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Touchette : Patrick Kane a finalement rejoint l’élite

mercredi 2013-02-13 / 16:36 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Patrick Kane a finalement rejoint l’élite

Les super-vedettes ne se bousculent pas aux portes dans la LNH.

Il y en a à peine une dizaine. Sur cette courte liste, vous pouvez désormais inscrire en grosses lettres le nom de Patrick Kane, le joueur de l'heure chez l'équipe de l'heure, les Blackhawks de Chicago.

Le blond ailier droit a élevé son jeu d'un cran, cette année, lui qui connait le départ le plus fulgurant de sa carrière. Ses 20 points à ses 13 premiers matches sont là pour en témoigner.

Kane, premier choix des Hawks en 2007, a toujours été un bon joueur, mais, cette saison, il a finalement rejoint l'élite.

Il a joué en Suisse pendant le lock-out ce qui lui a sans doute permis d'amorcer la saison en force, mais selon le principal intéressé, il y a plus encore.

« J'ai des choses à prouver », a confié Kane à LNH.com récemment. « L'année dernière, j'ai obtenu de bons résultats, mais je sentais que j'étais capable d'en donner encore plus. »

Faut croire qu'il n'avait pas tort.

Non seulement il produit à un rythme infernal, mais il assume ses responsabilités défensives. Bref, il est en train de devenir un joueur complet, un joueur, dont la rapidité et la finesse évoquent les beaux jours d'une ancienne gloire des Hawks, Denis Savard, un joueur étourdissant s'il en fut.

La saison est encore bien jeune, mais l'Américain de 24 ans, qui a décidé d'abandonner son protecteur buccal, pourrait devenir le premier joueur des Hawks depuis Stan Mikita en 1968 à enlever le trophée Hart, remis annuellement au joueur le plus utile à son équipe. Non, ce n'est pas rien.

Son entraîneur Joel Quenneville résume le jeu de son as attaquant en peu de mots.

« Il veut la rondelle et il veut marquer des buts », dit-il.

Les Hawks, qui connaissent un fabuleux début de saison, misent, on s'entend, sur un noyau de joueurs peu ordinaire. On n'a qu'à penser à Kane, Jonathan Toews, Marian Hossa, Duncan Keith, Brent Seabrook, Corey Crawford et j'en passe.

Toews, pour un, est passé à un niveau supérieur, il y a déjà quelques années.

Maintenant que Kane l'a imité, les Hawks présentent une équipe, qui en termes de talent, n'est pas sans rappeler celle, qui a remporté la Coupe Stanley en 2009-10.

Julien a gagné sa place

Mine de rien, les Jeux de Sotchi approchent à grands pas.

Il est peut-être un peu tôt pour s'amuser à concocter l'équipe canadienne de hockey, mais il ne l'est sûrement pas pour essayer d'identifier quelques-uns de ses décideurs.

La question qui fesse: Qui sera l'entraîneur-chef ?

À mes yeux, il y a une seule réponse possible: Mike Babcock, qui a mené le Canada à la conquête de l'or aux Jeux de Vancouver.

Difficile de dire qui est le meilleur entraîneur de la LNH, mais une chose est certaine: Babcock se situe quelque part dans le peloton de tête. Babcock et ... Claude Julien.

L'entraîneur des Bruins de Boston mérite certainement un poste d'adjoint à Sotchi. Il est grand temps qu'on reconnaisse son expertise, son leadership aussi.

Je me souviens encore lorsque Julien était l'entraîneur du Canadien. À une certaine époque, ils étaient nombreux à remettre en question ses méthodes, son leadership. Et à dire des choses pas très gentilles sur son compte.

Quelques années plus tard, ce même Julien, après un court séjour au New Jersey, a hérité des Bruins de Boston. On connait la suite alors que les Bruins ont enlevé la Coupe en 2010-11.

Julien me fait un peu penser à Babcock. Il n'y a rien d'artificiel chez lui, il fait les choses à sa manière et, sans trop faire de vagues, il obtient d'excellents résultats.

Celui qui a fait ses classes à Montréal est devenu un ... premier de classe, rien de moins.

Julien sera-t-il l'un des adjoints de Babcock à Sotchi ?

À vrai dire, la question ne se pose même plus.

Une équipe fragile

S'il s'est amélioré, le Canadien demeure une équipe fragile.

Le match de mardi soir à Tampa Bay nous l'a rappelé alors que le Canadien a gaspillé une avance de 3-0 avant de l'emporter en tirs de barrage grâce à David Desharnais et Carey Price.

La troisième période d'un match, qui, bien souvent, départage les meilleures équipes des autres, est rarement dominée par le Canadien depuis le début de la saison.

En troisième, les avances du Tricolore sont souvent faites de porcelaine. Comme quoi, les mauvais plis sont parfois tenaces chez une équipe, qui, il y a à peine un an, était en déroute.

Cela dit, le Canadien, malgré tout, a eu le mérite de bien réagir après sa déconfiture de l'autre soir contre Toronto.

L'équipe de l'an passé aurait probablement eu besoin de dix jours avant de s'en remettre !

 

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