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Guillaume Latendresse est un homme doublement soulagé chez les Sénateurs

mercredi 2013-03-13 / 16:06 / LNH.com - Nouvelles

La Presse Canadienne

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Guillaume Latendresse est un homme doublement soulagé chez les Sénateurs

MONTRÉAL - Guillaume Latendresse est désormais un homme soulagé, et doublement à part ça. Parce qu'il a marqué son premier but dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa, mais surtout parce qu'il sait maintenant pourquoi il a raté autant des matchs depuis deux saisons.

Latendresse nageait dans l'inconnu depuis un an et demi, soit depuis qu'il a subi ce qui semblait être une commotion cérébrale en novembre 2011, alors qu'il portait les couleurs du Wild du Minnesota. Au fil de ses rechutes et retours au jeu répétés, il n'a disputé que 34 matchs depuis ce temps.

D'ailleurs, son filet marqué lors d'une échappée face aux Bruins de Boston, lundi, est survenu alors qu'il en était à sa première rencontre depuis le 30 janvier. Ce but, inscrit à son huitième match avec les Sénateurs, a rassuré celui qui cherche à justifier la confiance que les Sénateurs lui ont manifestée en l'embauchant à titre de joueur autonome, l'été dernier.

«Quand tu manques beaucoup de temps, il y a toujours des moments où tu te remets en question. Alors de revenir et de marquer un but comme ça, ç'a vraiment fait du bien», a dit Latendresse de son premier filet depuis le 13 décembre 2011, c'est-à-dire à son avant-dernière sortie de la saison 2011-12.

«C'est important de revenir et d'essayer de montrer, dans les matchs qui restent, ce que je peux apporter», a ajouté celui qui pourrait encore devenir libre, l'été prochain.

Mais Latendresse était surtout rayonnant, mercredi, avant le match contre le Canadien au Centre Bell, parce qu'il a enfin reçu un diagnostic précis. Il est allé consulter le Dr Jeffrey Scott Kutcher à l'Université du Michigan, en février, et il a appris il y a deux semaines pourquoi il avait souvent mal au cou et souffrait de migraines à répétition.

«C'est un mauvais signal que mon cerveau envoyait. À chaque chose que je faisais, je recevais un signal de symptôme de commotion. Toutes les activités de la vie normale, la vision et ces choses-là, étaient embrouillées et mélangées à cause des signaux que le cerveau envoyait», a expliqué Latendresse en simplifiant.

«Depuis que je prends des médicaments, les choses se sont tassées, a souligné l'ancien joueur du Canadien, qui a reconnu qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas vu la vie du bon côté. On a vraiment trouvé le bobo parce que c'est parti du jour au lendemain.»

Latendresse s'est également dit rassuré sur la possibilité — très mince — d'une rechute.

«De la façon qu'il m'a dit ça, le médecin n'avait vraiment pas l'air inquiet. Je lui ai posé la question vraiment directement, je lui ai demandé 'penses-tu que c'est sécuritaire de jouer?' Et il m'a dit qu'il n'y a aucun danger parce que ce n'est pas un problème de commotion cérébrale, ce n'est pas le cerveau le problème.»

N'empêche que Latendresse est devenu un fin connaisseur de l'univers des commotions cérébrales au cours des derniers mois. Comme beaucoup d'autres hockeyeurs de la LNH qui ont vécu la même mésaventure, d'ailleurs. Selon lui, il n'y a pas 56 façons de réduire les risques d'en subir... et d'en infliger.

«Agrandir les dimensions de la patinoire ferait une différence, mais en Amérique du Nord, on a les patinoires qu'on a, a-t-il noté. La seule chose que je peux voir (comme solution), c'est le respect de l'adversaire. Moi, dès les novices, j'ai appris que lorsque tu vois le numéro du joueur, tu ne frappes pas. On n'est pas là pour arracher la tête de qui que ce soit, on est là pour gagner des matchs de hockey et gagner notre vie.»

Et pourtant, les joueurs continuent à chercher à se faire mal... même s'ils disent tous qu'ils ne cherchent pas à blesser l'adversaire. Latendresse reconnaît qu'il est le premier à surfer sur cette ligne fort mince.

«C'est certain que c'est un sport qui fait mal. Avant un match, je suis sûr que je vais en ressortir avec un 'bleu'. Ça fait partie du jeu, a-t-il dit. Je ne vais pas aller finir une mise en échec juste pour la finir... Si je peux faire une mise en échec qui va faire en sorte que la prochaine fois, quand le gars va me voir venir, il va savoir que ça va faire mal, c'est certain que je vais y aller. Mais ce n'est jamais dans l'intention de blesser un joueur et de le sortir du match. La majorité des joueurs dans la ligue ont la même attitude.»

Même ces joueurs-là — comme Latendresse dans le cas de Rob DiMaio, par exemple — franchissent souvent la ligne sans le vouloir.

«C'est tellement un jeu rapide. Tu prends ta décision en une fraction de seconde, et paf, le gars se tourne d'un quart de pouce et tu le frappes à la tête au lieu de l'épaule, a expliqué le hockeyeur de Sainte-Catherine. C'est ça qui fait que c'est dangereux. Les gars sont rendus trop gros, trop forts et trop rapides.»

 

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