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Chris Pronger espère toujours jouer de nouveau

jeudi 2013-03-07 / 20:11 / LNH.com - Nouvelles

Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

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Chris Pronger espère toujours jouer de nouveau

VOORHEES, N.J. – Le vétéran défenseur des Flyers de Philadelphie Chris Pronger maintient qu’il n’est pas prêt à prendre sa retraite même s’il réalise que ses chances de poursuivre sa carrière dans la LNH sont très minces.

Pronger a parlé pendant plus de 30 minutes de ses problèmes médicaux et émotionnels depuis qu’il a subi une sérieuse blessure à l’œil droit lors d’un match contre les Maple Leafs de Toronto, le 24 octobre 2011.

« Je pense qu’on ne peut jamais le savoir », a dit Pronger en évoquant son avenir en tant que joueur. « Je dois continuer de travailler pour retrouver la santé, effectuer ma réhabilitation, aller aux différents rendez-vous pour la vue et poursuivre les exercices que je fais depuis les 16 derniers mois. Je continue de retrouver la santé et on verra ensuite où nous en sommes. »

Le principal problème de Pronger est sa blessure à l’œil, qui est survenue quand il a été atteint par le bâton de Mikhail Grabovski, des Leafs. La blessure a endommagé sa vision ainsi que les systèmes oculaires et vestibulaires, et c’est une des causes de ses symptômes de commotion cérébrale.

« Je ne pense pas que je retrouverai toute ma vision, a-t-il dit. Ma vision périphérique n’est pas revenue. Mon œil ne fonctionne pas… Et j’ai la tête qui tourne quand je fais plusieurs choses différentes. Je suis étourdi. C’est probablement ce qui me pose le plus de problèmes maintenant. 

« J’ai réalisé des progrès. J’ai toujours des symptômes de commotion cérébrale. Je ressens des symptômes avec de grands bruits, quand il y a beaucoup de mouvements, des lumières brillantes, des choses semblables. Ce n’est pas au même niveau qu’auparavant, mais je les ressens encore. Il y a eu beaucoup d’amélioration. Mon œil me cause encore des problèmes. Il ne fonctionne pas adéquatement. Je n’ai pas une vision périphérique. Je n’ai pas retrouvé beaucoup de ce qui était bien pour moi par le passé. »

Pronger a révélé que les six premiers mois après sa blessure ont été la période la plus éprouvante.

« J’ai eu des obligations que j’avais le sentiment qu’il fallait que je fasse et je suis certain que les gens présents à ces événements devaient se dire qu’il n’y avait rien de mal avec ce gars-là. Mais par la suite, je pouvais m’asseoir dans le noir et ne rien faire pendant trois ou quatre jours à la maison. Mes enfants veulent faire des choses et je me dis que je suis bien, je m’assois et je relaxe. Quand on a des maux de tête, on commence à vouloir ne rien faire, on devient un peu déprimé, on n’est pas en mesure de s’entraîner, on ne peut pas faire ce qu’on veut. On essaie de s’entraîner et on a des nausées et un mal de tête et on veut se reposer. C’est  une drôle de sensation et une chose qui peut être débilitante quand on ne comprend pas tout ce dont parlent les médecins. Je pense que la dépression est ce qui est le plus important, comment on est, comment on se sent avec la blessure et comment on broie du noir. »

Pronger a révélé que ce qui l’a notamment miné émotionnellement fut la perte soudaine de la routine qui a été une grande partie de sa vie depuis longtemps.

« La routine me manque, a-t-il dit. C’est la plus grosse chose. C’est probablement ce qui a causé le plus de difficultés. Le fait de ne pas avoir sa routine, de ne pas se lever pour s’entraîner, déjeuner, se rendre ensuite à la patinoire et s’exercer. Tout ça fait partie d’un horaire établi. J’ai eu un horaire fixe depuis l’âge de 15 ans quand  j’ai commencé à jouer au hockey junior. Quand on n’a pas ça, parfois on essaie de faire des choses différentes et c’est difficile. Mais j’ai un peu comme une routine maintenant - je me rends à mes différents rendez-vous pour des traitements et entraînements et je me retrouve à faire du covoiturage et à conduire les enfants. »

Pronger a aussi admis que lors des premiers jours de sa blessure, sa vie à la maison n’était pas très bonne. À mesure qu’il a pris du mieux, sa vie s’est améliorée. Lui et sa femme ont des garçons de 10 et 8 ans, ainsi qu’une fille de 4 ans.

« On devient stressé très rapidement, a-t-il dit. Quand les symptômes commencent à s’accumuler, on commence à avoir un mal de tête et on trouve qu’il y a du bruit à la maison, il y a des lumières brillantes, les enfants courent en criant. Ça nous rend nerveux. On est fâché de ne pas jouer au hockey quand c’est le jeu qu’on aime et d’être incapable de faire ce qu’on veut chaque jour. Puis on est encore plus fâché parce qu’on a un mal de tête et que ça empire, que vous yeux vous causent des problèmes, que vous êtes étourdi, que vous enfants viennent vous voir et vous perdez patience. On n’est pas le père de famille qu’on veut être. Ça change un peu notre personnalité. Je compose un peu mieux avec ça. Mais je fais encore "grrr" de temps en temps. Je dois me ressaisir, comme sortir de la chambre, et m’assurer que je suis un peu mieux. »

Pronger affirme que ses jours les plus sombres sont maintenant derrière lui, et il a fait des progrès au point qu’on lui a permis d’en faire le plus possible pour voir où il peut se rendre avant que les symptômes reviennent.

« Je suis rendu à un stade maintenant où ils veulent que je pousse le plus possible pour voir quand les symptômes se produisent, a-t-il expliqué. Je me lève, je prends un déjeuner,  je vais m’entraîner, je vais à mon rendez-vous pour la vue, je reviens à la maison, je relaxe pendant quelques heures, et je vais ensuite chercher mes enfants à l’école et les amener pour des différentes activités et des choses qu’ils font. Vraiment, c’est seulement d’en faire un peu plus, et quand j’ai des symptômes,  je ralentis un peu et j’essaie de déplacer le seuil. »

Il est toutefois douteux que cela lui permettra de jouer de nouveau. Le principal médecin de Pronger est le docteur Mickey Collins, le directeur exécutif et clinique du Programme de commotion cérébrale dans les sports du Centre médical de l’Université de Pittsburgh. Dans un communiqué émis par les Flyers, Collins a recommandé que Pronger ne joue plus jamais.

« [Pronger] a subi une réhabilitation intensive et il fonctionne à un meilleur niveau, a écrit Collins. Nous nous attendons à ce qu’il mène une vie entière et complète hors de la patinoire. Cependant, en tant que clinicien qui voit des commotions cérébrales chaque jour, je crois que l’avis le plus sûr et le meilleur est qu’il ne joue plus au hockey compte tenu des probabilités élevées de vulnérabilités continuelles. »

Pronger comprend  les sentiments de Collins mais il n’est pas encore prêt à mettre le hockey de côté.

« Je dois continuer de travailler pour essayer de retrouver la santé. Je m’y concentre entièrement et c’est mon principal objectif, a-t-il dit. Voyons ce qui arrivera. »

Si Pronger est incapable de jouer de nouveau, il ne regrettera pas de partir. En 1,167 matchs avec les Whalers de Hartford, les Blues de St.Louis, les Oilers d’Edmonton, les Ducks d’Anaheim et les Flyers, il a totalisé 698 points et 1,590 minutes de pénalités. Il a remporté les trophées Hart et Norris en 2000, et il a pris part à trois séries finales de la Coupe Stanley, aidant les Ducks à remporter la Coupe en 2007. Il a aussi remporté la Coupe Memorial, une médaille d’or au Championnat mondial de hockey junior, une médaille d’or au Championnat mondial de hockey et deux médailles d’or aux Jeux olympiques.

« Je n’ai pas de regrets, a-t-il dit. J’ai joué au meilleur de mes habiletés. J’ai joué pour gagner, j’ai eu la chance de remporter la Coupe Stanley et quelques médailles d’or, et j’ai joué avec de très bonnes équipes… Je ne regarderai pas derrière moi pour dire que j’aurais souhaité faire ceci ou cela. Je pourrai dire que j’aurai quitté, si tel est le cas, en n’ayant rien à prouver. »

 

Contactez Adam Kimelman à akimelman@nhl.com . Suivez-le sur Twitter: @NHLAdamK

 

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