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Qui devrait être patient et qui devrait paniquer?

lundi 2013-02-11 / 12:16 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Qui devrait être patient et qui devrait paniquer?

Est-ce le temps de paniquer ou d’être patient?

Plusieurs équipes cataloguées comme des prétendantes à la Coupe Stanley se questionnent, maintenant que le quart de la courte saison 2012-2013 est déjà chose du passé.

Examinons de plus près cinq équipes et tentons de déterminer si elles étaient vraiment des prétendantes ou tout simplement des postulantes:

RANGERS DE NEW YORK

Patience

Pourquoi: Même si au début de la saison, ils ont été un choix populaire pour remporter la Coupe Stanley, les Rangers forment une équipe différente de l’année dernière et ils tentent de placer les morceaux à la bonne place.

Ça prend du temps et plusieurs expériences pour atteindre cet objectif et c’est précisément ce à quoi s’applique l’entraîneur en chef John Tortorella depuis le début de la saison.

« Étant donné que l’on tente de réunir toutes les différentes pièces du casse-tête ensemble, on ne s’en fait pas trop, mais il faudra bâtir à partir de cela, a déclaré à LNH.com, l’adjoint au directeur général des Rangers, Jim Schoenfeld. On a vu au cours de deux derniers matchs que nous étions sur la bonne voie. »

Déjà reconnu pour modifier fréquemment ses trios, Tortorella n’a pas dérogé à ses vieilles habitudes, déplaçant ses joueurs pour trouver les bonnes combinaisons. À un moment, il a réuni ses trois vedettes Rick Nash, Brad Richards et Marian Gaborik, mais il lui est aussi arrivé d’en faire jouer deux ensemble et de déplacer le troisième sur un autre trio.

Les recrues J.T. Miller et Chris Kreider gagnent lentement la confiance de Tortorella, car ils ajoutent ce qui manquait à la formation, soit de la vitesse, de l’énergie et de la profondeur.

Les pertes de Brandon Dubinsky, Artem Anisimov, Brandon Prust et Ruslan Fedotenko ont fait en sorte que Tortorella a dû trouver de nouveaux joueurs pour écouler le temps des pénalités. Jeff Halpern et Darroll Powe, la plus récente acquisition de l’équipe, tentent de remplir ce rôle, en compagnie de Ryan Callahan et de Richards. Halpern et Powe sont encore à l’étape d’apprendre comment les Rangers jouent en désavantage numérique.

Nash tente toujours de s’acclimater à la ville de New York et il est certain que les pertes de Callahan et du défenseur Dan Girardi qui ont dû s’absenter en raison de blessures n’ont pas aidé.

FLYERS DE PHILADELPHIE

Patience

Pourquoi: Les Flyers ont bien failli peser sur le bouton de panique, mais ils ont rebondi pour présenter un dossier de 3-0-1 à leurs quatre derniers matchs, incluant une victoire de 4-3 en prolongation contre les Hurricanes de la Caroline, samedi. Ils ont laissé filer une avance à la troisième période, mais Daniel Brière a marqué en prolongation.

« J’utiliserais le mot urgence et non pas panique, a déclaré à LNH.com, Keith Jones, analyste à NBC Sports. La situation est plus en contrôle, mais il est évident qu’ils tentent de combler les lacunes qui sautent aux yeux. »

Ils ont eu à composer avec les blessures aux Scott Hartnell, Wayne Simmonds, Andrej Meszaros et Brière. Ce dernier a raté les quatre premiers matchs de la saison et même s’il a marqué un but en prolongation, samedi, le Québécois ne totalise que quatre points en huit rencontres depuis qu’il est revenu au jeu.

Brayden Schenn a amassé trois points contre les Hurricanes, mais Claude Giroux n’a pas encore retrouvé sa vitesse de croisière et Sean Couturier vit la guigne de la deuxième saison.

Ilya Bryzgalov, qui était souvent perçu comme la faiblesse de l’équipe avant le début de la saison, n’est certainement pas leur principal problème. Il présente une moyenne de 2,27 et un taux d’efficacité de ,921 en 11 départs. Pourtant, la brigade défensive devant lui est loin d’être celle qu’il avait quand Chris Pronger et Matt Carle composaient la première paire de défenseurs.

« Ils ont recours à un style un peu plus hermétique, ils sortent la rondelle de leur zone le plus rapidement possible. Ils ne recherchent pas seulement la passe parfaite, a expliqué Jones. Ils ont de talentueux attaquants qui peuvent marquer plusieurs buts. Ils ont cependant des lacunes à combler à la défense. »

CAPITALS DE WASHINGTON

Panique

Pourquoi: Outre leur victoire de 5-0 contre les Panthers de la Floride, samedi, rien n’a fonctionné pour les Capitals et leurs espoirs de participer aux séries éliminatoires sont déjà aussi minces qu’une fine glace après seulement 12 matchs. Les Capitals ne totalisent que sept points, ce qui est un de moins que les huit amassés chacun par Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom.

« C’est un gâchis, a lancé Jones. Je suis préoccupé par Backstrom, il ne ressemble à rien au joueur qui a connu une saison de 100 points il n’y a pas si longtemps. Ovechkin offre le même rendement que la saison dernière, mais ce n’est pas encore suffisant pour transporter l’équipe. Et Mike Green, qui était tellement une menace offensive, est un défenseur qui passe beaucoup de temps sur la patinoire, mais il ressemble plus à un Joni Pitkanen qu’à un Kris Letang. »

Quelques excuses sont évoquées pour expliquer tout cela comme le fait que l’entraîneur en chef, Adam Oates, n’a pu profiter d’un camp d’entraînement complet pour installer son système de jeu complètement différent de celui que Dale Hunter utilisait la saison dernière. Il y a aussi le fait que Brooks Laich, l’homme à tout faire des Capitals à l’attaque, n’a pas encore disputé un match en raison d’une blessure à l’aine.

Néanmoins, les gardiens, qui se doivent d’être performants quand une équipe tente de créer une chimie dans un nouveau système offensif, ont été, si on veut être polis, moyens. Les Capitals ont de la difficulté à se défendre dans leur territoire, surtout en désavantage numérique et ils sont incapables de préserver une avance quand ils en ont une.

Ils présentent une fiche de 1-4-0 après avoir marqué le premier but d’un match.

« Il y a une différence entre une équipe qui tente de résoudre ses problèmes et une équipe qui semble complètement perdue, et selon moi, les Capitals sont complètement perdus, a déclaré à LNH.com, Craig Button, analyste à NHL Network et à TSN. Ils occupent le 23e rang au chapitre des buts marqués et ils sont en 29e place dans la colonne des buts accordés. À 5-contre-5, ils sont affreux. Leur unité en désavantage numérique est minable. Ils sont mauvais dans les mises en jeu. Ils ne doivent pas s’améliorer dans un aspect du jeu en particulier, mais bien dans tous les aspects. Tu ne peux tout simplement pas jouer comme cela. »

RED WINGS DE DETROIT

Patience

Pourquoi: Tentez de combler les absences créées par la retraite de Nicklas Lidstrom et le départ de Brad Stuart pour San Jose, représente déjà tout un défi, mais le plus gros problème des Red Wings cette saison a été les blessures. C’est déjà difficile de combler l’absence des blessés, mais quand les blessures touchent la brigade défensive qui devait déjà composer sans Lidstrom et Stuart, ça devient pratiquement impossible.

Pourtant, les Red Wings ont surmonté ce défi. Ils ont remporté leurs trois derniers matchs, incluant une excitante victoire de 3-2 contre les Kings de Los Angeles, samedi.

Même si 10 joueurs ont raté au moins un match en raison de blessures, dont le rapide joueur de centre Darren Helm, qui n’a disputé qu’une rencontre, les Red Wings sont au milieu de la course dans l’Association de l’Ouest pour une place dans les séries avec 15 points. Ils ont déjà battu les Blues de Saint Louis à deux reprises, en plus de remporter d’importantes victoires contre les Kings et le Wild du Minnesota. De plus, ils sont l’une des deux équipes à avoir soutiré un point aux Blackhawks de Chicago.

« Vous ne paniquez pas quand tous vos joueurs sont en santé, car vous avez une bonne idée de votre équipe. C’est dans ces conditions que tu peux te demander si tu veux faire des changements », a déclaré Ed Olczyk, analyste à NBC Sports.

« Je croyais vraiment que les pertes de Nicklas Lidstrom et de Brad Stuart coûteraient de 12 à 15 points à l’équipe. C’est tout simplement la réalité, a déclaré Olczyk. Ils sont en période de transition. Mais, la panique? Non. Ils doivent retrouver la santé. »

Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk transportent l’équipe sur leurs épaules, mais le défi est toujours présent en raison des nombreuses blessures.

Helm est toujours à l’écart du jeu, Todd Bertuzzi a raté les deux matchs de la fin de semaine en raison de douleurs au dos, et les noms de Brendan Smith et de Carlo Colaiacovo sont toujours sur la liste des blessés en raison de blessures aux épaules.

« Darren Helm doit revenir au jeu le plus rapidement possible. Il est vraiment un élément clé dans cette équipe, a ajouté Olczyk. Il procure un élément qui est absent quand il n’est pas là. Il est un bon patineur qui exerce un bon échec-avant, un joueur qui n’a pas peur d’appliquer une solide mise en échec, de plus, il peut écouler les pénalités et il peut gagner des mises en jeu. Les Red Wings auront possession de la rondelle plus souvent quand Darren Helm sera de retour dans la formation. »

KINGS DE LOS ANGELES

Panique

Pourquoi: Les champions sont dans le pétrin et ils semblent qu’ils ne sont pas capables de s’en sortir. Ils ont de la difficulté à marquer des buts et ils ne jouent pas assez bien en défense pour s’en sortir.

Ils présentent un différentiel de moins-9 (22-31). Anze Kopitar et Kyle Clifford dominent l’équipe avec seulement six points chacun. Mike Richards n’a marqué qu’un seul but et Jeff Carter n’a pas encore amassé une aide cette saison. Dustin Penner a été rayé de la formation, même s’il n’était pas blessé, et Drew Doughty présente un différentiel de moins-10.

S’ils l’avaient emporté contre les Red Wings, dimanche, ils auraient pu bâtir là-dessus, mais un but de Jonathan Ericsson marqué avec 4,5 secondes à jouer à la troisième a procuré une victoire de 3-2 aux joueurs de Mike Babcock.

« Ils ne marquaient pas beaucoup de buts lors des dernières séries éliminatoires, mais ils étaient à l’aise dans les matchs âprement disputés et ils étaient capables de conserver une priorité, a rappelé Button. Cette saison, ils n’ont pas ce même luxe. »

Pourquoi, connaissent-ils autant de difficultés?

Une partie des problèmes peut s’expliquer par les blessures aux défenseurs Matt Greene et Willie Mitchell, deux gros défenseurs robustes qui évoluent en désavantage numérique et qui peuvent jouer plusieurs minutes. La saison de Greene est terminée, puisqu’il a subi une opération au dos, tandis que Mitchell n’a pas encore joué car il s’est blessé à un genou pendant la saison-morte.

« Ce n’est pas que les Kings n’ont pas de profondeur, mais ils demandent à des défenseurs de jouer plus souvent et la question est : ‘Sont-ils capables de remplir ces rôles?’ a dit Button. Drew Doughty doit prendre les bouchées doubles. On demande à Slava Voynov et à Rob Scuderi d’en faire encore plus. (Alec) Martinez est un cinquième ou un sixième défenseur, mais quand il y a des blessés, on lui demande de faire partie des deux premiers duos. Tous les défenseurs sont exploités au maximum et ça devient tout un défi.

« Mitchell et Greene excellent en désavantage numérique et ils sont capables de libérer le devant du filet, ce sont deux éléments importants quand on ne veut pas passer trop de temps dans sa propre zone. Le plus de temps que tu passes dans ta zone, le moins de temps que tu as pour générer de l’attaque. Les Kings ont excellé dans cette phase de jeu lors des dernières séries éliminatoires. Ils ne restaient pas longtemps dans leur propre territoire. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

 

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