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Erik Cole savait que son contrat forcerait le Canadien à l’échanger

mardi 2013-02-26 / 22:43 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Erik Cole savait que son contrat forcerait le Canadien à l’échanger

Erik Cole avait prévu ce qui est arrivé.

Avec encore deux ans à écouler à son contrat après cette saison, comptant pour 4,5 millions $ de la masse salariale, il savait bien que le Canadien de Montréal allait l’échanger un jour ou l’autre pour faire de la place aux futurs contrats de plus jeunes joueurs.

Par contre, c’est justement la longueur de son contrat qui en a fait un choix attrayant pour les Stars de Dallas, qui ont cédé en retour Michael Ryder, qui rentre ainsi au bercail, et un choix de troisième ronde au prochain repêchage dans une transaction complétée mardi.

Cole a dû renoncer à sa clause, limitée, de non-échange. Après en avoir parlé avec son épouse, il a estimé que Dallas s’avérait un bon endroit pour lui dans les circonstances.

« Il m’est apparu que s’il n’y avait pas eu cet échange, ils auraient dû trouver une autre façon de se départir de cet argent », a déclaré Cole en conférence téléphonique. « Marc (Bergevin) et moi en avons discuté. Soit je quittais maintenant, soit c’était cet été ou la saison prochaine, ou je ne sais trop quand. C’est une belle occasion pour moi à Dallas et il y a là un joueur avec lequel j’ai joué plusieurs années en Caroline, Ray Whitney. »

Le directeur général des Stars Joe Nieuwendyk a expliqué que la longueur du contrat de Cole et le fait qu’il pratique un style plus agressif nord-sud que Ryder avait rendu cet échange attrayant pour lui, d’autant plus que les Stars possèdent deux autres choix de troisième ronde au prochain repêchage.

« Nous voulons une situation de transition qui facilite la tâche de nos jeunes joueurs en leur faisant remplir des rôles où ils peuvent connaître du succès et se sentir à l’aise avant de prendre plus d’importance, a encore expliqué Nieuwendyk. Je pense que les deux ans au contrat d’Erik vont nous aider à accomplir cela. »

Bergevin, dont c’était le premier échange majeur comme directeur général du Canadien, a reconnu que le contrat de Cole avait constitué un facteur. Ryder, lui, en est à la dernière année d’un contrat de deux ans comptant pour 3,5 millions $ de la masse salariale. Mais il a aussi insisté pour dire que c’était une « décision de hockey » et qu’il s’attend à ce que la venue de Ryder améliore un jeu de puissance qui en a arraché dernièrement.

« Ce n’est rien contre Erik, a dit Bergevin, mais c’est un joueur qui comble un besoin. »

Cole a atteint une marque personnelle de 35 buts la saison dernière et égalé son record de 61 points après avoir accepté un contrat de quatre ans pour 18 millions $, courtoisie de Pierre Gauthier. Il a formé un des meilleurs trios de la LNH en compagnie de David Desharnais et Max Pacioretty, mais il a connu un mauvais début de saison, qui lui a valu d’être muté à un autre trio. Ses deux points, dont un but, obtenus samedi contre les Rangers de New York étaient ses premiers en 10 rencontres.

Mais quand il est à son mieux, il s’avère un gros bonhomme doté d’une vitesse supérieure à la moyenne qui peut créer des revirements avec son échec-avant et forcé les défenseur à écoper de punitions en fonçant au filet.

« Ils ont des statistiques semblables, mais ce sont des joueurs différents, a noté Nieuwendyk. Cole a un style qui sera plus utile à notre équipe avec la façon dont nous voulons foncer vers l’avant, c’est un gros bonhomme qui attaque l’adversaire. »

Quand Nieuwendyk a parlé de statistiques similaires, il ne se trompait pas.

Ryder a amassé 62 points la saison dernière, un de plus que Cole avec le même nombre de matchs, mais il est plus productif cette saison avec 14 points en 19 rencontres, en tête des compteurs des Stars à égalité avec Jamie Benn, qui a joué cinq matchs de moins. Il a marqué moins de buts que Cole en avantage numérique la saison dernière, sept contre 11, mais il a toujours produit dans un jeu de puissance et Bergevin le décrit comme un « franc-tireur ».

Ryder a été repêché en huitième ronde par le Canadien en 1998 et a passé les quatre premières saisons de sa carrière à Montréal avant d’accepter un contrat des Bruins de Boston à titre de joueur autonome en 2008. Il n’était pas dans les bonnes grâces de l’entraîneur Guy Carbonneau à sa dernière saison à Montréal et il avait même été laissé de côté pendant les séries éliminatoires.

Son départ n’avait pas attristé beaucoup de partisans, même s’il avait marqué 99 buts en 314 matchs, mais Bergevin ne s’en fait pas du tout avec ça. Considérant qu’il avait agi de la même façon en engageant Michel Therrien comme entraîneur, sa décision ne doit pas surprendre.

« Je n’étais pas ici quand il a quitté, a-t-il rappelé. Mais il a eu du succès à Montréal, il en a eu à Boston et il en a eu à Dallas. Je ne vois pas pourquoi il n’en aurait pas encore de retour à Montréal. »

En se débarrassant du contrat de Cole, Bergevin pourrait avoir la marge de manœuvre pour offrir un nouveau contrat à Desharnais et peut-être aussi à Ryan White, qui peuvent devenir autonomes avec restrictions en juillet. Bergevin aura 4,5 millions $ de plus à dépenser cet été au moment où le plafond salarial sera diminué à 64,3 millions $, ce qui lui laisse un jeu d’environ 12,7 millions $ selon le site spécialisé capgeeek.com.

Le choix de troisième ronde pour 2013 acquis dans la transaction s’ajoute à une belle collection laissée par Gauthier, qui a obtenu les choix de deuxième ronde des Flames de Calgary et des Predators de Nashville lors d’échanges conclus la saison dernière. En tout, le Canadien comptera six choix parmi les 90 premiers.

Il ne reste plus que cinq joueurs dans la formation actuelle du Canadien qui ont joué avec Ryder à Montréal, soit Carey Price, John Gorges, Tomas Plekanec, Andrei Markov et Francis Bouillon, un autre revenant, et au moins deux d’entre eux ont semblé apprécier son retour.

« Welcome back Ryds », a écrit Price sur Twitter, faisant écho à un message semblable de Gorges.

Cole était aussi un coéquipier apprécié qui devrait aider les jeunes joueurs des Stars dont parlait Nieuwendyk.

« Toujours difficile de voir un ami partir comme ceci », a écrit Desharnais, lui aussi sur Twitter, « merci et bonne chance à Dallas Erik. »

 

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