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Les joueurs du Canadien croient en le message de Michel Therrien

jeudi 2013-02-21 / 19:33 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

MONTRÉAL – Un des plus gros sujets de conversation autour des Canadiens de Montréal dans la première partie de cette saison écourtée a été la façon que l’équipe célèbre ses victoires. Cette polémique pouvait sembler un peu comique, car l’équipe avait connu une dernière saison au cours de laquelle, les victoires avaient été rares et espacées.

Peu de temps après que le joueur autonome avec restriction, P.K. Subban, eut signé un contrat de deux ans le 28 janvier, on a rapidement appris que l’entraîneur en chef Michel Therrien avait banni le « triple low five », le signe que le jeune défenseur faisait avec le gardien Carey Price pour célébrer une victoire. Cette décision avait provoqué une sérieuse réaction dans les médias sociaux de la part des partisans des Canadiens et dans toute la LNH.

« J’ai toujours aimé les équipes qui étaient humbles, avait expliqué Therrien à l’époque. Nous avons un concept d’équipe et ça part de là. »

Depuis qu’il a prononcé ces mots, le 1er février, les Canadiens ont pu célébrer plusieurs victoires et ils l’ont fait en équipe.

Ça peut paraître anodin de rappeler la position de Therrien sur une célébration un peu amusante, mais elle est le reflet parfait de ce qu’il prêche à ses joueurs depuis le début de la saison, soit que les Canadiens vont gagner et perdre en équipe.

Au tiers de la saison, les Canadiens ont remporté beaucoup plus de matchs qu’ils en ont perdus. Avant de recevoir la visite des Islanders de New York, jeudi soir, ils occupaient le premier rang de l’Association de l’Est et ils étaient en troisième place du classement général de la LNH avec une fiche de 11-4-1, tout un contraste avec la saison dernière alors qu’ils avaient terminé en dernière position de leur association.

Depuis le début de la saison, Therrien n’a cessé de marteler ses deux mêmes mots à chaque fois qu’il parlait de sa philosophie –concept d’équipe. Il est loin d’être le premier entraîneur en chef à avoir mis l’accent sur le jeu d’équipe, mais la version de Therrien a été complètement acceptée par ses joueurs.

« Les joueurs depuis la première journée ont accepté le concept d’équipe, la manière qu’on veut jouer, a dit Therrien, jeudi. Le crédit revient donc aux joueurs. Nous (les entraîneurs), on a fait un plan mais les acteurs, il faut qu’ils actent. Ce sont les joueurs qui font les efforts, qui acceptent de jouer les rôles pour qu’il y ait une bonne ambiance dans notre formation. »

Il y a de nombreux cas où le concept d’équipe de Therrien – et les conséquences pour ceux qui ne l’ont pas suivi – ont été évidents pour tout le monde.

Un de ceux-là a été lors de la défaite de 6-0 contre les Maple Leafs de Toronto, le samedi 9 février, quand Therrien a laissé Price devant le filet pour toute la rencontre. Quand il a été questionné à savoir s’il avait pensé retirer son gardien, il a admis que oui, mais qu’il avait ultimement décidé « qu’on gagne en équipe et on perd en équipe. »

Un autre cas est celui de Lars Eller, qui a été retranché de la formation pour deux matchs parce que Therrien n’avait pas aimé son intensité dans la défaite de 2-1 lors du match d’ouverture contre ces mêmes Maple Leafs. Il y a eu aussi le fait que Ryan White a été laissé sur la passerelle pendant une séquence de sept matchs sur huit, car il avait été égoïste et qu’il avait écopé de punitions qui avaient coûté la victoire aux Canadiens. C’est sans oublier que l’expérimenté Erik Cole a été laissé sur le banc pendant près d’une période en raison de son jeu amorphe. Subban a subi le même sort après avoir commis des revirements coûteux et la liste pourrait continuer encore longtemps.

« Peu importe qui tu es ou qui tu crois être, tous les joueurs sont tenus de respecter une norme, a déclaré le défenseur Josh Gorges. Celui qui n’adhère pas à ce principe et qui ne fait pas ce qui lui est demandé pour le bien de l’équipe, ne jouera pas. L’entraîneur l’a démontré, ses gestes ont suivi sa parole, il a été fidèle à ce qu’il avait dit et il a été juste. »

D’un autre côté, ceux qui mettent en pratique ce que prêche Therrien sont récompensés. Ce fut le cas pour Eller, qui est devenu un important attaquant dans les deux sens de la patinoire, et que Therrien n’hésite pas à avoir recours dans toutes les situations. Ou encore White, qui a été appelé à prendre une mise en jeu importante en territoire défensif en fin de match dans la victoire de 3-1 contre les Rangers de New York, mardi soir. Le fougueux attaquant a remporté sa mise en jeu, ce qui a mené au but de Raphael Diaz dans un filet désert pour concrétiser la victoire.

« L’une des choses que j’ai demandé aux joueurs au début de la saison, c’est d’être certains d’être de bons coéquipiers, a déclaré Therrien. S’ils veulent être de bons coéquipiers, ils doivent s’assurer de bien répondre et d’être responsables de tout le monde. »

Le bon début de saison des Canadiens ne devrait pas être trop surprenant considérant les antécédents de Therrien quand il prend en charge une nouvelle équipe.

À sa première saison complète à titre d’entraîneur en chef des Canadiens, après avoir remplacé Alain Vigneault au milieu de la saison 2000-01, Therrien a mené les siens à une amélioration de 17 points la saison suivante.

À sa première saison derrière le banc des Penguins de Wilkes-Barre/Scranton dans la LAH en 2003-04, il a mené les siens à une fiche de 34-28-18. Quand il a été nommé entraîneur en chef des Penguins de Pittsburgh au cours de la saison 2005-06, Wilkes-Barre/Scranton présentait un dossier de 21-1-3.

À son arrivée à Pittsburgh, les Penguins ont connu une saison misérable et ils ont terminé à un point de la dernière place de la ligue avec un total de 58 points. La saison suivante, Therrien a aidé les jeunes Penguins, dont Sidney Crosby, qui en était à sa deuxième saison, et Evgeni Malkin, qui était à son année recrue, à terminer au cinquième rang de l’Assocation de l’Est avec 105 points, une amélioration de 47 points.

Plusieurs joueurs des Canadiens ont noté que peu importe qu’ils aiment cela ou non, ils savent toujours à quoi s’en tenir avec Therrien. Cette communication fera en sorte qu’à long terme, ils comprendront ce qu’il attend d’eux.

« J’étais vraiment fâché quand j’ai appris qu’il me retirait de la formation », a fait savoir Eller à propos de son retranchement au début de la saison. « Mais il a été très clair sur ce qu’il attendait de moi. »

Gorges a indiqué que ce qu’il l’avait le plus impressionné de Therrien était son attention pour les détails. Et comment cela se traduisait directement sur le concept d’équipe qu’il aime tant souligner.

« Il est vraiment bon non seulement à nous expliquer ce qu’on doit faire dans telle situation, mais le résultat que l’on obtiendra en accomplissant notre travail. Il nous fait savoir quels seront les résultats si on exécute correctement ce qu’il nous demande, et pourquoi il veut que l’on fasse cela comme ça, a dit Gorges. Il nous explique très bien ce que doit être notre travail et on sait pourquoi on le fait.

« Ces petits détails sont si importants, surtout dans la LNH que l’on connaît de nos jours. Chaque match est serré et le score est souvent égal ou il n’y a qu’un but de différence en troisième période. Ces petits détails vous font perdre ou gagner des matchs. »

Therrien a également été capable de soutirer de belles choses de ses deux attaquants recrues que sont Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher. L’habileté de Therrien à travailler avec de jeunes joueurs à Pittsburgh et de les aider à devenir des étoiles est l’une des principales raisons pour laquelle le nouveau directeur général, Marc Bergevin, l’a embauché. Cela rapporte déjà avec les performances de Galchenyuk et de Gallagher, sans oublier celles d’Eller et White.

« Ce fut facile pour moi. L’entraîneur m’a procuré toutes les chances de gagner un poste, de connaître du succès et de devenir un meilleur joueur chaque jour. Il m’a beaucoup aidé », a admis Galchenyuk, qui a fêté son 19e anniversaire la semaine dernière. « Quand un entraîneur te donne l’occasion de jouer dans la LNH à un si jeune âge, il n’y a rien qui peut être mieux pour ta confiance. Il ne peut y avoir une meilleure dose de confiance pour un jeune joueur que d’avoir la chance de jouer dans la LNH. »

Selon Gorges, une des principales raisons pourquoi le message de Therrien a été bien accepté par les vétérans de l’équipe, c’est qu’ils ne veulent pas revivre le cauchemar de la saison dernière alors qu’ils avaient terminé en dernière place de l’association.

« La plupart des gars étaient ici les dernières années et nous n’avons pas aimé comment les choses se sont passées. Nous n’avons pas aimé la direction que prenait l’équipe et nous n’avons pas aimé de la manière que nous avons joué, a fait savoir Gorges. Une partie de nos responsabilités a été de parler à Michel avant le début de la saison, de lui raconter les problèmes que nous avons connus et de la manière que nous aimerions les corriger en tant que groupe. Il est un gars qui est prêt à faire respecter ses principes et pas seulement à le dire. Le dire, c’est une chose, tous les entraîneurs le font, tous les joueurs le font, tout le monde sait cela.

« Mais quand quelqu’un met en pratique ce qu’il prêche, c’est complètement différent. Nous en avons eu quelques exemples cette saison. Nous connaissons tous les cas. Ce n’est pas toujours facile pour le gars qui écope, quelquefois, c’est même difficile pour ses coéquipiers, mais après avoir pris un recul, on se dit : ‘OK, on va faire notre travail, on est mieux de faire passer l’équipe en premier et si on le fait, on sera récompensé.’ Parlez, c’est une chose, mais mettre en pratique ce que l’on prêche, c’est une autre chose. »

Therrien voit son équipe accomplir beaucoup de choses cette saison, mais tout comme ses joueurs, il est conscient qu’il y a de grandes épreuves encore à venir.

Samedi soir, les Canadiens accueilleront les Rangers alors qu’ils disputeront leur 12e de leurs 18 premiers matchs de la saison à domicile. À compter de lundi soir, le Tricolore entreprendra à Ottawa une séquence de 11 matchs en 15 sur les patinoires adverses. Même s’ils occupent le premier rang de l’Association de l’Est, cette équipe a encore beaucoup à prouver.

« Nous avons connu un bon début de saison et nous sommes contents, a simplement dit Therrien. Mais nous sommes également conscients que la plus grande partie du travail reste à faire. »

Si les 16 premiers matchs sont une indication de l’avenir, les Canadiens vont certainement attaquer ce défi ensemble.

Comme une équipe.

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