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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Centrale doit répondre

mardi 2013-01-15 / 9:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Centrale, qui vient de connaître le départ de deux défenseurs de classe mondiale mais qui pourrait encore une fois se vanter d'avoir quatre équipes en séries éliminatoires.

BLACKHAWKS DE CHICAGO

Les Blackhawks de Chicago ont accumulé 101 points la saison dernière, ce qui les a classés parmi les 10 meilleures formations de la LNH. Ça n’a pas voulu dire grand-chose, car pour une deuxième année d’affilée depuis qu’ils ont remporté la Coupe Stanley, ils ont été éliminés en première ronde des séries éliminatoires.

La bonne chose avec les Blackhawks, c’est qu’à la différence de 2010-2011, quand ils avaient été contraints de se départir de plusieurs joueurs en raison du plafond salarial l’été précédent, ils savent exactement ce qui s’est passé la saison dernière.

1. Est-ce que Corey Crawford et Ray Emery seront assez performants devants les buts?

Crawford a remporté 30 victoires la saison dernière, mais il a accordé trois buts ou plus dans 27 de ses 57 présences en saison régulière et dans cinq de ses six matchs dans les séries éliminatoires. Au lieu de construire sur une bonne fin de saison 2010-2011, son jeu s’est détérioré avec une moyenne de buts accordés de 2,72 et un taux d’efficacité de ,903 sans réussir un jeu blanc en 57 départs.

Emery n’a pas fait beaucoup mieux avec une moyenne de 2,81 et un taux d’efficacité de ,900 en 34 présences.

Crawford était supposé s’implanter comme le gardien no 1 à Chicago, mais il ne l’a pas encore démontré. Il aura une autre chance de devenir ce gardien cette saison.

2. Est-ce que Patrick Kane a gagné en maturité et rebondira?

Kane n’a totalisé que 66 points la saison dernière, ce qui représente 22 points de moins qu’en 2009-2010 quand il avait atteint un sommet personnel de 88 points et qu’il avait couronné sa saison en marquant le but victorieux en prolongation, ce qui procurait la Coupe Stanley aux siens contre les Flyers de Philadelphie.

L’image de Kane en a pris pour son rhume au début de mai quand des photos embarrassantes de lui lors d’un party à l’Université du Wisconsin ont été dévoilées. Le directeur général des Blackhawks, Stan Bowman, avait alors indiqué aux journalistes qu’il était déçu de Kane. Ce dernier s’est excusé de son comportement lors d’un rassemblement de partisans des Blackhawks le 20 juillet, qualifiant « d’embarrassant » ce qu’il avait fait.

Outre les problèmes d’image de Kane, les Blackhawks veulent simplement qu’il augmente sa production. Ils ont besoin qu’ils redeviennent une super-étoile.

3. Est-ce que les unités spéciales de Chicago seront meilleures?

Les Hawks ont terminé au 26e rang en avantage numérique la saison dernière, avec un pourcentage de 15,2 pour cent. Ils ont fini en 27e place en désavantage numérique avec un pourcentage de 78,1 pour cent.

Par comparaison à la saison 2010-2011, ils étaient quatrième en supériorité numérique avec un pourcentage de 23,1 pour cent, mais presque aussi mauvais en infériorité numérique à 79,2 pour cent d’efficacité.

La détérioration de l’avantage numérique entre les deux saisons est le résultat d’un manque de cohésion entre Jonathan Toews, Patrick Sharp, Patrick Kane, Duncan Keith et Brent Seabrook. Ces cinq joueurs avaient totalisé 117 points en avantage numérique en 2010-2011, contre seulement 58 points la saison dernière.

Une autre explication, c’est qu’ils n’ont jamais eu un joueur qui pouvait obstruer la vue du gardien.

Les problèmes en désavantage numérique remontent à bien plus loin que la saison dernière. Cette unité spéciale des Hawks connaît des difficultés depuis qu’ils ont remporté la Coupe Stanley en 2010. Quenneville ne croit pas que ce soit un problème de personnels, alors ce sera aux entraîneurs de trouver une solution.

4. Est-ce que Marian Hossa redeviendra le joueur qui obtient un point par match?

La dernière image de Hossa sur une patinoire n’est pas plaisante à regarder. Il était étendu sur la glace du United Center après avoir été solidement mis en échec par l’attaquant Raffi Torres, des Coyotes de Phoenix, dans le troisième match de la série quart de finale de l’Association de l’Ouest. Hossa était inconscient et a souffert d’une commotion cérébrale.

Hossa s’entraîne et il a fait savoir qu’il n’avait aucune séquelle de sa commotion. Il s’attend à être en pleine forme dès le début de la saison. On en saura plus au camp d’entraînement, quand Hossa appliquera et recevra des mises en échec, mais pour l’instant il semble que les Blackhawks pourraient retrouver leur dominant attaquant qui obtenait en moyenne un point par match.

5. Est-ce que Andrew Shaw est un feu de paille?

Shaw a été la surprise chez les Hawks la saison dernière. Le choix de cinquième ronde de l’équipe en 2011 a récolté 23 points en 37 matchs et a commencé à se développer comme un joueur qui pourrait devenir un bon marqueur tout en étant agitateur. Il est immédiatement devenu un favori parmi les partisans et les journalistes de Chicago.

Shaw aura à prouver cette saison que les progrès et le potentiel offensif qu’il a démontrés l’an dernier n’étaient pas un feu de paille. Il obtiendra la chance de devenir un attaquant régulier sur le deuxième trio et il n’en tiendra qu’à lui de s’accrocher à ce poste et de le conserver.

6. Est-ce que Joel Quenneville conservera son poste?

Il y a deux ans, l’entraîneur en chef était la coqueluche de Chicago et la coqueluche de la LNH après avoir mené les Hawks à leur première conquête de la Coupe Stanley depuis 1961. Il est maintenant approprié de dire qu’il est assis sur un siège éjectable et qu’un lent début de saison pourrait convaincre Bowman d’effectuer un changement derrière le banc.

Quenneville a remercié son adjoint Mike Haviland à la fin de la saison en raison des difficultés qu’ont connues les unités spéciales. Pour la première fois depuis son arrivée à Chicago, il a deux adjoints (Mike Kitchen et Jamie Kompon) qu’il a choisis lui-même.

L’hypothèse est que si les Blackhawks ne connaissent pas un bon début de saison, le poste de Quenneville pourrait être en danger.

-- Dan Rosen

BLUE JACKETS DE COLUMBUS

Il y a un an, le directeur général de Columbus Scott Howson avait acquis Jeff Carter, James Wisniewski, Nikita Nikitin et Mark Letestu, et il avait alors dit clairement que les Blue Jackets avaient fini de reconstruire.

Cet été, il semble toutefois que le processus de reconstruction ne fait que commencer. Ayant entrepris la saison 2011-12 avec le pire départ dans l'histoire de la concession, l'entraîneur-chef Scott Arniel a été remplacé par son adjoint Todd Richards. À peine quelques mois après son acquisition, Carter a été cédé aux Kings de Los Angeles à la date limite des échanges, et les rumeurs entourant l'échange du capitaine Rick Nash ont circulé pendant tout le printemps.

Après avoir amassé leur plus faible total de points (65) depuis 2003-04, les Blue Jackets ont continué de modifier leur formation durant la saison morte. En juillet, Columbus a finalement échangé Nash aux Rangers de New York. À la suite du départ du visage de la concession, Columbus est plus que jamais confronté à des questions alors que le mois d'octobre approche à grands pas.

1. Qui marquera des buts ?

Avec les départs de Carter et Nash, R.J. Umberger est présentement le meilleur buteur dans la formation, ayant réussi 20 buts la saison dernière et 143 en carrière. Bien que leur défensive soit une des plus prometteuses dans la ligue, le manque de marqueurs naturels constituera un obstacle que devront surmonter les Blue Jackets.

À la suite de l'acquisition de Brandon Dubinsky, Artem Anisimov et Nick Foligno au cours de l'été, il y a du potentiel pour marquer des buts bien que le trio ait totalisé seulement 41 buts en 2011-12. Le jeune attaquant Cam Atkinson possède aussi une bonne feuille de route à l'attaque et il a fini la saison en inscrivant cinq buts lors des deux derniers matchs.

2. Qui choisir comme capitaine ?

Réclamé par l'organisation en tant que premier choix du repêchage de 2002 et nommé capitaine de l'équipe en mars 2008, Nash a été un meneur pour Columbus sur la glace et hors de la patinoire pour la majeure partie de cinq saisons. Mais sa volonté clairement exprimée de quitter Columbus ainsi que les rumeurs persistantes durant tout le printemps n'ont pas contribué à l'unité de l'équipe. Plus que jamais, les Blue Jackets ont besoin d'un capitaine pour relancer les troupes et redéfinir leur identité.

Présentement, le joueur ayant le plus d'ancienneté avec les Jackets est Jared Boll, qui a commencé en 2007. Mais étant un joueur de troisième ou quatrième trio, il est improbable que Boll porte le ‘C’ en octobre. La valeur la plus sûre serait Umberger, un capitaine-adjoint qui entreprendra sa cinquième saison avec Columbus. Umberger, qui est originaire de Pittsburgh, a constamment réussi 20 buts et 30 passes malgré une chute de production la saison dernière. Il est toutefois possible que son compatriote américain Jack Johnson ait le dessus sur Umberger au camp d'entraînement.

3. Qu'ont fait les Blue Jackets pour améliorer leurs unités spéciales ?

La saison dernière, les Blue Jackets ont pris le dernier rang en désavantage numérique (76,6 pour cent) et ils ont terminé 24e en avantage numérique (15,5 pour cent). Nash était un atout pour écouler le temps en désavantage numérique, mais il était de moins en moins utilisé à court d'un joueur dans les derniers temps.

Dans la transaction avec New York, les Blue Jackets ont obtenu Brandon Dubinsky, un gars solide qui a été un des joueurs les plus utilisés en désavantage numérique par les Rangers. Il était important de remettre sous contrat le défenseur Nikita Nikitin, qui devrait encore former avec Fedor Tyutin le premier duo de défenseurs, et l'addition de Sergei Bobrovsky apportera de la stabilité devant le filet.

4. Cam Atkinson pourra-t-il maintenir sa forme de la fin de saison ?

En tant que recrue en 2011-12, l'ancienne étoile de Boston College est rapidement devenu un des favoris de la foule au Nationwide Arena après s'être joint pour de bon aux Jackets à la fin de février. Un attaquant de petite taille – Atkinson ne mesure que cinq pieds sept pouces, 172 livres –, il a d'abord fait tourner les têtes en marquant un but décisif spectaculaire en tirs de barrage contre Miikka Kiprusoff le 18 mars. Atkinson a réussi cinq buts lors des deux derniers matchs de la saison, donnant espoir à l'organisation qui recherche désespérément une menace constante à l'attaque.

Tout compte fait, « Cam-sanity » continuera de retenir l'attention au Nationwide Arena la saison prochaine alors qu'il devrait faire partie des six meilleurs attaquants

5. Sergei Bobrovsky s'épanouira-t-il ou sera-t-il un échec ?

Ce fut une histoire de deux saisons pour Sergei Bobrovsky à Philadelphie. À sa première saison en tant que recrue, il a été le partant dès le premier jour et il a terminé avec une fiche de 28-13-8 et une moyenne de buts alloués de 2,59. Après une prestation inférieure à la moyenne lors des séries éliminatoires au cours desquelles il a été remplacé par son adjoint Brian Boucher, les Flyers ont engagé Ilya Bryzgalov en lui accordant un contrat de 10 ans et Bobrovsky a été relégué au poste d'adjoint en 2011-12. Il a eu des difficultés, conservant un dossier de 14-10-2 et un taux d'efficacité de ,899.

Bobrovsky sera-t-il à la hauteur avec les Blue Jackets? Alors que Steve Mason, un gardien sur la pente, est son seul rival pour le poste de no 1, Bobrovsky devrait mériter la confiance de l'équipe pour être le gars sur lequel on compte. «Bob» profitera probablement d'une défensive plus solide à Columbus qu'avec les Flyers.

6. Todd Richards pourra-t-il aider les Blue Jackets à se bâtir une nouvelle identité ?

Il y a eu beaucoup de distractions hors de la patinoire en 2011-12 mais les difficultés des Blue Jackets étaient en partie attribuables à un manque de constance derrière le banc. Après le pire départ dans l'histoire de la concession – 1-9-1 en 11 matchs –, ce n'était qu'une question de temps avant que Scott Arniel ne perde son poste. Il devait éventuellement être remercié le 9 janvier alors que le dossier de Columbus s'établissait à 11-25-5. Richards a pris la relève, étant nommé sur une base intérimaire jusqu'à la fin de la saison. Après avoir mené les Jackets à une fiche convenable de 18-21-2, il est devenu l'entraîneur-chef de l'équipe le 14 mai.

L'équipe a semblé trouver des forces dans l'adversité au cours des trois derniers mois et cette tendance devra continuer dans la nouvelle ère qui s'amorce à la suite du départ de Nash.

-- Davis Harper

RED WINGS DE DETROIT

Pour la première fois depuis fort longtemps, les Red Wings de Detroit sont à la croisée des chemins.

Pour la première fois en 20 ans, ils ne pourront compter sur Nicklas Lidstrom, un joueur que l’entraîneur en chef, Mike Babcock, a qualifié « de couverture de sécurité, un gars qui vous fait sentir bien. »

Les Red Wings ont beaucoup de talent, un bon noyau de joueurs qui sont dans la mi-vingtaine et un solide groupe d’espoirs. Il y a cependant plus de questions concernant les Red Wings, cette saison, qu’il y en a eues au cours des dernières années.

1. Qu’est-ce que les Red Wings peuvent faire pour combler le vide laissé par le départ de Nicklas Lidstrom?

Lidstrom est le genre de joueurs que l’on voit une fois par génération. Les équipes ne remplacent pas ces joueurs, elles ne peuvent les remplacer. Ce genre de joueurs laisse un vide et le reste de l’équipe doit composer avec cela et poursuivre leur chemin.

Jonathan Ericsson, Jakub Kindl et Kyle Quincey devront passer à une autre étape dans leur carrière – soit faire ce qu’ils font de mieux, et faire encore mieux que ce qu’ils ont fait depuis qu’ils sont à Detroit.

Kronwall doit passer de no 2 à no 1 à la ligne bleue, ce qui signifie commettre le moins d’erreurs possibles tout en poursuivant de distribuer de solides mises en échec.

Brendan Smith devra faire un pas de géant dans son développement afin de devenir un des six défenseurs de l’équipe. Ian White, qui a joué principalement avec Lidstrom la saison dernière, devra s’accommoder d’un nouveau partenaire.

2. Est-ce que Jonathan Ericsson est prêt à jouer un rôle plus important?

En plus de voir Lidstrom annoncer sa retraite, les Red Wings ont aussi perdu les services de Brad Stuart qui a joint les Sharks de San Jose. Ericsson doit chausser les patins de Stuart et être aussi fiable et résistant que lui. Ce qui signifie que Ericsson devra jouer plus de 20 minutes par match (ce qu’il n’a jamais fait), devra demeurer en santé pendant toute la saison (ce qu’il n’a jamais fait), et jouer un rôle important au sein de la première unité en infériorité numérique (ce qu’il n’a jamais fait).

Ericsson a été brillant par moments depuis le début de sa carrière dans la LNH. Mais maintenant qu’il est âgé de 28 ans, il est temps qu’il passe à un autre niveau et qu’il devienne le défenseur que les Red Wings ont toujours cru qu’il deviendrait.

Il n’a pratiquement pas le choix.

3. Est-ce que Danny Cleary peut rebondir après une saison 2011-2012 en deçà de ses moyens?

Cleary est reconnu pour être l’un des joueurs les plus déterminés, mais à 33 ans et après avoir joué blessé pendant presque toute la saison dernière, les Red Wings peuvent se demander s’il n’est pas sur la pente descendante.

Cleary n’a marqué que 12 buts et amassé 21 assistances en 75 matchs la saison dernière, lui qui avait connu des sommets au chapitre des buts (26) et des points (46) en 68 rencontres il y a deux ans. Au printemps, il n’a obtenu aucun point en cinq matchs éliminatoires contre les Predators de Nashville.

Les Red Wings accepteraient avec soulagement que Cleary marque 20 buts ou plus afin d’enlever un peu de pression sur les épaules de Zetterberg et de Datsyuk. Detroit a perdu la production de Jiri Hudler (50 points), et au lieu d’espérer que des joueurs comme Gustav Nyquist et Damien Brunner atteignent ce plateau, ils doivent compter sur Cleary pour combler ce vide.

Il est certainement capable de redevenir le joueur qu’il était il y a deux saisons.

4. Damien Brunner parviendra-t-il à se faire un nom dans la LNH?

Brunner, âgé de 26 ans, est sans aucun doute la plus grosse carte cachée de l’organisation. Il peut soit devenir l’un des six premiers attaquants, un joueur fiable pour remplacer Jiri Hudler et ses 50 points, ou encore, il pourrait n’être qu’à une saison de retourner dans sa Suisse natale au printemps prochain.

Les Red Wings lui ont fait signer un contrat d’un an à deux volets le 1er juillet en raison de ses succès au cours des quatre dernières saisons avec la formation EV Zug de la ligue nationale A en Suisse. Babcock a regardé Brunner représenter la Suisse au Championnat mondial et il a été impressionné par ses habiletés et sa vitesse. Il a donc encouragé le directeur général, Ken Holland, de jeter un coup d’oeil sur Brunner.

5. Est-ce que Jan Mursak, Gustav Nyquist, Tomas Tatar et Brendan Smith sont prêts pour un poste régulier dans la LNH?

Les Red Wings ont longtemps vanté le talent de leurs quatre espoirs. Ils ont toujours prétendu qu’ils avaient le talent pour devenir de bons joueurs dans la LNH. Le temps est maintenant arrivé pour eux de prouver pourquoi la direction a démontré tellement de confiance et de patience envers eux.

Smith, âgé de 23 ans, qui a récolté sept points en 14 matchs la saison, semble être le mieux placé pour faire partie de la formation de 23 joueurs et potentiellement jouer au sein de la troisième paire de défenseurs. Mais pour les trois attaquants (Mursak, Nyquist et Tatar), ils devront exceller au camp d’entraînement s’ils veulent commencer la saison dans la LNH. Leurs chances sont minces, car les Red Wings ont plusieurs bons attaquants.

6. Est-ce que la séquence record de participations consécutives des Red Wings dans les séries éliminatoires est en danger?

Les Red Wings ont participé aux séries éliminatoires au cours des 21 dernières saisons, un record de la LNH, ce qui représente présentement la plus longue séquence dans les quatre ligues professionnelles majeures. Les 20 dernières qualifications ont été effectuées avec Lidstrom au sein de leur formation.

La présente formation, au moins sur papier, est assez bonne pour conserver cette séquence intacte, mais pour la première fois depuis fort longtemps, les Red Wings sont vulnérables. Le Wild du Minnesota s’est amélioré, tout comme les Stars de Dallas. Les Ducks d’Anaheim pourraient encore être une menace. Les Flames de Calgary et l’Avalanche du Colorado croient qu’ils se sont améliorés eux aussi.

À ne pas en douter, la compétition sera féroce dans l’Association de l’Ouest.

-- Dan Rosen

PREDATORS DE NASHVILLE

Les Predators de Nashville n’ont jamais atteint la finale de l’Association de l’Ouest depuis leur entrée dans la LNH en 1998 et voilà qu’ils ont perdu un joueur clé. Ryan Suter, un choix de première ronde en 2003 qui passait près de 30 minutes par match sur la patinoire, a accepté un contrat de 13 ans du Wild du Minnesota.

La perte de Suter pourrait s’avérer très coûteuse mais l’entraîneur Barry Trotz estime que l’organisation compte sur suffisamment de profondeur pour demeurer compétitive.

1. Les Predators pourront-ils combler la perte de Ryan Suter?

Suter a récolté 46 points en 79 matchs et passait presque la moitié des rencontres sur la patinoire. Son différentiel de plus-15 n’a été devancé que par Shea Weber (plus-21). Lui trouver un remplaçant ne sera donc pas chose facile, mais les Predators misent sur les jeunes Roman Josi et Ryan Ellis.

En 542 matchs et sept saisons avec les Predators, Suter a marqué 38 buts et totalisé 238 points

« Le moment est venu pour un jeune, Josi, Ellis, (Kevin) Klein, de hausser son niveau de jeu et de nous donner plus de minutes, a déclaré Weber. Je pense que nous avons des joueurs capables de le faire. C’est un moment excitant. Nous sommes une jeune équipe, mais avec beaucoup de talent, et nous ne sommes pas loin du tout (des meilleures). »

2. Est-ce que quelqu’un peut marquer 30 buts?

Les Predators ont été fructueux la saison dernière parce qu’ils accordaient peu de buts, soit 210, le neuvième meilleur total dans la LNH. Mais ils n’ont eu aucun marqueur de 30 buts. Patric Hornqvist a été le meilleur avec 27 et Mike Fisher (24) a été le seul autre à en marquer plus de 20.

« Je crois que nous avons suffisamment de profondeur dans plusieurs domaines, a noté le directeur général David Poile. Nous avons une vraie bonne équipe maintenant. Pouvons-nous nous améliorer? Oui. Nous allons tenter de le faire en tirant profit des opportunités qui vont s’offrir à nous. »

3. Pekka Rinne peut-il répéter ses exploits?

Le gardien de 29 ans a connu une saison 2011-12 de niveau mondial, remportant 43 victoires et méritant un voyage à Las Vegas en tant que finaliste au trophée Vézina. Comblé par un contrat de 49 millions $ pour sept ans, il subira une pression plus forte, surtout sans Suter devant lui.

Il serait probablement injuste et irréaliste de s’attendre à ce que Rinne présente les mêmes statistiques que la saison dernière (moyenne de 2,39, pourcentage d’arrêts de ,923, cinq blanchissages), mais il devra rester proche si les Predators veulent continuer de faire la lutte aux Red Wings de Detroit, Blackhawks de Chicago et Blues de St.Louis dans la division Centrale.

4. Est-ce cette année que Mattias Ekholm va s’imposer?

Ekholm a eu un début de carrière difficile dans la LNH et il est retourné en Suède, mais les Predators voient toujours très gros cet imposant défenseur de 6 pieds 4 pouces. Et avec raison. Un an plus tard donc, on espère qu’il sera prêt.

Et pourquoi pas? Après tout ce 102e choix au repêchage de 2009 a gagné le trophée Borje Salming remis au meilleur défenseur de la ligue d’élite de son pays en 2011-12, après avoir marqué neuf buts et récolté 17 points en 41 matchs de l’équipe de Brynas. Les Predators lui fourniront toutes les chances de mériter un poste.

5. Colin Wilson est-il prêt à passer à l’étape suivante?

Le centre de 6 pieds 1 pouces et 210 livres a atteint le plateau des 30 points deux ans de suite, mais est-il capable d’en faire plus? Le septième choix du repêchage de 2008 a été condamné à regarder une bonne partie des dernières séries du haut de la galerie de presse avant de se retrouver dans le premier trio lorsque les Predators ont été éliminés en deuxième ronde par les Coyotes de Phoenix.

Ce qu’on risque d’oublier, c’est que Wilson n’a que 22 ans. Les Predators s’attendent néanmoins à une meilleure production offensive de la part de cet attaquant talentueux.

6. Les Predators atteindront-ils encore le plateau des 100 points?

Les Predators sont une des quatre formations de la division Centrale à avoir atteint le total des 100 points la saison dernière. Le défi de répéter sera plus grand en l’absence de Suter, mais cette équipe a toujours trouvé une façon de gagner. Beaucoup grâce à leur stabilité: Poile et Trotz sont en poste depuis l’arrivée de l’équipe dans la LNH.

Les Predators sont fiers de leur jeu défensif et du brio de leurs gardiens, et on doit s’attendre à la même chose en 2012-13, même sans Suter, car ils comptent toujours sur Weber, leur capitaine et finaliste au trophée Norris, qui a signé un contrat de 14 ans.

-- Brian Compton

BLUES DE ST. LOUIS

Lorsqu’une équipe amasse 109 points en une saison et qu’elle voit pratiquement la totalité de son alignement être de retour la campagne suivante, peu de questions entourent ce club.

Les Blues sont passés sous le rouleau compacteur des Kings de Los Angeles en deuxième ronde des séries et se sont inclinés en quatre rencontres, voyant ainsi une formidable et surprenante saison prendre fin. Que doivent maintenant faire les Blues pour retourner en séries et dépasser la deuxième ronde ? Voici quelques questions qui pourraient affecter cet accomplissement.

1. Comment cohabiteront Jaroslav Halak et Brian Elliott cette saison ?

Le duo de gardiens a été l’un des plus efficaces dans toute l’histoire de la LNH, la saison dernière, alors que les deux se sont partagés la tâche pratiquement en deux. Les gardiens ont combiné leurs efforts pour présenter une moyenne de 1,78 et un pourcentage d’arrêts de ,932. Halak a affiché un dossier de 26-12-7 en 46 départs et Elliott, en 36 départs, a compilé des chiffres de 23-10-4.

Lors des séries éliminatoires, Halak a été blessé et n’a effectué que deux départs. Elliott a pris la relève et a défendu le filet des Blues lors du balayage face aux Kings en quatre rencontres.

On a signé Halak pour qu’il soit le gardien numéro un et il devrait assumer la grande majorité du travail cette année, en assumant qu’il demeure en santé. Mais s’il connaît des difficultés, les Blues ont un bon auxiliaire en Elliott, qui peut faire le travail.

2. Comment Vladimir Tarasenko s’assimilera aux Blues ?

Après quatre saisons dans la KHL, le talentueux Tarasenko amorcera sa carrière dans la LNH. Le joueur de 20 ans a terminé huitième parmi les meilleurs marqueurs de la KHL, la saison dernière, avec 23 buts et 47 points en 54 rencontres, lui qui a également terminé à égalité au deuxième rang des pointeurs avec 11 points en sept rencontres, pour l’équipe Russe, récipiendaire de la médaille d’or lors des CMHJ 2011.

L’entraîneur des Blues, Ken Hitchcock, envisage d’utiliser Tarasenko parmi ses neuf premiers attaquants. Peu importe d’où il provient, de la Russie, de la Suède ou de la LAH, un joueur n’a habituellement pas les choses faciles à sa première année en tant que recrue. Mais s’il peut contribuer à l’attaque, au sein d’une équipe qui avait des difficultés à marquer l’an dernier, il sera un élément de choix avec un club déjà solide.

3. Chris Stewart peut-il rebondir ?

Après deux saisons consécutives de 28 buts, Chris Stewart a ralenti et a vu sa production chuter à 15 buts et 30 points en 79 rencontres. Il a marqué deux fois en sept matchs des séries et a même été relégué à la galerie de presse.

Les Blues ont donné un défenseur de concession en Erik Johnson pour acquérir Stewart et le défenseur Kevin Shattenkirk, lors de la date limite des transactions 2011, et Stewart avait inscrit 15 buts à ses 26 premiers matchs avec St. Louis.

L’attaque a représenté un problème pour les Blues la saison passée et en retrouvant sa touche de marqueur, Stewart aiderait beaucoup à atténuer ce problème.

4. La saison dernière était-elle un feu de paille, ou était-ce un aperçu de ce qui s’en vient pour les Blues ?

Soyons honnête, personne n’avait imaginé voir St. Louis s’emparer du deuxième rang dans l’Ouest, l’an dernier. Encore moins quand les Blues ont remplacé l’entraîneur Davis Payne, après 13 matchs, pour le remplacer par Ken Hitchcock.

Lors des six campagnes précédentes, les Blues n’avaient jamais terminé plus haut qu’au troisième rang dans la Division Centrale, n’effectuant qu’une présence en séries, étant balayés en quatre rencontres. La saison dernière était-elle un alignement d’étoiles parfait où tous les jeunes joueurs de l’équipe sont parvenus à performer en même temps ?

Avec un corps défensif solide ainsi que deux gardiens de premier plan, les Blues devraient batailler pour la Coupe Stanley, seulement s’ils peuvent demeurer en santé.

5. De qui proviendra l’attaque cette saison ?

Les Blues étaient au 21e rang dans la LNH, la saison dernière au chapitre des buts marqués et ont décidé de ne pas acquérir un marqueur ayant fait ses preuves au cours de l’été. Donc, avec le même casting en 2012-13, les Blues compteront sur des saisons complètes de leurs joueurs qui ont lutté avec les blessures, l’an dernier, et sur une saison de résurrection pour Stewart.

Perron (24 rencontres, commotion), McDonald (57 rencontres, commotion et épaule), Steen (39 rencontres, commotion), ont tous dû s’absenter durant de longs moments et à différents stades de la saison. Perron, McDonald et Steen ont amassé 92 points en 125 rencontres, ce qui représente une moyenne de 0,74 point par match, créant ainsi un trou béant dans l’alignement en leur absence.

On comptera également sur Stewart pour retrouver la forme d’un marqueur de près de 30 buts, comme il l’avait fait lors des deux saisons précédentes.

6. Alex Pietrangelo peut-il mettre la main sur le trophée Norris ?

Le joueur de 22 ans a terminé cinquième parmi les défenseurs du circuit avec 51 points, ce qui lui a conféré le troisième rang des marqueurs chez les Blues, une équipe qui peine à marquer des buts. Il a joué en moyenne 24:43 à chaque rencontre, 16e dans la LNH à ce chapitre et il a affiché un différentiel de plus-16. Malgré son jeune âge, on l’a constamment opposé aux meilleurs éléments adverses.

Avec la retraite de Nicklas Lidstrom, il y a un obstacle de moins qui se dresse devant Pietrangelo. Le natif de King City en Ontario bénéficiera également d’une saison complète à évoluer au sein du système défensif de Hitchcock.

Le vote pour le trophée Norris peut légèrement reposer sur la réputation, mais s’il peut améliorer un peu ses statistiques offensives, sans pour autant sacrifier sa défensive, il pourrait figurer sur la courte liste des aspirants pour l’obtention de cet honneur.

-- Dave Lozo

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