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Touchette : Un vieux exploit à la portée des deux p'tits Mozart

mercredi 2013-02-06 / 13:54 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Un vieux exploit à la portée des deux p'tits Mozart

Pour commencer la journée, je vous propose un mini-quiz: Qui a été le dernier joueur du Canadien à remporter le trophée Calder, attribué annuellement à la recrue par excellence ?

« Facile ... », diront certains.

Si vous avez répondu Ken Dryden en 1972, vous avez frappé dans le mille.

Une question un peu plus difficile maintenant: Qui a été le dernier attaquant du Canadien à mériter le Calder ?

Je vous donne 20 secondes ... Stéphane Richer ? Non. Guy Lafleur ? Vous n'êtes même pas proches.

Un indice: il a déjà marqué cinq buts dans un match.

Un deuxième indice: il jouait à l'aile droite.

Un troisième indice ? Enough is enough.

Donnez-vous votre langue au chat ? Réponse: Robert Rousseau en 1962.

Oui, 1962 ! Quand même étonnant si l'on considère le nombre imposant de joueurs-vedettes qui ont défilé à Montréal au cours des 50 dernières années.

C'est donc un exploit vieux d'une cinquantaine d'années qui est à la portée des deux surdoués du Canadien, Alex Galchenyuk et son complice Brendan Gallagher.

La saison est encore bien jeune, mais les deux joueurs, jusqu'à ce jour, se maintiennent parmi les joueurs-recrues les plus performants de la LNH avec Cory Conacher, du Lightning, Vladimir Tarasenko, des Blues, Nail Yakupov, des Oilers, et Jonathan Huberdeau, des Panthers, entre autres.

Trop petit ?

À vrai dire, il y a longtemps que Montréal n'a pas vibré aussi fort pour deux recrues.

Galchenyuk et Gallagher ne sont pas seulement efficaces; ils donnent aussi un bon show.

À chaque fois que Galchenyuk touche à la rondelle, on entend un buzz au Centre Bell. Gallagher ? Une vraie couleuvre. Et pas peureux pour deux sous.

Si un peu tout le monde était d'avis que Galchenyuk était de taille à faire le grand saut, ils étaient encore plusieurs, il n'y pas si longtemps, à entretenir certains doutes sur les chances de Gallagher de rester à Montréal.

Je l'avoue: j'étais de ceux-là. À cause de sa petite taille probablement.

Mais à ma grande surprise, il joue comme s'il faisait six pieds, deux pouces ! Il fonce dans les coins de patinoire, il dérange et, grâce à sa vitesse, il provoque des revirements en zone offensive.

Bref, la direction du Canadien a pris un beau risque qui illustre à merveille son virage philosophique.

La présence des deux jeunes coqs à Montréal est la preuve qu'elle a finalement ajusté sa montre à l'heure de l'an 2000.

Pousse, mais pousse égale

La modération a bien meilleur goût, estime Michel Therrien.

Pour cette raison, l'entraineur du Canadien, on le sait, a demandé à P.K. Subban de mettre un terme au rituel du « triple low five » auquel Carey Price et lui se livraient après chacune des victoires du Canadien par le passé.

Therrien n'a pas tort. Rien contre une courte célébration un brin endiablée, mais une équipe a toujours intérêt à se garder une petite gêne dans la victoire.

« Pousse, mais pousse égal », dirait Confucius.

Les matches viennent vite et l'adversaire a une sacrée bonne mémoire.

Battre une équipe est une chose; chercher à l'embarrasser en est une autre.

Mais à cet égard, la palme, du moins pour l'instant, revient à Nail Yakupov, des Oilers d'Edmonton.

Oh boy ! Qui n'a pas été témoin de la célébration qui a suivi son but égalisateur, l'autre jour, contre les Kings de Los Angeles quelques secondes seulement avant la fin du temps règlementaire ?

Un peu plus et il terminait sa glissade dans le terrain de stationnement sous-terrain réservé aux joueurs. Il en a beurré épais.

Si jamais le jeune homme se fait planter par un joueur des Kings d'ici la fin de l'année, vous saurez pourquoi.

À la baisse

Il est encore bien bon, mais il n'est certainement pas aussi spectaculaire qu'il y a trois ans.

Qui donc au juste ? Alexander Ovechkin.

Son rendement est constamment à la baisse; 109 points en 2010, 85 en 2011 et 65 en 2012.

Et cette saison, il a été limité à cinq points à ses dix premiers matches. C'est bien peu pour un joueur de son rang.

Certains diront que les Capitals vivent une période instable après avoir changé d'entraîneur trois fois en moins d'un an (Bruce Boudreau, Dale Hunter et maintenant Adam Oates), mais, à mes yeux, c'est là une excuse bien facile pour un joueur qui, il n'y a pas si longtemps, était considéré par plusieurs comme le numéro un de la LNH.

Certains soirs, je me demande parfois s'il fait encore partie du top dix.

 

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