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Beauchemin attire l’attention en jouant le meilleur hockey de sa carrière

vendredi 2013-03-08 / 11:51 / LNH.com - Nouvelles

Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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Beauchemin attire l’attention en jouant le meilleur hockey de sa carrière

ANAHEIM – Ne tentez pas de parler du trophée Norris avec François Beauchemin, ou son entraîneur à Anaheim.

Son directeur général? Disons seulement que la température de Bob Murray s’élève comme celle du sud de la Californie quand il entend que l’on mentionne le nom de son défenseur comme candidat possible au trophée Norris.

« Nous ne sommes même pas rendus à mi-saison, a-t-il rappelé à LNH.com. J’estime que c’est totalement ridicule à ce point de parler de trophées, cela m’agace terriblement. Ce n’est pas juste pour le joueur. »

Murray est bien sûr satisfait du jeu de Beauchemin mais se préoccupe plus de bien passer à travers le calendrier de 17 matchs en 31 jours qui attend les Ducks. Le fait demeure cependant que Beauchemin joue le meilleur hockey de sa carrière.

Il se retrouve parmi les meneurs de la ligue avec un différentiel de plus-13 et est une des raisons qui expliquent le fort début de saison des Ducks. Remplissant un rôle plus important, il mène son équipe pour le temps d’utilisation et les lancers bloqués. S’il refuse de parler de trophée, il reconnaît qu’il vit ses meilleurs moments dans la LNH.

« Je suis d’accord, dit-il. Je suis certain que ça revient aux succès de toute l’équipe, mais je suis vraiment à l’aise, vraiment confiant quand je fais des jeux, en avantage numérique, que mes tirs atteignent la cible. J’ai obtenu la plupart de mes points en avantage numérique (huit). On s’entend vraiment bien, les cinq joueurs sachant où se placer. »

Les succès qu’il connaît deviennent encore plus impressionnants quand on sait qu’il a eu à se remettre d’une opération à une épaule et qu’il joue du côté droit pour la première fois depuis son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Son entraîneur Bruce Boudreau l’a placé là au côté de Sheldon Souray parce qu’il voulait voir Luca Sbisa à gauche. Ben Lovejoy est le seul défenseur droitier chez les Ducks.

Beauchemin et Souray sont devenus ce qu’Anaheim a vu de mieux comme solide duo défensif au cours des dernières années.

« Deux vétérans qui s’apprécient, et qui ont pris très au sérieux le rôle qu’on leur a donné comme premier duo défensif », note Boudreau.

Boudreau a découvert Beauchemin juste au bon moment à son arrivée avec l’équipe fin novembre 2011. Le défenseur commençait à mieux jouer après ce qui avait débuté comme un deuxième séjour à Anaheim, précédé par son passage à oublier au sein des Maple Leafs de Toronto.

Voici ce que l’ancien entraîneur des Ducks Randy Carlyle disait de Beauchemin avant le début de la saison 2011-12: « Il n’était même pas proche du joueur qu’il avait été ici. Il ne semblait pas avoir la même confiance en possession de la rondelle. Il était très, très stressé. Nous lui avons demandé de repartir à zéro, de se remettre dans la tête que lorsqu’il a la rondelle, nous voulons qu’il la conserve en se déplaçant et non pas qu’il fasse juste s’en débarrasser. »

Au début, cela n’a pas fonctionné ni pour Beauchemin ni pour les Ducks. Carlyle a perdu son poste avec une fiche de 6-13-4 et Beauchemin montrait un différentiel de moins-7.

« Ça venait surtout de mes ennuis à Toronto », a dit Beauchemin de ses difficultés à son retour à Anaheim. « On n’avait pas vraiment une bonne équipe. On en a arraché pendant un an et demi. Revenir ici, changer de système de jeu, découvrir de nouveaux coéquipiers, ce sont toutes de petites choses qui finissent par faire une grosse différence.

« Ça peut être difficile de quitter une équipe qui a eu du succès pendant des années et d’aboutir à un endroit semblable. C’est dur entre les deux oreilles de se dire qu’on va devoir tenter de s’en sortir chaque soir. Il arrive qu’on veut tellement gagner qu’on en fait trop, ce qui fait qu’on ne joue pas aussi bien, qu’on se fait plus de tort qu’autre chose. »

Beauchemin jouait en compagnie de Scott Niedermayer quand les Ducks ont gagné la Coupe Stanley en 2007 et s’était donné une personnalité avec son tir pesant et ses solides mises en échec de la hanche. La complémentarité entre les deux défenseurs s’est avérée idéale.

Après une période difficile, Beauchemin est redevenu ce défenseur de premier plan.

« C’est différent cette saison. C’est un véritable cheval avec toutes ces minutes qu’il peut endurer et c’est un compétiteur. Cette fois il nous aide d’une autre façon », a constaté Murray en comparant le Beauchemin d’aujourd’hui à celui qui évoluait au côté de Niedermayer.

Cette autre façon est illustrée par l’empressement du défenseur à s’interposer devant les tirs adverses. Beauchemin s’est classé troisième dans la LNH avec 194 tirs bloqués en 2011-12. Lors d’un match contre les Kings de Los Angeles le mois dernier, il a carrément sauvé un but en se jetant devant son gardien Viktor Fasth pour arrêter un lancer de l’enclave d’Anze Kopitar.

Beauchemin joue avec les mêmes jambières depuis deux ans.

« Elles n’ont toujours pas brisé », dit-il.

Il était parfaitement remis de sa blessure en septembre, mais il a refusé d’aller jouer en Europe durant le lock-out, moins pour s’accorder du repos que pour jouir de plus de temps en compagnie de son épouse et ses trois jeunes enfants. La famille a passé le temps des Fêtes dans sa ville natale de Sorel.

« Nous sommes restés deux semaines, confie Beauchemin. Les enfants ont joué dans la neige pour la première fois. Ils étaient excités. »

Beauchemin ne fait pas de cas du trophée Norris, tout comme Boudreau. Le défenseur ne joue pas dans l’Est, ni au Canada, et il devrait produire davantage en attaque pour être remarqué. Et évidemment, les Ducks n’ont même pas entrepris leur deuxième moitié de saison.

C’est peut-être Sbisa qui a le mieux résumé son impact.

« C’est bien de voir un gars comme lui être reconnu, a-t-il commenté. Ça fait longtemps qu’il est dans cette ligue et il a finalement franchi l’étape qui en fait un joueur d’élite. Pour les plus jeunes comme moi et Cam (Fowler), c’est quelqu’un que nous pouvons prendre en exemple parce que chaque soir il semble répondre aux standards. Il connaît rarement un mauvais match et quand il le fait, il se reprend lors du suivant. Il n’est pas flamboyant sur la glace, juste super constant. »

 

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