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Luongo et Schneider usent de l'humour pour atténuer la controverse

vendredi 2013-03-15 / 21:24 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Luongo et Schneider usent de l'humour pour atténuer la controverse

« C'était pénible. J'ai détesté chaque seconde. Je ne peux plus partager le travail avec ce gars-là. »

Voilà ce qu'a déclaré Cory Schneider, pince-sans-rire, devant une nuée de caméras, avant de laisser percer un sourire à la suite de l'entraînement des Canucks de Vancouver vendredi.

Roberto Luongo, sa « victime », venait tout juste de s'adresser aux médias juste à côté de lui concernant un segment de quatre minutes sur leur cohabitation présenté sur les ondes de TSN durant un entracte d'un match remporté 7-4 sur les Predators de Nashville jeudi.

Les deux gardiens en ont profité pour tourner en dérision la supposée controverse concernant leur utilisation. Luongo a même offert à Schneider un t-shirt « Thing 2 » tandis qu'il portait lui-même un « Thing 1. »

Schneider a attaqué Luongo par derrière au moment au moment où ils quittaient la glace. Luongo s'est jeté sur Schneider, ou peut-être un mannequin, et l'a laissé épinglé sous un chariot d'équipements et tandis que le pauvre criait à l'aide, il sautait de joie en disant : « Il semble bien que Lu sera le gardien ce soir. »

Luongo est en effet le gardien désigné pour affronter les Red Wings de Detroit samedi. Celui qui a été longtemps un numéro un incontesté entreprendra alors un troisième match consécutif. Mais s'il y en a qui pensent que cela s'avère un problème pour Schneider, qui 'est emparé du poste de numéro un lors des dernières séries éliminatoires et devait le conserver cette saison, celui-ci suggère de regarder la vidéo.

« C'est toujours ainsi que nous avons considéré cette situation, dit-il. Pas comme une blague mais avec le choix d'en plaisanter. On ne prend pas ça trop au sérieux, mais on prend notre travail au sérieux, ainsi que la compétition. C'est ainsi qu'on voit les choses à l'extérieur de la patinoire. »

LA question est de savoir si cette situation affecte leur jeu sur la patinoire.

À ses six premières saisons à Vancouver, Luongo a eu droit au bénéfice du doute chaque fois qu'il a traversé de mauvaises périodes, reprenant son poste après avoir été sorti d'un match et continuant de jouer malgré ses traditionnels mauvais débuts de saison.

À titre de prétendu nouveau numéro un, on peut questionner si Schenider mérite le même traitement, mais le fait est que jusqu'ici, Luongo est celui qui a entrepris le plus de matchs consécutifs, soit quatre, du 28 janvier au 4 février.

Le gardien québécois a gagné les trois derniers puis s'est retrouvé sur le banc pour faire place à Schneider, qui a gagné les deux suivants et entrepris une séquence de 10 matchs sur 15.

Et voilà qu'après avoir été devant le filet au début d'un seul des cinq derniers, Schneider va regarder son coéquipier et rival en commencer un troisième de suite.

Vu de l'extérieur, cela ne ressemble pas du tout à une situation idéale.

« Ils doivent y penser tout le temps, 'Est-ce que je joue ou non? Est-ce que je vais retourner devant le filet si je dispute un bon match? Et si j'en connais un mauvais, est-ce que je vais être laissé de côté pour quelque temps' », a commenté le gardien auxiliaire des Predators de Nashville, Chris Mason. « Ça doit être dur pour le mental. »

Son coéquipier et numéro un Pekka Rinne affirme ne pas prendre son temps de glace pour acquis, mais lorsqu'il a été retiré tôt dans le match de jeudi au Minnesota, son entraîneur a établi clairement que c'était afin qu'il soit plus reposé pour l'affrontement du lendemain contre les Flames de Calgary. Il a mérité d'avoir le bénéfice du doute, et il l'apprécie.

« Si je connais un mauvais match, j'ai toujours la chance de me reprendre dès le prochain et c'est évident que c'est bon pour la confiance, reconnaît-il. J'ai connu cette situation plus jeune et ce n'est jamais facile. Quand on n'a pas le luxe d'être retourné sur la glace après une performance ordinaire, cela peut vous peser, mais par ailleurs un gardien doit garder confiance et demeurer d'humeur égale, ni trop optimiste ni trop déprimé. »

Les gardiens des Canucks insistent pour dire que c'est le cas pour eux et la vidéo de TSN suggère qu'ils sont capables de rire de leur situation peu commune.

Ni l'un ni l'autre n'a jamais été atroce jusqu'ici, mais ils ont eu leurs mauvais moments.

« Ce n'est pas quelque chose à quoi j'ai été habitué », convient Luongo (7-2-3, 2,22). « Il faut juste ne pas y penser. Ce n'est pas facile parfois. La clé, et j'y reviens toujours, c'est l'entraînement. Il faut s'assurer d'e s'y sentir bien dans sa peau et cela facilite les choses. »

S'entraîner, c'est ce que Schneider (6-5-3, 2,63) tente de faire le mieux possible ces jours-ci. Il a pu le faire pendant de longues périodes avec l'entraîneur Roland Melanson au cours des dernières saisons, mais pas cette année.

Et c'est cet ajustement qu'il souligne pour expliquer sa baisse de taux d'arrêts de ,937 en 2011-12 à ,910 cette saison, et non pas à l'ombre que lui fait Luongo.

« J'ai des attentes élevées mais je m'habitue aussi à jouer plus souvent et à tout oublier pour passer au match suivant, explique-t-il. On réalise alors que le temps supplémentaire passé avec l'entraîneur pour travailler sur de petits détails rapporte beaucoup et rend plus impressionnante la performance de ceux qui jouent tout le temps et ne peuvent en profiter, mais parviennent néanmoins à conserver leur discipline et leurs bonnes habitudes. »

Schneider apprend sur le tas à devenir un de ces gardiens établis numéro un.

« J'essaie de trouver cette zone ou vous arrêtez de penser et vous vous laissez frapper par la rondelle. et c'est plein de bon sens, dit-il. J'ai l'impression d'y être parvenu par moments et j'essaie d'y rester avec régularité. »

Schneider avoue que son incapacité à le faire jusqu'ici n'est pas dû au fait qu'il pense à la situation des gardiens chez les Canucks ou qu'il s'inquiète qu'un mauvais match puisse lui en coûter quelques-uns sur le banc.

« Je ne pense pas à mon coéquipier quand je fais un arrêt, explique-t-il. Ceux qui croient ça se trompent. C'est quelque chose de personnel, c'est mécanique. Ce sont des choses que je sais que je peux faire, mais dans une saison écourtée, sans camp d'entraînement, peut-être que ça prend plus de temps pour développer des automatismes. »

Si seulement c'était aussi facile que jouer devant la caméra!

 

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