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Touchette : Le Canadien représente la plus grande surprise de la première moitié

mercredi 2013-03-13 / 16:26 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Le Canadien représente la plus grande surprise de la première moitié

Pour une surprise, c'en est toute une.

Si, en juillet dernier, quelqu'un m'avait dit que le Canadien, à mi-parcours, occuperait les hauteurs de l'Association de l’Est, je lui aurais poliment suggéré une visite chez le psy. Même deux.

La première moitié de cette saison écourtée a eu son lot de surprises dans la LNH et le Canadien peut se targuer d'avoir réalisé la plus importante.

Reste à voir maintenant s'il n'aura pas le vertige en deuxième moitié.

On s'attendait à bien des choses en 2013, mais certainement pas au retour du Canadien dans la cour des grands. Jamais dans 100 ans.

Comme bien d'autres, j'avais prédit une dixième ou 11e place au Canadien. J'étais dans le champ.

À vrai dire, nous sommes une « maudite gang » à se retrouver dans le champ à l'heure actuelle.

En l'espace de quelques mois seulement, la citrouille (ou le citron si vous préférez ...) s'est transformée en carrosse. Rien de moins.

Ils sont évidemment nombreux les facteurs qui expliquent les succès inattendus du Tricolore. On n'a qu'à penser à la nomination de Michel Therrien comme entraîneur, au départ de Scott Gomez, au beau retour d’Andrei Markov, à l'effet Gallagher-Galchenuyk, au rendement constant de Tomas Plekanec, à l'acquisition de Brandon Prust et j'en passe.

Mais à mes yeux, l'élément déclencheur de cette belle aventure a un nom: Serge Savard.

Le président du Canadien Geoff Molson a fait preuve d'humilité et de sagesse quand, souvenez-vous, il a confié à Savard le mandat de dénicher le nouveau directeur-gérant du Canadien.

La tâche n'était pas évidente. Il fallait trouver l'homme capable de redresser une organisation en crise.

On connait la suite. Savard, à la surprise de plusieurs, a recommandé l'embauche de Marc Bergevin, qui, à son tour, a pris une excellente décision lorsqu'il s'est tourné vers Therrien, un entraîneur recyclé, qui a eu le mérite d'apprendre de ses erreurs et de vendre à ses joueurs un système de jeu qu'ils ont acheté sans poser de question.

En affaires comme au hockey, le grand Serge, c'est connu, a toujours eu du pif.

Si son choix, sur le coup, en a surpris plusieurs, on constate qu'il a frappé dans le mille. En Bergevin, il a trouvé un rassembleur, qui, avec la complicité de Therrien, a, entre autres choses, dissipé le lourd climat du Centre Bell.

Oui, la citrouille s'est transformée en carrosse bleu blanc rouge. Et le premier coup de baguette magique, ironie du sort, aura été donné par le dernier directeur-gérant du Canadien à savourer une Coupe Stanley.

Les déceptions

Si le Canadien, du moins jusqu'à ce jour, s'est révélé la plus belle surprise, les Capitals de Washington constituent la plus grande déception.

Si la saison régulière prenait fin aujourd'hui, ils seraient exclus des séries éliminatoires. C'est franchement inacceptable.

Voilà une équipe, qui a changé d'entraîneur trois fois en moins d'un an. Résultat, elle continue de sombrer.

Ovechkin n'est sûrement pas le seul responsable, mais il ne fait pas grand chose pour améliorer la situation.

Comment est-ce qu'un joueur de son calibre a pu tomber aussi bas ? Est-ce que son contrat de 124 millions $ lui a coupé l'appétit ? Veut-il inciter les Caps à l'échanger ? Allez savoir. Chose certaine, il n'a plus rien de comparable avec ce joueur combien explosif, qui a déjà été nez à nez avec Sidney Crosby.

Parmi les autres déceptions, on retrouve, bien sûr, les Rangers, les Flyers, les Sabres et le Lightning.

Rick Nash devait élever les Rangers au rang de super équipe. Or les Rangers sont moins efficaces que l'an passé. Mais bon. Gardons-nous une petite gêne quand même.

La deuxième moitié ne fait que commencer. Si la première nous a permis de découvrir un carrosse bleu, blanc, rouge, la seconde, qui, sait, nous révèlera peut-être un bulldozer aux couleurs des Rangers ou des Flyers.

Tout le monde en parle

Kaspars Daugavins a trouvé une façon originale de sortir de l'anonymat, lundi soir, lors du match entre les Sénateurs et les Bruins. Si vous n'avez pas encore vu la reprise de son tour de passe-passe en fusillade, dépêchez à le faire. Ça vaut le coup.

À la surprise générale, le joueur des Sénateurs a maintenu la rondelle avec le bout de la lame de son bâton et, après avoir tournoyé sur lui-même, il a vu le gardien des Bruins, Tuukka Rask effectuer l'arrêt.

Mais peu importe. La manœuvre était à la fois audacieuse et spectaculaire.

S'il avait marqué, Daugavins serait probablement devenu le premier joueur de l'histoire de la LNH à marquer un but à la manière d'un joueur de ringuette !

N'empêche qu'il fait bon de voir des joueurs tenter d'inventer de nouvelles façons de marquer. Les gardiens de but sont rendus tellement bons que les joueurs n'ont plus d'autre choix que d'innover.

Qui deviendra le premier joueur à marquer après un triple axel ?

À quand le port obligatoire de la visière ?

Est-ce que la Ligue nationale, de concert avec l'Association des joueurs, devrait rendre obligatoire le port de la visière ?

Je vous répondrai par une question: est-ce que les gardiens de but ont intérêt à porter un masque ?

Poser la question, c'est y répondre.

La blessure à un œil subie, l'autre jour, par le défenseur Marc Staal, des Rangers, a relancé un vieux débat, qui ne devrait même plus en être un.

À une époque où les lancers sont plus puissants que jamais et où plein de joueurs se spécialisent à faire dévier des rondelles ou encore à essayer de les bloquer en se jetant carrément sur la patinoire, la visière est devenue, selon moi, une pièce d'équipement incontournable au même titre que les gants, les épaulettes ou les jambières.

Si les joueurs protègent leurs ... coudes ne serait-il pas logique qu'ils protègent également leurs yeux ? Je vous le demande.

Il y a des joueurs qui, pour diverses raisons, n'aiment pas la visière sous prétexte qu'elle affecte leur vision du jeu. On a observé les mêmes réticences à la fin des années 1970 lorsque la ligue a obligé les nouveaux-venus dans la LNH à porter le casque protecteur (ceux qui étaient déjà dans la ligue, dont Guy Lafleur, par exemple, avaient l'option de le porter ou non).

Les joueurs, mine de rien, ont fini par s'habituer et, aujourd'hui, il est devenu impensable de voir un joueur s'aventurer sur la glace sans casque.

Le débat sur la visière, c'est bien connu, refait surface à chaque fois qu'un joueur, comme ce fut le cas avec Staal, subit une blessure sérieuse à un œil. Comme si un peu tout le monde cherchait à se donner bonne conscience.

Puis on cesse d'en parler jusqu'à la prochaine fois.

Qu'est-ce qu'on attend au juste pour agir ?

 

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