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Chuck Fletcher du Wild explique comment bâtir une équipe gagnante

mercredi 2013-03-20 / 14:30 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Chuck Fletcher du Wild explique comment bâtir une équipe gagnante

LNH.com publie périodiquement une série appelée « Cinq questions à… ». Un article incluant questions et réponses qui vise à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages qui influencent le monde du hockey.

Le présent article présente le directeur général du Wild du Minnesota, Chuck Fletcher:

Chuck Fletcher en est à sa quatrième année à tenter de bâtir une organisation gagnante dans l’État du hockey et il semble qu’il est sur la bonne voie.

Fletcher, le directeur général du Wild du Minnesota, bâtit une équipe qui se retrouve au centre d’une course dans l’Association de l’Ouest et qui tente de participer aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2008. Cette course se poursuivra mercredi soir alors que le Wild affrontera les Red Wings de Detroit dans le cadre des « Rivalités de NBC Sports » au Joe Louis Arena.

Les deux dispendieuses acquisitions du Wild au cours de l’été, Ryan Suter et Zach Parise, répondent à l’appel jusqu’à maintenant, et les jeunes joueurs comme Jonas Brodin, Charlie Coyle, Jason Zucker et Mikael Granlund ont tous trouvé leur place dans la composition de l’équipe. D’autres vétérans ont augmenté leur calibre de jeu et les gardiens ont été assez performants pour procurer au Wild une chance de l’emporter à chaque match.

Fletcher a rencontré LNH.com lundi afin de discuter de son plan de construire une équipe gagnante au Minnesota, du jeu inspirant de Brodin, de l’utilité des autres recrues, des attentes élevées et de l’espoir de bâtir son équipe sur le modèle des Red Wings.

Voici cinq questions à… Chuck Fletcher:

Est-ce que le plan que vous avez mis en place répond à vos attentes en ce moment, quand vous pensez au présent et à l’avenir avec les jeunes joueurs que vous avez insérés au sein de l’équipe cette saison?

« En cette saison écourtée, je ne pense pas qu’on savait à quoi s’attendre et c’est difficile d’avoir des attentes pour l’équipe. En raison du camp d’entraînement écourté et de la saison de 48 matchs, il était évidemment que ce serait une saison différente. Nous espérions voir une équipe qui progresse, une équipe qui deviendrait meilleure au fur et à mesure que les joueurs commenceraient à se connaître et à devenir familiers entre eux. Nous voulions aussi que nos jeunes joueurs gagnent en expérience et deviennent de plus en plus à l’aise dans la LNH. Je pense que c’est ce que nous avons vu depuis le début de la saison.

« Après les 10 premiers matchs, nous présentions une fiche de 4-5-1 et ça représentait exactement la manière que l’on jouait. On avait des hauts et des bas et on ne jouait pas en équipe. On avait de la difficulté à avoir 60 minutes d’effort et de composer les bons trios. C’était un jeu d’erreurs car nos entraîneurs tentaient différentes expériences pour trouver les bonnes combinaisons et nos joueurs avaient de la difficulté à créer la chimie et mettre en pratique le système de jeu que nos entraîneurs voulaient inculquer. Depuis, nous sommes plus constants. Dans la plupart des matchs, on obtient une contribution de la plupart de nos joueurs. La ligue est vraiment compétitive, mais depuis les 15 derniers matchs, nous formons vraiment une équipe. Nous avons définitivement démontré une progression."

Est-ce que Jonas Brodin vous a surpris en étant si efficace à seulement 19 ans, lui qui est utilisé environ 22 minutes par match, en jouant pendant les avantages et les désavantages numériques?

« Nous sommes tous surpris à la vitesse qu’il s’est acclimaté. On ne s’attend jamais à ce qu’un jeune joueur âgé de 19 ans, surtout un défenseur, soit utilisé si souvent et joue contre les meilleurs joueurs adverses, tout en évoluant au sein des deux unités spéciales. C’est fantastique de le voir s’adapter si rapidement à la ligue.

« Je le répète, la ligue est vraiment compétitive et la parité est très relevée, il y a encore un long chemin à faire et avec les jeunes joueurs, on sait qu’il y aura des hauts et des bas, mais il a beaucoup de sang-froid. S’il connaît une mauvaise présence sur la patinoire, il a cette incroyable capacité de se reprendre dès sa présence suivante. C’est ce qui est impressionnant chez lui. Il arrive que de jeunes joueurs perdent confiance en leurs moyens, et une mauvaise présence sur la glace peut amener une mauvaise période et se terminer par un mauvais match. Jusqu’à maintenant, il a démontré une capacité à minimiser les dommages, à rebondir et à jouer un bon match. Il ne ressemble certainement pas à un joueur de 19 ans quand il est sur la glace. »

Il y d’autres bons jeunes joueurs comme Jason Zucker, Charlie Coyle et Mikael Granlund. Avant ou au début de la saison, aviez-vous identifié l’importance d’insérer ces jeunes le plus tôt possible au sein de l’équipe en raison de la courte saison et du calendrier condensé?

« On voulait qu’ils gagnent leur poste. C’est une année importante pour notre organisation, et nous ne voulions pas accorder du temps de glace à des jeunes en se basant seulement sur des promesses. Nous voulions qu’ils aient mérité le droit de faire partie de l’équipe.

« Nous avons pensé qu’avec un horaire si compressé, il y pourrait y avoir de nombreuses blessures, sans oublier la fatigue, et que nous aurions certainement besoin de ces jeunes joueurs, mais nous ne savions pas jusqu’à quel point. Les choses ont bien tourné, Brodin et Granlund ont gagné leur poste au camp d’entraînement; Jason et Charlie sont arrivés plus tard et ils ont été capables de dénicher un poste.

« Il y a encore des hauts et des bas avec les jeunes joueurs, mais aussi longtemps qu’ils joueront un certain nombre de minutes, nous les garderons avec nous. Si leur temps d’utilisation baisse, nous n’hésiterons pas à les céder à Houston dans la Ligue américaine de hockey. Mais nous n’avons eu aucun doute à leurs sujets et ils contribuent très bien. »

Vous avez mentionné que c’était une année importante pour votre organisation et c’est évident en raison des signatures de Zach Parise et de Ryan Suter au cours de l’été dernier. Comment croyez-vous que l’équipe a géré les attentes qui ont immédiatement été jetées sur elle en début de juillet?

« Ce fut difficile à certains moments. Certains matchs, on avait huit ou neuf joueurs qui ne faisaient pas partie de l’équipe la saison dernière. Il y avait donc de 40 à 45 pour cent de changement au sein de l’équipe. Les attentes étaient élevées et c’était compréhensible, mais la réalité c’est qu’à cette période de la saison, on voulait créer une chimie au sein de l’équipe et établir une certaine continuité. On voulait que les nouveaux joueurs comprennent le système et que les entraîneurs apprennent à connaître les joueurs. On savait qu’il y aurait une période de transition et ce fut le cas.

« Mais on espérait que l’on pourrait tenir le coup pendant cette période et qu’une chimie s’installerait le plus rapidement possible. Je pense que chacun connaît maintenant son rôle. Il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais il me semble que nous allons dans la bonne direction. »

Plusieurs directeur généraux disent qu’ils prennent les Red Wings de Detroit comme modèle en raison de leur constance au cours des ans. À titre de jeune directeur général qui a acquis beaucoup d’expérience en travaillant avec plusieurs équipes, voulez-vous vous aussi bâtir votre équipe selon le modèle des Red Wings?

« Je pense que oui, mais c’est assez difficile de reproduire leurs succès. C’est phénoménal qu’ils aient connu des succès pendant plus de deux décennies. Mais quand vous pensez à Detroit, vous pensez à la manière qu’ils ont repêché et à la manière qu’ils ont développé leurs joueurs. Plusieurs équipes connaissent de bons repêchages, mais ce ne sont pas toutes les organisations qui développent bien leurs joueurs après les avoir repêchés. La manière que les Red Wings ont développé leurs joueurs est fantastique. Ils ne montent pas leurs joueurs trop vite. Ils leur font franchir toutes les étapes importantes avant d’accéder à la LNH. À chaque saison, ils ont toujours de bons jeunes joueurs, c’est vraiment phénoménal.

« Je ne pense pas que nous nous approchons de ce que les Red Wings ont pu faire, mais c’est certainement ce que nous tentons de faire. De nos jours, on doit développer nos propres joueurs. C’est vraiment difficile de découvrir de grands talents. Nous avons été chanceux de pouvoir faire signer des ententes à Parise et à Suter, mais on ne doit pas s’attendre à acquérir des joueurs d’élite sur le marché des joueurs autonomes à chaque été. Ça ne fonctionne pas comme cela. On doit donc bien repêcher et on doit développer nos jeunes joueurs. Dans un système de plafond salarial, on doit s’assurer d’avoir de bons jeunes joueurs qui pourront contribuer à chaque saison. C’est une nécessité dans ce monde de plafond salarial. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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