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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Pacifique doit répondre

jeudi 2013-01-17 / 10:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Pacifique doit répondre

L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Pacifique, qui comprend les deux meilleurs buteurs actifs ainsi que les champions de la Coupe Stanley.

DUCKS D'ANAHEIM

Il va sans dire qu’après avoir connu une saison où ils ont terminé au 13e rang de l’Association de l’Ouest et raté une participation aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley par 15 points, ce ne sont pas les questions qui manquent dans l’entourage des Ducks d’Anaheim.

Depuis qu’ils ont mis la main sur le premier championnat de l’histoire de leur concession en 2007, les Ducks n’ont remporté qu’une seule ronde en séries éliminatoires. Ils ont participé aux séries de fin de saison à trois reprises et ont échoué à prendre part au rendez-vous du printemps à deux occasions ; toutefois, leur performance, la saison dernière, a été particulièrement frustrante.

1. Qu’est-ce que Bruce Boudreau arrivera à accomplir à sa première saison complète à Anaheim ?

Même s’il n’est pas arrivé à forcer un retour miraculeux, comme il l’avait fait la première fois quand il a été nommé entraîneur à Washington, faisant passer les Capitals du dernier rang dans l’Association de l’Est à un premier de quatre championnats de la Division Sud-Est de suite, Boudreau a insufflé une nouvelle énergie aux Ducks ; notamment grâce à Hiller et au concept de défensive d’équipe. Ces facteurs ont donc élevé les attentes de meilleurs jours à venir.

En trois saisons complètes sous la férule de Boudreau, les Capitals ont terminé au premier rang de leur division à chaque fois. La Division Pacifique compte les champions en titre de la Coupe Stanley (Kings), l’équipe finaliste dans l’Ouest (Coyotes), ainsi que deux autres bonnes formations (Sharks et Stars), le troisième rang est un objectif audacieux, mais il n’est pas déraisonnable d’espérer voir Boudreau ramener les siens vers une participation aux séries éliminatoires.

2. Quel type de production offensive offrira le premier trio des Ducks ?

Le trio formé de Ryan Getzlaf au centre de Corey Perry et de Bobby Ryan a connu quelques passages étincelants, mais en général, la ligne a connu une baisse de production significative, par rapport à la saison précédente.

Perry, qui transformait tout ce qu’il touchait en or, vers la fin de la saison 2010-11, campagne où il avait mis la main sur le trophée Hart, a vu sa production passer de 50 buts et 98 points, à une production de 37 filets et 60 points. La production de Ryan est passée de 34-37-71 à 31-26-57 et Getzlaf n’a marqué que 11 buts (une baisse de huit) et n’a amassé que 57 points (un baisse de 19), sa pire production offensive depuis sa saison recrue.

Dans l’ordre, pour que les Ducks terminent au-dessus de la ligne qui divise les huit premières équipes des sept autres dans l’Ouest, ils auront besoin que leur premier trio produise dans des proportions qui se situent entre leur incroyable saison 2010-11 et la contre-performance de l’année suivante.

3. Bobby Ryan restera-t-il à Anaheim et si oui, en sera-t-il heureux ?

L’ailier droit de 25 ans, qui a marqué 30 buts et plus à chacune de ses quatre saisons complètes dans la LNH, a émis des commentaires au terme de la dernière campagne, qui laissaient suggérer qu’il ne détesterait pas poursuivre sa carrière sous d’autres cieux.

Avec Rick Nash qui est passé des Blue Jackets aux Rangers au cours du dernier mois et avec tous les joueurs autonomes de premier plan qui ont signé des contrats, toute équipe qui envisage d’ajouter un joueur d’impact à son alignement doit avoir Ryan dans le collimateur. Les Flyers, en particulier, auraient démontré de l’intérêt envers le joueur natif de Cherry Hill (New Jersey), mais on ne sait pas ce que les Ducks exigent en retour, en fait, on ne sait même pas s’ils veulent vraiment l’échanger.

4. Est-ce que Teemu Selanne peut continuer à produire à un niveau élite, même à 42 ans ?

Le Finnish Flash a à nouveau défié le passage du temps la saison dernière, en terminant au premier rang des pointeurs des Ducks, grâce à 26 buts et 66 points. Encore plus remarquable, il a disputé les 82 rencontres du calendrier régulier pour une première fois en cinq ans.

Avec 663 buts en carrière, Selanne est en voie de percer le top-10 dans l’histoire et ses 1 406 points le placent au 19e échelon. Depuis la première fois où il a parlé d’une possible retraite, suite au triomphe d’Anaheim en finale de la Coupe Stanley, il a ajouté plus de 100 buts et 270 points. Il a toujours été une menace en supériorité numérique, et encore l’an dernier, il y a inscrit 12 buts, portant son total à 248 en 19 saisons dans la LNH.

Selanne revient pour une autre saison, puisqu’il a le sentiment qu’il peut contribuer à la hauteur de ses standards, et il est bien difficile d’en douter…

5. De combien de repos pourra bénéficier le gardien Jonas Hiller avec la signature de Viktor Fasth ?

Considérant le fait qu’il se soit absenté pour les deux derniers mois de la saison 2010-11, en plus de rater la défaite des siens en première ronde des séries face aux Predators à cause de vertiges, les 73 apparitions devant le filet des Ducks de Hiller, l’an dernier, représentent un accomplissement remarquable.

Cela indique également que les Ducks n’ont pas une grande confiance en la profondeur de l’organisation devant le filet. Dan Ellis a raté pratiquement toute la saison à cause de blessures et Jeff Deslauriers ne s’est mérité que quatre départs, puisque les Ducks tentaient désespérément de se tailler une place en séries et devaient donc se fier constamment sur leur meilleur gardien, soir après soir.

Fasth, qui aura 30 ans le 8 août, a connu une illustre carrière en Suède et au niveau international. Assumant le fait qu’il devra s’ajuster au niveau de la NHL et gagner la confiance de Boudreau, il n’est pas illogique de penser qu’il pourrait mériter entre 25 et 30 départs, cette saison.

6. Quel joueur se lèvera et deviendra un arrière d’impact à la ligne bleue ?

Au cours des dernières campagnes, les Ducks ont échangé Chris Pronger et Lubomir Visnovsky, en plus de voir Scott Niedermayer opter pour la retraite. Des joueurs comme Cam Fowler et Luca Sbisa, qui représentent l’avenir des Ducks à la défensive, sont à des stades cruciaux de leur développement.

Les statistiques offensives de Fowler étaient à la baisse à sa deuxième saison et il présente un différentiel de -53 en 158 rencontres, depuis son arrivée dans la LNH. Toutefois, il n’aura que 21 ans en décembre et possède tout ce qu’il faut pour devenir une étoile à sa position. Sbisa, 22 ans, a établi des sommets l’an dernier et a démontré des flashs du potentiel que les Ducks avaient vu en lui lorsqu’ils en ont fait l’acquisition dans l’échange qui a vu Pronger prendre le chemin de Philadelphie.

Pour appuyer ce jeune duo, on fera confiance aux vétérans François Beauchemin et Toni Lydman. Les Ducks ont ajouté de l’expérience en signant les joueurs autonomes Bryan Allen et Sheldon Souray. La moyenne de buts alloués par match des Ducks était de 2,73 l’an dernier, au 19e rang du circuit.

-- Brian Hunter

STARS DE DALLAS

Les Stars de Dallas menaient la Division Pacifique, le 30 mars, mais ils ont terminé leur saison avec cinq défaites de suite pour rater les séries lors d’une quatrième année consécutive.

Le directeur général Joe Nieuwendyk a été actif durant la saison morte, en faisant l’acquisition des attaquants Derek Roy, Ray Whitney et Jaromir Jagr. Est-ce que ces mouvements paieront avec un retour en séries éliminatoires ?

1. Qu’a appris l’entraîneur Glen Gulutzan ?

À sa première saison, Gulutzan a vécu les hauts et les bas qui viennent avec le fait de diriger dans LNH. Les Stars ont connu quatre séries d’au moins quatre gains consécutifs et trois séries de plus de quatre défaites. Après un bon départ, les Stars étaient dans la course pour une place en séries dans l’Association de l’Ouest jusqu’à la dernière semaine de la saison. L’addition d’un assistant d’expérience en la personne de Curt Fraser pourrait aider à balancer les choses, tout comme les acquisitions de vétérans comme Jagr et Whitney. Comme toutes les recrues, le fait d’avoir une saison d’expérience derrière le banc aidera Gulutzan à passer au travers de la prochaine saison.

2. Est-ce que Kari Lehtonen restera en santé ?

Les blessures ont toujours représenté une difficulté pour le gardien, notamment un problème récurrent au dos. Cependant, la saison dernière, il a disputé 59 rencontres et posté des sommets personnels avec une moyenne de 2,33 buts alloués par match et un pourcentage d’arrêts de ,922 – deux statistiques qui lui ont permis de se hisser parmi les 10 meilleurs gardiens dans la ligue. Il a raté un mois à cause d’une blessure à l’aine et les Stars ont présenté une fiche de 7-5 en son absence. La recrue Richard Bachman a bien fait, mais les Stars ont besoin d’un Lehtonen en santé s’ils veulent garder espoir de retourner en séries.

3. Est-ce que les Stars sont suffisamment robustes ?

Steve Ott n’est pas le plus gros attaquant dans la ligue, mais il n’a jamais eu peur de sauter dans le tas pour venir en aide à un coéquipier. C’est aussi le cas pour Adam Burish et Sheldon Souray, qui en compagnie de Ott ont constitué trois des quatre joueurs les plus pénalisés chez les Stars, la saison passée. Ils joueront tous pour d’autres équipes la saison prochaine.

Qui apportera du muscle à Dallas cette année ? Le capitaine Brenden Morrow peut jouer physique, tout comme les défenseurs Mark Fistric et Aaron Rome. Mais est-ce que cela suffira pour empêcher les autres équipes de jouer de robustesse avec les joueurs talentueux des Stars ?

4. Est-ce que les joueurs plus âgés tiendront le coup durant 82 rencontres en plus des séries ?

Jagr et Whitney comptent 2,575 parties jouées en saison régulière, ainsi que 283 parties en séries éliminatoires. Les deux ont atteint l’âge de 40 ans la saison dernière. Ont-ils suffisamment d’essence dans le réservoir pour une autre longue route ?

Nieuwendyk le pense certainement. Il a amené Whitney pour cette raison précise, les Stars étant la seule équipe à lui offrir un pacte de deux ans. Même si Jagr semblait fatigué à l’occasion la saison passée avec les Flyers de Philadelphie, Nieuwendyk a estimé que Jagr en avait encore à donner. Leur capacité à être encore des joueurs de premier plan pour 82 rencontres déterminera si les Stars pourront prolonger leur saison.

5. Est-ce que le jeu de puissance sera meilleur ?

C’est dans l’espoir d’améliorer leur jeu de puissance que les Stars ont revampé leurs deux trios de pointe. Un jeu de puissance qui a terminé au dernier rang dans la LNH avec un pourcentage de 13,5 pour cent de réussite.

Jagr est second chez les joueurs actifs avec 189 buts en avantage numérique et Whitney a terminé au second rang chez les Coyotes, l’an dernier, avec 20 points avec un homme en plus. Avec un Morrow en santé qui offrira une présence devant le filet, les Stars pourraient voir leurs chiffres s’améliorer en situation de supériorité numérique.

6. Qui jouera en défensive ?

Alex Goligoski et Stéphane Robidas formeront vraisemblablement la première paire de défenseurs, mais après cela, rien n’est coulé dans le béton. Les vétérans Fistric, Rome et Trevor Daley se battront pour des postes disponibles avec les jeunes Brenden Dillon, Jamie Oleksiak et Patrik Nemeth.

Dillon, un joueur autonome qui n’a jamais été repêché, a amassé 29 points en 76 rencontres dans la LAH, la saison dernière, et il pourrait être un élément à surveiller.

« Il a connu une très bonne première année au Texas », a dit le directeur du personnel des joueurs des Stars, Les Jackson, à LNH.com. « Je crois qu’il sera dans l’entourage de l’équipe cette année. Il a fait un gros pas en avant. Il aura de très bonnes chances de jouer avec le grand club cette saison. »

-- Adam Kimelman

KINGS DE LOS ANGELES

Les Kings de Los Angeles ont remporté la première Coupe Stanley de leur histoire et tous les joueurs importants sont de retour, il n’y a donc pas beaucoup de points d’interrogation à la veille de la saison 2012-2013.

Los Angeles sera considérée comme l’une des équipes favorites dans l’Association de l’Ouest, mais les Kings n’ont pas figuré parmi les meilleures formations de la ligue jusqu’à la fin de la dernière saison. Certains joueurs pourraient ne pas être capables de répéter leurs exploits, tandis que les blessures sont inévitables.

1. Est-ce que Jonathan Quick pourrait répéter sa performance de la dernière saison?

Quick avait connu deux bonnes campagnes avec les Kings avant la saison 2011-2012, mais il était toujours possible que Jonathan Bernier puisse lui voler le poste de gardien no 1. Quick n’a pas seulement repoussé cette éventualité, mais le fait qu’il se soit élevé parmi l’élite de sa profession a été l’une des raisons des succès des Kings.

Après avoir été finaliste pour le trophée Vézina et vainqueur du trophée Conn Smythe, Quick a cimenté sa place à Los Angeles en signant une prolongation de contrat de 10 ans d’une valeur de 58 millions $.

Il a subi ce que les Kings ont qualifié « d’opération mineure » au dos au début du mois pour soigner une fragmentation d’un disque et l’inflammation d’un kyste.

2. Est-ce que les Kings peuvent renverser la tendance et défendre leur championnat?

La LNH a une longue histoire des dynasties et d’équipes qui ont défendu avec succès leur championnat, mais ce ne fut pas le cas au cours des dernières années. Aucune formation n’a remporté deux Coupes Stanley consécutives depuis que les Red Wings de Detroit ont réussi l’exploit en 1997 et en 1998. Les Red Wings étaient à un seul match de remporter le précieux trophée pour une troisième année d’affilée en 2009, mais les Penguins de Pittsburgh se sont interposés.

La saison dernière n’a ressemblée à aucune autre campagne de l’histoire des Kings et la prochaine sera de même. Los Angeles est maintenant la cible des 29 autres équipes, et les attentes n’auront jamais été aussi élevées.

Cela étant dit, les Kings sont prêts et, sur papier, ils semblent disposés à être de sérieux aspirants à leur titre. L’un de leurs plus gros adversaires pourrait être eux-mêmes. Est-ce qu’ils pourront retrouver toute cette énergie qui a les soulevés pendant les séries éliminatoires, ou pourront-ils au moins s’en approcher?

3. Est-ce que l’avantage numérique sera meilleur?

Pour une deuxième année consécutive, une équipe a remporté la Coupe Stanley avec un piètre avantage numérique dans les séries éliminatoires. Alors que les joueurs des Kings et leur entraîneur en chef, Darryl Sutter, défendaient leur unité spéciale sur une base quotidienne, le travail de la formation de Los Angeles avec l’avantage d’un joueur, sauf à quelques exceptions près, était déficient.

Les Kings se retrouvaient au milieu du peloton au chapitre de l’avantage numérique pendant la saison (à égalité en 16e place avec un pourcentage de 17,0 pour cent), mais ils n’ont présenté qu’un pourcentage de 12,8 pour cent pendant les séries éliminatoires. Pis encore, ces statistiques ont été gonflées car ils ont marqué quelques buts à 5-contre-3 contre les Coyotes de Phoenix et qu’ils ont éclaté pour trois buts lors de la pénalité majeure à Steve Bernier, des Devils, dans le sixième match de la finale.

Le fait d’avoir un bon marqueur comme Jeff Carter pendant toute la saison, sans oublier que le défenseur Slava Voynov va jouer plus souvent en supériorité numérique, devraient aider les Kings à améliorer leur unité spéciale et de présenter des statistiques convenables.

4. Est-ce que les Kings marqueront plus de buts?

Tout dépendra de l’apport de l’unité en supériorité numérique. Les Kings ont marqué beaucoup de buts en fin de saison et pendant les séries éliminatoires. Cela étant dit, les Kings ont tout de même terminé au 29e rang au chapitre des buts marqués pendant la saison régulière avec une moyenne de 2,29 buts par match.

Si les Kings jouent comme ils l’ont fait au cours de leurs 40 derniers matchs, séries éliminatoires comprises, ils ne devraient pas connaître de problèmes à l’attaque. De plus, un Simon Gagné en santé pendant toute la saison, ajouter aux autres additions pourraient faire des Kings une équipe supérieure à la moyenne à l’attaque.

5. Est-ce que les jeunes obtiendront leur chance?

En faisant en sorte que tous ceux qui ont joué au moins un match dans les séries éliminatoires 2011-2012 soient de retour, le directeur général, Dean Lombardi, s’est assuré que les Kings demeurent parmi les favoris en vue de la prochaine saison, mais du même coup, il a fermé la porte à plusieurs jeunes joueurs qui aspirent avoir une chance de faire le saut dans la LNH.

Bernier attend depuis trois ans, mais il a néanmoins obtenu quelques départs dans la LNH. Certains autres n’auront peut-être pas cette chance cette saison. Des joueurs comme Andrei Loktianov, Kyle Clifford et Jake Muzzin ont tous joué quelques matchs dans la LNH, mais ils devraient tous être cédés à la formation de Manchester dans la LAH, sans mentionner Tyler Toffoli et Martin Jones, qui feraient assurément leur entrée dans la LNH s’ils faisaient partie d’autres équipes.

Si les Kings connaissent leur part de joueurs blessés, ils auront plusieurs options. Ça démontre toute la profondeur de l’organisation que Lombardi a bâtie au cours des cinq dernières années.

6. Est-ce que Lombardi effectuera des changements?

Pendant que Lombardi réussissait à faire signer des contrats à ses joueurs-clés qui jouissaient de l’autonomie et qu’il s’assurait de garder Quick à Los Angeles pour une longue période, il n’a ajouté aucun autre joueur. Or, selon le site capgeek.com, les Kings ont une marge de près de huit millions $ dans leur masse salariale.

Il y a eu des rumeurs laissant entendre que Lombardi était intéressé à Zach Parise, comme il avait tenté d’attirer un autre attaquant des Devils, Ilya Kovalchuk, à Los Angeles.

À l’approche de la saison, les Kings n’ont pas de grands besoins, mais une sérieuse blessure - ou encore, seulement le désir d’injecter du sang nouveau – pourrait mener Lombardi à peaufiner son équipe, même s’il a réussi à garder tout le monde au bercail.

-- Corey Masisak

COYOTES DE PHOENIX

Ce ne serait fort probablement pas un été normal pour l’entraîneur en chef, des Coyotes de Phoenix, Dave Tippett, si son équipe n’avait pas plusieurs questions à répondre en vue de la prochaine saison.

Tippett a réussi à faire en sorte que ses joueurs sont demeurés concentrés malgré toutes les distractions hors glace concernant les éventuels propriétaires et le départ de quelques joueurs-clé. Il a mené sa formation à trois participations consécutives dans les séries éliminatoires de la coupe Stanley. L’été dernier, il a perdu son gardien no 1 qui s’était vu offrir un contrat de 51 millions $, mais ses Coyotes ont répondu à l’appel en remportant le premier titre de section de leur histoire, en plus de participer à sa première finale d’association.

« Le blanc plus blanc que blanc » était de retour dans le désert et l’amphithéâtre Jobing.com Arena a vibré jusqu’à ce que les Coyotes, qui ont éliminé Chicago et Nashville dans les deux premières rondes, rencontrent les éventuels champions.

1. Qui va marquer les buts?

Ray Whitney a quitté pour Dallas, mais les Coyotes ont signé à nouveau leur capitaine Shane Doan. Steve Sullivan et David Moss, qui ont signé des contrats à titre de joueurs autonomes, vont fort probablement se retrouver parmi les six meilleurs attaquants. Sullivan a inscrit 17 buts l’an dernier, alors que Moss en a marqué 17 la saison précédente, les deux devraient donc totaliser autour de 35 buts s’ils sont employés de façon optimale.

Un Antoine Vermette en santé pendant toute la saison aiderait certainement, et Martin Hanzal devrait améliorer sa production de huit buts et 34 points s’il joue au centre du premier trio. Les Coyotes peuvent prétendre améliorer leur attaque avec une production au-dessus de la moyenne de la part de leurs défenseurs.

2. Est-ce que Mike Smith démontrera qu’il n’est pas un feu de paille?

Le contrat de Smith est d’une durée de sept ans moins longue et de 47 millions $ inférieurs à celui de Ilya Bryzgalov, qu’il a remplacé. Non seulement Smith a-t-il connu une bonne saison – qui lui a permis de terminer au quatrième rang dans la course pour l’obtention du trophée Vézina –, il a été encore meilleur pendant les séries éliminatoires, quelque chose que Bryzgalov n’a jamais été capable d’accomplir à ses deux saisons à Phoenix.

Non seulement Smith a présenté un taux d’efficacité de ,944 pour cent dans les séries éliminatoires, mais il a conservé un taux d’au moins ,920 pour cent dans 14 de ses 16 matchs éliminatoires. Il devra maintenant démontrer qu’il est capable de répéter ses performances, lui qui a été surutilisé la saison dernière.

Smith a disputé 83 matchs en 2011-2012 incluant les séries éliminatoires. Avant la saison dernière, son plus haut total était de 58 rencontres jouées à l’âge de 18 ans dans la ligue de l’Ontario et de 57 dans la LAH quand il était âgé de 23 ans. Il a eu 30 ans en mars et ce sera la première fois depuis sa venue dans la LNH qu’on espérera non seulement de bonnes performances de sa part, mais que les Coyotes devront impérativement avoir de besoin, s’ils continuent à connaître tant de difficultés à marquer des buts.

3. Antoine Vermette et Mikkel Boedker poursuivront-ils sur leur lancée des séries éliminatoires?

Vermette a joint l’équipe avant la date limite des échanges et il a terminé au premier rang des pointeurs de l’équipe durant les séries éliminatoires avec cinq buts et 10 points. Boedker avait connu une bonne saison à titre de recrue, mais au cours des deux dernières années, il a fait l’aller-retour entre la LNH et la LAH. La saison dernière, il n’a marqué que 11 buts et totalisé 24 points en 82 matchs, mais il a inscrit quatre buts et amassé huit points dans les séries éliminatoires.

Les deux ont formé avec Doan le trio le plus offensif des Coyotes dans les séries éliminatoires. Vermette et Boedker seront fort probablement jumelés au sein du deuxième trio. Une combinaison totale de 40 buts et de 80 points de la part de Vermette et de Boedker aiderait à combler la perte de Whitney.

4. Quel sera l’apport de Sullivan en avantage numérique?

L’une des meilleures façons d’augmenter la production offensive des Coyotes sera d’améliorer l’avantage numérique. Ils ont terminé au 29e rang à ce chapitre avec un pourcentage de 13,6 pour cent, la saison dernière. Les Coyotes exercent un style qui concède la possession de la rondelle, ce qui fait que leurs adversaires écopent peu de pénalités à leurs dépens. Si l’on tient compte qu’ils ont concédé six buts en supériorité numérique, les Coyotes se classent au dernier rang de la ligue si on fait le gain total avec l’avantage d’un joueur.

D’où l’importance de Sullivan qui a la réputation d’un bon chef d’orchestre en avantage numérique. Il pourrait jouer à la pointe en compagnie soit de Yandle ou de Ekman-Larsson, ou être utilisé à l’avant. Peu importe, il contrôlera la rondelle et dirigera l’avantage numérique et les résultats seront déterminés à partir de la capacité des autres joueurs à compléter ses jeux.

5. Est-ce que les nouveaux défenseurs sont prêts à avoir un impact?

Yandle, qui aura 26 ans le mois prochain, et Ekman-Larsson, âgé de 21 ans, sont encore jeunes et ils s’améliorent toujours. Mais, il y a un groupe de bons jeunes espoirs en lice pour se joindre à eux.

Brandon Gormley et David Rundblad ont tous les deux un potentiel offensif, et Michael Stone a marqué neuf buts en 51 matchs dans la LAH, la saison dernière. Maxim Goncharov a lui aussi démontré un bon potentiel offensif dans la KHL avant de jouer dans la LAH au cours des deux dernières saisons.

Il n’y aura probablement qu’un seul de ses quatre jeunes qui commencera la saison avec les Coyotes, qui se sont tournés vers Stone lors des dernières séries éliminatoires, mais chacun devrait jouer au moins quelques matchs à Phoenix la saison prochaine. Les autres piliers aux côtés de Yandle et de Ekman-Larsson ne devraient pas avoir d’impact à l’attaque, mais l’un de ses espoirs pourraient en avoir. Cette contribution, même mineure, des défenseurs pourrait compenser les pertes subies pendant l’été.

6. Est-ce que Zybenk Michalek s’adaptera bien à son deuxième séjour avec les Coyotes?

Michalek a disputé ses cinq premières saisons complètes dans la LNH avec les Coyotes après avoir été acquis dans un échange. À la fin de la saison 2009-2010, il a signé un contrat de cinq ans d’une valeur de 20 millions $ avec les Penguins de Pittsburgh. Il a eu des divergences d’opinion avec l’entraîneur en chef des Penguins, Dan Bylsma, et il a été critiqué tout comme Paul Martin, qui avaient tous les deux été acquis pour améliorer la défense des Penguins, quand les progrès n’ont pas été concluants.

Les Penguins voulaient alléger leur masse salariale car ils avaient l’intention de faire des offres à Zach Parise et à Ryan Suter. Michalek devenait donc disponible et les Coyotes ont été heureux de le ramener au bercail, lui et son contrat de quatre millions $ par saison pour les trois prochaines années.

Michalek est un défenseur défensif qui bloque plusieurs tirs et combiné à sa familiarité avec l’équipe et la ville, il pourrait améliorer la brigade défensive.

-- Corey Masisak

SHARKS DE SAN JOSE

Il est rare qu’une conversation au sujet des meilleurs clubs de l’Association de l’Ouest ne fasse pas mention des Sharks de San Jose.

Ils y figuraient certainement la saison dernière avec deux bonnes lignes d’attaque, une défensive mobile et un gardien décoré d’une bague de la Coupe Stanley. Toutefois, le manque de constance et les blessures les ont handicapés et les Sharks ont peiné à participer aux séries éliminatoires, terminant au septième échelon.

Le plupart des joueurs sont de retour et surtout en santé pour amorcer la saison 2012-13.

1. La fenêtre est-elle fermée ?

Depuis que les Sharks ont procédé à l’acquisition de Joe Thornton en novembre 2005, ils ont été de sérieux candidats à la Coupe Stanley. Mais c’était il y a sept ans déjà, et le noyau de joueurs ne rajeunit pas. Thornton a eu 33 ans le mois dernier et amorcera sa 15e saison. Patrick Marleau aura 33 ans en septembre et disputera sa 15e saison. Martin Havlat a 31 ans, le défenseur Dan Boyle est âgé de 36 ans, le nouveau venu Brad Stuart et Douglas Murray ont 32 ans.

C’est beaucoup de vétérans qui occupent des postes clés au sein de l’équipe. Est-ce que toutes ces jambes peuvent demeurer fraîches pour un long parcours en séries ?

2. Où est la jeunesse ?

Les transactions effectuées au cours des dernières années pour Dany Heatley, Dan Boyle et Brent Burns ont coûté aux Sharks les jeunes attaquants Milan Michalek, Devin Setoguchi, ainsi que l’espoir Charlie Coyle, en plus des choix de premier tour en 2009 et 2011. En fait, depuis qu’ils ont fait de Logan Couture leur premier choix en 2007, les Sharks n’ont sélectionné que deux choix de première ronde : Coyle et le premier choix de 2012, Tomas Hertl. Leur meilleure recrue l’an dernier était Andrew Desjardins avec 17 points.

Le fait de voir un de leurs jeunes espoirs (l’attaquant Freddie Hamilton ou les arrières Nick Petrecki et Taylor Doherty) percer l’alignement pourrait injecter un peu de jeunesse et d’enthousiasme au sein de l’équipe et ajouter un ingrédient absent au sein du vestiaire.

3. Havlat peut-il demeurer en santé ?

À quel point Martin Havlat est important pour les Sharks ? Ils ont présenté un dossier de 25-11-3 avec le productif attaquant dans leur alignement et 18-18-7 en son absence. Lorsqu’on a fait l’acquisition de Havlat en juin pour ajouter de la vitesse et du talent à l’alignement, et qu’il s’est absenté durant trois mois à cause d’une blessure à un tendon d’une cuisse, les Sharks ont amorcé une chute au classement, affichant un rendement de 17-15-7 entre le 15 décembre et le 17 mars.

En santé, Havlat sait comment générer de l’offensive. Il a obtenu 539 points en 660 rencontres dans la LNH. Cependant, il n’a disputé plus de 75 rencontres à seulement deux occasions en 11 saisons et plus de 70 rencontres à seulement cinq reprises. Un Havlat en santé qui produit à son rythme habituel serait grandement relié à au succès des Sharks, cette saison.

4. Qui aidera à tuer les pénalités ?

Après avoir affiché un rendement de 85,0 pour cent en infériorité numérique en 2009-10, le jeu des Sharks à court d’un homme a chuté à 79,6 pour cent en 2010-11 et à 76,9 pour cent la saison dernière, bon pour l’avant dernier rang dans le circuit. Les Sharks étaient la septième équipe la plus pénalisée, ce qui a atténué le problème légèrement. Cependant, les équipes qui affichent un rendement de moins de 80% en infériorité numérique ne participent généralement pas aux séries, ce qui veut dire qu’il est impératif d’améliorer cette facette du jeu.

Wilson a dit qu’il voulait voir l’équipe redevenir une formation plus agressive. L’ajout d’Adam Burish devrait aider, tout comme un Michal Handzus en santé, lui qui a joué malgré des blessures à l’aine et la hanche. L’addition de Larry Robinson en tant qu’entraîneur associé pourrait également jouer un important rôle. Il a aidé à faire des Devils la meilleure équipe de la ligue pour écouler les pénalités, la saison passée.

5. Comment les nouveaux assistants aideront-ils ?

L’entraîneur Todd McLellan a reconstruit son personnel d’entraîneurs au cours de l’été, ajoutant Robinson et Jim Johnson à Jay Woodcroft. Robinson, qui a remporté six Coupes Stanley comme joueur et trois comme entraîneur, devrait être un atout important pour McLellan. Même s’il se concentrera davantage sur les défenseurs et l’infériorité numérique, il apporte un niveau de respect que peu d’adjoints peuvent égaler à travers le circuit.

Comme Wilson l’a dit en annonçant son embauche : « Il n’y a personne dans ce sport, que je respecte plus comme joueur, entraîneur et comme personne que Larry. C’est un jour très excitant pour notre organisation. »

6. Qui d’autre pourra aider ?

Les deux premiers trios des Sharks, qui devraient inclure les noms de Thornton, Marleau, Havlat, Couture, Ryane Clowe et Joe Pavelski, vont contribuer pour la majorité des buts au cours de la prochaine saison. Mais Wilson a avoué qu’il souhaitait voir un meilleur équilibre cette saison, ce qui signifie que quelqu’un au sein des six derniers attaquants devra se lever et apporter sa contribution à hauteur de 12 à 15 filets.

« Vous regardez la quatrième ligne des Devils du New Jersey, où vous avez Ryan Carter, Stephen Gionta et Steve Bernier, a dit Wilson. Regardez les Kings de Los Angeles avec Jordan Nolan, Dwight King, Colin Fraser et Trevor Lewis. Il faut y croire, et il faut utiliser tous vos joueurs, comprendre que tout le monde dans l’équipe est important. Nous y croyons. Nous pensons que nos meilleurs joueurs doivent être les plus importants et se doivent de bien jouer, mais tout le monde est important dans l’équipe. »

-- Adam Kimelman

 

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