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Jake Allen a pris la bonne décision en préférant le hockey au golf

mardi 2013-03-19 / 13:22 / LNH.com - Nouvelles

Par Louie Korac - Correspondant LNH.com

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Jake Allen a pris la bonne décision en préférant le hockey au golf

ST. LOUIS – Adolescent, Jake Allen faisait face à un dilemme et ça n’avait rien à voir avec les problèmes quotidiens d’un jeune de son âge.

Allen devait choisir entre continuer de jouer au hockey ou essayer de devenir la prochaine grande étoile du golf.

Il s'est avéré que devenir le prochain Tiger Woods n’était apparemment qu'un rêve.

« Je le souhaitais, a révélé Allen à LNH.com. J’adore le golf. J’en raffole mais il faut choisir un sport et aller de l’avant. À l’âge de 15 ans, j’ai finalement réalisé que je devais rester dans le hockey et cela a bien fonctionné. »

Bien fonctionné, c’est le moins que l’on puisse dire pour le gardien originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. En plus d’avoir stabilisé la situation devant le filet des Blues de St.Louis, il fait sensation auprès des partisans de l’équipe.

Et dire qu'il a failli ne jamais voir où le hockey pourrait le conduire après avoir d'abord été ignoré au repêchage de la Ligue de hockey junior majeure du Québec.

« J’étais vraiment petit. Je ne grandissais pas vraiment, a dit Allen. J’avais du retard, et quand j'ai ensuite été réclamé (par les Fog Devils de St-Jean), j’y suis allé. Si je n’avais pas obtenu un poste avec cette équipe cette année-là, je pense que ma carrière au hockey aurait changé. »

Depuis son premier départ dans la Ligue nationale de hockey le 13 février à Detroit, Allen présente une fiche de 8-1-0 et une moyenne de buts alloués de 2,18 et un taux d’efficacité de ,920.

C’est une histoire qu’on n’attendait pas chez les Blues après qu’ils aient amené les gardiens Jaroslav Halak et Brian Elliott, qui ont partagé le trophée William M. Jennings la saison dernière.

« Je suis dans une tornade depuis le mois dernier environ, a noté Allen. Je prends ça à ma vitesse. Je suis vraiment satisfait de mon jeu. Je n’aurais pu demander un meilleur départ, mais j’essaie de rester moi-même et être prêt pour le prochain match. Je fonctionne un jour à la fois.

« Quand la saison sera terminée, je pourrai prendre du recul pour faire une réflexion et penser aux bonnes et mauvaises choses qui se sont produites cette année. Pour le moment, j’essaie seulement de faire mon travail. Peu importe ce qu’ils ont besoin que je fasse, je le ferai.

De la façon dont Halak et Elliott bloquaient les rondelles la saison dernière devant le filet des Blues qui ont totalisé 109 points pour remporter le titre de la section Centrale, il était difficile de penser à un changement de dynamique en 2013.

Mais quand la saison s’est finalement mise en branle, même si les Blues connaissaient un bon départ de 6-1-0, il manquait quelque chose entre les deux poteaux.

Les statistiques de Halak n’ont pas été mauvaises ( 5-3-1, moyenne de buts alloués de 2,38, taux d’efficacité de ,881), mais ce n’est pas le rendement d’un gardien no 1, et une blessure à l’aine subie à Detroit le 1er février l’a incommodé pendant trois semaines. Elliott, de l’autre côté, a remporté trois de ses quatre premiers départs mais son jeu et ses statistiques (3-6-1, moyenne de buts alloués de 3,65, un taux d’efficacité de ,851) ont chuté.

Arrive Allen, le choix de deuxième ronde des Blues en 2008. Quand l’entraîneur-chef Ken Hitchcock l’a envoyé dans la mêlée au Joe Louis Arena, disant qu’il n’avait jamais fait cela de la sorte auparavant, Allen a surmonté un début difficile pour aider les Blues à mettre fin à une séquence de cinq matchs sans victoire (0-4-1). Ses parents, Susan et Kurt – son père est le directeur athlétique et entraîneur de hockey de l’école secondaire Leo Hayes à Fredericton - ont acheté un forfait de NHL Center Ice à temps pour voir leur fils depuis leur ville d'environ 60,000 partisans du Canadien et des Bruins de Boston, se plaît à dire Allen.

« Ils ne ratent pas beaucoup de matchs, a dit Allen en parlant de ses parents. Ils n’avaient pas la chance de me voir beaucoup dans les ligues mineures mais maintenant, ils le font quand ils le peuvent. »

Allen a d’abord pris part à quatre matchs après avoir été rappelé des Rivermen, et après avoir subi sa seule défaite, un revers de 2-1 à domicile contre les Sharks de San Jose, les Blues l’ont retourné à la Ligue américaine quand Halak était suffisamment rétabli pour revenir au jeu le jour suivant contre l’Avalanche du Colorado. Cependant, quand les Blues ont laissé filer une avance de 4-1 pour perdre 6-4 contre les Kings de Los Angeles le 5 mars, le directeur général des Blues Doug Armstrong a eu le sentiment qu’Allen devait revenir avec l’équipe. Il n’a pas perdu de temps et il a fait l’annonce une heure après la rencontre.

« En se rappelant ce que Jake avait fait lors de ces trois matchs à l’étranger (à Detroit, Calgary et Vancouver), il semblait que la chose à faire était d’essayer de provoquer des étincelles, a expliqué Armstrong à NHL.com. C’était beaucoup plus que la situation des gardiens de but. Il fallait faire quelque chose pour essayer de retenir l’attention de tout le monde. »

Allen, qui était avec les Rivermen à Lake Erie, a pris l’avion à destination de Phoenix le jour suivant et il a été devant le filet lors de cinq des six derniers matchs. Cela inclut les deux dernières victoires, un jeu blanc de 3-0 contre les Coyotes de Phoenix jeudi, son premier blanchissage dans la LNH, et une défaite de 2-1 en prolongation contre les Ducks d’Anaheim, samedi.

« Il joue, tout simplement, a dit Hitchcock en parlant d’Allen, le décrivant comme un gardien de la vieille école. Il ne prend pas part à beaucoup de discussions sauf pour demander 'Est-ce que je joue? Est-ce que je joue?' Il a une bonne concentration et il ne laisse pas déranger par l’adversité. Il a un mécanisme qui lui permet de repousser l’adversité dans une direction différente. C’est ce que font les gars de la vieille école. On avait l’habitude de les voir patiner partout tout le temps pour se débarrasser de l’anxiété. Il a trouvé une façon de le faire d’une manière qui, selon moi, aide à être calme dans les situations critiques. »

Allen est le dernier d’une lignée de gardiens des Blues à écarquiller des yeux. En plus d’avoir transigé pour obtenir Halak et mis sous contrat Elliott en tant que joueur autonome, l’équipe a développé Allen, Ben Bishop et deux choix au repêchage dans leur organisation, Jordan Binnington et Niklas Lundstrom.

La valeur d’Allen et la crainte de perdre Bishop sur le marché des joueurs autonomes avaient incité Armstrong à échanger Bishop à Ottawa en retour d’un choix de deuxième ronde en 2013. Allen et Bishop sont demeurés de bons amis.

« Ben allait devenir un joueur autonome en raison de la manière dont Elliott jouait, a noté Armstrong en parlant de la situation contractuelle de Bishop. Nous étions ravis d’avoir Jake qui montait, mais ladécision a été basés sur le fait que Elliott et Jaro jouait bien, et que Ben n’allait pas obtenir assez de matchs pour rester avec nous en tant que joueur autonome avec restrictions.

« Nous sommes présentement en bonne position mais nous avons aussi à bien jouer devant eux. »

Les statistiques d’Allen avec les Rivermen - 51-58-7, une moyenne de buts alloués de 2,76 et un taux d’efficacité de ,915 - ne semblaient pas être suffisantes pour être rappelé par les Blues. Mais il a eu une chance, et Allen, qui rend crédit pour son développement à David Alexander, l’entraîneur des gardiens à l’Université du Maine, voulait faire le maximum.

« C’était simplement d’éliminer beaucoup de doutes en moi et les doutes que plusieurs pouvaient avoir à mon sujet, a dit Allen. On est toujours un joueur prometteur en évoluant dans les ligues mineures pendant quelques années – trois ans dans son cas – et les gens ne savent pas ce que vous pouvez vraiment faire à moins d’avoir une chance.

« Je m’étais dit que j’avais travaillé très fort l’été dernier et que je n’allais pas perdre cette occasion si que si je devais avoir une chance. C’est ce que tout le monde veut faire en étant rappelé des ligues mineures. On veut avoir une chance, la saisir et en profiter. C’est ce que j’essaie de faire présentement. »

 

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