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Les Devils se questionnent sur leur ancien coéquipier Scott Gomez

dimanche 2013-01-13 / 19:32 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Les Devils se questionnent sur leur ancien coéquipier Scott Gomez

NEWARK, N.J. – Déjà en déclin, la carrière de Scott Gomez a carrément piqué du nez dimanche lorsque le Canadien lui a dit de rester chez lui et qu’il préférait racheter son riche contrat. Au New Jersey, d’anciens coéquipiers des Devils ne peuvent que se questionner sur ce qui a pu se passer chez l’ancien gagnant du trophée Calder depuis qu’il a quitté l’équipe.

« Il a un talent incroyable et un formidable sens du hockey, mais il a connu de succès dès le début de sa carrière au sein d’une bonne équipe et avec de bons coéquipiers, et la chose à retenir est qu’il était toujours bien encadré », a expliqué Patrik Elias à LNH.com. « C’est ce qu’il y a de plus important pour lui. Peut-être que lorsqu’il est parti d’ici, il n’avait pas toute sa tête au hockey. Quand vous vous retrouvez chez les Rangers et à Montréal, il y a beaucoup à faire à l’extérieur de la patinoire et il y a des joueurs qui ne peuvent gérer ça. »

Chose certaine, Gomez n’est jamais venu près de répéter les succès personnels ou d’équipe connus au New Jersey depuis qu’il a abandonné les Devils le 1er juillet 2008 pour accepter un généreux contrat de sept ans et 51,5 millions des Rangers.

La réalité l’a rejoint dimanche matin lorsque le directeur général du Canadien Marc Bergevin l’a dit qu’on préférait lui verser son salaire évalué à 5,5 millions $ pour qu’il reste chez lui avec l’intention de racheter la dernière année de son contrat à la fin de la saison.

Bergevin a expliqué qu’il ne voulait pas risquer que Gomez soit victime d’une blessure parce que la nouvelle convention collective de travail interdit de racheter le contrat d’un joueur blessé.

Dire qu’il y a à peine quelques années, Gomez était considéré un des meilleurs attaquants de son équipe. Mais sa production a décliné aussi rapidement que son salaire a progressé

Il a touché le fond du baril avec ses 11 points en 38 matchs la saison dernière, après avoir été limité à 38 en 80 un an plus tôt. Et il a atteint une célébrité dont il aurait préféré se passer lorsqu’il a passé une année complète du calendrier sans marquer un seul but.

Même s’il avait amassé 128 points à ses deux premières saisons avec les Rangers, le directeur général Glen Sather a compris qu’il devait se défaire d’un salaire aussi encombrant pour le plafond salarial. Bob Gainey et le Canadien sont venus à son secours non seulement en le débarrassant de ce trop gros salaire mais en lui cédant en plus le défenseur Ryan McDonagh, appelé à devenir un joueur étoile à New York.

Trois ans et demi plus tard, le Canadien ne veut plus voir Gomez dans l’entourage de l’équipe et est disposé à lui verser des millions pour qu’il reste chez lui.

On parle pourtant d’un joueur qui a gagné la Coupe Stanley à deux reprises et totalisé 460 points en sept ans passés au New Jersey.

« Tout le monde sait quel genre d’individu il est, c’est probablement une des meilleures personnes que vous allez rencontrer. Il veut simplement s’amuser et profiter de la vie plus que quiconque, a dit Martin Brodeur. La situation, quand il était jeune, était bonne pour lui. Il a peut-être pensé qu’il était prêt à voler de ses propres ailes, j’imagine. Quand vous partez pour autant d’argent, la pression augmente et les attentes du public changent. Mais vous demeurez le même homme. C’est juste une situation malheureuse pour lui. »

Elias et Brodeur pensent tous deux qu’on n’a pas fini d’entendre parler de Gomez. Ils pensent que sa carrière pourra être relancée s’il trouve une équipe capable de lui fournir un environnement dans lequel il sera en mesure de s’épanouir.

Et Brodeur ne dit pas que ce ne sera pas avec les Devils.

« On a vu des choses plus étranges, note-t-il. Plusieurs joueurs sont revenus (dans leur ancienne équipe).

« Pour moi il est un joueur vraiment efficace. Je m’arrange toujours pour savoir où il est sur la patinoire. Il a juste besoin d’être au bon endroit pour lui. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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