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Touchette : Les Leafs tiendront-ils le coup?

mercredi 2013-03-20 / 14:22 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Les Leafs tiendront-ils le coup?

S'il y a deux équipes professionnelles en Amérique du Nord, qui m'ont toujours intrigué, c'est bien les Maple Leafs de Toronto et les ... Cubs de Chicago.

Deux concessions célèbres, deux sports, deux univers différents, mais un point en commun: leur capacité peu ordinaire de faire courir les foules malgré leurs insuccès à répétition.

On dit souvent que la meilleure promotion d'une organisation professionnelle commence par la victoire.

C'est vrai pour la majorité des équipes, mais certainement pas pour les Leafs et les Cubs.

Les Leafs n'ont pas gagné la Coupe Stanley depuis 1967 et la dernière conquête de la Série mondiale par les Cubs remonte à 1908. Dans leur cas, le pouvoir de la défaite est quasi comparable à celui de la victoire. Bizarre, en effet.

Dans un tel contexte, bien des équipes auraient du mal à vendre leur produit, à conserver leur clientèle.

Or les Leafs et les Cubs ne jouent jamais devant des estrades dégarnies. Au contraire. Leurs partisans leur sont fidèles, beau temps, mauvais temps.

En attendant, les Leafs, non sans peine, continuent de s'accrocher envers et contre tous.

Je ne sais trop s'il s'agit d'un mirage, mais l'équipe de Randy Carlyle est encore bien positionnée pour se tailler une place dans les séries éliminatoires pour la première fois depuis 2004.

Les Leafs connaissent une baisse de régime depuis deux semaines mais, dans l'ensemble, l'équipe semble plus solide que celle de l'année dernière, qui, à la suite d'une séquence désastreuse de 2-13-2 en février et mars, avait piqué du nez au point de rater les séries pour une septième année consécutive.

Leur dégringolade avait été précédée d'un autre mirage.

Dans le cadre de cette saison écourtée, on a droit, avouons-le, à bien des surprises. La présence des Leafs en séries, ces mêmes Leafs qui avaient terminé au 13e rang dans l'Association de l’Est, l'an dernier, en serait une de taille. Mais attendons voir. Il pourrait s'agir d'un autre mirage ...

La victoire d'un battant 

Lorsqu'un athlète professionnel, tout sport confondu, décroche un contrat de plusieurs millions de dollars, nombreux sont les amateurs, qui ont la réaction suivante: « Maudit que le sport est malade ... »

Or lorsque le Canadien, l'autre jour, a convenu de prolonger de quatre ans le contrat de David Desharnais au coût de 14 millions $, tout le monde ou presque a applaudi.

Sorti de nulle part, Desharnais a réalisé l'improbable, il y a quelques années lorsqu'il s'est faufilé jusqu'à Montréal.

Non seulement il n'a jamais été repêché, mais voilà un joueur, qui en raison de sa petite taille, avait une prise contre lui, presque deux.

Résultat, Desharnais est rapidement devenu un joueur-clé chez le Canadien.

Il y avait encore des sceptiques dans la salle en début de saison lorsque le créatif joueur de centre a mis du temps avant de prendre son envol. C'était bien mal le connaître.

On a beau dire, mais l'histoire d'un schtroumpf, qui triomphe au pays des géants, en sera toujours une, qui touchera le cœur des fans. Peu importe son contrat.

Un marqueur d'exception 

Au moment même où les directeurs généraux espèrent trouver des façons visant à augmenter le nombre de buts dans la LNH, Steven Stamkos, à 23 ans et 41 jours, est devenu, lundi, le quatrième plus jeune joueur de l'histoire à atteindre le plateau des 200 buts. Son exploit mérite d'être souligné en grosses lettres compte-tenu de la difficulté sans cesse grandissante de marquer des buts dans la LNH où les gardiens de but et les défenses, bien souvent, occupent toute la place.

Le joueur du Lightning aura eu besoin de seulement 354 matches pour réaliser ce tour de force. Ce n'est pas rien lorsqu'on pense qu'il a marqué seulement six buts à ses 51 premiers matches dans la LNH.

Combien de buts Stamkos aurait-il marqué dans les années 1980 ? Bonne question, Jean-Maurice.

Bref, Stamkos est aux années 2000 ce que Brett Hull était aux années 1990: une machine à marquer des buts.

« Mon cher Bobby ... » 

Cette semaine, c'est l'anniversaire de Bobby Orr. Il a 65 ans, mercredi.

Mais sans doute parce que les demi-dieux ne vieillissent jamais, je le vois encore dans la jeune vingtaine en train de transporter la rondelle d'un bout à l'autre de la patinoire, tournoyer sur lui-même avant d'effectuer une passe parfaite à Phil Esposito, qui lance et compte.

Orr a-t-il été le meilleur de tous ? Je pense que oui même si Super Mario et Wayne Gretzky ont élevé leur sport à un autre niveau.

Comment dirais-je ? L'ancien numéro quatre des Bruins avait les qualités d'un super attaquant, qui jouait à la ... défense.

Il ne faut donc pas s'étonner s'il a été le seul défenseur de l'histoire à remporter non pas un, mais deux championnats des marqueurs.

Il a révolutionné la « game » et, surtout, il nous a offert des spectacles fabuleux tout au long de sa carrière, qui, hélas, aura été trop courte. Il était encore bien jeune (31 ans) lorsqu'il a pris sa retraite, mais il avait les genoux d'un gars de 82 ans. Et j'exagère à peine.

Allez tout le monde ensemble: « Mon cher Bobby, c'est à ton tour... »

 

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