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John Tortorella en veut plus de ses Rangers

vendredi 2013-02-08 / 13:06 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

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John Tortorella en veut plus de ses Rangers

NEW YORK – John Tortorella n’est ni un optimiste ni un pessimiste. C’est un réaliste.

L’entraîneur des Rangers de New York (5-5-0) sait trop bien que même après un gain de 4-1 sur leurs voisins, les Islanders, jeudi, son équipe a encore bien des croutes à manger avant de ressembler à celle de la saison dernière qui est venue à six victoires de remporter la Coupe Stanley.

« Il nous faut trouver un moyen d’amasser des points et nous l’avons fait, a-t-il dit. Mais je pense qu’il y a beaucoup de laisser-aller dans notre jeu. Il y a beaucoup de points à améliorer. Mais la clé est de trouver des façons d’obtenir des points pendant qu’on travaille à devenir une meilleure équipe. »

Tortorella n’avait pas caché sa déception après une défaite de 3-1 aux mains des Devils du New Jersey, mardi. Il n’avait pas critiqué de joueur en particulier mais avait couvert de compliments les recrues J.T. Miller, 19 ans, qui en était à son premier match dans la LNH, et Chris Kreider, auteur du seul but des siens.

Tortorella avait noté comment ses vétérans semblaient « effrayés » et même s’il a pris la peine de spécifier qu’il ne voulait pas que ses joueurs se mettent à craindre pour leur emploi, il a sorti Brian Boyle de la formation contre les Islanders après une séquence de 164 matchs consécutifs.

Moins de deux heures avant le début du match de jeudi, Tortorella discutait encore des problèmes de son équipe. Il a visé des joueurs qui auraient aussi mérité d’être exclus mais qui gagnent trop d’argent pour hériter d’un tel sort.

« Il y a quelques joueurs, mais ils ont un trop gros compte de banque, a ironisé l’entraîneur. Aussi ils ont cinq buts et Brian n’en a aucun. Les autres joueurs vont certainement être tenus responsables également.

« Écoutez, c’est évident que les joueurs de troisième ou quatrième trio sont des cibles faciles parce qu’ils ne marquent pas et ne font pas d’autres petites choses. Des joueurs dont je suis aussi déçu vont tout de même faire des jeux durant un match. »

Le seul joueur des Rangers qui avait marqué cinq buts avant jeudi est Marian Gaborik, qui a réussi son sixième contre les Islanders avec l’aide de Brad Richards, lequel a aussi eu sa part de problèmes depuis le début de la saison malgré ses neuf points.

Tortorella n’a pas nommé ces joueurs mais le temps d’utilisation qu’il a réservé à Gaborik (14:42) et Richards (15:54) était leur plus faible de la saison. Dans le cas de ce dernier, il avait été utilisé moins souvent dans seulement cinq matchs depuis son arrivée chez les Rangers. Quant à Gaborik, il a été utilisé moins souvent à une seule reprise la saison dernière.

Gaborik a joué seulement 71 secondes de plus que le jeune Miller, qui a marqué ses deux premiers buts dans la LNH en prenant la place de Boyle au centre du troisième trio entre Kreider et Ryan Callahan, qui revenait au jeu après avoir soigné une blessure à une épaule.

Tortorella estime-t-il que le sort réservé à Boyle a fait passer son message et que son équipe a haussé son niveau de jeu?

Il juge plutôt que les Rangers avaient mieux joué à forces égales contre les Devils.

« Je ne suis pas si certain que ce soit le cas », a-t-il donc répondu aux questions. « Je crois que les athlètes sont fiers. Je sais que nous avons un groupe de bonnes personnes. Je pense qu’ils essaient de faire mieux. Mais très honnêtement je pense que nous avons mieux joué à cinq contre cinq au New Jersey. Mais nous avons gagné 4-1, quoi comprendre?

« Non je n’achète vraiment pas ça (que nous avons mieux joué). Les entraîneurs ont un travail à faire et j’ai deux jeunes qui arrivent et prennent de la place dans la formation. Quelqu’un doit sortir et j’ai dû choisir ceux qui jouaient le mieux dans le rôle de Brian. Je pense que nous avons juste été opportunistes pour marquer des buts. »

Henrik Lundqvist a été exceptionnel du début à la fin de la saison dernière, ce qui lui a valu son premier trophée Vézina. Mais il connaît un début de saison difficile et il a entrepris le match de jeudi avec une fiche de 3-5-0, une moyenne de 2,83 et un taux d’arrêts de tout juste ,900. Même lui n’avait pu échapper aux critiques de Tortorella avant sa performance de 27 arrêts.

« Je ne vais pas sortir Hank de la formation, a dit l’entraîneur. Mais il n’y a aucun doute qu’il doit être meilleur. »

Un lancer du poignet parfaitement exécuté par John Tavares a privé le gardien de 30 ans d’un blanchissage jeudi. A sa huitième saison dans la ligue, Lundqvist a reconnu après le match qu’il n’avait pas besoin de Tortorella pour savoir qu’il doit mieux jouer.

« Oh oui, je le réalise moi-même, a-t-il dit. Je me regarde dans le miroir chaque jour. Qu’est-ce que je peux faire de mieux pour aider l’équipe? Quand on ne gagne pas, on n’est pas souriant et on ne s’amuse pas. C’était un gros match pour nous. Je pense que nous avons fait plein de bonnes choses. »

Dont les unités spéciales. Les Rangers ont marqué un but en deux avantages numériques, ils en comptent maintenant 4-en-37, et ils ont blanchi les Islanders au cours de cinq infériorités.

Le but de Miller en supériorité numérique a été réussi en échappée après avoir capté une passe de Ryan McDonagh en zone neutre. Un beau but, qui n’était pas typique de ceux généralement marqués avec l’avantage d’un joueur qui sont le résultat d’un déplacement de rondelle efficace en territoire offensif.

Tortorella n’a pas mis de temps à tempérer l’enthousiasme provoqué par ce but en disant que son jeu de puissance avait été « laid » à voir.

« Il y a eu une occasion, je pense, où nous avons bien fait bouger la rondelle, a-t-il relevé. J’ai aimé notre vitesse pour entrer en zone offensive et nous avons fini par marquer un but. Nous allons continuer de travailler là-dessus. C’a été un gros but, peu importe la façon dont on l’a marqué, peu importe comment c’était laid. »

Tortorella en voulait plus de ses meilleurs joueurs et Gaborik a marqué. Il en voulait plus de ses joueurs du milieu de la formation et Miller lui a donné deux buts. Il en voulait plus de ses unités spéciales et elles ont fait le travail. Il en voulait plus de son gardien et Lundqvist a répondu à l’appel.

Tortorella a presque eu tout ce qu’il voulait donc mais ses joueurs savent qu’ils peuvent faire encore mieux.

« Il n’est jamais trop tôt pour parler de l’importance d’une victoire, a souligné Callahan. Je pense que le plus important pour nous maintenant est d’en coller quelques-unes. On ne peut continuer de gagner un match puis d’en perdre un, surtout dans une saison écourtée. Il nous faut construire là-dessus et continuer de nous améliorer. »

 

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