Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

John Tavares en train de devenir une étoile à Long Island

mardi 2013-02-26 / 11:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

Partagez avec vos amis


John Tavares en train de devenir une étoile à Long Island

Statistiquement parlant, John Tavares a connu l’un des meilleurs matchs de sa carrière contre les Capitals de Washington le 13 mars 2012.

JOHN TAVARES
Centre
Buts: 97 | Aides: 130 | Points: 227

Le centre, alors âgé de 21 ans, était sur la glace pour les quatre buts que les Islanders de New York ont marqués. Il en avait inscrit deux buts et avait amassé deux aides, en plus d’inscrire un but en tirs de barrage. Il avait aussi remporté 11 de ses 17 mises en jeu et avait tenu son bout contre la super étoile Alex Ovechkin au Nassau Coliseum.

Tavares avait joué 23:07 dans ce match et n’avait pas été sur la patinoire pour aucun des buts des Capitals.

C’était la sixième fois de la saison 2011-12 que Tavares connaissait un match de trois points ou plus. Il avait connu deux matchs consécutifs de quatre points au début d’octobre.

Seuls, Claude Giroux, des Flyers de Philadelphie (11), Evgeni Malkin, des Penguins de Pittsburgh (9), qui a remporté le trophée Art Ross, Steven Stamkos, du Lightning de Tampa Bay (9), Ilya Kovalchuk, des Devils du New Jersey (9), et Jason Spezza, des Sénateurs d’Ottawa (7), ont connu plus de matchs de trois points et plus que lui.

Tavares a terminé la dernière saison au septième rang des pointeurs à égalité avec James Neal, des Penguins, et Henrik Sedin, des Canucks de Vancouver, deux des plus gros noms de la ligue. Il a été l’un des trois joueurs avec Malkin et Spezza à marquer au moins 30 buts et à amasser 50 assistances.

À tous égards, c’était une saison exceptionnelle pour le premier choix du repêchage 2009. Tavares est l’un des rares juniors à avoir fait le saut dans la LNH l’année de son repêchage. Et de tous ceux qui ont réussi cet exploit depuis 2005, le total de points de Tavares (202) après trois saisons n’a été devancé que par Sidney Crosby, Stamkos et Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago.

N’est-il donc pas juste de dire qu’à l’heure actuelle, Tavares est l’un des meilleurs joueurs de la LNH?

« Je suis d’accord avec cette affirmation et ce n’est pas seulement parce qu’il est mon coéquipier », a déclaré à LNH.com, Brad Boyes, qui a signé un contrat avec les Islanders à titre de joueur autonome, en juillet. « Pour être honnête, je crois qu’il est l’un des meilleurs joueurs quand on parle d’habiletés générales. Si vous tenez compte seulement des points, c’est une chose. La plupart des personnes classent les joueurs selon leurs nombres de points. Mais selon moi, la chose la plus importante, c’est la manière que tu amasses ces points. »

Avant les matchs de mardi, Tavares occupait le troisième rang des pointeurs avec 25 points en 19 matchs. Il est jeune, il paraît bien, il est extrêmement talentueux et il joue pour une équipe de la région métropolitaine de New York, le plus grand marché médiatique du monde. Pourtant, John Tavares est loin d’être un gros nom dans la Grosse Pomme, tout comme les Islanders qui n’ont pas la notoriété des Rangers, l’une des six équipes originales.

C’est une chose que ses coéquipiers vantent Tavares, mais ses adversaires et les observateurs sont bien conscients de sa récente émergence parmi les joueurs d’élite de la ligue.

Une machine à sous

John Carlson, des Capitals de Washington, est l’un des bons jeunes défenseurs de la LNH. Âgé de seulement 23 ans, Carlson a de bonnes chances de représenter les États-Unis aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014.

Carlson était l’un des deux meilleurs défenseurs des Capitals, la saison dernière, et il a pu voir de près la performance de Tavares dans le match disputé à Long Island dont on a parlé ci-dessus. Il était sur la glace pour les deux buts de Tavares et il n’a pu empêcher la passe du joueur de centre des Islanders lors d’un avantage numérique quand il a amassé une assistance.

Lorsque les Capitals affrontent le Lightning – habituellement six fois par saison –, Carlson joue contre Stamkos. Il est aussi appelé à contrer les efforts de Crosby face aux Penguins. Pourtant, Carlson prétend que Tavares représente un défi spécial quand il l’affronte.

« Tous ces joueurs ont des habiletés différentes qui sont propres à eux-mêmes, mais je considère qu’il est l’un, si ce n’est le plus dangereux dans l’enclave », a déclaré à LNH.com Carlson, qui a été le coéquipier de Tavares pendant une partie d’une saison avec les Knights de London de la Ligue de l’Ontario. « Il possède un tir incroyable, il est vraiment bon à garder son tir bas et à trouver la rondelle entre les patins, sans oublier qu’il est tout un passeur. Contrairement à d’autres joueurs, on doit tenir compte de son tir, car il va vous battre. Il n’est vraiment pas facile à contrer. »

« Je pense qu’il est l’un des meilleurs joueurs du monde présentement et je considère qu’il l’a démontré. » -- Matt Moulson

Appelez à comparer Tavares à Crosby, Carlson a dit : « Je pense que son tir est un peu meilleur. Je ne dis pas que Crosby n’a pas un bon tir, loin de là. Mais je pense que Tavares est l’un des meilleurs quand il a la rondelle dans l’enclave. Je le choisirais avant tout le monde. »

« Il a atteint son apogée cette saison », a affirmé Bryce Salvador, défenseur des Devils, qui a vu Tavares marquer cinq buts et récolter deux aides en trois matchs contre son équipe, cette saison.

L’un de ses buts a été marqué quand il a gagné son épreuve de force contre Salvador avant de s’échapper seul devant le gardien.

« On peut voir qu’il a gagné en confiance. C’est difficile de mettre une étiquette sur un joueur, mais il est l’un de ceux qui peut changer le sport », a ajouté Salvador.

Les statistiques de Tavares sont à la hausse au cours des deux dernières saisons. Son total de 101 points en 98 matchs est le quatrième plus haut, mais comme il arrive souvent avec les jeunes joueurs offensifs, la question qui est souvent soulevée à leur sujet porte sur leur jeu sans la rondelle, sur leur jeu dans leur propre zone.

La catégorie des plus/moins n’est pas le meilleur baromètre pour l’ensemble de son jeu depuis le début de sa carrière dans la LNH, lui qui est un joueur dans les deux sens de la patinoire. Tavares présente un différentiel de moins-41, une statistique que plusieurs critiques mentionnent quand on parle de son jeu. Mais Tavares doit cette statistique en partie à ses deux premières saisons dans la ligue, alors qu’il a présenté un différentiel combiné de moins-31.

Il faut aussi tenir compte que Tavares a été sur la patinoire pour 26 buts dans un filet désert, un nombre très élevé étant donné sa courte carrière. Ce résultat est dû aux nombreuses défaites des Islanders et au fait que l’entraîneur en chef Jack Capuano est reconnu pour retirer son gardien beaucoup plus tôt que ses vis-à-vis. Après coup, son différentiel est loin d’être aussi dévastateur qu’il ne paraît au premier coup d’œil.

Capuano dirige Tavares depuis novembre 2010 et il a indiqué que le jeu défensif de son joueur de centre étoile avait fait des pas de géant grâce à une combinaison de travail acharné et à la compréhension qu’il ne devait pas prendre toute la responsabilité de la victoire sur ses épaules.

« Je pense que son tir est un peu meilleur [que celui de Sidney Crosby]. Je ne dis pas que Crosby n’a pas un bon tir, loin de là. Mais je pense que Tavares est l’un des meilleurs quand il a la rondelle dans l’enclave. Je le choisirais avant tout le monde. » --John Carlson, défenseur des Capitals de Washington et ancien coéquipier de Tavares

« Il est passé par-là, a dit Capuano. Quand Johnny s’éloigne un peu de son jeu, il a tendance à en faire un peu trop. Mais il comprend comment il peut aider l’équipe et comment il connaîtra du succès. Je ne suis donc pas vraiment inquiet pour lui.

« Pour moi, il n’y a toujours eu qu’une seule chose, et c’est comment que je peux enseigner afin d’aider un joueur. D’un point de vue offensif, Johnny sait ce qu’il fait le mieux. Je tente simplement de l’aider quand il n’a pas la rondelle. Plusieurs de ses chances de marquer découlent de son jeu défensif. Depuis que je le dirige, c’est ce que je tente de faire. Il l’accepte, il travaille plus fort sur son jeu en zone défensive et sur les aspects du jeu quand il n’a pas la rondelle. Ça l’amène à connaître plus de succès. »

Dans un match contre les Rangers le 7 février, son jeu et sa volonté d’accomplir les petites choses ont été remarqués pendant une présence de 90 secondes en prolongation. Il a gagné deux mises en jeu, il a créé quelques occasions de marquer et il a failli inscrire le but victorieux en sautant sur un retour.

Mais il s’est aussi distingué dans sa zone en se plaçant parfaitement entre deux joueurs adverses en position de marquer dans l’enclave.

« L’expérience que j’ai acquise depuis que je joue dans la ligue et le fait de savoir comment il est important de bien jouer défensivement, m’ont permis d’apprendre que tout cela génère beaucoup plus d’offensive, a déclaré Tavares. Je prends de plus en plus à cœur mon jeu défensif. J’ai appris beaucoup des entraîneurs ici et aux Championnats du monde. Je suis parti de loin et je crois que j’ai encore beaucoup à apprendre. »

Sur une île

Aussi merveilleux fut cette soirée de février à Long Island pour Tavares, il n’y avait que 11 488 amateurs, près de 5000 de moins que la capacité maximale du Nassau Coliseum. Les Islanders ont terminé 29e sur 30 équipes au chapitre de l’assistance au cours des trois premières saisons de Tavares et l’équipe occupe pratiquement la même place après le premier tiers de la saison.

Le match n’avait pas été présenté à la télévision nationale, ce qui n’est rien de nouveau pour les Islanders. Depuis que Tavares joue avec les Islanders, aucun de leurs matchs n’a été présenté sur le réseau NBC. TSN a diffusé sept de leurs matchs et NBCSN diffusera pour seulement une huitième fois une de leur rencontre quand ils recevront la visite des Bruins de Boston, mardi soir.

Les réseaux de télévision ne sont pas à blâmer pour cela, car les Islanders n’ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2007 et ils n’ont jamais terminé mieux que la 13e place de l’Association de l’Est au cours des cinq dernières saisons. Plus une équipe gagne, plus elle est susceptible de recevoir l’attention de la télévision nationale sur une base régulière.

Quel a été l’aspect le plus important de ce match contre les Capitals? Les Islanders ont laissé filer une avance de 4-1 avant de perdre 5-4 en tirs de barrage. Deux semaines plus tard, ils étaient mathématiquement éliminés d’une participation aux séries éliminatoires pour une cinquième saison d’affilée.

Le dossier des Islanders a empêché Tavares de devenir un gros nom même s’il joue à New York et de faire en sorte que les demandes des médias inondent le département des relations publiques de l’équipe quand ils visitent les autres villes de la ligue. Il n’y a pas de véritables moyens de jauger la popularité d’un joueur de hockey en Amérique du Nord, mais la vente des chandails de Tavares sur le site shop.nhl.com en est un indicateur de la popularité des joueurs auprès des amateurs.

En janvier 2013, le chandail de Tavares a été le 43e le plus vendu sur le site, un rang de moins que celui du futur membre du Temple de la renommée et ex-défenseur, Nicklas Lidstrom, qui vient de prendre sa retraite. Le chandail de Tim Thomas, qui a décidé de ne pas jouer cette saison avec les Bruins, vient au 44e rang. Et quel hasard, Thomas a été échangé aux Islanders au début de janvier.

L’analyste au réseau TSN et ex-directeur général des Flames de Calgary, Craig Button, qui voit jouer Tavares depuis ses années avec les Generals d’Oshawa de la ligue de l’Ontario, ne comprend pas pourquoi tant de gens ne portent pas attention à l’un des meilleurs joueurs de la ligue.

« Il devrait être beaucoup plus populaire, a clamé Button. Les jeunes joueurs qui suivent le hockey devraient observer John Tavares. Ils devraient surveiller les choses qu’il fait pour aider son équipe. Une des choses qui m’horripilent au Canada, c’est d’entendre les gens dire : ‘Pourquoi veut-il jouer à Long Island? Pourquoi ne veut-il pas venir jouer à Toronto?’

« Je leur dis que les joueurs aiment grandir au sein d’une organisation. Pourquoi pensez-vous que tout le monde voudrait jouer au Canada? Ce fut la même chose quand Joe Thornton a fait savoir qu’il voulait demeurer à San Jose. Selon moi, John Tavares doit se dire : ‘Je suis un joueur des Islanders de New York et je veux rendre cette équipe meilleure.’ »

Il aura amplement l’occasion de tenter sa chance ailleurs, car Tavares en est à sa première année d’un contrat de six ans qui en fait un joueur des Islanders jusqu’à la fin de la saison 2017-18.

À ses trois premières saisons, Tavares a pratiquement toujours joué avec Matt Moulson, à sa gauche, et P.A. Parenteau, à sa droite. Ce dernier a quitté après avoir signé un contrat de quatre ans d’une valeur de 16 millions $ à titre de joueur autonome avec l’Avalanche du Colorado.

Avant de connaître deux bonnes saisons avec les Islanders qui lui ont permis de signer son gros contrat, le plus haut salaire de Parenteau, qui avait été un choix de neuvième ronde en 2001, avait été de 500 000$ pour une saison.

Moulson a récolté les avantages de jouer aux côtés de Tavares, tant financièrement que dans la colonne des pointeurs. Il a marqué 97 buts au cours des trois dernières campagnes et il en a déjà 10 en 19 matchs cette saison. Après avoir inscrit 30 buts en 2009-210, il a signé une entente d’un an d’une valeur de 2,45 millions$ en juillet 2010. Six mois plus tard en route vers une saison de 31 buts, il a signé une prolongation de contrat de trois ans d’une valeur de 9,45 millions$.

Ces sont des montants assez impressionnants pour un choix de neuvième ronde de 2003 qui n’avait pu décrocher un poste avec les Kings de Los Angeles en 2007 et en 2008 et qui n’était lié à aucune équipe avant de signer un contrat avec les Islanders à l’été 2009.

Moulson a utilisé un seul mot pour décrire ce que c’était que d’être l’ailier droit de Tavares à Long Island.

« Heureux, a lancé Moulson à LNH.com. Il est agréable que nous nous soyons entendus si bien et qu’il m’aime toujours. Je suis content qu’il ne m’ait pas congédié.

« Je pense qu’il est l’un des meilleurs joueurs du monde présentement et je considère qu’il l’a démontré. Il continue de travailler sur son jeu et il continue de s’améliorer. Il ne reçoit peut-être pas toute l’attention que d’autres obtiennent, mais je le connais très bien, autant personnellement que comme joueur, et je peux vous dire qu’il est l’un des meilleurs. »

Puisque Parenteau est parti, les Islanders avaient besoin de combler un vide à l’aile droite. Ils se sont tournés vers Boyes, un choix de première ronde en 2000 qui a connu toutes sortes d’ennuis à l’attaque après avoir marqué 76 buts en 2007-08 et 2008-09 avec les Blues de St. Louis.

Les statistiques de Boyes ont décliné dramatiquement au cours des années. Il a frappé le fond du baril la saison dernière avec les Sabres de Buffalo quand il n’a marqué que huit buts et récolté 15 assistances en 65 matchs.

L’attaquant de 30 ans n’avait pas la prétention que toutes les équipes de la ligue cogneraient à sa porte l’été dernier pour lui offrir un poste, mais l’une des principales raisons pour laquelle il a choisi les Islanders, c’est qu’il pourrait avoir la chance de jouer sur le même trio que Tavares, un souhait qui s’est concrétisé après seulement quelques semaines.

« Il devrait être beaucoup plus populaire. Les jeunes joueurs qui suivent le hockey devraient observer John Tavares. Ils devraient surveiller les choses qu’il fait pour aider son équipe. » --L'analyste du réseau TSN, Craig Button

« J’ai joué avec de très bons joueurs comme Doug Weight et Keith Tkachuk, des gars qui feront fort probablement leur entrée au Temple de la renommée un jour, a déclaré Boyes. Johnny est encore jeune, mais la plus grande qualité que j’ai vu chez lui et que je n’ai pas vu chez les autres, c’est sa concentration, son engagement et son dynamisme.

« Il n’obtient pas toute la reconnaissance car il est membre d’une équipe qui a connu des difficultés au cours des dernières années. Les insuccès de l’équipe ont définitivement éclipsé ses exploits individuels. »

Comme on pouvait s’y attendre, Tavares ne se soucie pas que sa figure ne se retrouve pas sur un panneau publicitaire sur Times Square ou qu’il n’ait pas signé une commandite d’un million de dollars. Il veut simplement s’améliorer à tous les jours et c’est quelque chose qu’il réussit assez bien depuis plus de trois ans. Il veut également remporter plus de matchs, pas seulement avoir de belles statistiques dans une cause perdante.

« Je tente de ne pas trop m’inquiéter à ce sujet, a admis Tavares. Je m’efforce d’être le meilleur joueur que je peux à tous les matchs. J’affronte les meilleurs de la ligue et les meilleurs du monde, et je tente d’élever mon jeu à leur hauteur. C’est ce que je m’efforce toujours de faire. »

À la fin de la saison 2010-11, Button avait dit que s’il avait à refaire le repêchage 2009 une autre fois, il choisirait l’attaquant Matt Duchene, de l’Avalanche du Colorado, au premier rang, le défenseur Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, en deuxième place, et Tavares en troisième position.

Aujourd’hui, si Button pouvait repêcher parmi tous les joueurs de la ligue, il aurait très peu de noms sur sa liste avant celui de Tavares.

« Très peu, a révélé Button. Je pourrais les compter sur les doigts des deux mains. Qui sélectionneriez-vous avant lui? Vous pouvez argumenter et choisir Stamkos, Crosby, Malkin, Erik Karlsson. Après, j’ignore qui d’autre vous pourriez choisir.

« Il est devenu un joueur d’élite, un joueur très intelligent. À chaque match, il accomplit des choses pour faire une différence dans le but d’aider les Islanders. »

Suivez Dave Lozo sur Twitter: @DaveLozo

 

La LNH sur Facebook