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L’impact des Whalers de Hartford se fait encore sentir dans le cercle des entraîneurs en chef

vendredi 2013-02-08 / 14:20 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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L’impact des Whalers de Hartford se fait encore sentir dans le cercle des entraîneurs en chef

Les Whalers de Hartford de la fin des années 1980, début des années 1990, formaient une équipe compétitive. C’était le plus beau compliment que l’on pouvait dire d’eux.

De la saison 1987-1988 à la saison 1991-1992, les Whalers ont participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley cinq années consécutives. Ils ont accompli cet exploit en terminant au quatrième rang de la division Adams composée de cinq équipes avant d’être éliminés dès la première ronde à chaque année. À cette époque, ils n’ont présenté une fiche gagnante qu’une seule fois.

Mais des années plus tard, les joueurs de ces équipes ont eu un plus grand impact sur la ligue que quiconque aurait pu s’attendre, car neuf d’entre eux ont été entraîneur en chef soit dans la LNH, soit dans une ligue internationale, mineure ou junior.

« Je crois que nous formions un bon groupe de gars. Je me souviens que nous avions plusieurs discussions entre nous, soit sur les unités en désavantage numérique, soit sur les unités en supériorité numérique », a déclaré l’entraîneur en chef de Coyotes de Phoenix Dave Tippett, qui a joué à Hartford de 1984 à 1990. « Nous pouvions nous asseoir et discuter du jeu, le décortiquer afin de nous améliorer. »

À un moment donné la saison dernière, cinq des 30 équipes de la LNH étaient dirigées par un joueur des Whalers de cette époque: outre Tippett, on retrouvait Kevin Dineen (Panthers de la Floride), Joel Quenneville (Blackhawks de Chicago), Todd Richards (Blue Jackets de Columbus) et Randy Cunneyworth (Canadiens de Montréal). Tous, sauf Cunneyworth, ont conservé leur emploi.

Et on ne parle pas seulement des entraîneurs en chef. Parmi les ex-joueurs des Whalers de cette époque, on compte trois directeurs généraux, sept entraîneurs-adjoints et quatre qui occupent des postes importants au sein de la direction des équipes. Sans oublier que Mike Liut est l’agent de Cory Schneider, Vladimir Tarasenko et Ryan Malone, et que Ray Ferraro est l’un des meilleurs analystes à la télévision.

« Hartford était une petite ville, nous nous tenions ensemble. On connaissait pratiquement tout le monde dans la ville », s’est rappelé Quenneville, dont les Blackhawks ont été éliminés par les Coyotes de son ancien coéquipier Tippett en première ronde la saison dernière. « Nous sommes tous encore amis et nous sommes restés en contact. Mais il est étonnant de constater de voir combien de gars de ces équipes sont toujours dans le hockey. »

C’est impossible de déterminer ce qui fait en sorte que tant de joueurs des Whalers occupent ces postes. Il y avait peut-être quelque chose dans l’eau à Hartford. Peut-être que c’est juste un exemple classique d’un réseautage efficace.

L’homme qui a formé ces équipes n’est pas surpris des succès que ses anciens joueurs connaissent depuis qu’ils ont pris leur retraite.

« Ils étaient des gars de grande classe autant sur la glace qu’à l’extérieur. Ils étaient tous des leaders à leur manière. Ils formaient une équipe », a déclaré Emile Francis, qui était le directeur général des Whalers de 1983 à 1989. « C’est la façon que tu dois penser si tu veux devenir un entraîneur en chef ou un directeur général. Tu dois faire passer l’équipe en premier. »

Dès que Francis a pris la direction des Whalers, il savait qu’il avait beaucoup de travail à faire. L’équipe était la risée de la LNH et avait besoin d’une reconstruction de fond en comble. Dans le but de rebâtir l’équipe, Francis a défini le genre de joueurs qu’il voulait soit des joueurs acharnés qui étudiaient le jeu, des gars qui pourraient devenir un jour entraîneur en chef ou directeur général.

Pour atteindre son objectif, Francis a fait l’acquisition de Quenneville et de Tippett, tout comme Dean Evason, l’ex-entraîneur-adjoint avec les Capitals de Washington qui dirige les Admirals de Milwaukee de la LAH, et Dave Babych, l’adjoint au directeur du personnel des joueurs des Canucks de Vancouver. Francis a éventuellement repêché des joueurs comme Dineen, Ron Francis, le vice-président des opérations hockey des Hurricanes de la Caroline, et Ulf Samuelsson, l’ex-adjoint de Tippett, qui dirige aujourd’hui l’équipe de Modo dans la Ligue élite de la Suède.

Norm MacIver, qui a joué 37 matchs avec les Whalers et qui est aujourd’hui l’adjoint au directeur général à Chicago, trouve lui aussi étonnant de voir le nombre de joueurs de ces équipes occuper de tels postes.

« Il y a Joel, Brad Shaw (entraîneur-adjoint avec les Blues de St. Louis) et moi, dit-il. Sans oublier Ulf Samuelsson qui dirige une équipe en Suède. Ça fait quatre défenseurs. Il y a aussi Dave Babych qui travaille avec les Canucks. Presque tous les défenseurs de cette époque sont toujours impliqués dans le hockey. »

La plupart des défenseurs des ex-Whalers ont occupé ou occupent des postes importants dans la LNH, incluant Marc Bergevin, le directeur général des Canadiens de Montréal qui a joué deux saisons à Hartford. Mais il y a un attaquant en particulier que la plupart des membres de l’organisation savaient qu’il deviendrait entraîneur en chef dans la LNH.

« Le gars qui était le plus à l’écoute était Dave Tippett, a déclaré Liut à LNH.com. Il passait beaucoup de temps à regarder les vidéos chez lui. Il s’était fait bâtir une petite chambre vidéo à la maison. Je pense que son but était de devenir entraîneur en chef. »

Bien sûr, immédiatement après avoir annoncé sa retraite, Tippett a été nommé entraîneur en chef des Aeros de Houston de la Ligue internationale de hockey. Sept ans plus tard, il dirigeait les Stars de Dallas. Et quand les Coyotes ont commencé à chercher un remplaçant pour Wayne Gretzky en 2009, ils ont misé sur Tippett.

Don Maloney, le directeur général qui l’a embauché, est lui aussi un ex-joueur des Whalers. Il a vu en Tippett les qualités d’entraîneur en chef que plusieurs autres membres des Whalers de l’époque avaient démontré.

« Je me souviens d’un match contre les Canadiens. Nous tirions de l’arrière par un but dans la dernière minute de jeu et nous avions demandé un temps d’arrêt », a rappelé John Anderson, ex-entraîneur en chef des Thrashers d’Atlanta, qui est aujourd’hui l’adjoint de Tippett à Phoenix. « Il y avait Ronnie Francis, Kevin Dineen, Babych, Ray Ferraro et moi. Babych a dit : 'Voilà ce que nous devrions faire.' Puis Ronnie a dit : 'Non, on devrait faire cela.' Puis Kevin a lancé : 'Non, c’est ça que l’on devrait faire.' À l’époque, le coaching était un petit peu différent.

« Vous savez quoi? Il y avait trop de chefs et pas assez d’indiens. »

De nos jours, tous ces chefs font leur marque dans la LNH.

 

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