiter des déboires de Quick et jouer plus souvent ou quitter les champions en titre de la Coupe Stanley pour avoir un rôle plus important ailleurs. Sur le plan personnel, Bernier admet « avoir plus de plaisir cette année » en raison de ses responsabilités accrues.

« Évidemment, on gagne en confiance et on se sent mieux devant le filet, a-t-il ajouté. Dans mon cas, je veux contrôler mon rythme, contrôler les retours et des choses comme ça. Donc, le fait que je me sente à l’aise et en confiance influence grandement mes performances. »

À ses débuts, on reprochait à Bernier d’avoir de la difficulté à contrôler les retours. Il fait preuve de plus de constance cette saison et il a démontré pourquoi il avait été sélectionné au 11e rang au repêchage de 2006 de la LNH.

L’entraîneur des Blues de St. Louis Ken Hitchcock a dirigé Bernier avec Équipe Canada lors du Championnat du monde de 2011. Bernier avait supplanté James Reimer et Hitchcock sait de quoi il est capable.

« Son calme est une de ses plus grandes qualités, a-t-il expliqué. Je le trouvais très calme devant sa cage. En fait, quand le gardien est calme devant son but, ça se répercute sur tout le reste de l’équipe. »

« [Bernier] a tous les outils nécessaires, a révélé Quick. Il est très patient. Il l’est plus que la plupart des gardiens partants en ce moment. Je pense que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ait sa chance. C’est un excellent gardien de but. »

La situation actuelle est plutôt ironique : Bernier était perçu comme étant le futur gardien numéro un quand lui et Quick se sont joints à l’organisation et aujourd’hui, c’est Bernier qui cherche à sortir de l’ombre de son coéquipier. Quick était dans l’ECHL quand Bernier a remporté la médaille d’or (à titre de gardien auxiliaire) avec le Canada au Championnat du monde de hockey junior en 2008.

Quelques années plus tard, les rumeurs de transactions concernant Bernier font partie du quotidien ici. Elles ont atteint leur apogée lorsque Bernier aurait supposément demandé à être échangé l’été dernier, mais le cerbère québécois a tout nié.

« Je crois qu’il y a eu un malentendu à la fête de la Coupe [Stanley] que j’avais organisée, a déclaré Bernier. J’ai simplement dit que je voulais jouer davantage et qu’il faudrait peut-être que je sois échangé pour que mon souhait se réalise. »

Ses coéquipiers comprennent ce que vit Bernier.

« C’est un gars d’équipe, mais en tant qu’individu, il veut probablement connaître les mêmes succès que Quick a connu, a expliqué Dustin Penner. C’est comme ça parfois pour les gardiens de but, ils doivent prendre leur mal en patience. Pendant combien de temps Tim Thomas a-t-il patienté? Ce n’est pas facile pour lui, mais ça lui donne la chance de se mesurer au vainqueur du Conn Smythe. Je pense qu’ils s’entendent très bien et qu’ils se poussent l’un et l’autre. »

Plusieurs croient que Bernier a le potentiel pour être un gardien de but partant. Mais qu’en pense le principal intéressé? Il fait preuve d’autant de retenue en dehors de la patinoire, mais il sait aussi laisser parler son instinct.

« C’est flatteur d’entendre ça, mais je dois quand même le prouver, a-t-il dit. J’espère en avoir l’occasion bientôt. C’est ça, le hockey. J’apprends toujours et je pense qu’on apprend toujours dans cette ligue. Par contre, je crois que je suis plus que prêt à jouer un rôle plus important. »

Reste à savoir si les autres équipes de la LNH pensent la même chose et quand Bernier aura finalement la chance de se faire valoir.

 

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