Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

Renvoyé à la maison avant le début du camp, Gomez sera racheté cet été

dimanche 2013-01-13 / 18:43 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

Partagez avec vos amis


Renvoyé à la maison avant le début du camp, Gomez sera racheté cet été

BROSSARD, Qué.Scott Gomez est arrivé à Montréal au cours de l’été 2009, lui qui était la première étape d’une processus de reconstruction chez les Canadiens. Il a quitté la ville dimanche dans une situation similaire.

Gomez a été acquis par Bob Gainey, le directeur général des Canadiens de l’époque, des Rangers de New York, le 30 juin 2009, un jour avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Gainey avait affirmé avoir acquis Gomez dans le but de convaincre les joueurs autonomes comme Brian Gionta et Michael Cammalleri que les Canadiens étaient prêts à être compétitifs.

Moins de quatre ans plus tard, le nouveau dg, Marc Bergevin, a envoyé Gomez et son salaire de 7,36 millions $ à la maison, dimanche, pour s’assurer que ce dernier allait demeurer en santé et qu’il pourrait être éligible à un rachat de contrat, qui permettra à l’équipe de disposer d’un peu de marge de manœuvre sous le plafond salarial et ainsi être en mesure d’être compétitif, et même de devenir un aspirant, sous le nouveau plafond salarial de 64,3 millions $ qui sera en vigueur la saison prochaine.

Dans un sens, c’est le premier geste majeur posé par Bergevin dans son propre plan de reconstruction d’une formation qui a terminé la dernière saison au dernier rang dans l’Est et dont le joueur le mieux payé a produit largement sous les attentes au cours des deux dernières campagnes.

« Nous connaissons tous les règles et nous savons tous que l’an prochain, le plafond salarial baissera, a dit Bergevin. Il nous a fallu juger de ce qui était le mieux pour nous, afin de nous donner de l’espace pour manœuvrer à l’intérieur des nouvelles règles. »

Bergevin a expliqué que le montant associé au salaire de Gomez apparaîtra tout de même sur la masse salariale des Canadiens, moins 900 000$, selon les règles de la nouvelle convention collective, ce qui signifie une somme de 6 457 143$, pour la saison en cours. Gomez sera placé au ballottage, il ne devrait pas être sélectionné et n’occupera donc pas une place dans l’alignement des Canadiens.

Le salaire de Gomez demeurera comptabilisé dans la masse salariale des Canadiens, au prorata d’un plafond salarial de 70,2 millions $, mis en place cette saison. Le plafond salarial sera réduit à 64,3 millions $ la saison prochaine, et Bergevin avait peur que si Gomez devait se blesser, il se retrouverait dans l’obligation d’effectuer d’autres changements à son alignement, pour se contraindre à ce plafond salarial plus bas.

« Nous ne voulons pas être menottés par cette situation, a révélé Bergevin, ou encore être forcés d’échanger des joueurs productifs pour rester sous le plafond salarial. »

C’est une sortie brutale qui met fin à la triste histoire d’une des transactions les plus controversées dans la récente histoire des Canadiens, qui avaient inclus l’ancien choix de première ronde, Ryan MacDonagh, pour acquérir Gomez, un joueur qui s’est maintenant établi comme étant l’un des trois meilleurs défenseurs des Rangers.

En 196 parties en saison régulière avec les Canadiens, Gomez a inscrit 21 buts, récolté 87 passes et amassé 108 points, présentant un différentiel de moins-23. Il a connu une solide première saison avec les Canadiens, en 2009-10, avec une récolte de 59 points en 78 rencontres, en plus d’être un leader au sein d’une équipe qui a atteint la finale de l’Association de l’Est, amassant 14 points en 19 matchs.

Toutefois, les performances de Gomez ont pris la pente descendante depuis, ce qui a mené à cette sortie, dimanche.

« Son salaire qui apparaît sur la masse salariale est de 7,3 millions $, a dit Bergevin. S’il est votre centre numéro un, ça va. La décision a été prise en se basant sur sa production au cours des deux dernières campagnes. »

Malgré ses déboires sur la glace, Gomez était une figure populaire dans le vestiaire et ses anciens coéquipiers ont encaissé la nouvelle difficilement.

« Le côté personnel devient extrêmement difficile lorsque le côté affaires prend le dessus », a dit Gionta, qui a été également le coéquipier et compagnon de trio de Gomez au New Jersey, avant d’être réunis à nouveau ici, en 2009. « C’est un bon gars, il pourra rebondir. Les premiers jours seront plus difficiles, je suis convaincu. »

Gomez était reconnu pour aider plusieurs jeunes joueurs des Canadiens à faire la transition vers la LNH, en se rendant disponible pour répondre à leurs interrogations et en les intégrant au groupe, en dehors de la patinoire. Des joueurs comme Lars Eller, David Desharnais et Max Pacioretty ont tous longuement parlé du fait que les conseils de Gomez les avaient aidés lors de leur entrée dans la ligue.

« Je suis un grand fan de Gomer, a dit Pacioretty. Il m’a aidé à devenir le joueur que je suis maintenant. Lorsque j’ai été rappelé et que j’essayais de me faire un nom dans cette ligue, j’ai évolué sur son trio en compagnie de Gionta durant le reste de la saison. Il m’a aidé sur la glace comme en dehors. C’est un très bon gars et un bon joueur, c’est une situation malheureuse. Jouer à Montréal, c’est difficile lorsque vous ne produisez pas et c’est définitivement ce qui est venu le hanter. »

Pacioretty a admis que la pression de la saison dernière, lorsque les médias et les partisans ont fait une histoire avec le fait que Gomez n’avait pas marqué durant une année entière, a été particulièrement difficile pour Gomez, ce qu’il compare à se retrouver dans un trou noir.

« Ce n’est pas un secret, si Scott avait joué à Long Island, il aurait connu une meilleure saison, a dit Pacioretty. C’est pourquoi nous aimons jouer ici et c’est également le mauvais côté de la chose. »

Le nouvel entraîneur Michel Therrien a dirigé son premier entraînement dimanche, à son second passage avec l’équipe, mais il a suivi de près les Canadiens la saison dernière, en tant qu’analyste pour le compte du réseau RDS et il avait bien vu les problèmes de Gomez.

Therrien soutient Bergevin dans la décision de couper les liens avec Gomez.

« La situation de Gomez en est une d’affaires, a dit Therrien. Je supporte la décision prise par Marc. Ce n’est pas une décision facile à prendre. »

C’est également une décision qui suit la philosophie partagée par Bergevin à ses joueurs, alors que le camp d’entraînement s’est amorcé sous un nouveau régime.

« Les dirigeants l’ont bien illustré lorsqu’ils nous ont parlé aujourd’hui, » a dit Pacioretty. « Ils ont dit qu’il y aurait beaucoup de changements et qu’il fallait garder le focus et concentrer nos énergies sur ces changements et à regarder vers l’avenir. »

Cet avenir commence de toute évidence avec le départ de Gomez.

 

La LNH sur Facebook