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Murphy: la LNH pourrait accepter les contestations des entraîneurs

samedi 2013-02-23 / 10:45 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Murphy: la LNH pourrait accepter les contestations des entraîneurs

Le vice-président senior des opérations hockey de la LNH, Mike Murphy, n’écarte pas la possibilité qu’un jour – dans un avenir rapproché – que les contestations des entraîneurs soient acceptées dans la LNH.

Murphy a toutefois averti que le concept ne peut être adopté sans une définition précise des critères de ce qu’un entraîneur pourra remettre en question et quelles seront les parties du jeu qui pourront être contestées.

« Je pense sincèrement qu’il y a une possibilité que ce concept soit instauré, mais nous devrons nous réunir avec un groupe de gens intelligents et revoir toutes les situations de jeu qui permettraient d’être contestées, a dit Murphy à LNH.com. Une de nos principales préoccupations, c’est que les contestations ne pourraient être utilisées comme des tactiques. Ça devra être des situations de jeux qui auront été définies par des règles très précises. Principalement, les buts. »

Le concept des contestations des entraîneurs a été soulevé par le directeur général des Panthers de la Floride, Dale Tallon, en novembre 2010 lors d’une réunion à Toronto. Tallon avait proposé de permettre une contestation par match principalement en ce qui concerne les buts controversés.

Murphy a indiqué que de bonnes discussions avaient eu lieu à ce sujet lors de la réunion de 2010, mais qu’ultimement, le concept avait obtenu peu de soutien.

Quand le joueur de centre de l’Avalanche du Colorado, Matt Duchene, a marqué un but contre les Predators de Nashville, lundi soir, alors qu’il était nettement hors-jeu, le sujet est revenu à l’avant-plan encore une fois.

Le gardien des Predators, Chris Mason, qui était devant le filet sur ce jeu, a déclaré après la rencontre que la LNH devrait permettre les contestations des entraîneurs pour examiner ce genre de jeux.

Tallon a déclaré à LNH.com qu’il réintroduira une telle idée lors de la prochaine réunion des directeurs généraux le 20 mars s’il obtient plus de soutien. Il a indiqué que l’idée avait été reçue comme « une lettre morte » quand elle avait été présentée la première fois en novembre 2010.

Murphy croit que le sujet sera abordé le mois prochain, mais il ignore si les discussions seront longues à ce propos, car il y a tellement de variables impliquées.

« Je n’ai aucun problème s’ils décident d’aller de l’avant, mais on devra établir de solides critères sur ce qui est permis de contester et sur ce qui ne l’est pas, a déclaré Murphy. Nous devrons étudier une panoplie de situations de jeux, comme les hors-jeux, les dégagements et les buts.

« Je pense que l’on voudra contester les buts, ils sont si importants. De toute façon, à l’heure actuelle, nous regardons tous les buts pour voir si la rondelle est entrée dans le filet de façon réglementaire. »

Selon Murphy, si les contestations des entraîneurs avaient été mises en place, le but de Duchene aurait été facile à contester. Dans cette situation précise, l’entraîneur aurait contesté le jeu et les arbitres auraient communiqué par téléphone avec le personnel à Toronto qui auraient examiné le but sur la bande vidéo.

Cependant, sans des critères stricts à suivre, Murphy a indiqué que des problèmes pourraient survenir dans certaines situations, comme un but marqué après qu’un joueur soit entré en contact avec le gardien.

Murphy a cité l’exemple du but refusé dans le match entre les Sénateurs d’Ottawa et les Canadiens de Montréal le 3 février, quand l’attaquant Jakob Silfverberg, des Sénateurs, a été puni pour obstruction envers Carey Price. La décision de l’arbitre a annulé le but marqué par André Benoit.

Murphy se demande comment le personnel des reprises vidéo sera en mesure de déterminer s’il y a eu obstruction ou non.

« Si vous observez le jeu de Silfverberg à Montréal, il y a eu contact, mais est-ce que c’était un contact important? Non, il l’a effleuré, a dit Murphy. Si j’avais eu à réviser le jeu, je me serais demandé, ‘Quel est mon critère?’ Est-ce qu’il lui a touché? J’aurais répondu oui. Est-ce qu’il a nui au gardien? Ça, c’est une opinion. On devra être certain de prendre une décision qui sera bonne pour le hockey.

« On ne pourra être subjectif, a-t-il ajouté. On ne peut se le permette. On devra avoir des preuves évidentes. Qu’est-ce que nous allons permettre? Un contact? Un léger contact? Aucun contact? Ça devient une question délicate lorsque vous voulez définir les limites des contestations des entraîneurs.

« Il y a plusieurs contacts dans le cercle des gardiens. La plupart sont accessoires. Nous ne pouvons interpréter l’obstruction. »

Murphy a aussi indiqué que tout ce qui entoure les contestations devra être déterminé. Est-ce que le nombre de contestations sera limité? Ou encore similaire au système présentement utilisé par la NFL? Est-ce que les contestations seront limitées aux buts?

Murphy n’est pas en faveur d’un système qui permettrait de contester des jeux, ce qui minerait la crédibilité des arbitres sur la glace et « nous ne pouvons commencer à prendre des décisions à partir de la salle vidéo. Ce serait une mauvaise approche. »

« Les contestations des entraîneurs représentent un sujet légitime, mais c’est une question difficile, a-t-il ajouté. C’est facile quand on est assis à la maison de dire que ce jeu n’était pas bon. On se doit d’instaurer des critères stricts, comme on se doit de définir qu’est-ce que l’on permettra d’être contesté. »

 

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