Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Nord-Ouest doit répondre

mercredi 2013-01-16 / 9:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

Partagez avec vos amis


Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Nord-Ouest doit répondre
L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Nord-Ouest, où tout le monde chassait Vancouver au cours des dernières années, mais des nouveaux ajouts sur les autres équipes pourraient changer la course pour le trône.

FLAMES DE CALGARY

Bien que le directeur général des Flames de Calgary Jay Feaster soit aux commandes depuis peu de temps, il n'est pas enclin à démembrer l'équipe et à entreprendre une reconstruction comme le souhaitent des partisans et des observateurs depuis quelques années.

Le Scotiabank Saddledome est toujours rempli à pleine capacité mais la fiche de 118-90-38 des Flames n'a pas été suffisante pour leur permettre de prendre part aux séries lors des trois dernières saisons, et la saison 2012-13 sera déterminante pour leur organisation. Tous les joueurs-clé des Flames ressentiront de la pression pour accéder aux séries éliminatoires et écarter l'idée de tout refaire.

1. Bob Hartley pourra-t-il mener l'équipe aux séries éliminatoires ?

L'ancien entraîneur-chef de l'Avalanche n'a pas piloté dans la LNH depuis les six premiers matchs de la saison 2007-08 avec les Thrashers d'Atlanta (il est le seul à avoir conduit cette concession aux séries). Hartley hérite d'une équipe au style de jeu fermé sous Brent Sutter, et il n'a pas immédiatement plein de joueurs pour maintenir le rythme plus rapide qu'il souhaite.

Mais Feaster compte sur le fait que Hartley est un bon communicateur et qu'il a remporté des succès à différents niveaux. Les deux ont remporté la Coupe Calder en 1997 quand ils faisaient équipe en tant qu'entraîneur-chef et directeur général des Bears de Hershey dans la Ligue américaine, alors la principale filiale du Colorado. Hartley a ensuite remporté la Coupe Stanley avec l'Avalanche en 2001. Cette année-là, l'ailier droit des Flames Alex Tanguay avait connu la meilleure de ses quatre saisons avec Hartley. Les deux sont toujours demeurés en contact depuis ce temps.

2. Qui est le joueur de centre no 1 ?

En tout respect pour les récents joueur de centre du premier trio Craig Conroy et Daymond Langkow, ce rôle n'a pas été rempli par un joueur de premier plan à Calgary depuis plusieurs années.

Hartley a déclaré pendant un entrevue la semaine passée qu'Alex Tanguay pourrait être utilisé comme centre avec Jarome Iginla et Mike Cammalleri sur le premier trio. Jokinen est parti, mais les Flames ont une autre option: Roman Cervenka, qui provient de la Ligue continentale de hockey. Ils ont aussi obtenu sur le marché des joueurs autonomes un marqueur de 25 buts, Jiri Hudler, qui remplace adéquatement Jokinen et qui a déjà évolué au centre auparavant.

3. Jay Bouwmeester rajeunira-t-il avec un nouvel entraîneur, ou est-il près de quitter ?

Le bon coup de patin et les habiletés offensives de Bouwmeester pourraient ressortir davantage dans le style de jeu de Hartley plutôt que celui de Sutter.

Bouwmeester possède un gros contrat mais il n'a pas dépassé le cap des 30 points en trois saisons avec les Flames. Néanmoins, comme certains l'ont déjà rapporté, des équipes ayant de l'espace sur leur masse salariale et qui ont besoin de joueurs talentueux pourraient faire une offre d'échange pour les services de ce défenseur qui obtient beaucoup de temps de glace.

Il y aura peut-être moins de pression sur le joueur de 28 ans à la suite de l'arrivée de Wideman, mais il sera intéressant de voir comment Hartley composera avec le défenseur no 1 de l'équipe. S'il s'approche du plateau de 15 buts atteint à deux reprises avec les Panthers de la Floride et s'il parvient à renverser son différentiel de moins-21 en 2011-12, ce serait un boni considérable pour les Flames.

4. Qu'en est-il des contributions des jeunes ?

Tôt ou tard, il y aura des joueurs récemment réclamés au repêchage qui joueront sur une base régulière au Scotiabank Saddledome. Plusieurs joueurs prometteurs ont encore besoin d'acquérir de l'expérience, mais Sven Baertschi a une excellente chance de se tailler une place dans l'équipe et il y a aussi quelques postes disponibles.

Les Flames ont perdu 382 hommes-matchs en raison des blessures la saison dernière, et l'express d'Abbotsford a servi sur une base quasi-quotidienne pour le rappel de Paul Byron, Brett Carson et Roman Horak. Les récents premiers choix Max Reinhart et Greg Nemisz frapperont à la porte.

5. Quelqu'un est-il capable d'être un héros après le temps réglementaire ?

Alors qu'ils doivent se lancer dans leur section à la poursuite des Canucks de Vancouver, qui ont remporté le trophée des Présidents à deux reprises, les Flames ne peuvent tout simplement pas se permettre de laisser filer un point additionnel en prolongation ou en tirs de barrage. Avec trois victoires en tirs de barrage, cela donne aux Flames un total de cinq victoires après le temps réglementaire, contre un total de 16 défaites en prolongation et en tirs de barrage.

Il serait bienvenu que Kiprusoff s'améliore lors des tirs de barrage, compte tenu que son taux d'efficacité de ,625 (15 buts sur 40 tirs) lui a valu le 35e rang à ce chapitre dans la ligue. On est loin de s'attendre à un tel rendement d'un gardien ayant connu sept saisons de suite avec au moins 35 victoires. Kiprusoff est le meneur parmi les gardiens actifs avec 35 défaites en fusillade. Si quelqu'un peut aider les Flames à convertir plus de défaites d’un point en des victoires de deux points, il faut que ce soit le gardien de 35 ans.

6. Les Flames pourraient-ils vraiment échanger Jarome Iginla et/ou Miikka Kiprusoff pour commencer à refaire leur formation ?

Iginla, qui a connu 11 saisons de suite avec au moins 30 buts, deviendra un joueur autonome sans compensation après la prochaine saison, et Kiprusoff, lui, un joueur autonome sans compensation après la saison 2013-14. Si Calgary devait s'effacer de la course aux séries éliminatoires en février, il serait tentant pour Feaster d'essayer d'échanger un des deux joueurs pour obtenir de jeunes joueurs talentueux peu coûteux qui pourraient apporter de la profondeur et alléger la masse salariale.

Iginla possède une clause de non-échange, tandis que Kiprusoff n'en a plus depuis la saison dernière. Les deux joueurs sont populaires et ils détiennent plusieurs records de la concession, mais à l'exception d'une participation à la finale de la Coupe Stanley en 2004, les Flames ont raté les séries à 10 reprises et ils ont été battus à quatre reprises en première ronde depuis la première saison d'Iginla, en 1996-97.

Feaster a publiquement allégué qu'il ne démembrera pas l'équipe, et il a démontré au cours de son séjour au poste de directeur général du Lightning de Tampa Bay qu'il n'échangera pas un joueur étoile (Vincent Lecavalier) parce que des observateurs disent qu'il devrait le faire. Mais Feaster a refusé de discuter de la possibilité d'accorder un nouveau contrat à Iginla, préférant que cette discussion ne se déroule pas sur la place publique.

-- Brian Schiazza

AVALANCHE DU COLORADO

Après une saison morte passée a offrir des contrats et à prolonger les ententes de joueurs autonomes clés, l’Avalanche du Colorado amorcera la saison 2012-13 avec une équipe similaire à celle qui a raté les séries éliminatoires lors de la dernière campagne : très jeune, encore verte, mais talentueuse à souhait.

1. L’Avalanche en a-t-elle fait suffisamment au cours de la saison morte ?

La saison morte a été relativement tranquille au Colorado, au niveau des transactions et d’embauches de joueurs autonomes, et certains partisans sont sans doute concernés à savoir si on en a suffisamment fait pour améliorer cette onzième place dans l’Ouest l’an dernier. En y regardant de plus près, l’organisation a fait quelques petits pas en avant afin de retourner en séries éliminatoires.

Colorado a conservé toutes ses pièces offensives en signant Jamie McGinn et Steve Downie au bas de contrats de deux ans, en réembauchant son meilleur arrière offensif en la personne de Erik Johnson, en s’assurant des services de son joueur de concession potentiel Matt Duchene et en conservant les droits sur l’ailier David Jones. Seul Ryan O’Reilly demeure sans contrat.

Ajoutez à la liste le nom de Pierre-Alexandre Parenteau, acquis via le marché des joueurs autonomes, et l’attaque de l’Avalanche semble plus solide qu’elle ne l’était l’an dernier.

2. Gabriel Landeskog peut-il éviter la guigne de la deuxième saison ?

Le deuxième choix au total lors du repêchage de la LNH 2011 a connu une transition aisée vers un niveau plus élevé, méritant son poste avec l’Avalanche grâce à quatre buts lors de ses huit premiers matchs. Contrairement au premier choix des Oilers d’Edmonton, Ryan Nugent-Hopkins, candidat au trophée Calder, Landeskog est parvenu à demeurer en santé et a été constant tout au long de la saison. Il a mené les recrues au chapitre des lancers au filet (270), a terminé à égalité avec Nugent-Hopkins au premier rang des marqueurs chez les joueurs de première année au niveau des points (52) et ses efforts ont été récompensés lorsqu’il a été nommé recrue de l’année.

Landeskog peut-il poursuivre à ce rythme en 2012-13 ? L’histoire récente nous apprend qu’on pourrait assister à une baisse de régime. Jeff Skinner des Hurricanes de la Caroline a amassé 20 points de moins à sa deuxième saison, tandis que le récipiendaire du trophée Calder en 2009-10, le défenseur des Sabres de Buffalo Tyler Myers, a vu son différentiel passer de plus-13 à égale, et il a récolté 11 points de moins. Toutefois, Landeskog pourrait se retrouver en zone de confort si la jeune et dynamique ligne qu’il formait avec O’Reilly et Downie demeure intacte.

3. Semyon Varlamov est-il la solution à long terme devant le filet de l’Avalanche ?

La principale préoccupation entourant Varlamov demeure ses deux saisons avec les Capitals de Washington et sa capacité à garder la forme. À de nombreuses occasions, alors qu’on pensait qu’il serait le prochain gardien numéro un, les blessures l’ont retenu et il a été surpassé par les jeunes gardiens Michal Neuvirth et Braden Holtby chez les gardiens d’avenir des Caps. Toutefois, après une saison complète au Colorado, la question n’en est plus une de santé mais bien de capacité.

Après un bon départ avec l’Avalanche en 2011-12, Varlamov a affiché un dossier de 2-8-1 en novembre et on lui a alors préféré le vétéran Jean-Sébasten Giguère. Même si Giguère a constamment répété que Varlamov était le premier choix au Colorado, c’est le vétéran qui a ramené l’Avalanche dans le portrait des séries, avant d’être blessé à l’aine en février, redonnant ainsi le poste de partant à Varlamov.

Le directeur général Greg Sherman n’a pas jugé bon d’apporter des changements à la position de gardien durant la saison morte, laissant suggérer qu’il croyait en Varlamov ainsi qu’en son mentor Jean-Sébastien Giguère, second violon de 35 ans. Toutefois, comme l’équipe regorge de jeunes gardiens de talent au sein du club école de Lake Erie dans la Ligue américaine de hockey, le poste de numéro un de Varlamov n’est pas coulé dans le béton pour l’avenir.

4. Pierre-Alexandre Parenteau peut-il aider Matt Duchene à renaître ?

Lorsque l’Avalanche a embauché Parenteau pour quatre ans à raison de 16 millions $ dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes, l’équipe avait un plan en tête. Oui, Colorado avait besoin d’un ailier créatif capable de produire offensivement et Parenteau correspondait parfaitement à cette description. Le joueur de 29 ans a explosé en 2011-12, à sa deuxième saison complète dans la LNH, inscrivant 18 buts et amassant 49 passes chez les Islanders de New York.

Encore plus important que ses statistiques individuelles, c’est la capacité de Parenteau à soutenir John Tavares et à l’aider à atteindre son plein potentiel. L’ancien premier choix s’est épanoui en jouant avec Parenteau, atteignant la marque des 30 filets pour la première fois et méritant sa première participation au Match des Étoiles.

Duchene est un joueur similaire à Tavares et vient de connaître une saison désastreuse, écourtée par les blessures, n’amassant que 28 points. Un ailier de talent est peut-être tout ce dont Duchene a besoin pour retrouver sa touche offensive.

5. Joe Sacco peut-il mener cette équipe en séries ?

Techniquement, il le peut. Il l’a déjà fait en 2009-10, sa première saison derrière un banc dans la LNH, après avoir occupé plusieurs postes au sein de l’organisation de l’Avalanche. Cette année là, avec des attentes peu élevées, Sacco et l’Avalanche ont connu une saison de 43-30-9 et ont enregistré la meilleure augmentation de points (26) entre deux saisons depuis l’expansion de 2000.

Cependant, depuis ce temps, Sacco n’a pas livré la marchandise. Colorado a connu un recul en 2010-11 par rapport à l’année précédente, terminant avec seulement 68 points. L’Avalanche a mieux fait en 2011-12, flirtant avec une place en séries, suite à d’heureuses acquisitions lors de la date limite des transactions. Des jeunes qui tentaient de trouver leurs repères, des joueurs qui étaient exténués après une longue saison et les séries étaient à nouveau hors de portée.

Avec une autre saison d’expérience à un haut niveau et un contrat prolongé de deux ans pour aider sa confiance, Sacco peut utiliser ces facteurs en sa faveur, cette saison, pour aider l’Avalanche à figurer à nouveau dans le portrait des séries.

6. L’infériorité numérique souffrira-t-elle du départ de Jay McClement ?

Lorsque McClement est arrivé au Colorado à la date limite des transactions de 2011, l’Avalanche détenait le pire dossier de la LNH à court d’un homme. Ils ont terminé cette saison-là avec un rendement de 76,1 pour cent et ont alloué plus de buts que quiconque (75). La contribution de McClement dans ce revirement de situation ne peut être sous-estimée.

Il y a toutefois du positif pour l’Avalanche. Le Colorado a terminé dans le premier tiers en infériorité numérique la saison dernière et c’est peut-être arrivé au détriment de l’attaque. En embauchant Parenteau et en conservant le noyau de jeunes joueurs intact, Sherman et ses hommes ont clairement mis l’emphase sur l’attaque. Jan Hejda et Ryan O’Byrne sont de retour à la ligne bleue, mais quelqu'un devra palier à l’absence de McClement en désavantage numérique.

-- Davis Harper

OILERS D'EDMONTON

Le 19 juin 2006, les Oilers d’Edmonton tentaient de compléter leur remontée, eux qui avaient tiré de l’arrière 3-1 dans la série finale de la Coupe Stanley, mais ils se sont inclinés 3-1 dans le septième match contre les Hurricanes de la Caroline.

C’était le dernier match éliminatoire d’une franchise qui avait vu les beaux jours de Wayne Gretzky, Mark Messier, Paul Coffey et Grant Fuhr. Évidemment avec une équipe qui comprend les trois derniers premiers choix au repêchage de la LNH (Nail Yakupov devrait se joindre aux Ryan Nugent-Hopkins et Taylor Hall), sans oublier plusieurs autres jeunes joueurs, autant à la ligne bleue que devant les buts. Les Oilers sont en position pour se battre pour au moins la huitième place de l’Association de l’Ouest et mettre fin à une séquence de trois ans qui les a vus terminer au dernier de la section Nord-Ouest.

1. Comment se comportera Ralph Krueger à sa première saison à titre d’entraîneur en chef dans la LNH?

Avant de joindre le personnel des Oilers en 2010 à titre d’adjoint à Tom Renney, Krueger, qui aura 53 ans le 31 août, a bâti sa réputation derrière le banc d’équipes européennes. Après avoir connu une belle carrière à titre de joueur en Allemagne, il a dirigé l’équipe nationale de Suisse qu’il a menée contre toute attente à une médaille de bronze au Championnat mondial en 1998. Sous sa tutelle, la formation suisse n’était pas à prendre à la légère aux Jeux olympiques de Turin et de Vancouver.

Krueger a pu passer les deux dernières saisons à s’adapter au jeu de la LNH sous les ordres de Renney, le remplaçant même à deux occasions quand une commotion et de la mortalité dans sa famille avait empêché Renney d’être à son poste. Ce sera maintenant à Krueger de départager le temps de glace entre les jeunes et les vétérans, tout en choisissant quel gardien va jouer. Il est respecté dans le monde du hockey et il ne devrait pas avoir de difficultés à garder un bon esprit d’équipe.

2. Est-ce que le premier choix Nail Yakupov et le joueur autonome Justin Schultz sont prêts à jouer dans la LNH?

Edmonton a été assez chanceux de pouvoir ajouter de jeunes talents qui pourront avoir un impact immédiat autant à l’attaque qu’à la défense. Même s’ils ont terminé à neuf points des Blue Jackets de Columbus, les Oilers ont pu choisir Yakupov au premier rang du repêchage car ils ont remporté la loterie. Ils ont ensuite été capables d’en venir à une entente avec Schultz, qui était joueur autonome car il n’avait pas signé de contrat avec les Ducks d’Anaheim qui en avaient fait leur choix de deuxième ronde en 2008.

Schultz a eu 22 ans cet été et il a joué pendant trois ans à l’Université du Wisconsin. Il a dominé la Ligue américaine de hockey cette saison, récoltant 18 buts et 48 points en 34 matchs, et il est déjà considéré le favori à remporter le Trophée Calder à la fin de la saison.

Yakupov est âgé de 19 ans et il a passé l'arrêt de travail dans la Ligue continentale de hockey et avec l'équipe russe au Championnat mondial de hockey junior. Il a passé deux saisons avec le Sting de Sarnia dans la Ligue de hockey de l'Ontario.

3. Est-ce que Devan Dubnyk a les attributs pour devenir un gardien no 1?

Renney a partagé le travail de ses gardiens la saison passée. Dubnyk a effectué 42 départs contre 40 pour le vétéran Nikolai Khabibulin, qui aura 40 ans en janvier et qui en est à sa dernière année d’un contrat de quatre ans. Il est donc important de savoir si Dubnyk, âgé de 26 ans, pourra être celui qui défendra les buts des Oilers qui tentent de se qualifier pour les séries éliminatoires.

Dubnyk, qui a été un choix de première ronde des Oilers en 2004, en sera à sa quatrième saison dans la LNH, lui qui a légèrement amélioré ses statistiques à chaque année. Il a disputé de plus en plus de matchs et il a diminué sa moyenne de buts accordés à chaque campagne. Ses taux d’efficacité de ,916 et de ,914 au cours des deux dernières saisons sont plus que respectables avec une équipe qui a connu des problèmes à la défense.

4. Où en est rendu le développement de Taylor Hall et de Ryan Nugent-Hopkins?

Demeurer en santé serait un bon départ. Hall a vu ses deux premières saisons dans la LNH prendre fin prématurément en raison de blessures, ratant au total 38 matchs en deux ans. Nugent-Hopkins a manqué 20 rencontres à titre de recrue, ce qui lui a coûté 16 points (si on projette sa fiche sur 82 matchs) et fort probablement le trophée Calder qui est allé à Gabriel Landeskog de l’Avalanche du Colorado.

Hall, qui a été opéré à l’épaule en mars, a amélioré ses statistiques à sa deuxième campagne même s’il a joué quatre matchs de moins. Il est à la veille d’éclore et s’il demeure en santé, il ne pourra qu’aider les Oilers à participer aux séries éliminatoires.

Nugent-Hopkins a inscrit 18 buts et a terminé à égalité avec Landeskog chez les recrues avec 52 points. Il y avait quelques inquiétudes concernant son physique (6 pieds 1 pouce, 175 livres) au début de la saison et il a été blessé à l’épaule après avoir connu un bon début de campagne. Il a eu le temps de développer une bonne chimie avec Hall et Jordan Eberle sur le premier trio et on devrait les revoir réunis.

5. Qu’est-ce qui arrive avec Magnus Paajarvi, un autre choix de première ronde des Oilers en qui on misait beaucoup?

Dans un blogue du Edmonton Journal dans lequel on suggérait différentes combinaison des trios en vue de la saison, Paajarvi jouait soit à l’aile gauche sur la deuxième ligne, soit il avait de la difficulté à percer la formation partante. Tout dépendait si Yakupov jouait à gauche ou à droite et comment on compléterait le reste de la formation.

Paajarvi, le 10e choix au repêchage de 2009, n’a marqué que deux buts et totalisé huit points en 41 matchs la saison dernière après avoir connu une belle première saison à titre de recrue avec 15 buts et 34 points. Il a été cédé à la LAH où il a amassé 25 points en 34 rencontres avec Oklahoma City. Il a marqué quatre buts et 20 points pour les Barons cette saison. À 21 ans, il aura une autre chance de faire démontrer son talent.

6. Est-ce que les Oilers seront meilleurs défensivement?

Les Oilers devront diminuer le nombre de buts marqués contre eux, s’ils veulent être dans la course pour une place dans les séries éliminatoires lors de la présentation du match des Étoiles. Même s’ils possèdent beaucoup de talent à l’attaque, pour espérer connaître du succès, ils devraient maintenir une moyenne de buts marqués par match similaire à celle que la formation présentait à la belle époque de Gretzky. Ils ont accordé 239 buts la saison dernière, ce qui les classait au huitième avant-dernier rang de la ligue.

Nick Schultz, acquis du Wild du Minnesota avant la date limite des échanges, leur a donné un précieux coup de main, tout comme Andy Sutton, Ladislav Smid et Ryan Whitney. Jeff Petry et Corey Potter ont tous les deux connu une bonne première saison complète dans la LNH, et Theo Peckham a apporté un élément de robustesse. Ajoutez Justin Schultz à ce groupe, et même si les défenseurs ne sont pas aussi talentueux que les attaquants, on y retrouve une certaine amélioration si on les comparent à la brigade défensive de la dernière saison.

-- Brian Hunter

WILD DU MINNESOTA

L’été du Wild du Minnesota a été marqué par les signatures de Zach Parisé et de Ryan Suter, les deux meilleurs joueurs autonomes sur le marché.

Bien que le noyau offensif du Wild ait plus de profondeur et qu’il y ait une abondance de jeunes espoirs qui pourraient faire le saut, personne ne sait quel genre d’équipe l’entraîneur en chef Mike Yeo dirigera, une formation travaillante qui dominait la ligue en décembre ou celle qui s’est effondrée en deuxième moitié de saison.

1. Est-ce que l’arrivée de Parisé et de Suter signifie un retour dans les séries éliminatoires?

Le Wild devrait indubitablement être une meilleure équipe offensive que celle qui a maintenu une moyenne de 2,02 buts par match, la plus faible de la ligue, la saison dernière. Dany Heatley et Parisé devraient être jumelés au capitaine Mikko Koivu, qui a fait partie de la légion de joueurs blessés du Wild la saison dernière.

Le deuxième trio de l’équipe devrait être pivoté par la talentueuse recrue Mikael Granlund, le bon marqueur Devin Setoguchi et Pierre-Marc Bouchard, si jamais ce dernier est en santé, le vétéran Matt Cullen, ou l’un des nombreux autres espoirs.

Mais le Wild devra faire face à un lourd défi, soit de se classer parmi les huit meilleures équipes de l’Association de l’Ouest. Dans leur section, la division Nord-Ouest, les Canucks de Vancouver viennent de remporter le trophée des Présidents au cours des deux dernières saisons. Dans la section Centrale, quatre équipes ont totalisé 100 points, alors que les deux finalistes de l’association (Phoenix et Los Angeles) font partie de la section Pacifique.

2. Quels seront les défenseurs?

Suter a totalisé 46 points la saison dernière avec les Predators de Nashville, mais il jouait avec Shea Weber, membre de la première équipe d’étoiles. Reproduire une telle production avec le Wild ne sera pas chose facile. Le total de points de Suter était deux fois plus élevé que celui de Jared Spurgeon, qui a été le meilleur défenseur du Wild à ce chapitre la saison dernière.

Les coéquipiers de Suter à la ligne bleue devront produire rapidement. Selon Yeo, Suter jouera en compagnie de Spurgeon sur le premier duo, qui tout comme Tom Gilbert est reconnu comme un défenseur qui fait bien bouger la rondelle.

L’inexpérience est le dénominateur commun pour le reste de la brigade défensive. Marco Scandella, Justin Falk, Clayton Stoner, Nate Prosser et Steve Kampfer totalisent ensemble 511 matchs dans la LNH. Suter a disputé 542 rencontres, et il est le seul défenseur à avoir participé aux séries éliminatoires avec 39 matchs.

Scandella et le premier choix en 2011, Jonas Brodin, sont blessés, ce qui pourrait créer une place dans la formation pour le premier choix au Repêchage 2012, Mathew Dumba.

3. Est-ce que Mikael Granlund est prêt à être un joueur d’impact dans la LNH?

Pour la première fois depuis le départ de Marian Gaborik, il y a trois ans, le Wild pourra compter sur un pur talent offensif en Granlund.

Granlund est déjà une grande vedette en Finlande en raison de ses prouesses contre la Russie au Championnat mondial de 2011. Son équipe a aussi enlevé les honneurs dans la ligue finlandaise, où il a remporté un titre de marqueur, en plus d’être nommé la meilleure recrue, tout cela avant l’âge de 18 ans.

Les signatures de Parisé et de Suter enlèveront beaucoup de pression sur les épaules de Granlund et cela devrait faciliter son adaptation à la LNH. Sa vitesse, son adaptation et son tir devraient compenser pour sa petite taille (5 pieds 10 pouces). Yeo a déjà fait savoir qu’il aimerait utiliser Granlund au centre au camp d’entraînement. Si Granlund peut pivoter un bon deuxième trio et améliorer une supériorité numérique qui a terminé en 26e place la saison dernière, le Wild fera un pas de géant vers les séries éliminatoires.

4. Est-ce que Mikko Koivu pourra demeurer en santé?

Le Wild est une équipe différente quand son capitaine joue, l’un des meilleurs fabricants de jeu de la LNH et l’un des meilleurs joueurs de centre dans les deux sens de la patinoire. Mais Koivu a été blessé plus souvent qu’à son tour à ses sept premières saisons dans la LNH. Il n’a connu que trois campagnes de 71 matchs ou plus. C’est la principale raison pour laquelle Koivu n’a jamais inscrit plus de 22 buts et qu’il n’a dépassé seulement trois fois le plateau des 60 points.

Le Wild n’a présenté qu’une fiche de 8-16-3 en l’absence de Koivu en 2011-2012. Il a raté quatre matchs en raison d’une blessure à un genou et 23 autres en raison de malaises à une épaule. Il a totalisé 44 points en 55 rencontres.

5. Lesquels des nombreux talentueux espoirs du Wild décrocheront un poste?

Si le Wild n’avait pas acquis Parisé et Suter, il aurait certainement été l’une des équipes les plus jeunes de la LNH. Granlund est le joyau de la couronne de l’un des groupes qui compte sur le plus de talentueux espoirs de la ligue, et Yeo aura des choix difficiles à faire au camp d’entraînement.

Charlie Coyle et Brett Bullmer sont deux gros attaquants de puissance qui pourraient remplacer Guillaume Latendresse. Coyle a dominé dans les séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeure du Québec avec les Sea Dogs de Saint-John au printemps. Jason Zucker a amassé deux aides en six matchs avec le Wild la saison dernière après avoir terminé son séjour à l’Université de Denver. La direction de l’équipe a bien apprécié ses habiletés de marqueur. Certains Européens pourraient venir mêler les cartes au camp d’entraînement soit l’ailier gauche Johan Larsson, la recrue dans la ligue suédoise d’Élite, et le défenseur Brodin, sans oublier Dumba.

6. Quelle sera l’identité du Wild?

Les nombreuses blessures et l’inconstance en deuxième moitié de saison en 2011-2012 ont démontré le besoin d’une meilleure production à l’attaque. Le Wild a terminé au dernier rang à l’attaque en marquant 22 buts de moins que les Kings de Los Angeles, qui eux ont fini en 29e position à ce chapitre. Ils ont aussi terminé en dernière position pour la moyenne de tirs au but par match (26,5) et ils ont marqué le moins de buts à 5-contre-5 (112). Finalement, ils ont terminé à l’avant-dernier rang en remportant seulement la moitié de leurs matchs quand il marquait le premier but.

Yeo en sera à sa deuxième année derrière le banc de l’équipe, lui qui a savouré une conquête de la Coupe Stanley à titre d’entraîneur-adjoint avec les Penguins de Pittsburgh en 2009. Il tentera de poursuivre le changement de culture et d’attitude de l’équipe. La plus grande tâche de Yeo au camp d’entraînement sera de déterminer qui jouera avec qui. Amalgamer tous les nouveaux-venus déterminera si le Wild pourra faire fructifier tout ce talent afin de participer de nouveau aux séries éliminatoires.

-- Brian Schiazza

CANUCKS DE VANCOUVER

Roberto Luongo est toujours membre des Canucks de Vancouver, mais l’hypothèse admise est qu’il en n’a pas pour très longtemps, car Cory Schneider est prêt à devenir le gardien no 1 de l’équipe.

Le dossier Luongo représente l’affaire urgente que Gillis n’a pas encore réglée cet été. Ce dossier empêche les Canucks d’analyser adéquatement la formation qu’ils mettront sur la glace en début de saison, car il n’est pas encore clair quel genre de joueurs Gillis obtiendra en retour. Mettra-t-il la main sur des jeunes pas encore prêts à jouer dans la LNH ou obtiendra-t-il des vétérans?

Outre la saga Luongo, les Canucks devront répondre à d’autres questions au cours de la prochaine saison s’ils aspirent toujours rester au sommet de la LNH et demeurer de légitimes aspirants à la Coupe Stanley.

1. Est-ce que Schneider sera un meilleur gardien no 1 que Luongo?

C’est le but visé. Les Canucks n’échangeraient pas Luongo s’ils ne croyaient pas que Schneider, âgé de 26 ans, n’avait pas tous les outils pour devenir l’un des meilleurs gardiens de la LNH, comme l’a été Luongo au cours des dernières années.

Schneider devra prouver qu’il mérite le contrat de trois ans d’une valeur de 12 millions $ qu’il a signé cet été. Il jouait très bien dans l’ombre de Luongo, avant de démontrer en avril dans la série contre les Kings qu’il avait l’étoffe pour devenir partant, quand il a présenté un taux d’efficacité de ,960 et une moyenne de buts accordés de 1,31 en trois matchs.

2. Quand Ryan Kesler entreprendra-t-il sa saison?

La meilleure question à poser serait peut-être : est-ce que Kesler redeviendra le même joueur qu’il était il y a deux ans quand il a marqué 41 buts et a remporté le trophée Selke? C’est une question équitable, car il se remet d’une opération pour un deuxième été de suite. Les Canucks pensent avant tout au début de saison de Kesler. Il a subi une opération pour soigner une déchirure à une épaule en mai. Le diagnostic initial prétendait qu’il ferait un retour à mi-novembre, mais le processus de réhabilitation déroule lentement et il ne sera pas prêt pour le début de la saison.

3. Comment se comportera Jason Garrison, natif de la C.-B, après avoir signé un lucratif contrat?

Garrison a été récompensé pour sa bonne saison avec les Panthers de la Floride en signant un contrat de six ans d’une valeur de 27,6 millions $ avec les Canucks. Il devra maintenant être à la hauteur pour justifier l’argent que les Canucks lui ont offert. Son salaire de 4,6 millions $ par année égale celui de Kevin Bieksa, qui était le défenseur le mieux payé des Canucks.

Garrison, qui remplacera Sami Salo, s’est amélioré au cours des trois saisons qu’il a jouées avec les Panthers. La saison dernière, il a connu des sommets avec 16 buts et 17 assistances pour un total de 33 points en 77 matchs alors qu’il a gagné 700 000$ selon le site CapGeek. Il a marqué neuf buts en avantage numérique.

4. Est-ce que Chris Tanev est prêt à jouer régulièrement?

Tanev a disputé 54 matchs et 10 rencontres éliminatoires au cours des deux dernières saisons. Il n’a récolté que trois assistances, mais il a surtout été utilisé dans un rôle défensif. Il entreprend la dernière année de son contrat d’entrée dans la LNH. Les Canucks espèrent toujours qu’il formera la brigade défensive de l’équipe en compagnie de Garrison, de Bieksa, d’Alex Edler, de Dan Hamhuis et de Keith Ballard.

Il y a de fortes probabilités que Tanev et Ballard forment le troisième duo des Canucks. Certains amateurs ne sont pas très confiants face à cette éventualité, mais Tanev a les capacités de devenir un bon défenseur puisqu’il est encore jeune (22 ans) et qu’il améliore son attaque.

Tanev ne deviendra jamais un prolifique marqueur, mais il pourrait au moins devenir une menace s’il améliorait son tir. Il n’est pas spectaculaire, mais il effectue une bonne première passe. Il obtiendra toutes les chances pour gagner un poste régulier.

5. Est-ce que David Booth peut produire comme l’un des six premiers attaquants?

Il y a quatre ans, Booth a inscrit 31 buts en 72 matchs avec les Panthers. Depuis, il en a marqué que 47 en 172 rencontres, incluant 16 buts en 56 matchs avec les Canucks la saison dernière. Si Booth joue l’entière saison, marque plus de 20 buts, totalise plus de 50 points, les Canucks seront bien heureux. Ils ont besoin de plus de régularité d’un joueur qui est encore sous contrat pour les trois prochaines saisons à un salaire moyen de 4,25 millions $.

S’il répond aux attentes, les Canucks seront encore plus dangereux lors du retour de Kesler, ce qui enlèvera beaucoup de pression aux autres ailiers comme Mason Raymond et Alex Burrows.

6. Zack Kassian deviendra-t-il le robuste attaquant que les Canucks ont tant besoin?

Les Canucks ont acquis Kassian dans un échange en espérant qu’il deviendra le robuste attaquant qui leur a manqué en finale de la Coupe Stanley en 2011. S’il devient un émule de Milan Lucic, les Canucks ne s’en plaindront surtout pas.

Kassian se verra offrir la chance de gagner l’un des six premiers postes à l’attaque. Les Canucks aimeraient bien savoir assez vite s’il deviendra le robuste attaquant qu’il était chez les juniors, lui qui avait été repêché au 13e rang par les Sabres de Buffalo en 2009.

Kassian fera rapidement face à toute la pression de devenir l’intimidant attaquant que les Canucks ont tant besoin, car les amateurs ne tarderont pas à comparer son jeu à celui de Cody Hodgson avec les Sabres. Hodgson est le prometteur joueur de centre et ex-premier choix de l’équipe que Gillis a cédé aux Sabres pour mettre la main sur Kassian.

-- Dan Rosen

 

La LNH sur Facebook