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Cinq questions: Backes voit grand pour les Blues

mardi 2013-02-05 / 17:10 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Cinq questions: Backes voit grand pour les Blues

LNH.com publie périodiquement une série appelée « Cinq questions à… », un article incluant questions et réponses qui vise à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Rencontre avec le capitaine des Blues de Saint Louis, David Backes:

Depuis que David Backes a été nommé capitaine des Blues de Saint Louis, l’équipe est passée de prétendants à de sérieux concurrents de la coupe Stanley.

Depuis le 9 septembre 2011, jour de sa nomination à titre de capitaine, tant de choses ont changé, incluant son influence dans le vestiaire. Backes a cependant évolué dans ces changements d’une façon transparente.

Backes a toujours eu des opinions bien arrêtées, mais maintenant il a plus d’influence que d’autres joueurs. Il a toujours combiné puissance et habiletés, et de nos jours, son style déteint sur les Blues qui sont devenus l’une des équipes les plus robustes de la LNH.

Cette saison, Backes et les Blues semblent motivés comme jamais à viser rien de moins que la coupe Stanley. Mais pour atteindre l’objectif, il devra démontrer encore plus de leadership, il devra parler encore plus fort dans le vestiaire et il devra faire valoir encore plus sa puissance et ses habiletés sur la patinoire.

Voilà la différence entre vouloir gagner et s’attendre à l’emporter.

Backes s’entretient avec LNH.com au sujet de tout cela:

Voici les cinq questions à … David Backes.

Après avoir perdu contre les Kings de Los Angeles lors de la deuxième ronde des séries éliminatoires, le printemps dernier, tu as mentionné que vous vous étiez mis trop de pression et que vous n’aviez pas été capables de relever votre jeu quand c’était nécessaire. Penses-tu que le message a été entendu, ou est-il trop tôt pour le savoir?

« C’est une des leçons que l’on doit mettre en pratique non seulement pendant les séries éliminatoires, mais également pendant la saison régulière. Être capable d’enchaîner une série de victoires te demande le même défi. Si vous remportez trois victoires consécutives et que tout le monde parle de vous, tu dois te souvenir qu’il y aura toujours quelqu’un qui tentera de te mettre des bâtons dans les roues.

« On doit demeurer affamé. La plupart du temps, nous avons été constants, nous avons rapidement mis nos victoires derrière nous pour regarder vers l’avenir. Ça fonctionne, mais la saison est encore jeune. »

Quelles sont les différences entre l’état d’esprit des joueurs et la pression quand vous devez vous qualifier pour les séries éliminatoires, comme c’est le cas pour les Blues cette saison, à celles d’autrefois lorsque vous espériez simplement y accéder?

« Quand tu espères seulement accéder aux séries éliminatoires, tu considères que c’est correct d’échouer, tu en viens à penser : ‘Oh, nous avons perdu ce soir, mais de toute façon, nous ne devons pas participer aux séries éliminatoires.' On veut toujours gagner, mais quand tu perds, tu te dis : 'Ç’aurait pu être différent,' ou, 'Si nous avions une meilleure équipe.' On trouve toujours des excuses quand tu n’es pas supposé de l’emporter.

« Quand on s’attend à participer aux séries éliminatoires, on se dit : ‘Obtenons des résultats.' Car si on en n’obtient pas, tu sais qu’il y aura des changements. Je ne considère pas cela comme de la pression, mais comme des attentes, et quand tu es préparé à ces attentes, tu ne vois pas cela comme de la pression. Je vois une nette différence entre les deux, je ne pense pas que c’est la même chose. »

Vendredi dernier, l’arbitre t’a décerné une punition de match pour avoir porté un coup illégal à la tête de ton ex-coéquipier Kent Huskins, des Red Wings. La LNH a cependant revu le geste et a annulé la sanction. Ça amène la question: As-tu pensé à modifier ton style de jeu robuste étant donné la nouvelle politique de la LNH concernant la sécurité des joueurs?

« Inconsciemment, il y a peut-être une petite remise en question à savoir jusqu’où tu peux aller, mais je considère que mon jeu est honnête et respectueux. Quand j’applique une mise en échec, je ne vise pas à blesser mon adversaire. Est-ce que je tente de l’intimider? Probablement, mais je ne souhaite jamais le blesser. Je n’en vois aucun avantage.

« Je me suis fait une réputation, je joue dur et dans les règles, les coups à la tête devraient être interdits. Il y a beaucoup trop de coups à la tête et quand tu es victime d’une commotion, les effets peuvent durer longtemps. Comme je suis grand, je tente de me pencher pour donner des mises en échec d’épaule à épaule. Si mon adversaire à des côtes meurtries après ma mise en échec, ça fait partie du jeu. Mais tenter de blesser mon adversaire et lui infliger une commotion cérébrale qui pourrait l’affecter pour le restant de sa vie? Jamais, je ne veux rien savoir de cela. »

Parlons maintenant de Vladimir Tarasenko, le sujet de conversation autour de l’équipe. Nous avons vu une partie de son talent, il est vraiment bon. Mais je suis curieux de savoir ce que vous, ses coéquipiers, faites pour l’aider à s’adapter à la ville et à la LNH afin que les choses deviennent normales pour lui et qu’il n’ait rien d’autre à penser que son jeu?

« Ça doit être difficile pour lui. Il ne doit pas seulement s’acclimater à une nouvelle ville, il doit aussi s’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux coéquipiers, à un différent style de jeu, et jusqu’ici, il le fait très bien. Des gars comme Alex Steen et Andy McDonald l’aident beaucoup. Nous avons vu combien il est talentueux, il a attiré l’attention, mais quand il a besoin de conseils, nous sommes plusieurs à vouloir l’aider.

« Il s’est bien acclimaté à l’équipe et il pose des questions plutôt que d’attendre des réponses magiques. Son anglais n’est pas parfait, mais il peut se débrouiller. On voit qu’il a un bon sens d’humour. Il fait des blagues, il sourit et il s’amuse. Nous ne le traitons pas comme les autres recrues, car nous voulons être certains qu’il ne prendra pas de mauvais plis, mais il n’obtient pas trop de laissez-passer. »

Es-tu surpris des responsabilités supplémentaires que le titre de capitaine des Blues exige? T’attendais-tu à cela et comment le titre t’a-t-il affecté?

« J’ai été surpris par plusieurs choses. Je savais que je serais un peu plus connu, que j’aurais à accorder plus d’entrevues, mais je ne m’attendais jamais à ce qu’un capitaine ait autant de responsabilités, pas seulement sur la glace, mais dans le vestiaire, lors des entraînements, à la fin des matchs, lors des matchs disputés à l’étranger. C’est comme si avant d’être nommé capitaine, je passais deux heures à l’aréna et que là, j’en passe quatre fois plus pour être certain que tout est en ordre, que nous contrôlons les choses que nous pouvons contrôler.

« J’aime bien cela, mais j’ai été surpris par l’ampleur de la tâche. J’ai lu le livre de Davis Payne sur le leadership et maintenant je lis celui de Ken Hitchcock, un mentor qui pourrait nous amener aux grands honneurs. Outre cela, j’ai surveillé le travail de Dallas Drake et d’Eric Brewer quand ils jouaient pour les Blues, j’ai observé ce qu’ils tentaient de faire pour que l’on obtienne du succès. J’ai essayé d’apprendre tout ce que j’ai pu. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

 

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