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Burke dit au revoir à Toronto dans son propre style

samedi 2013-01-12 / 19:53 / LNH.com - Nouvelles

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com

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Burke dit au revoir à Toronto dans son propre style

Pour les non-initiés, la conférence de presse de Brian Burke au Air Canada Centre, samedi, a peut-être été perçue comme une inquisition.

Il y avait Burke, seul derrière un micro devant une meute de journalistes, qui répondait aux questions pour la première fois depuis son congédiement survenu, mercredi. Ces journalistes étaient sur le point de lui poser des questions concernant son séjour à titre de directeur général des Maple Leafs, une période qui a pris fin de façon abrupte moins de quatre ans après sa nomination et au cours de laquelle son équipe n’a jamais participé aux séries éliminatoires de la coupe Stanley.

Au lieu de cela, Burke a passé environ 10 minutes à répondre aux questions après qu’il eut livré avec honnêteté et truculence son discours. Il a quitté avec dignité, tout en lançant quelques flèches.

« De mon point de vue, seule la victoire compte, a déclaré Burke. Et je n’ai pas remporté assez de matchs. Je considère que j’ai mis les pièces en place. Il n’y a aucun doute, j’ai été stupéfait par la tournure des événements, mais je crois que les propriétaires ont le droit de prendre ce genre de décision et je vais passer à autre chose. »

C’est le président de MLSE, Tom Anselmi, qui a annoncé lui-même à Burke, mercredi matin, qu’il était relevé de ses fonctions et qu’il était remplacé par Dave Nonis.

Ce dernier avait aussi remplacé Burke à titre de directeur général des Canucks de Vancouver en 2004 quand il avait été démis de ses fonctions. Le congédiement est survenu à quelques jours du début de la saison 2012-2013 et il a surpris beaucoup de monde, y compris Burke, qui était en route pour assister à une réunion du bureau des gouverneurs à New York quand on lui a demandé de retourner au bureau pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.

Soixante-douze heures plus tard, Burke était toujours en train de digérer la nouvelle et d’accepter son nouveau rôle de conseiller principal auprès du conseil d’administration, un poste sans aucun regard sur les activités quotidiennes liées au hockey.

Un de ses inquisiteurs lui a demandé quand il serait prêt à devenir directeur général d’une autre équipe de la LNH.

« Demain, si je le pouvais, a répondu Burke. Je ne pense pas que j’en ai fini avec le hockey. Je suis définitivement sur le marché du travail, il n’y a aucun doute.

« Vous devez comprendre que, parfois, lorsque vous êtes congédié, vous pouvez voir les vautours et vous comprenez que ça s’en vient. Vous n’êtes pas certain quand vous allez tomber raide mort dans le désert, mais vous savez que ça s’en vient. Mais cette fois-ci, ce fut comme un coup de 2X4 en pleine face. »

Interrogé sur le moment de son congédiement, Burke a répliqué : « Pourquoi vous n’allez pas demander à ceux qui ont pris cette décision, pourquoi ils ont choisi ce moment? Je n’ai pas reçu d’explications satisfaisantes pour cela et je ne suis pas en mesure d’en donner une. »

Burke a joint les Maple Leafs le 29 novembre 2008, 12 jours après avoir quitté son poste de directeur général des Ducks d’Anaheim, qu’il avait aidés à remporter la coupe Stanley au printemps 2007.

Burke a hérité des Leafs de John Ferguson fils (avec Cliff Fletcher comme directeur général par intérim pour faire la transition), une formation qui n’avait pas participé aux séries éliminatoires depuis 2004.

Malgré l’état dans laquelle se retrouvait l’équipe quand il est arrivé en fonction, Burke n’a pas voulu blâmer son prédécesseur pour la situation actuelle.

« Je pense que les gens d’ici se disent, regardez le gâchis que j’ai hérité, a indiqué Burke. Ce n’est pas juste pour John Ferguson. Nous avons réussi à développer quelques bons joueurs parmi ceux qui étaient ici du temps de John. Et je ne m’attends pas à ce que Dave Nonis se tienne ici dans cinq ans ou quand il sera congédié et qu’il lance : ‘Regardez l’équipe que j’avais quand je suis entré en fonction.’ C’est une autre excuse. »

« Je savais quelle était la formation quand je suis arrivé. Il n’y avait pas de secrets. Je ne vais pas chercher d’excuse. Je ne vais pas dire, regardez le genre d’équipe que j’avais quand je suis arrivé. Ce ne serait pas juste pour Fergie. »

Pendant le séjour de Burke, les Maple Leafs n’ont jamais pu faire mieux qu’une 10e place dans l’Association de l’Est avec un total de 85 points en 2011. La saison dernière, ils ont glissé au 13e rang de l’association en terminant avec 80 points. Au cours de l’été, ils ont acquis James van Riemsdyk, des Flyers, en retour du défenseur Luke Schenn.

Les rumeurs les plus persistantes depuis la fin de la dernière saison laissent entendre que les Leafs sont intéressés à résoudre leurs problèmes devant les filets en acquérant Roberto Luongo des Canucks. Burke a affirmé, samedi, qu’il n’avait pas négocié directement pour obtenir les services de Luongo, mais il semblait heureux de ne plus avoir à s’occuper de ce dossier chaud.

« La bonne chose, ce n’est plus mon problème, a-t-il dit. Depuis 48 heures, c’est le problème d’un autre. Nous avons exploré plusieurs options, afin d’améliorer certaines positions. Je crois que si nous n’avions pas été capables d’améliorer le poste de gardien, j’avais toujours confiance en James Reimer et je pense que le temps va me donner raison.

« Mais c’est maintenant le problème d’un autre. Il est évident que le poste de gardien est un problème ici. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas essayé différentes solutions que nous n’avons pas régler le problème. Je persiste à croire que si James Reimer n’avait pas été blessé (la saison dernière), la position de gardien n’aurait pas causé de problème. »

L’héritage de Burke à l’extérieur de la patinoire sera perçu beaucoup plus positivement à Toronto que les résultats de son équipe.

En tant que membre consultatif du bureau de l’organisme « You Can Play », qui vise à assurer l’égalité, le respect et la sécurité pour tous les athlètes, sans égard à l’orientation sexuelle, Burke a soutenu les droits des athlètes homosexuels dans tous les sports et il a prêché la tolérance. « You Can Play » a obtenu l’appui de plusieurs sports majeurs, y compris la LNH et la LAH.

Burke a également participé au défilé de la Fierté gaie de Toronto pour rendre hommage à son défunt fils, Brendan, qui avait publiquement déclaré son homosexualité et qui avait l’intention de prendre part au défilé avant de se tuer dans un accident d’auto en février 2010.

Rien ne changera pour Burke quand il s’agira de soutenir la communauté des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres dans le sport, mais il a admis que la perte de son poste pourrait faire en sorte que ses mots auront moins d’influence.

« Parfois dans ce poste, vous perdez votre voix, tant au figuré qu’au sens propre, a dit Burke. Je croyais que je pouvais me servir de mon titre pour aider des œuvres caritatives. Ça ne changera pas mon engagement, mais j’aurai moins d’influence en Brian Burke, conseiller senior, qu’en Brian Burke, directeur général. Mais je n’ai pas l’intention de changer quoi que ce soit dans mon implication communautaire. Ça fait partie de mon ADN, je ne changerai pas. »

Burke a affirmé que malgré les insuccès des Maple Leafs pendant son séjour à titre de directeur général, il avait grandement apprécié l’expérience. Mais après avoir perdu son poste à deux reprises après des changements de propriétaires chez les Canucks et les Leafs, il a fait savoir que ça ne le dérangerait pas de laisser un poste plus stable, s’il se voyait offrir une autre chance de redevenir directeur général.

« La prochaine fois, j’aimerais me joindre à une équipe quie ne sera pas vendue, a lancé Burke. Je n’ai pas une bonne fiche dans ces circonstances, après Vancouver, c’est arrivé ici. Quand quelqu’un achète une équipe, il a le droit d’embaucher son monde. Je devrai mieux choisir la prochaine fois. Mais je n’échangerais pas l’expérience que j’ai vécue dans cette ville. Je n’échangerais cela pour rien au monde.

« C’est ce à quoi je m’attendais. C’est le Vatican. C’est la plus grande place dans le hockey professionnel, peut-être dans le monde du sport. Ce fut exactement ce à quoi je m’attendais, ce fut la pression que je m’attendais… Je ne changerai pas, je ne vais pas changer ma façon de faire les choses. Ce n’est pas possible. Je suis Irlandais et nous sommes têtus. Je devrai trouver une équipe qui aime cette marque, je suppose. »

Suivez Dave Lozo sur Twitter: @DaveLozo

 

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