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Touchette : Grâce à Brandon Prust, les plus petits ont grandi

mercredi 2013-03-06 / 12:58 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Grâce à Brandon Prust, les plus petits ont grandi

Je ne vous raconterai pas d'histoire. Lorsque le Canadien a embauché Brandon Prust en juillet dernier, ma première réaction a été: « Oupelaille ! Dix millions pour une paire de bras. Pas fort ... »

J'étais loin de penser que l'ex-homme fort des Rangers aurait un tel impact sur le rendement de l'équipe. Prust a donné du muscle et des dents à une équipe, qui, l'an passé, jouait sans dentier.

Il dérange, il bouscule et il crée de l'espace au profit des meilleurs attaquants de l'équipe. Et contre les Bruins, dimanche, il n'a pas craint de s'en prendre au coriace Milan Lucic.

Nommez-moi un joueur qui a envie de jeter les gants devant Lucic ...

Michel Therrien a parlé d'un joueur qui fait preuve de leadership. Difficile de le contredire.

Jouer les durs à Montréal est une chose, mais jouer les durs à Boston en est une autre. Il faut du cran. Et une bonne dose de courage.

Brandon Prust n'est pas la plus grande invention depuis le cellulaire, mais il est en train de démontrer à quel point le Canadien avait besoin de ce type de joueur. Il est un peu devenu le garde du corps d'une équipe, qui, physiquement, a encore des croûtes à manger avant de se comparer aux Bruins de ce monde.

Mais avec Prust dans les parages, les plus petits joueurs du Canadien ont probablement l'impression d'avoir grandi de quelques pouces depuis le début de la saison.

Qui eût cru, début juillet, que Brandon Prust deviendrait un leader à Montréal ?

Sûrement pas moi.

Price doit en voler une de temps en temps 

J'entends déjà le hurlement des loups au loin. Et quand je parle des loups, je parle bien sûr de la meute soudainement grandissante des dénigreurs de Carey Price.

Mauvais, samedi, à Montréal, le gardien a été franchement ordinaire, mardi soir, contre les Islanders, vainqueurs du Canadien, 6-3.

Cela dit, Price n'était nullement responsable de la défaite. Prétendre le contraire serait malhonnête alors que la défense du Canadien a multiplié les ratés.

Dans l'ensemble, Price connait une bonne saison. Le hic, c'est qu'il vole rarement un match à l'adversaire. Et ces temps-ci, il a du mal à voler des buts.

Or un gardien numéro un est condamné à réaliser des petits miracles de temps à autre. C'est vrai pour Price, c'est vrai pour tous les gardiens de haut niveau.

Et qu'on le veuille ou non, Price, d'ici la fin de l'année, devra en réaliser quelques-uns pour permettre au Canadien de se tailler une place dans les séries.

En attendant, gardons-nous une petite gêne. Il est encore un peu tôt pour faire le 911.

Les Hawks imitent le Canadien

Ils sont fous, ces Blackhawks.

Si l'on remonte à la dernière saison, les Hawks, à la suite de leur victoire contre le Wild, mardi soir, ont récolté au moins un point dans un 29e match consécutif ce qui égale la deuxième plus longue séquence du genre dans l'histoire de la LNH, séquence établie par le Canadien, cuvée 1977-78.

Et si l'histoire se répète, les Hawks gagneront la Coupe Stanley. En effet, le Canadien, cette année-là, avait remporté pas moins de 59 victoires (en 80 matches) avant d'enlever la Coupe.

Le Canadien, je ne le vous fais pas dire, avait toute une équipe. Guy Lafleur, auteur de 60 buts, avait gagné le championnat des marqueurs avec 132 points. Il y avait aussi Jacques Lemaire, Steve Shutt, Yvan Cournoyer, Bob Gainey, Réjean Houle, le Big Three (Robinson-Savard-Lapointe), Yvon Lambert, Ken Dryden, alouette.

Une véritable équipe d'étoiles, que je vous dis.

Peut-on comparer les Hawks de cette année au Canadien de 1977-78 ?

Un instant, papillon. À cette époque, le Canadien a remporté pas moins de quatre Coupes Stanley de suite (entre 1975 et 1979).

Ils sont bons, les Hawks, mais, en termes clairs, respirons par le nez.

Un spectacle trop rare

Avez-vous regardé le match de samedi dernier entre le Canadien et les Penguins au Centre Bell ?

Un peu plus et je grimpais sur mon vieux divan.

Oubliez le score (7-6 en faveur des Penguins). Je veux parler uniquement du spectacle. Et quel spectacle ce fut !

Il y a quelques années, la LNH, dans une tentative de revigorer l'attaque, a éliminé la ligne rouge tout en s'attaquant sérieusement à l'accrochage, une plaie à l'époque.

Quelques années plus tard, on constate que les résultats ne sont guère concluants.

Les pointages de 1-0, 2-1 et 3-2 continuent de dominer le paysage de la LNH.

Je ne dis pas que la majorité des matches devrait se terminer 6-5, 7-6 et 8-4, mais vous conviendrez avec moi que les spectacles comme celui de samedi à Montréal se font trop rare.

On est loin des années 1980 alors que les hauts pointages se multipliaient, les marqueurs de 50 buts aussi.

Mais à bien y penser, c'est peut-être une bonne chose que les festivals offensifs soient l'exception.

Mon vieux divan risque de durer plus longtemps.

 

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