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Se rappeler des statistiques de 1994-1995 permet de replacer la saison 2012-2013 dans son contexte

mardi 2013-01-15 / 12:59 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

Par John Kreiser - Chroniqueur LNH.com

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Se rappeler des statistiques de 1994-1995 permet de replacer la saison 2012-2013 dans son contexte

La course pour la conquête de la coupe Stanley sera un sprint au lieu de l’habituel marathon, alors que les équipes joueront 48 matchs au lieu des 82 habituellement disputés. Depuis 1941-1942, la seule autre fois que la saison avait été si courte remonte à 1994-1995, quand les équipes avaient également joué 48 matchs à la suite d’un conflit de travail.

Étant donné la saison écourtée et le fait que les équipes joueront tous leurs matchs à l’intérieur de leur association, l’importance de chaque rencontre sera amplifiée. Mais quelle sera la différence entre un calendrier écourté et une saison régulière de 82 matchs?

Voici une rétrospective de la saison 1994-1995 et comment les événements pourraient se répéter pour la campagne 2012-2013:

Est-ce que la saison écourtée aura une influence sur la participation des équipes aux séries éliminatoires?

Il y a une théorie qui prétend que la saison écourtée permet aux équipes, qui n’ont pas participé aux séries éliminatoires la saison dernière, d’avoir une chance de connaître une bonne séquence qui les conduira dans les séries éliminatoires. Mais si on se fie à la saison 1994-1995, la plupart, si ce n’est pas toutes les 16 équipes qui ont accédé aux séries éliminatoires le printemps dernier seront les mêmes.

Des 16 équipes qui avaient participé aux séries éliminatoires en 1993-1994, toutes sauf deux s’étaient qualifiées après le court calendrier de 48 matchs disputés en 1994-1995. Les mêmes huit formations de l’Association de l’Ouest étaient les mêmes au printemps 1995 que celles de l’année précédente, alors que dans l’Association de l’Est, deux équipes avaient été remplacées.

Les Nordiques de Québec et les Flyers de Philadelphie avaient pris la place des Canadiens de Montréal et des Islanders de New York, et ni les Nordiques, ni les Flyers n’avaient accédé aux séries éliminatoires en raison du court calendrier.

Les Nordiques avaient terminé au premier rang de l’Association de l’Est et ils étaient en route pour remporter la coupe Stanley au Colorado en 1996, alors que les Flyers avaient terminé en troisième place, à leur première saison d’une séquence de 11 au cours desquelles ils ne termineraient jamais plus bas que la cinquième position de l’Association de l’Est.

La saison dernière, même si le classement a été serré pendant le calendrier de 82 matchs, 15 des 16 équipes qui étaient en position de participer aux séries éliminatoires après 48 matchs se sont qualifiées à la fin de la campagne. Le seul changement est survenu avec les Coyotes de Phoenix qui ont devancé le Wild du Minnesota, qui a faibli après un très bon début de saison. Bien que ça ne soit pas impossible de « voler » une place dans les séries éliminatoires avec un calendrier raccourci, ça ne semble pas facile.

Grâce aux tirs de barrage, on ne verra pas d’équipes accéder aux séries éliminatoires après avoir accumulé moins de points que de matchs joués – c’était survenu en 1994-1995 quand les Stars de Dallas et les Sharks de San Jose avaient tous les deux terminés la saison avec 42 points. En raison des points que les équipes obtiennent après des défaites en prolongation ou en tirs de barrage, on prévoit qu’un minimum de 55 points sera nécessaire pour accéder aux séries éliminatoires cette saison.

Qui aura l’avantage, l’attaque ou la défense?

Si la saison 1994-1995 est un indicateur, la saison écourtée pourrait être difficile pour les marqueurs. Une moyenne de 5,97 buts par match avaient été inscrits lors de la saison écourtée, une baisse significative si l’on compare aux 6,48 buts marqués par rencontre au cours de la saison 1993-1994 (sans mentionner les 7,25 buts marqués en moyenne par match en 1992-1993).

Les équipes avaient effectué moins de tirs – et avaient obtenu moins de succès - en 1994-1995 qu’au cours des saisons précédentes. Au cours de la saison écourtée, elles ont tiré en moyenne 29,4 tirs par match, près d’un tir de moins que la saison 1993-1994. Les pourcentages de réussite ont chuté de 10,7 pour cent à 10,2 pour cent en 1994-1995.

L’une des principales raisons de la significative diminution de buts avait été le nombre d’avantages numériques accordés. En 1993-1994, la moyenne de supériorités numériques par match était de 9,7 alors qu’elle a chuté à 8,7 en 1994-1995.

Ce nombre a remonté à 10,1 en 1995-1996, la saison suivante complète, et les buts marqués par match ont rebondi à 6,29 – un nombre qui n’a pas été surpassé depuis, alors qu’il était de 5,32 la saison dernière. Peut-être en raison d’un plus court camp d’entraînement et de la réduction des entraînements, l’efficacité des avantages numériques a diminué de 18,6 pour cent en 1993-1994 à 17,7 pour cent en 1994-1995.

Le nombre d’avantages numériques accordés la saison dernière a été le plus faible au cours des 33 dernières saisons, donc une autre baisse à ce chapitre mettrait l’emphase sur le jeu à 5-contre-5. La saison dernière, 13 des 14 équipes, qui ont conservé un ratio de buts pour/contre supérieur à 1,00, ont participé aux séries éliminatoires.

Il n’y aura pas de marqueurs de 50 buts ou de pointeurs de 100 points. Quelles seront les totaux qui permettront de dominer ces catégories?

En 1994-1995, Jaromir Jagr et Eric Lindros avaient terminé à égalité au premier rang des marqueurs avec 70 points, ce qui équivalait à un total de 119 points dans une saison régulière de 82 matchs. La saison dernière, Evgeni Malkin a remporté le trophée Art Ross en terminant au premier rang des pointeurs avec 109 points en 75 matchs. Ces trois joueurs ont maintenu une moyenne légèrement supérieure à 1,45 point par match.

En 1994-1995, Peter Bondra avait marqué 34 buts (il avait disputé 47 matchs), ce qui représentait l’équivalent de 59 buts dans une saison régulière de 82 matchs, un total qui n’a été dépassé que par Steven Stamkos la saison dernière alors qu’il en a inscrit 60.

Cinq joueurs ont marqué 30 buts en 1994-1995, un total qui aurait fait d’eux des marqueurs de 50 buts dans une saison complète, alors qu’il avait eu neuf marqueurs de 50 buts en 1993-1994 et huit en 1995-1996. Cette saison, s’il y avait cinq marqueurs de 30 buts, ce serait beaucoup. En 2011-2012, Stamkos et Malkin ont été les seuls à atteindre le plateau des 50 buts.

Doit-on s’attendre à ce que plus de recrues décrochent des postes?

Si on se fie encore une fois à la saison 1994-1995, ne soyez pas surpris si plusieurs équipes se rajeunissent.

Un total de 54 recrues avaient joué au moins la moitié des matchs de leur équipe en 1994-1995 – quatre de plus que le nombre qui avait disputé au moins la moitié des 84 rencontres de leur équipe en 1993-1994 (quand chaque équipe jouait deux matchs en territoire neutre). Un autre groupe de 126 joueurs considérés comme recrue avaient joué au moins un match en 1994-1995, comparé à 141 en 1993-1994 qui avait été beaucoup plus longue.

La seule recrue à avoir maintenu une moyenne supérieure à un point par match avait été Peter Forsberg, des Nordiques de Québec (maintenant l’Avalanche du Colorado) qui avait totalisé 50 points en 47 matchs en 1994-1995, un total surpassé par trois recrues en 2011-2012. Deux autres joueurs - Paul Kariya et David Oliver – avaient amassé 30 points dans le calendrier de 48 matchs.

En comparaison, Mikael Renberg, des Flyers de Philadelphie, a dominé les recrues avec 82 points en 83 matchs en 1993-1994; il avait été l’une des sept recrues à surpasser le total de 50 points.

Est-ce que les équipes feront jouer leur gardien no 1 encore plus souvent?

C’est délicat, car les blessures peuvent contrecarrer les plans d’une équipe. Mais si on se fie aux chiffres, les équipes n’avaient pas utilisé leur gardien no 1 plus souvent lors de la saison 1994-1995 qu’elles l’avaient fait lors de la saison précédente ou lors de la saison dernière.

En 1994-1995, huit gardiens avaient joué dans au moins 40 matchs de leur équipe et 14 avaient disputé au moins 36 rencontres, ce qui représentait 75 pour cent du calendrier. Lors de la saison précédente, quatre gardiens avaient disputé au moins 70 matchs, sept avaient vu de l’action dans 67 matchs ou plus (pratiquement le même pourcentage que de jouer 40 matchs dans un calendrier de 48 matchs), et 12 avaient disputé au moins 63 rencontres (75 pour cent du calendrier).

En comparaison, trois gardiens ont disputé 70 matchs ou plus dans le calendrier de 82 matchs de la saison dernière, 10 ont joué 65 matchs ou plus et 13 ont vu de l’action dans au moins 61 matchs, 75 pour cent du calendrier. Ça ne représente pas une grande différence comparativement à la saison 1994-1995.

Lors de la saison écourtée de 48 matchs en 1994-1995, les entraîneurs en chef avaient dû composer avec un très grand nombre de séries de deux matchs en deux soirs. Dans le prochain calendrier écourté, 19,6 pour cent des matchs impliquera qu’au moins une équipe jouera deux soirs d’affilée, ce qui représente à peu près le même pourcentage que la saison 1993-1994. La saison dernière ce pourcentage avait été de 15,7 pour cent.

 

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