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Sept facteurs qui expliquent le mauvais début de saison des Capitals

mercredi 2013-02-06 / 23:49 / LNH.com - Nouvelles

Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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Sept facteurs qui expliquent le mauvais début de saison des Capitals

La campagne 2011-12 a été remplie de hauts et de bas pour Washington, mais elle s’était terminée en beauté lorsque les Capitals sont venus à une victoire d’accéder à la finale de l’Association de l’Est pendant les séries éliminatoires.

L’entraîneur Dale Hunter a décidé de ne pas poursuivre son travail de transformation de cette équipe reconnue pour son attaque explosive en équipe à caractère défensif. Il est retourné derrière le banc des Knights de London dans la Ligue de hockey de l’Ontario. Les Capitals se sont alors tournés vers une autre ancienne vedette de la concession, Adam Oates, avec l’espoir que ce nouvel entraîneur puisse inculquer à ses troupes un style inspiré des meilleurs éléments de l’époque de Bruce Boudreau et de celle de Hunter.

Après dix parties sous la gouverne d’Oates, rien ne se déroule comme prévu. Les Capitals montrent une fiche de 2-7-1 et occupent le dernier rang du classement de la LNH. Comme si ce n’était pas suffisant, les deux victoires de Washington ont été obtenues contre des Sabres de Buffalo privés de Thomas Vanek et des Flyers de Philadelphie sans Scott Hartnell.

Avant les rencontres de mercredi soir, les Capitals étaient ex aequo en 24e position dans le circuit au chapitre des buts marqués par partie et en 27e position pour les buts alloués. C’est la seule formation de la LNH à n’avoir toujours pas gagné sur la route.

Les Capitals auront l’occasion de finalement remporter un match à l’étranger jeudi soir lorsqu'ils visiteront les Penguins à Pittsburgh. Ces derniers ont vaincu Washington 6-3 au Verizon Center dimanche dernier.

Donc, quels sont les principaux problèmes des Capitals? Cette franchise qui a participé aux séries éliminatoires lors des cinq dernières saisons a maintenant une grosse pente à remonter pour espérer y prendre part à nouveau.

1. Les gardiens de but

Braden Holtby a été la révélation des séries éliminatoires de 2012, alors que Michal Neuvirth avait été solide pendant les séries de 2011. Les deux sont jeunes et peu dispendieux, il était donc logique de laisser partir des gardiens plus expérimentés au cours des dernières années (José Théodore, Semyon Varlamov et Tomas Vokoun). De plus, l’échange de Varlamov permettait de mettre la main sur un choix au repêchage qui a été utilisé pour réclamer l’excellent espoir Filip Forsberg. C’était un coup de génie du directeur général George McPhee.

Or, Holtby éprouve des difficultés et Neuvirth offre des performances erratiques. Parmi les 42 gardiens de but retenus pour le classement du pourcentage d’arrêts, Neuvirth vient au 30e rang avec un taux de ,893 et Holtby est 42e avec un taux de ,862.

Neuvirth a connu quelques matchs extraordinaires où il était le meilleur joueur de son équipe (dans une défaite en fusillade contre les Devils du New Jersey et dans une défaite contre les Maple Leafs de Toronto, par exemple), mais il a accordé deux mauvais buts mardi soir dans un revers de 3-2 contre les Maple Leafs. Holtby, quant à lui, a accordé au moins quatre buts dans trois de ses quatre départs.

À l’époque où l’attaque de Washington terrorisait les défensives adverses, les experts avaient souligné que les gardiens de but étaient le talon d’Achille de la formation. Pourtant, lorsque les Capitals se sont inclinés en séries éliminatoires, c’était rarement en raison des gardiens de but.

Si cette édition des Capitals espère participer aux séries d’après-saison, les gardiens de but devront offrir de meilleures performances.

2. Alex Ovechkin

On discute beaucoup plus des difficultés d’Ovechkin que de la situation des gardiens de but. C’est ce qui arrive lorsqu’un joueur assume la responsabilité de capitaine en plus d’être l’un des plus haut salariés de la LNH.

Les chiffres bruts offrent un début d’explication : Ovechkin a deux buts et trois assistances en dix parties et il n’a obtenu qu’un point (une aide) à forces égales. Pour quelqu’un qui était le meilleur joueur offensif du circuit et qui gagne 9 millions de dollars par année, c’est loin d’être suffisant.

Cependant, les statistiques offensives d’Ovechkin ne dressent pas un portrait complet de la situation. Comme David Johnson (@hockeyanalysis) de HockeyAnalysis.com le fait remarquer, Ovechkin joue en moyenne plus de 8 minutes à forces égales par tir au but, ce qui est 2 minutes et 29 secondes de plus que la saison dernière et presque le double que lorsqu’il a remporté le trophée Hart (en 2008 et en 2009).

Ovechkin a tenté de s’adapter à la position d’ailier droit et il a souvent changé de compagnons de trio. Il a surtout évolué avec Mike Ribeiro, Wojtek Wolski, Joey Crabb et Jay Beagle. Vous remarquerez qu’il manque un nom dans cette liste, soit celui de Nicklas Backstrom, le joueur de centre qui a passé la majorité de sa carrière à alimenter Ovechkin.

Ovechkin se débrouille bien en avantage numérique, mais les Capitals n’iront nulle part si leur capitaine et Backstrom, qui est plutôt épargné par les critiques même s’il ne performe pas à la hauteur de son contrat de 6,7 millions de dollars par année, ne montrent pas l’exemple.

3. Les unités spéciales

Lorsque Oates était entraîneur adjoint au New Jersey l’année dernière, les Devils étaient la meilleure équipe de la ligue en infériorité numérique, n’ayant accordé que 27 buts à court d’un joueur. Ils avaient accordé plus d’un but en désavantage numérique qu’à deux reprises en 82 matchs.

C’est pourtant ce qui s’est produit lors des deux premières parties d’Oates derrière le banc des Capitals et c’est ce qui est arrivé dans quatre de leurs sept défaites. La situation s’est légèrement améliorée dernièrement, mais Washington est au 23e rang en infériorité numérique avec un taux de réussite de 74,7 %. Neuvirth, qui est en 12e position au chapitre du pourcentage d’arrêts en désavantage numérique parmi les gardiens ayant disputé au moins trois parties, est en grande partie responsable de cette amélioration.

L’indiscipline de Washington vient amplifier ce problème. Les Capitals sont ex aequo au 28e rang du circuit pour les jeux de puissance accordés (47). Ajoutez cela aux contre-performances de l’unité en infériorité numérique et vous obtenez une équipe qui a accordé le deuxième plus haut total de buts en désavantage numérique dans la ligue (12 contre 13 pour les Red Wings de Detroit).

Le jeu de puissance a aussi éprouvé des ennuis en début de saison. Oates s’occupait de l’avantage numérique avec le New Jersey et des visions de son système 1-3-1 jumelé à l’attaque explosive des Capitals faisaient rêver les partisans.

Quand la rondelle se déplace rapidement, la formation d’Oates est un véritable délice pour les yeux et l’ajout d’un centre aussi agile que Ribeiro lui a facilité la tâche. Toutefois, quand rien ne fonctionne, ce concept paraît stagnant. Les Capitals ont parfois même de la difficulté à s’installer en territoire adverse.

4. La profondeur à l’attaque

Il y a deux types de profondeur à l’attaque : celle pour les deux premiers trios et celle pour les deux derniers trios. Il semble que les Capitals manquent de profondeur dans les deux cas. Bien qu’Ovechkin ne produise pas, d’autres formations comme les Ducks d’Anaheim et Toronto parviennent à marquer même si leurs joueurs vedettes traversent une disette offensive.

Si l’on exclut Ovechkin et Backstrom, Ribeiro a bien fait et c’est le centre idéal pour pivoter le deuxième trio. Washington était à la recherche de ce type de joueur depuis le départ de Sergei Fedorov pour la Ligue continentale de hockey (KHL) après la campagne 2008-09. Ribeiro aurait pu former un bon duo avec Alexander Semin sur le deuxième trio, mais il a plutôt remplacé l’ailier russe (du moins en ce qui concerne le salaire) après que ce dernier eut accepté un contrat d’un an avec les Hurricanes de la Caroline en tant qu’agent libre.

Wolski a été embauché comme solution de rechange à bas prix, mais lui et Troy Brouwer ressemblent plus à des joueurs de troisième trio au sein d’une formation habituée de faire partie de l’élite depuis quelques années. Les Capitals vont évidemment profiter du retour du polyvalent Brooks Laich lorsqu’il sera remis de sa blessure. Dans un monde idéal, il serait le troisième centre de l’équipe, mais dans le contexte actuel, il devra venir en aide à l’un des deux premiers trios.

Les Capitals comptent dans leur organisation un autre candidat qui pourrait leur donner un sérieux coup de pouce, mais il serait étonnant de le voir enfiler leur uniforme dans un avenir rapproché. Tout le monde criait au vol quand Washington a choisi Evgeny Kuznetsov au 26e rang lors du repêchage de 2010 de la LNH et il est vite devenu l’un des plus beaux espoirs du sport. Cependant, il ne semble pas encore prêt à quitter son club de la KHL pour rejoindre la LNH et son contrat est valide jusqu’à la fin de la prochaine campagne.

Si les partisans des Capitals veulent avoir un aperçu de l’impact que pourrait avoir Kuznetsov, ils n’ont qu’à se tourner vers l’autre grand espoir russe du repêchage de 2010, Vladimir Tarasenko, qui a 5 buts et 10 points et 9 parties avec les Blues de St. Louis.

Joel Ward et Jason Chimera jouent bien (surtout en compagnie de Ribeiro), mais le reste du groupe de soutien produit très peu offensivement. Marcus Johansson et Mathieu Perreault, qui avaient offert de belles performances à l’attaque l’an dernier, montrent une fiche combinée d’un but et d'aucune mention d’aide. Crabb et Beagle ont joué quelques parties avec Ovechkin, mais ils n’ont inscrit qu’un total d’un but et de deux assistances.

5. La profondeur en défense

Si les Capitals n’ont aucun joueur d’impact à l’attaque en ce moment, la situation est similaire à la ligne bleue. Mike Green a offert quelques belles performances et il semble vouloir retrouver sa forme d’antan, alors qu’il était l’un des meilleurs arrières du circuit avant que les blessures le ralentissent pendant les deux dernières campagnes. Karl Alzner connaît une autre bonne saison et lui et Ribeiro se révèlent être les meilleurs joueurs de l’équipe à cette étape-ci de la saison.

John Carlson a été sur la glace pour une tonne de buts de l’adversaire, mais ce n’était pas toujours de sa faute. Il a connu un lent début de saison avant de s’imposer graduellement au sein de la brigade défensive des Caps. Ses problèmes ont nui à son équipe, mais les racines des difficultés défensives de Washington sont plus profondes.

La blessure subie par Dmitry Orlov, qui évoluait à Hershey dans la Ligue américaine de hockey pendant le conflit de travail, a privé les Capitals de leur quatrième ou cinquième défenseur. Les contre-performances de Roman Hamrlik en début de saison ont vite fait de le reléguer sur la galerie de la presse. Donc, la situation des quatrième, cinquième et sixième défenseurs est plutôt problématique.

Les belles prestations de Tom Poti étaient inespérées, mais lui aussi a été rayé de l’alignement à quelques reprises. Tomas Kundratek a été une agréable surprise et il pourrait être considéré comme étant le quatrième défenseur de l’équipe en ce moment. John Erskine, qui a souvent été laissé de côté pendant sa carrière avec les Capitals, était l’un des arrières les plus utilisés par Oates avant sa suspension de trois matchs.

6. Les erreurs mentales

L’une des critiques que l’on entendait le plus souvent au sujet des Capitals au cours des dernières années concernait leur force mentale. Il suffit de regarder leur performance en séries contre le Canadien de Montréal en 2010 et le Lightning de Tampa Bay en 2011 pour comprendre. Jouer sous les ordres de Hunter et adopter son style de jeu devait régler ce problème particulier et Washington a bien paru pendant les séries éliminatoires de 2012, malgré toute la pression engendrée par les nombreux matchs qui se décidaient par un seul but.

Peu importe ce que les Capitals ont pu gagner sous la « méthode Hunter », tout cela a disparu cette année. L’attaque anémique (Washington n’a jamais compté plus de trois buts en une partie) et les contre-performances devant le filet ont certainement nui à leur confiance, tout comme le piètre classement de l’équipe.

Les Capitals accordent beaucoup de buts à de mauvais moments. Lors de leurs deux dernières rencontres, ils en ont alloué trois moins d’une minute après que leur attaque à cinq eut été neutralisée. Mardi, le premier but des Maple Leafs a été causé par une erreur de communication entre Neuvirth et Poti. L’indiscipline des Caps peut aussi être attribuée à des erreurs mentales.

Peut-être ce problème disparaîtra-t-il avec un peu plus de chance et quelques victoires? Toujours est-il qu’un peu plus de force mentale aiderait cette équipe à sortir de son marasme actuel.

7. Les circonstances

Si Ovechkin et les gardiens de but sont les deux raisons principales des insuccès des Capitals, la logistique de ce début de saison 2012-13 se classe bonne troisième. L’explication est simple : les Capitals ont plus souffert du conflit de travail que d’autres parce qu’ils comptent sur un nouvel entraîneur qui essaie d’implanter un nouveau système.

Le camp d’entraînement abrégé n’a pas permis à Oates de peaufiner ses combinaisons de trios et ses paires défensives. De plus, les joueurs ont été incapables d’assimiler le nouveau système de manière à ce qu’il devienne instinctif. Ajoutez à cela les blessures à Laich et Orlov et vous obtenez une tornade de problèmes qui explique ce mauvais début de saison.

Bien entendu, la durée du camp d’entraînement a causé des problèmes, mais les Capitals ne font plus partie du club des jeunes équipes prometteuses de la ligue. La maturité acquise au fil des dernières campagnes aurait dû faciliter la période d’adaptation à un nouvel entraîneur. Par exemple, Montréal vit une situation presque identique (avec, de plus, l’absence d’un joueur clé comme P.K. Subban) et pourtant, ses joueurs excellent sous la gouverne du nouvel entraîneur Michel Therrien.

Les Capitals ont encore le temps de régler leurs problèmes et de lutter pour une place en séries ou même pour le titre de leur section. Or, compte tenu de la saison écourtée, ils doivent vite reprendre le contrôle de la situation, sinon ce mauvais départ pour leur coûter très cher.

 

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