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92-93 : Mario revient au jeu après avoir vaincu le cancer

samedi 2013-03-02 / 14:16 / 92/93 - La meilleure saison?

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

La venue de Mario Lemieux à Pittsburgh en 1984 a changé la ville et l’histoire du hockey.

Lemieux est devenu l’un des plus grands joueurs de tous les temps et il a contribué à élever Pittsburgh au rang des meilleures villes de hockey des États-Unis. Jamais n’avait-on vu un joueur de son gabarit aussi talentueux. Le Magnifique a éventuellement mené les Penguins à deux conquêtes consécutives de la Coupe Stanley en 1991 et en 1992.

Sa campagne 1992-93 a été l’une des plus remarquables pour un athlète professionnel, tous sports confondus. Lemieux avait raté plus de 100 parties en raison de maux de dos pendant sa carrière, mais le 12 janvier 1993, les Penguins annonçaient que leur joueur étoile de 27 ans souffrait du cancer.

Des médecins avaient diagnostiqué la maladie de Hodgkin, maintenant connue sous le nom de lymphome hodgkinien, chez Lemieux après lui avoir retiré un ganglion lymphatique du cou.

Dave Tippett, attaquant des Penguins

« Il était souvent blessé, alors on était habitué à le voir manquer quelques parties de temps en temps. Quand on a su ce qu’il avait pendant cette conférence de presse, ç’a été un choc pour tout le monde. On ne connaissait pas grand-chose sur cette maladie, surtout à cette époque, et le mot “cancer” fait toujours peur. Tout le monde a été surpris de voir que ça pouvait arriver à un grand athlète comme lui. »

« Mario était quelqu’un de très discret. C’était un capitaine qui montrait l’exemple. Il était très apprécié dans le vestiaire et cette nouvelle nous a coupé le souffle. »

Jaromir Jagr, attaquant des Penguins

« Il ne faut pas oublier que c’était une époque différente. Il y a 20 ans, l’Internet et les téléphones cellulaires en étaient à leurs débuts. L’information n’était pas aussi accessible qu’aujourd’hui. Je crois que la plupart d’entre nous, et les plus jeunes en particulier, ne savaient pas ce qu’était la maladie de Hodgkin. Aujourd’hui, c’est facile parce qu’on peut tout trouver sur Internet, mais c’était différent à l’époque. Il fallait se renseigner dans les journaux, c’est tout ce qu’on avait. Si on ne savait pas ce que c’était, il fallait aller chercher dans des livres. Peu de personnes possédaient tous les renseignements nécessaires. »

Kevin Dineen, attaquant des Flyers de Philadelphie

« Les joueurs qui nous quittent nous manquent toujours, comme lorsque Wayne Gretzky a pris sa retraite ou quand Mario a été frappé par le cancer. On se dit que ce sont des joueurs irremplaçables parce qu’ils ont défini une époque. Le plus incroyable dans tout ça, c’est qu’il est revenu au jeu après avoir vaincu le cancer et qu’il a continué à dominer sur la glace. C’était formidable. »

Lemieux a subi le premier de ses 22 traitements de radiothérapie au début du mois de février. Le dernier a eu lieu le matin de 2 mars 1993 à 7 h 30. Lemieux a terminé son traitement, puis il a sauté dans l’avion pour aller rejoindre ses coéquipiers à Philadelphie.

Tom McMillan, journaliste pigiste couvrant les Penguins et ancien journaliste spécialisé

« Il y avait certains indices [nous permettant de croire que Lemieux jouerait], mais rien n’était sûr. En fait, je crois que les Penguins n’en étaient pas vraiment certains. Je ne sais pas. Peut-être que le fait qu’il puisse jouer le jour même de ses derniers traitements de radiothérapie semblait si ridicule que personne n’osait s’avancer. C’est du moins ce que je croyais. Je me disais : “Vous n’êtes pas sérieux? Il va vraiment essayer?” Mario a fait plusieurs choses remarquables pendant sa carrière, mais celle-ci, c’est probablement la plus extraordinaire. Il a eu ses traitements le matin, il a pris l’avion et il a joué en soirée. »

Mike Lange, commentateur des parties des Penguins

« Il y avait beaucoup de fébrilité dans l’air. Je pense qu’on a tous été surpris de le voir renouer avec l’action après tout ce qu’il avait vécu, particulièrement les [traitements] et tout ce que ça implique. Tout le monde se demandait si c’était un humain ou une machine. »

« C’était incroyable. Il venait de terminer ses traitements, puis il a sauté dans l’avion pour aller rejoindre son équipe. Personne ne croyait qu’il allait jouer. Ce fut la stupéfaction générale. Il s’est présenté à l’aréna comme si de rien n’était. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Mario était déjà allé à l’hôpital à Pittsburgh pendant une partie pour ensuite revenir au Civic Arena comme un cavalier sur son cheval blanc. Comme on le connaissait bien, on pouvait s’y attendre, mais c’était tout de même spécial en raison de la nature de ses [traitements] et de tout ce qu’il avait dû endurer. »

'LA MEILLEURE SAISON?'

Vite comme l'éclair

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Teemu Selanne a fait son entrée de façon remarquée en marquant 76 buts à son année recrue. LISEZ

McMillan

« Une histoire pareille transcende les rivalités. En fait, ça transcende tout. Un des membres de notre communauté du hockey faisait face à une situation difficile. Quand on voit un athlète au sommet de son art être victime du cancer, ça touche tout le monde. Et il faut faire preuve de beaucoup de détermination pour effectuer un retour aussi spectaculaire. »

« Je crois que c’était l’objectif de Mario pendant toute cette épreuve. Il voulait revenir au jeu le plus vite possible. »

Un employé de l’équipe a reconduit Lemieux à l’aéroport international de Pittsburgh afin qu’il puisse prendre un vol de US Air vers Philadelphie. Le vol a été retardé et il a dû prendre un petit avion nolisé avant de finalement arriver dans le vestiaire des visiteurs à temps pour le match contre les Flyers de Philadelphie.

Rick Tocchet, attaquant des Penguins

« Quand il est entré dans le vestiaire, ç’a été le calme soudain. Quand on a vu arriver un des meilleurs joueurs de tous les temps, le meilleur joueur de l’équipe qui nous a aidés à gagner la Coupe Stanley au cours des deux dernières années, on s’est alors tous dit que tout irait bien, que notre meneur était de retour. C’était donc très calme dans le vestiaire. »

Rod Brind'Amour, attaquant des Flyers

« Je me souviens qu’il y avait beaucoup d’électricité dans l’air. Personne ne croyait vraiment qu’il allait jouer. Il n’avait pas pris l’avion avec ses coéquipiers, mais on n’était pas certain qu’il jouerait. L’aréna a tremblé quand il a sauté sur la glace au vieux Spectrum. »

Tocchet

« C’est tellement un gars extraordinaire qu’il faisait des blagues pour détendre l’atmosphère. Tout le monde était un peu nerveux, alors que pouvait-on y faire? Il a fait quelques farces et c’était juste lui, le gars toujours calme. Soudainement, tout est revenu à la normale. On formait un groupe un peu turbulent. Il y avait beaucoup de farceurs et de joueurs de tours parmi nous et il a vite réuni tout le monde. »

McMillan

« On dit que les joueurs ont besoin de leur routine et ils étaient de retour dans leur zone de confort. Mario était tellement talentueux que je crois que les gens ne réalisaient pas à quel point il était aussi déterminé. C’était un joueur très persévérant, mais tout lui semblait si facile que personne ne l’a réalisé pendant les premières années de sa carrière. Je crois que cet événement est venu changer cette perception. Tout le monde était maintenant conscient qu’il était très déterminé. »

Lange

« Les amateurs de Philadelphie ont été des plus heureux de le voir de retour. Ils l’ont accueilli chaleureusement et ç’a été un des moments les plus émouvants dans l’histoire du hockey. Personne n’y est resté indifférent. Ce fut un accueil extraordinaire. Dès qu’ils ont réalisé que Lemieux allait jouer, les spectateurs étaient heureux de l’accueillir après tout ce qu’il avait vécu. C’était incroyable d’être sur place et de le voir jouer. »

Tocchet

« Je suis surtout associé aux Flyers, mais j’adore aussi Pittsburgh et pour moi, un gars qui a vécu à Philadelphie pendant 20 ans, ç’a été une de mes plus grandes fiertés. Les partisans des Flyers sont passionnés et lorsqu’ils lui ont réservé une ovation debout, je pense que tout le monde sur le banc, lui y compris, a eu les larmes aux yeux. »

Tippett

« Je me souviens du soir où il est revenu au jeu. On était à Philadelphie et quand il a marqué un but, tous les partisans des Flyers se sont levés pour l’acclamer. Je crois que ce n’est jamais arrivé à un joueur des Penguins avant et depuis. On sentait que tous les amateurs de hockey le respectaient et l’admiraient. »

Lange

« Quand on voit la foule de Philadelphie se lever pour applaudir Mario Lemieux et les Penguins, c’est certain qu’il s’agit [de l’un des plus beaux matchs de ma carrière]. Ça n’était jamais arrivé avant et ça n’arrivera probablement plus jamais. C’était un moment incroyable et historique dans le monde du hockey. On connaît tous la rivalité entre ces deux équipes et tout ce que ça signifie pour les partisans. Or, ce jour-là, j’ai vraiment été touché par la chaleur et la compassion de la population de Philadelphie. Je crois que, dans le fond, avec tout ce qu’on peut vivre en dehors du hockey, toutes nos expériences et tous nos malheurs, on réalise que c’était un moment émouvant. C’est un état d’esprit qui a envahi l’aréna ce soir-là et qui a touché tout le monde, y compris l’organisation des Penguins et Mario. Tout le monde a été ému ce jour-là. »

Lemieux a terminé la soirée avec une récolte d’un but et d’une assistance, mais les Penguins se sont inclinés 5-4 face aux Flyers. Il a compté son but à 1:54 de la deuxième période contre le gardien des Flyers Dominic Roussel et il a obtenu sa mention d’aide 95 secondes plus tard sur un but de Kevin Stevens.

McMillan

« J’ai cette image en tête : Mario qui porte un col roulé. J’imagine que la radiothérapie avait laissé des brûlures sur son cou. Je ne suis pas médecin, mais je crois que c’est pour cette raison qu’il portait un col roulé à son retour. On ne l’avait jamais vu comme ça avant. »

Tocchet

« Il était normal. Il portait un col roulé, mais Mario s’entend bien avec tout le monde. Il est comme Wayne [Gretzky], il aime se tenir avec les gars et il est confortable dans le vestiaire. J’ai l’impression que ça l’a aidé. Il nous a aidés à retrouver notre état normal tout comme on l’a aidé, lui aussi, à revenir à la normale. »

Ken Hitchcock, entraîneur adjoint des Flyers

« Il ne devait pas jouer, mais il s’est présenté pendant la période d’échauffement. On était à Philadelphie, mais la foule l’encourageait à chacune de ses présences... Puis, il nous a ridiculisés. Je me souviens qu’on n’osait pas lui toucher. On ne voulait pas le plaquer ou trop insister contre lui, alors il en a profité pour s’amuser à nos dépens. »

Brind'Amour

« J’ai aussi joué dans ce qui devait être son dernier match. On avait éliminé les Penguins pendant les séries éliminatoires [de 1997] et il devait accrocher ses patins ensuite. Il est encore revenu au jeu. J’ai vécu quelques moments du genre avec lui. Il y a tellement d’électricité dans l’air pendant les parties contre des joueurs comme lui et Gretzky. Peu importe ce qu’ils font, qu’ils éternuent ou qu’ils fassent quoi que ce soit, ça fait les manchettes. On en vient presque à souhaiter que ce soit sur nous qu’ils éternuent. Ça ne nous dérange pas d’être ridiculisés par un joueur de cette trempe dans un match du genre. »

Hitchcock

« [Notre préparation pour la partie n’a pas été différente] parce qu’ils avaient gardé le secret. Ils avaient dit qu’il pourrait jouer dans deux jours et puis, soudainement, il s’échauffait sur la glace. Je me souviens qu’on a finalement réalisé que c’était un adversaire comme les autres, qu’il fallait le surveiller de plus près sinon il allait connaître une soirée de 12 points contre nous. »

Sidney Crosby
Centre - PIT
Buts: 69 | Aides: 91 | Pts: 160
Tirs au but: 286 | Différentiel: 55

« Ils avaient une excellente équipe et ils nous donnaient une leçon de hockey. On formait une équipe jeune qui éprouvait des difficultés. Mais c’était la première fois qu’un joueur de Pittsburgh était acclamé [à Philadelphie] et ce n’était pas parce qu’il s’était blessé. L’animosité entre les deux formations était très forte, comme on le voit encore aujourd’hui, mais il était applaudi chaque fois qu’il touchait à la rondelle. Les gens l’ovationnaient dès qu’il obtenait une passe ou un but. Ça l’a beaucoup touché. »

Brind'Amour

« C’était la routine habituelle pour lui. Je me disais : “Vraiment? Tu as été à l’écart du jeu pendant tout ce temps et tu es toujours aussi bon?” Je n’arrivais pas à le croire. Je me souviens de toute cette fébrilité. Ce n’était pas une rencontre comme les autres. »

« Il n’a pas dépensé beaucoup d’énergie. Il faisait presque le strict minimum et pourtant, il dominait. C’était incroyable compte tenu de sa situation. »

Lange

« Mario, c’est Mario. Ce n’était pas son premier retour au jeu en carrière et ce n’était pas son dernier. En fait, on n’aurait pas dû s’attendre à autre chose. »

McMillan

« C’était Mario tout craché. Il a compté alors que tous les projecteurs étaient tournés vers lui. Ce n’était pas une finale de la Coupe Stanley ou un Match des étoiles, mais c’était une partie spéciale et il trouvait toujours le moyen d’exceller dans ces conditions. »

Sidney Crosby, âgé de 5 ans à l’époque

« Je crois que c’est extraordinaire. Je ne me souviens pas combien de parties il avait ratées, mais quand il est revenu, je me rappelle qu’il avait marqué un but et obtenu une aide à Philadelphie. C’est plutôt bien après une si longue absence. Je me souviens que les partisans des Flyers l’avaient ovationné. Je ne sais pas si c’est déjà arrivé. C’était génial. Quand on voit quelqu’un comme Mario vivre ce genre de choses, je suis certain que ça inspire beaucoup de monde. »

Jagr

« Je me souviens de la journée de son retour. Il n’avait pas joué ni patiné depuis un mois. Il avait subi son dernier traitement le matin même, puis il avait pris l’avion pour Philadelphie. Il a joué comme s’il n’était jamais parti. Il a obtenu deux points. Il a même marqué un but, si ma mémoire est bonne. Je crois qu’il a compté quatre buts à chacun des deux matchs suivants à domicile [les 18 et 20 mars contre Washington et Philadelphie]. C’est très impressionnant, quatre buts dans deux parties de suite. C’est pourquoi je crois qu’il est le meilleur joueur de tous les temps. Wayne [Gretzky] est exceptionnel, bien entendu, mais il n’a pas traversé toutes les épreuves que Mario a connues. »

Quand Lemieux est revenu au jeu, il accusait un retard de 12 points derrière Pat Lafontaine des Sabres au sommet des meilleurs marqueurs de la ligue. Il a terminé la saison avec 30 buts et 26 aides en 20 parties (ce qui équivaut à 229 points pour une saison complète) après son retour au jeu et il a dépassé Lafontaine pour mettre la main sur le trophée Art-Ross avec une avance de 12 points. En 60 parties cette année-là, il a amassé 69 buts et 160 points.

Les Penguins dominaient le circuit avec une fiche de 29-11-2 avant que Lemieux s’absente et, au rythme où il produisait, il aurait pu battre le record de 216 points de Gretzky. Les Penguins ont présenté un dossier de 11-10-2 sans Lemieux, mais son retour a été la bougie d’allumage qui leur a permis d’établir un record de la LNH avec 17 victoires consécutives. Cette série a pris fin avec un match nul contre le New Jersey lors de la dernière rencontre de la saison régulière.

Lange

« C’est indéniable que ça les a relancés. Quand on traverse une telle séquence, honnêtement, on ne s’en rend pas vraiment compte. Les médias en parlent tout le temps, mais ces gars-là ne font que jouer au hockey. La séquence se bâtit d’elle-même d’un match à l’autre. Chicago vit la même chose en ce moment. Personne ne sait trop pourquoi ça arrive, mais c’est comme ça. »

McMillan

« Il a connu une séquence incroyable. Il accusait un retard assez important sur Pat Lafontaine dans la course au championnat de marqueurs. Il a raté six semaines d’activité, mais il a remporté la couronne des marqueurs avec quelque chose comme [56] points en [20] parties. Il comptait à un rythme effréné. Ç’aurait été incroyable même sans la maladie, alors réussir un tel exploit dans ces circonstances était tout simplement fabuleux. »

Tippett

« Je n’ai pas joué beaucoup avec Mario. Il évoluait avec Kevin Stevens et Rick Tocchet l’année où j’étais à Pittsburgh. Même pendant les séances d’entraînement, alors qu’il n’y allait pas à plein régime, on remarquait que sa vision du jeu était supérieure et on voyait ce qui le distinguait des autres. [Wayne] Gretzky pouvait réfléchir plus vite que vous, alors que Mario parvenait à vous déjouer et à aller compter. Il avait la portée et le gabarit pour donner du fil à retordre à n’importe qui. À son retour au jeu cette année-là, il n’était même pas à 100 pour cent de sa forme, mais il n’avait pas besoin de l’être. Il était bon à ce point. »

Tocchet

« Je ne sais pas si c’est surprenant de la voir vaincre le cancer et faire tout ce qu’il a accompli, mais on sent que c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire. On jouait avec un gars qui venait de faire tout ça. Mais comme je le disais, ce n’était pas vraiment surprenant parce qu’en le côtoyant tous les jours à l’entraînement, je savais qu’il en était capable. »

Brind'Amour

« Ça démontre à quel point il était dominant à l’époque. Imaginez la saison qu’il aurait connue s’il avait participé à toutes les rencontres. C’était un joueur exceptionnel, mais sa santé l’a ralenti. Il avait des maux de dos. Quand on l’affrontait, on remarquait qu’il sautait parfois quelques présences pour s’assurer de terminer la partie. Il récupérait un peu, puis quand il se sentait prêt, il sautait sur la glace et il dominait. Ensuite, il prenait un autre petit repos. Ça en dit long sur son talent. »

McMillan

« Tout ça est arrivé en même temps que ses maux de dos, mais il a tellement excellé à son retour au jeu qu’on a vite oublié qu’il avait eu le cancer. Il a retrouvé son rythme si rapidement, qu’on n’y pensait même plus quand on évaluait ses performances. C’est donc dire à quel point il était formidable. »

Craig Adams, âgé de 15 ans à l’époque

« Je m’en souviens très bien. C’était le meilleur joueur de la ligue cette année-là. Mes amis et moi suivions de près ses statistiques. Quand il est revenu au jeu après ses traitements, Pat LaFontaine avait une avance de [12] points dans la course au titre des marqueurs, mais à la fin de la saison, c’est Lemieux qui a été couronné. La séquence qu’il a connue après son retour est l’une des plus incroyables que j’ai vues de ma vie. C’était comme s’il récoltait trois ou quatre points à chaque match. »

Jagr

« Comment l’expliquer? On comprend mieux plus tard ou après s’être renseigné davantage. Comme je l’ai dit, c’était un monde différent. Avec un peu de recul, je trouve ça encore plus impressionnant maintenant qu’à l’époque. J’avais 19 ans et je ne connaissais pas la [maladie de Hodgkin]. »

Adams

« Je ne pense pas que je savais à quel point c’était grave à l’époque. Je savais seulement qu’il avait été absent longtemps. Maintenant que j’ai atteint l’âge adulte, je comprends mieux le contexte et c’est tout simplement incroyable. »

McMillan

« En plus de ce match à Philadelphie, je me souviens de sa performance de cinq buts au Madison Square Garden pendant la séquence victorieuse de l’équipe en fin de saison. Après son cinquième but, la foule du Garden s’est levée pour l’ovationner. Ce joueur d’une équipe rivale a reçu des ovations debout au Spectrum et au Madison Square Garden. C’est du jamais vu. Ça témoigne de l’ampleur de son exploit dans les circonstances qu’on connaît. Même les partisans des autres équipes, dans deux des endroits les plus hostiles de la ligue pour n’importe quelle autre formation et pour lui en particulier, respectaient Mario et, dans le contexte de son retour au jeu, ils l’ont ovationné. »

Ayant remporté le titre de la Coupe Stanley deux années consécutives, les Penguins sont les grands favoris pour ajouter une troisième conquête à leur palmarès. Cependant, leurs espoirs se sont envolés au deuxième tour, lorsque les Islanders de New York ont causé l’une des plus grosses surprises de l’histoire des séries éliminatoires. Les Islanders ont éliminé les Penguins en sept matchs au Civic Arena grâce au but en prolongation de David Volek.

Hitchcock

« Oui, c’est une histoire remarquable, mais je crois que l’individu l’est encore plus. Il a combattu l’adversité pendant toute sa carrière dans la LNH et il rebondissait toujours. Il était avec nous en 2002 et il a gagné la médaille d’or à sa dernière partie de hockey. Il a joué blessé, pourtant il était meilleur que 90 pour cent des autres joueurs aux Olympiques. Il était plus intelligent. Il savait comme gérer ses efforts sur la glace. Il savait toujours où était la rondelle. Son intelligence était au-dessus de tout le monde… En fait, lui et Yzerman étaient supérieurs à tous les autres. Ils étaient tous les deux blessés, mais ils ont trouvé le moyen de produire. »

Lange

« C’est assurément la meilleure équipe à avoir joué à Pittsburgh dans l’histoire de la concession. Ils ont gagné la Coupe Stanley en 1991 alors que personne ne les croyait capables de participer aux séries. Ils les avaient manquées l’année d’avant, mais ils y ont pris part et ils ont gagné la Coupe. Ils se sont mesurés à des Islanders très combattifs et New York a très bien joué. Ils se sont imposés physiquement et ils ont renversé les Penguins. Mais c’était quand même la meilleure formation de l’histoire des Penguins. »

Pat LaFontaine, attaquant des Sabres de Buffalo

« C’est rare qu’on ait l’occasion de voir évoluer un joueur spécial comme lui. La façon dont il a joué cette année-là et les circonstances dans lesquelles il y est parvenu… C’est tout simplement incroyable. Les gens ont été encore plus touchés par son histoire quand ils ont su tout ce qu’il avait traversé. J’aurais bien sacrifié mes 148 points de la saison pour battre Montréal pendant les séries, mais j’étais heureux pour Mario. J’étais impressionné par son courage dans sa lutte contre le lymphome et j’étais content de voir que ça pouvait inspirer les autres. C’était sans contredit une saison spéciale. »

-- Les correspondants de LNH.com Jerry Brown, Kurt Dusterberg, Steve Hunt, Louie Korac et Alain Poupart, le journaliste principal de LNH.com Dan Rosen ainsi que le journaliste de LNH.com Mike Morealle ont contribué à cet article.

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