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Galchenyuk et Gallagher ont pris des voies différentes pour aboutir à Montréal

vendredi 2013-01-18 / 17:18 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Galchenyuk et Gallagher ont pris des voies différentes pour aboutir à Montréal

MONTRÉAL – Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher se sont réveillés dans la même chambre d’hôtel vendredi matin, mais ils avaient emprunté des voies bien différentes avant d’arriver au jour le plus important de leur jeune vie.

En fin de matinée cependant, tous deux pouvaient se réjouir de faire partie de l’édition du Canadien pour le match d’ouverture de la saison.

Le Canadien a par contre retranché sept autres joueurs.

« J’étais très heureux, a déclaré Galchenyuk. Je n’ai pas connu de meilleure sensation dans ma vie jusqu’ici. »

Le Canadien a aussi choisi de garder Mike Blunden, un autre attaquant. Les attaquants Michaël Bournival, Gabriel Dumont, Louis Leblanc, Patrick Holland et les défenseurs Mike Commodore, Frédéric St-Denis et Jarred Tinordi sont les joueurs qui ont été retournés à Hamilton dans la Ligue Américaine.

Troisième choix du dernier repêchage, Galchenyuk peut encore être renvoyé au Sting de Sarnia de la Ligue junior de l’Ontario après avoir joué un maximum de cinq matchs dans la LNH. S’il en dispute un sixième, il passera le reste de la saison à Montréal. Il est un des 10 joueurs encore d’âge junior qui entreprendront la saison 2012-13 dans la LNH.

Michel Therrien a eu beau insister auprès de Galchenyuk pour qu’il ne s’impose aucune pression d’avoir à se surpasser ou à rester avec l’équipe, le principal intéressé avoue que ce ne fut pas facile de suivre le conseil de l’entraîneur.

« Je ne mentirai pas et je ne dirai pas que je n’ai pas ressenti de pression, a-t-il reconnu. J’en étais à mon premier camp d’entraînement et j’avais été leur premier choix, je ressentais donc un peu de pression. Mais je pense avoir bien gérer la situation. »

Qu’il reste toute la saison ou non après avoir brûlé la Ligue junior de l’Ontario en novembre et en décembre puis être rentré de Russie avec une médaille d’or au Championnat du monde de hockey junior, le patineur américain d’origine russe en a déjà mis plein la vue pour un jeune qui a raté presque toute la dernière saison en raison d’une grave blessure à un genou.

« C’est fou tout ce qui m’est arrivé depuis quelques mois, a-t-il constaté. Je me suis mis à être vraiment productif à Sarnia, j’ai gagné une médaille d’or au Mondial junior et là je vais jouer mon premier match dans la LNH demain. Je ne pourrais être plus heureux, c’est certain. »

Gallagher, le co-chambreur de Galchenyuk au camp d’entraînement, est un cas bien différent. Le 147e choix du repêchage de 2010 ne mesure que 5 pieds 9 pouces et pèse à peine 163 livres et il a toujours été considéré comme un négligé pour atteindre la LNH.

Il a eu à prouver qu’il avait sa place depuis ses tout débuts au niveau junior et il a dû travailler fort pour convaincre. Tout le mérite lui revient.

« À 16 ans j’ai commencé ma carrière junior comme 13e attaquant, puis à force de travail je me suis hissé au quatrième puis au troisième trio et j’ai fini la saison dans le deuxième, a-t-il rappelé. « J’ai donc connu cette situation. À 16 ans, la seule façon d’être de la formation était de jouer en désavantage numérique et de bloquer des lancers, j’ai donc appris tout ça et je pense vraiment que ça va m’aider. »

En quatre ans Gallagher est passé de 13e attaquant des Giants de Vancouver à une poste avec le Canadien, prouvant à tous ceux qui n’ont jamais cru en lui qu’ils avaient tort.

« Je ne joue pas pour eux, je joue pour ceux qui croient en moi, et c’est ma famille, a-t-il déclaré. Ils ont fait beaucoup de sacrifices pour moi. Des gens vont douter de moi, et je comprends ça. Mais ça ne signifie pas que je suis d’accord. »

Therrien avait plus ou moins laissé entendre dès le début du camp d’entraînement que Galchenyuk allait au moins commencer la saison à Montréal, même s’il n’a jamais voulu le confirmer avant vendredi. Galchenyuk a passé tout le camp à l’aile gauche du deuxième trio avec Brian Gionta à droite et Lars Eller ou Tomas Plekanec (qui se remet d’une blessure) au centre.

Le sort de Gallagher était moins évident. Encore jeudi, il se retrouvait dans un troisième et dernier trio lors du match intra-équipe et même s’il est d’abord reconnu comme un joueur offensif, il n’a jamais été utilisé dans un trio offensif lors du camp d’entraînement.

Therrien a laissé entendre que Gallagher n’a pas donné le choix qu’on le garde à Montréal.

« Il a une éthique de travail remarquable, il est toujours près de la rondelle, il fonce toujours au filet, a expliqué l’entraîneur. C’est un bon équipier en plus. Il a toujours un sourire accroché aux lèvres. »

Ce sourire devait être absent cependant vendredi matin lorsque Galchenyuk et Gallagher se sont levés pour se préparer à se rendre au Centre Bell où ils allaient apprendre si leur rêve allait se réaliser ou non.

« C’est probablement le plus long avant-midi que j’ai vécu, a avoué Galchenyuk. L’entraînement était à 11h, nous avons quitté l’hôtel vers 7h45, nous sommes arrivés à 8h15 et j’ai dû attendre pendant deux heures. Je ne savais pas quoi faire. »

Gallagher avait connu un camp d’entraînement remarquable l’an dernier également et avait été un des derniers joueurs retranchés. L’expérience de vendredi n’était donc pas nouvelle pour lui.

« C’était assez relax, a-t-il dit de sa matinée. Nous avons fait comme tous les matins, nous nous sommes battus pour prendre la douche en premier, nous sommes descendus dans le lobby, nous sommes montés dans l’autobus et nous avons essayé de nous réveiller en cours de route. C’est une fois arrivé à l’aréna, assis dans le vestiaire avec les autres, qu’on commence à y penser et à être un peu plus nerveux. »

Gallagher et Galchenyuk étaient assis côte à côte dans le vestiaire – avec toutes ces photos des membres du Temple de la renommée du Canadien au-dessus de leur tête – et ils ont vu ensemble défiler leurs coéquipiers convoqués par Therrien et le directeur général Marc Bergevin. Ils ont vu ceux qui partaient pour Hamilton vider leur casier un après l’autre.

Galchenyuk a admis qu’il comptait les joueurs de sorte qu’après un certain temps il lui est apparu qu’il allait recevoir une bonne nouvelle.

« J’ai été le dernier appelé, a-t-il révélé, j’étais donc confiant. »

Lorsque les journalistes ont eu accès au vestiaire, Gallagher ne pouvait cacher sa joie tandis que Galchenyuk était plus stoïque en parlant de la réalisation de son rêve. A moins qu’il était encore sous le choc du traumatisme.

Il a fait savoir que ses parents et sa sœur mettaient les bagages, de même que leurs deux chiens, dans la voiture à Sarnia pour venir assister au match d’ouverture contre les Maple Leafs de Toronto samedi soir au Centre Bell. Il a ajouté qu’il ne ressentait pas de pression d’avoir cinq matchs pour convaincre le Canadien de le garder et qu’il voulait seulement faire de son mieux pour aider son équipe à triompher.

Mais les apparences cachaient la grande joie d’un jeune de 18 ans qui s’apprêtait à voir se réaliser le rêve d’une vie.

« Je me retiens peut-être un peu, a-t-il confessé, mais je suis passablement excité. »

 

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