Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Le sprint vers les séries éliminatoires ne laisse pas de place à l’erreur

mercredi 2013-01-16 / 9:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

Que la saison compte 48 ou 82 parties, l’objectif reste le même. L’état d’esprit nécessaire pour atteindre cet objectif sera toutefois différent.

« On sait tous que lorsqu’une saison s’amorce, il y a beaucoup d’enthousiasme. Il y a ensuite une période plus calme avant que l’intensité remonte en vue des séries éliminatoires », explique l’ailier gauche du Minnesota Zach Parisé au LNH.com. « Et bien cette saison, l’intensité sera à son comble tout au long de la campagne. »

Le sprint vers les séries éliminatoires de la Coupe Stanley s’amorcera samedi alors que 26 équipes participeront au premier de leurs 48 matchs de la saison. Ces équipes n’auront que 99 jours pour assurer leur participation aux séries. Comme il n’y a pas de temps à perdre, il n’y aura aucun match préparatoire, que les équipes auraient pu utiliser afin de régler les derniers détails.

L’ex-défenseur des Devils Ken Daneyko, qui a participé au sprint de 48 parties en 1995, s’est confié au LNH.com : « Tout est amplifié. Il s’agit d’un énorme défi pour les entraîneurs de réussir à instaurer une chimie rapidement. Bien plus que dans une saison de 82 parties où on peut survivre à une longue léthargie. 

« Les Kings de Los Angeles ne peuvent pas répéter leur début de saison de l’an dernier, sans quoi ils ne participeront peut-être pas aux séries. »

Il y a 18 ans, les Devils avaient le dos dans les câbles, eux qui étaient menacés de ne pas participer au tournoi printanier alors que 60 pour cent de la saison était écoulée. Daneyko et le gardien Martin Brodeur s’en souviennent parfaitement, puisqu’ils étaient à deux doigts d’un désastre, quelques mois après avoir été éliminés dans le septième match de la finale de l’Association de l’Est.

« Nous étions très inconstants, se rappelle Daneyko. Mais nous savions que nous serions capables de nous mettre en marche une fois en séries. »

Il a fallu une séquence de 10-2-2 de la mi-mars à la mi-avril pour que les Devils assurent leur place dans la grande danse du printemps. Même s’ils ont terminé la saison sur une mauvaise note, ne remportant que deux de leurs sept dernières rencontres, ils en avaient fait assez au cours de cette séquence de 14 parties pour être à l’abri de la pression.

Ils se sont qualifiés pour les séries éliminatoires et ont ensuite remporté leur première Coupe Stanley. Comme pour toutes les autres saisons, ce qui comptait, c’était de se qualifier pour les séries. La manière importait peu.

« Lorsque les séries se sont amorcées, nous étions prêts, raconte Daneyko. On ne se soucie plus des 48 rencontres précédentes. L’amorce des séries représentait un retour à la normale. Je m’en rappelle très bien. Les séries éliminatoires n’ont pas été modifiées, elles. C’était intense et très excitant. »

Il faut toutefois s’assurer de se qualifier pour les séries, et dans une saison de 48 matchs, les défis sont plus imposants.

Tout cela commence cette semaine au camp d’entraînement, où les entraîneurs découvrent qui est en forme et qui pourrait bénéficier d’une session ou deux de patinage intensif. Il y a 18 ans, c’était peut-être un défi encore plus grand puisque l’entraînement durant la saison morte n’était pas aussi important ou populaire qu’il ne l’est aujourd’hui.

« À l’époque, presque personne dans l’équipe n’était allé en Europe, et personne n’avait évolué dans les mineures, de dire Brodeur. C’était quelque chose qui ne se faisait pas. Aujourd’hui, on voit que les joueurs ont gardé leurs jambes en forme et qu’ils sont anxieux de commencer. 

« Ce n’est pas que nous ne nous entraînions pas, mais l’aspect affaires est devenu tellement important qu’il faut maintenant être en forme toute l'année, ajoute Daneyko. Ce n’était pas le cas en 1995. Aujourd’hui, les gars sont tous entraînés comme des chevaux de course. Leur préparation a été bien meilleure; ce sont tous des machines. »

Malgré cela, surtout tôt dans la saison, les entraîneurs doivent s’assurer que leurs joueurs bénéficient d’assez de repos et de temps de récupération après les entraînements afin de réduire le nombre de blessures telles que les élongations à l’aine et les déchirures musculaires.

« Chaque joueur revient avec une forme physique différente, et il faut en être conscient afin de corriger cela en cours de route », explique au LNH.com l’entraîneur adjoint des Rangers Jim Schoenfeld, qui était l’entraîneur de Washington en 1994-95. « Le travail n’est pas terminé à la fin du camp d’entraînement. Pour le reste de la saison, améliorer la forme physique des joueurs et leur trouver du temps pour récupérer - ces deux notions sont intimement liées - sont des choses qui ne doivent jamais quitter notre esprit. »

Schoenfeld croit que des canaux de communications honnêtes entre les entraîneurs et les leaders de l’équipe sont « absolument essentiels ».

« On se doit d’établir un dialogue constant, et il faut avoir confiance en leur jugement, explique Schoenfeld. Il nous manque des informations si on ne les intègre pas d’une manière ou d’une autre dans le processus de prise de décision. Ce sont eux qui sont sur la glace et il est important de savoir comment ils se sentent.

« C’est différent lorsque l’on peut tenir un camp d’entraînement complet, nuance-t-il. On peut faire des tests et on peut compter sur davantage de données. Ce n’est pas le cas avec un camp écourté. Nous devons être prêts à jouer au hockey, et nous allons devoir évaluer leur condition physique en observant leur façon de jouer. » 

La façon de jouer des joueurs permettra aussi aux entraîneurs de savoir s’ils réussissent à créer une chimie rapidement, ce qui est essentiel dans le cadre d’une saison écourtée précédée d’un camp de seulement six jours sans parties préparatoires.

Il s’agit peut-être du plus grand défi des entraîneurs.

« La circulation de la rondelle est primordiale, note Schoenfeld. Lorsque la cohésion est déficiente et que les passes ne sont pas complétées, une équipe rapide peut très bien avoir l’air lente. [En 1995], nous avions beaucoup travaillé sur la circulation du disque, que nous avons essayé de rendre la plus rapide possible. »

Les quelque 600 joueurs qui n’ont pas évolué en Europe ou dans les mineures au cours du lock-out pourraient être désavantagés en début de saison, eux qui n’auront pas le luxe de participer à une rencontre préparatoire ou deux.

« On prend pour acquis ces quelques matchs d’échauffement qui nous permettent de nous préparer à jouer à un niveau d’intensité élevé », a déclaré au LNH.com le capitaine des Blackhawks Jonathan Toews. « Ces parties présaison semblent souvent aussi physiques, si ce n’est pas plus, que les rencontres de saison régulière, puisque plusieurs jeunes joueurs tentent de gagner leur place et cherchent à appliquer de bonnes mises en échec. Comme ces matchs n’existent pas cette année, nous n’aurons pas cette possibilité. »

Schoenfeld se rappelle avoir découvert en 1995 qu’il était presque impossible de travailler sur chaque aspect du jeu au cours du camp d’entraînement et des premiers entraînements de la campagne. Il explique que son équipe d’entraîneurs avaient à l’époque décidé de choisir deux ou trois aspects, et de les travailler en profondeur.

Il ajoute que le gros de ce travail sera effectué dans la salle de vidéo puisque le temps passé sur la glace est limité.

« Un entraîneur peut croire que la couverture en territoire défensif, les sorties de zone et l’échec avant sont les aspects du jeu les plus importants. D’autres peuvent penser qu’il s’agit des unités spéciales, explique Schoenfeld. Chaque entraîneur aura donc sa liste de priorités. L’essentiel de leurs entraînements portera donc sur elles. 

« On peut toucher à tout, de la pression en zone offensive à la couverture en territoire défensif, en passant par l’avantage et le désavantage numérique, mais on ne pourra même pas passer près d’atteindre la perfection dans l’une ou l’autre de ces composantes. Il faut donc mettre la priorité sur les éléments qui, selon vous, permettront le plus à votre équipe de connaître du succès tôt dans la saison. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter : @drosennhl

Pour toutes les nouvelles et analyses des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2014, choisissez votre séries
vs.
La série débute le 18 avril
vs.
Montréal mène la série 1-0
vs.
Pittsburgh mène la série 1-0
vs.
New York mène la série 1-0
vs.
Le Colorado mène la série 1-0
vs.
St. Louis mène la série 1-0
vs.
Anaheim mène la série 1-0
vs.
San Jose mène la série 1-0
 

La LNH sur Facebook