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Touchette : Kovalev n'a pas sa place parmi les grands

mercredi 2013-01-23 / 11:45 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Kovalev n'a pas sa place parmi les grands

Certains le vénèrent, d'autres le regardent souvent de travers.

Mais qu'on l'aime ou pas, Alex Kovalev ne laisse jamais personne de glace.

Grâce aux Panthers de la Floride, Kovalev, à 39 ans, profite, on le sait, d'un dernier tour de piste dans la Ligue nationale.

Si j'ai toujours apprécié son immense talent, j'ai souvent remis en question son désir de se surpasser ou encore de donner sa pleine mesure match après match.

Je suis peut-être dans le champ, mais j'ai toujours eu le sentiment que l'attaquant Russe privilégiait le spectacle à la victoire.

Ce qui m'amène à la question suivante: Est-ce que Kovalev aura un jour sa place au Panthéon ?

Bonne question, en effet.

Voilà un joueur, qui totalise 1,027 points, y compris 429 buts, en 1,302 matchs. Non, ce n'est pas banal.

Mais est-ce suffisant pour le consacrer au rang des immortels ?

Qu'en déplaisent à ses fans, je n'en suis pas convaincu.

À Montréal, Kovalev, bien souvent, déclarait présent un match sur trois, parfois un match sur deux. À Ottawa, c'était un match sur quatre.

À mes yeux, Kovalev appartient à ce groupe de joueurs talentueux qui auraient pu en donner davantage.

À ses équipes et à ses fans.

Au cours de sa carrière, il a franchi le cap des 40 buts une seule fois et il n'a jamais accumulé 100 points ou mieux dans le cadre d'une même saison.

À Montréal, on l'a baptisé l'Artiste. Certains soirs, c'est vrai, il faisait honneur à son surnom. Ses coups d'éclat soulevaient littéralement la foule. Mais il y a des matchs, beaucoup de matchs dans lesquels l'Artiste était branché ... sur le pilote automatique. Comme celui de mardi soir au Centre Bell, par exemple, alors que le Canadien a vaincu les Panthers.

Pour cette raison et malgré un talent indéniable, je ne pense pas que Kovalev ait sa place parmi les plus grands.

Un grand vide

N'en jetez plus, la cour est pleine, diront certains. Et ils n'ont pas entièrement tort. Il s'est dit et écrit beaucoup de choses à la suite du décès, dimanche dernier, de l'ancien commentateur Richard Garneau, membre du Panthéon du hockey, mais je n'ai pu résister à la tentation d'en rajouter.

Quand un géant tombe, ils sont nombreux à en subir les contrecoups. Et à vouloir réagir.

Richard Garneau a marqué le milieu médiatique. Par son talent, sa voix magnifique, son intelligence, la qualité de son français et ses connaissances. Par sa passion aussi.

Il y a quelques années, le hasard a voulu que je partage le même vol que lui à destination de Pékin, théâtre des Jeux olympiques en 2008.

Nous avions conversé pendant plus de deux heures; nous avions parlé d'olympisme, bien sûr, de hockey, de baseball, du métier en général et j'en passe. Deux heures passionnantes, qui m'ont permis de découvrir un homme charmant. Charmant et drôle aussi.

Du haut de ses six pieds, cinq pouces, l'homme en imposait, mais, au bout de quelques minutes, t'avais l'étrange impression d'être à sa hauteur tellement il te mettait à l'aise.

C'était là, je pense, l'un des merveilleux pouvoirs du gentil géant qu'il était.

Je pense que tous ceux qui, à une certaine époque, ont tenté leur chance comme commentateur à la télé ont déjà rêvé d'être Richard Garneau. Comme d'autres ont rêvé de devenir Jean Béliveau.

Son départ laisse un grand vide. Mais à chaque fois que j'aurai une pensée pour lui, je me souviendrai de cette conversation échevelée à bord d'un avion avec un grand bonhomme, qui était d'une simplicité désarmante.

Le Yvon Lambert des Wings

Après Nicklas Lidstrom, l'année dernière, les Red Wings de Détroit ont perdu un autre bon soldat lorsque Tomas Holmstron, a annoncé sa retraite, mardi.

Holmstrom, 40 ans, a été le Yvon Lambert des Wings. Tout comme l'ancien joueur du Canadien, l'une de ses missions consistait à se planter devant le filet adverse pendant les supériorités numériques. Et à encaisser des coups à répétition, bien souvent des coups salauds.

Son corps a finalement crié grâce.

Curieusement, Holmstrom et Lambert ont connu des carrières, qui se ressemblent.

Holmstrom a marqué 243 buts comparativement à 206 pour Lambert. Et à l'exemple de Lambert, il a participé à la conquête de quatre Coupes Stanley.

Holmstrom et Lambert, dans leurs belles années, ont été des chênes que l'adversaire n'a jamais réussi à abattre.

Bref, ils ont campé des rôles combien ingrats dans lesquels ils ont largement contribué aux succès de leur équipe respective sans pour autant toujours recevoir les accolades qu'ils méritaient.

Entre vous et moi, je connais bien des gardiens de but de la LNH, qui ont applaudi bien fort à l'annonce la retraite de monsieur Holmstrom, un vrai de vrai.

 

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