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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Sud-Est doit répondre

jeudi 2013-01-17 / 9:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Sud-Est doit répondre

L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Sud-Est, qui vient de couronner un nouveau champion et qui comprend plusieurs équipes prêts à franchir la prochaine étape.

HURRICANES DE LA CAROLINE

Après avoir vu son équipe rater les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une troisième année de suite, le directeur général des Hurricanes de la Caroline, Jim Rutherford, a effectué plusieurs changements importants.

Le premier a été l’acquisition du centre défensif Jordan Staal des Penguins de Pittsburgh. Il a ensuite signé l’agent libre sans restriction Alexander Semin, ailier gauche, dans une tentative de modifier le portrait dans l’Association de l’Est.

1. Comment l’entraîneur Kirk Muller utilisera-t-il Jordan Staal?

Ne soyez pas surpris si vous voyez les frères Staal unir leurs forces au camp d’entraînement et la plupart du temps en matchs hors concours.

Jordan voit son nouveau rôle avec les Hurricanes comme une occasion de devenir l’un des membres de l’élite de la ligue.

En dépit du fait qu’Eric et Jordan Staal sont des centres naturels, Eric a joué à l’aile avec Équipe Canada lors de matchs internationaux. Jordan a été par défaut le troisième centre des Penguins derrière Sidney Crosby et Evgeni Malkin au cours des six dernières campagnes à Pittsburgh.

2. Où placer Semin?

L’ajout de Semin l'été dernier offre plusieurs options à Muller. Même s’il offrira probablement la chance à Eric et Jordan Staal de jouer ensemble, Muller placera possiblement Eric avec Semin et Chad LaRose.

Cela permettrait à Jordan Staal de pivoter le deuxième trio au centre de Jeff Skinner et Jussi Jokinen. Tuomo Ruutu pourrait ainsi occuper la position de centre de la troisième ligne, avec Jiri Tlusty et Patrick Dwyer. N’est-ce pas de la profondeur en attaque?

De plus, Rutherford ne croit pas qu’il aura des problèmes avec l’éthique de travail de Semin lorsqu’il sera au fait de la façon de faire de l’organisation sur la glace comme en dehors.

3. Est-ce que les acquisitions de Staal et Semin font de la Caroline une équipe prétendante à la Coupe Stanley?

Staal est l’un des meilleurs attaquants défensifs du circuit, capable de produire offensivement avec constance tout en contrant l’adversaire. En sept saisons, toutes avec les Capitals, Semin a cumulé 197 buts et 408 points en 469 parties. Il a également récolté 34 points en 51 parties des séries éliminatoires.

Les Hurricanes ont terminé au 16e rang de la ligue avec 212 buts. Ces deux aideront certainement à ce chapitre. Staal a obtenu son plus grand nombre de mentions d’aide (25) et de points (50) en carrière, et a terminé avec son deuxième plus haut total de buts marqués (25) en 2011-12, même s’il n’a joué dans seulement 62 des 82 parties de Pittsburgh en saison régulière.

Les ajouts de Staal et Semin devraient aider la Caroline dans la course de la division Sud-Est durant toute la saison. Les deux patineurs devraient aussi améliorer la marque peu reluisante de l’équipe en prolongation. Les Hurricanes ont dû se rendre en prolongation à 20 reprises l’an passé et ont terminé avec un dossier de 4-16, ne gagnant que trois parties pour en perdre 10 lors d’une période de prolongation de cinq minutes.

4. Comment se comportera Muller à sa première saison complète derrière le banc?

Dès qu’il a été embauché, Muller a parlé de faire croire les joueurs en son système et d’être redevable l’un à l’autre. Il a mené les Hurricanes à un dossier de 25-20-12 en 57 matchs. Son équipe a maintenu une fiche de 15-9-7 après la pause du Match des étoiles.

Les Hurricanes ont accumulé au moins un point dans 16 de leurs 23 derniers duels (11-7-5) et ont maintenu un dossier de 7-4-1 lors des 12 dernières rencontres de la saison 2011-12. Les Canes ont obtenu un rendement de 35 en 179 (19,6 pour cent) sur l’attaque massive avec Muller. Avec encore plus d’outils et une saison complète devant lui, l’entraîneur devrait pouvoir motiver ses joueurs dès le lancement du camp d’entraînement.

5. Les Hurricanes ont-ils suffisamment de profondeur à la ligne bleue?

Il y a beaucoup de talent à la ligne bleue et le club semble avoir un bon mélange de jeunesse et d’expérience.

Joni Pitkanen, Joe Corvo et Tim Gleason sont les joueurs d’expérience à la défense. Gleason a dominé l’équipe avec un différentiel de plus-12 en 2011-12. Corvo effectuera un retour en Caroline pour la troisième fois de sa carrière. Pitkanen a raté 52 matchs l’an dernier en raison d’une commotion et d’une blessure au bas du corps, mais il devrait être en santé au début du camp. Jay Harrison a surpris en amassant neuf buts et 23 points, tout en étant employé plus de 20 minutes par rencontre. Il s’est aussi classé au deuxième rang chez les défenseurs de la Caroline pour les mises en échec (117) et les tirs bloqués (153).

Le jeune Justin Faulk a démontré beaucoup de bonnes choses en tant que recrue et Jamie McBain, qui devrait pouvoir jouer plus de 22 minutes par match, entamera sa troisième saison complète avec le club. Les Canes ont aussi fait signer un contrat à Marc-André Gragnani, 25 ans, qui bataillera pour une place au sein de la formation.

Les espoirs de premier plan, Ryan Murphy, choix de première ronde en 2011, et Bobby Sanguinetti, qui a paraphé un contrat de deux ans en mai, tenteront d’obtenir un poste dans l’équipe. Il est à prévoir que le gardien Cam Ward aura beaucoup d’aide la saison prochaine.

6. Qui sera le gardien réserviste de Cam Ward?

Le vétéran Brian Boucher, qui a complètement récupéré d'une opération pendant la saison morte, pourrait être contesté par Justin Peters pour le rôle du gardien auxiliaire exclusif de Cam Ward en 2012-13.

Peters, qui a signé une entente de deux ans le 1er avril, a passé l'arrêt de travail avec Charlotte dans la Ligue américaine de hockey. Il a maintenu une fiche de 2-3-2 avec une moyenne de buts alloués de 2,48 et un pourcentage d’arrêts de ,931 en sept présences avec les Canes la saison passée.

-- Mike G. Morreale

PANTHERS DE LA FLORIDE

Au début de la dernière saison, les Panthers ne devaient répondre qu’à une seule question récurrente :

« Mais qui sont ces joueurs? »

Le directeur général Dale Tallon a en effet revampé son alignement l’été dernier, ajoutant dix nouveaux joueurs à un noyau composé de Stephen Weiss et … de Stephen Weiss.

À l’aube de la prochaine saison, « ces joueurs » sont les champions en titre de la division Sud-Est, et les questions portent maintenant sur une équipe en pleine ascension qui pourrait être à un ou deux joueurs (qui proviennent de l’interne ou de l’externe) de devenir un aspirant à la Coupe Stanley.

1. Est-ce que les Panthers ont vraiment besoin de Roberto Luongo?

Les Canucks de Vancouver semblent préparés à échanger leur gardien vedette. Luongo a déclaré qu’il souhaitait revenir avec les Panthers. Tallon n’a pas écarté l’idée de procéder à une transaction.

Alors qu’est-ce qui fait traîner les choses?

Le retour exigé par les Canucks (qui, selon les rumeurs, doit comprendre l’espoir Nick Bjugstad) est trop important au goût des Panthers. De plus, avec José Théodore et Scott Clemmensen qui sont deux gardiens établis dans la LNH, de même que l’espoir Jacob Markstrom qui attend son tour, les besoins des Panthers à cette position ne sont pas criants.

2. Est-ce que le premier trio des Panthers mérite un surnom?

Stephen Weiss, Kris Versteeg et Tomas Fleischmann – que pensez-vous du « Rat Pack »? – ont amassé plus de points alors qu’ils se trouvaient ensemble sur la patinoire que n’importe quel autre trio d’attaquants dans toute la LNH la saison dernière.

Selon DobberHockey.com, le trio composé de Weiss, Versteeg et Fleischmann a cumulé 108 points alors qu’ils se trouvaient ensemble sur la patinoire. Cette récolte les place devant les trios de Bozak-Kessel-Lupul de Toronto (106 points), Cole-Desharnais-Pacioretty de Montréal (105 points), Filppula-Hudler-Zetterberg de Détroit (104 points), et Malkin-Neal-Kunitz de Pittsburgh (104 points).

Les Panthers se sont laissé traîner par leur premier trio – les « Sunshine Boys »? – le plus longtemps possible, et peut-être même un peu trop longtemps.

Mais cette ligne d’attaque – « Miami Ice »? – a bien rebondi pendant les séries éliminatoires, marquant 9 des 17 buts de l’équipe en plus d’amasser un total de sept mentions d’aide contre les Devils du New Jersey. Les Panthers menaient d’ailleurs cette série 3-2 avant de s’incliner en prolongation dans la sixième rencontre et en deuxième période de temps supplémentaire dans le septième et ultime match.

3. Alors, qui produira à l’attaque pour soutenir le premier trio?

Le premier trio a été excellent en attaque – on ne peut cependant en dire autant des deuxième, troisième et quatrième trios.

L’unité composée de Weiss-Versteeg-Fleischmann a produit un total de 70 buts, soit plus du tiers de tous les buts marqués par les Panthers, et ils ont également amassé 76 points à forces égales.

On s’attend à ce que l’espoir Jonathan Huberdeau aide grandement, lui qui a récolté presque deux points par rencontre avec Saint John dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec la saison dernière. De plus, si le dernier joueur autonome mis sous contrat, Peter Mueller, peut demeurer en santé et retrouver la forme qui lui a déjà permis d’amasser 50 points, les Panthers pourront alors au moins compter sur deux trios offensifs.

Les défenseurs peuvent également contribuer. Jason Garrison (16 buts) a quitté la Floride, mais Brian Campbell, qui a terminé au deuxième rang chez les défenseurs de la LNH avec sa récolte de 53 points (et au quatrième rang chez les Panthers), et Dmitry Kulikov (28 points en 58 rencontres) seront de retour.

4. Mais qui va évoluer aux côtés de Brian Campbell?

Garrison a signé un contrat avec les Canucks de Vancouver, ce qui lui permettra d’évoluer dans sa ville natale, après avoir connu sa meilleure saison dans la LNH, lui qui formait la meilleure paire de défenseurs des Panthers avec Campbell.

Tallon est confiant que Filip Kuba, mis sous contrat alors qu’il était joueur autonome, pourra combler ce départ. Kuba a obtenu 32 points et a présenté un différentiel de plus-26 la saison dernière avec les Sénateurs d’Ottawa, lui qui évoluait avec le récipiendaire du trophée Norris Erik Karlsson.

Kulikov (qui demeure sans contrat, lui qui est joueur autonome avec compensation) pourrait aussi évoluer sur la première vague de supériorité numérique au besoin.

Garrison apportait autant à Campbell que ce denier lui apportait. Après avoir connu des saisons en deçà des attentes avec les Blackhawks de Chicago, le joueur de 33 ans a connu sa deuxième meilleure saison en carrière au chapitre des points, a joué presque 27 minutes par match, et est devenu le premier défenseur en 58 ans à remporter le trophée Lady Byng Trophy.

5. Est-ce qu’une équipe peut compter sur trop de bons espoirs?

Entre 2009 et 2011, le repêchage de la LNH a permis aux Panthers d’ajouter 28 joueurs à leur organisation, qui est maintenant reconnue comme l’une des plus profondes et talentueuses de la LNH.

Quand rappeler ces joueurs? La place de qui prendront-ils? Qui garder et qui échanger? Les réponses que Tallon apportera à ces questions risque fort d’être ses décisions les plus difficiles et les plus attendues.

« Il ne sert à rien de repêcher tous ces jeunes si on ne trouve pas de place pour les faire jouer, a déclaré Tallon. Nous devons faire de la place pour eux lorsqu’ils sont prêts. Nous savons que certains joueurs seront prêts cette année, peut-être un ou deux, et deux ou trois autres encore la saison suivante, et encore trois à cinq autres dans deux ans. Nous devrons alors trouver une façon de les intégrer à l’équipe. »

6. Est-ce que les Panthers peuvent gérer ce succès?

Les Panthers ont remporté le titre de leur division pour la première fois de leur histoire la saison dernière, et leurs rivaux de la division Sud-Est s’en sont évidemment rendu compte.

Les Capitals de Washington ont fait l’acquisition de Mike Ribeiro. Le Lightning de Tampa Bay a transigé pour mettre la main sur Anders Lindback. Les Jets de Winnipeg ont mis sous contrat Olli Jokinen. Et finalement, les Hurricanes de la Caroline ont conclu un échange qui leur a permis de mettre la main sur Jordan Staal, en plus d’offrir un contrat à Alexander Semin et de prolonger celui de Jeff Skinner.

Le classement de la division Sud-Est a été le plus serré de toute la LNH la saison dernière, la Floride devançant Washington par deux points seulement pour se sauver avec le titre, tout en terminant 12 points devant la Caroline qui occupait le dernier rang. L’écart moyen entre les équipes de première et de dernière position dans les cinq autres divisions de la ligue était de 30 points.

-- Mike Battaglino

LIGHTNING DE TAMPA BAY

Après avoir été exclu des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, le directeur général du Lightning de Tampa Bay Steve Yzerman a réagi comme n’importe quel autre dirigeant d’organisation : il a apporté quelques changements importants.

Sans surprise, il s’est d’abord tourné vers la ligne bleue et la position de gardien de but. Puisque le Lightning a terminé au dernier rang du circuit avec une moyenne de buts accordés de 3,39 et au 26e rang en infériorité numérique avec un taux d’efficacité de 79,2 pour cent, il ne fallait pas s’étonner de le voir améliorer sa défense.

1. Qui sera le gardien de but partant en début de saison?

En ce moment, il semble que le nouveau venu Anders Lindback amorcera le camp d’entraînement avec l’objectif de s’établir comme étant le gardien de but numéro un à Tampa Bay. Il n’a disputé que 38 rencontres dans la LNH lors des deux dernières saisons à Nashville, mais il est très prometteur.

Le Lightning a acquis ses droits des Predators avec l’espoir qu’il devienne son gardien partant dans un avenir rapproché. D’ici là, Lindback pourrait devoir cohabiter avec Mathieu Garon ou l’espoir de 22 ans Dustin Tokarski.

2. Est-ce que le vétéran Martin St-Louis a une autre saison de 70 points en réserve?

Les chiffres ne mentent pas. À 36 ans, St-Louis a été le deuxième attaquant le plus utilisé dans la LNH (avec un temps de glace de 22:37 par partie) et il a amélioré un record d’équipe en connaissant une sixième saison de suite avec au moins 70 points. Il a joué 77 matchs et il a dominé les siens avec 49 aides. Il a pris le deuxième rang au chapitre des buts (25) et des points (74).

St-Louis a vu sa série de parties jouées consécutives prendre fin à 499 après qu’une rondelle l’eut atteint au visage lors d’une séance d’entraînement au Madison Square Garden le 8 décembre. Cependant, le petit ailier de 5 pieds 8 pouces et 176 livres est encore capable de connaître une saison de 70 points. Avouons tout de même que le fait de jouer sur le même trio que Steven Stamkos lui donne un petit coup de pouce.

3. Est-ce que Steven Stamkos peut encore s’améliorer?

Pourquoi pas? Le Lightning a compté 232 buts l’an passé et Stamkos est l’auteur de 60 d’entre eux, un sommet dans la ligue. Il a généré à lui seul presque 26 pour cent de l’attaque des siens. Il est devenu le 20e joueur de l’histoire de la LNH à compter 60 buts et il a pris le deuxième rang derrière Evgeni Malkin des Penguins au classement des compteurs avec un sommet personnel de 97 points. Il a remporté son deuxième trophée Maurice Richard, mais il a concédé le trophée Hart à Malkin.

Il a inscrit 12 buts gagnants, un sommet dans la ligue, dont cinq en prolongation, un nouveau record de la LNH. Au cours d’une saison où les blessures ont ravagé le Lightning, il a réussi à conserver le même niveau d’excellence rencontre après rencontre. Avec un meilleur soutien l’an prochain, il devrait continuer à s’améliorer.

4. Est-ce que la défense tiendra le coup?

Yzerman tenait à améliorer sa brigade défensive en vue de la prochaine campagne. Pour ce faire, il a respecté sa philosophie de développement interne des joueurs et il est allé chercher quelques gros noms sur le marché des joueurs autonomes.

Il a embauché Brendan Mikkelson, Brian Lee, Keith Aulie, Artem Sergeev et Evan Oberg, tous âgés de moins de 25 ans, et il a mis sous contrat les agents libres sans compensation Matt Carle, Matt Taormina et Sami Salo.

Yzerman cherche à développer un jeune noyau défensif autour de Lindback afin de s’assurer que son jeune cerbère est bien entouré. La brigade défensive a donc été considérablement remaniée au cours de la dernière année. Or, le Tampa Tribune rapportait en avril que le vétéran Mattias Ohlund pourrait devoir tirer un trait sur la prochaine saison après avoir subi une chirurgie majeure à un genou l’hiver dernier.

5. Est-ce que l’espoir Vladislav Namestnikov est prêt à faire le saut chez les professionnels?

Le choix de première ronde du Lightning en 2011 (27e au total) a connu deux saisons productives avec les Knights de London dans la Ligue de hockey de l’Ontario. Il a inscrit 30 buts et 68 points à sa saison recrue, puis 22 buts et 71 points en 2011-12. Yzerman a consenti un contrat initial de trois ans à son jeune espoir au mois de mars et ce dernier devrait amorcer la prochaine saison avec la nouvelle équipe affiliée de Syracuse dans la Ligue américaine.

Cependant, il pourrait venir brouiller les cartes s’il connaît un bon camp d’entraînement.

6. Qui d’autre peut compter des buts à Tampa Bay?

Croyez-le ou non, cinq joueurs ont franchi le plateau des 20 buts chez le Lightning l’an passé. La formation était ex aequo avec trois autres équipes à ce chapitre dans la ligue derrière les meneurs, les Bruins (six joueurs).

Il s’agissait de Stamkos (60 buts), St-Louis (25), Teddy Purcell (24), Lecavalier (22) et Ryan Malone (20). C’est tout un accomplissement pour une équipe décimée par les blessures et privée des services de Simon Gagné et de Sean Bergenheim, partis sous d’autres cieux.

Le choix de première ronde de 2010, Brett Connolly, pourrait atteindre le plateau des 20 buts cette année. Connolly a disputé 68 rencontres lors de sa saison recrue en 2011-12 et il a inscrit quatre buts et 15 points. Connolly a déclaré qu’il devait améliorer son jeu défensif s’il voulait mériter plus de temps de glace. Il a joué en moyenne 11:28 par partie l’an passé. Il pourrait jouer à l’aile sur le troisième trio cette saison tout en peaufinant son jeu dans les deux zones.

-- Mike G. Morreale

CAPITALS DE WASHINGTON

De l’arrivée de l’entraîneur Bruce Boudreau en novembre 2008 jusqu’aux séries éliminatoires de 2010, les Capitals de Washington impressionnaient avec leur offensive, alors que la défensive et les gardiens laissaient parfois à désirer.

Au cours de deux de leurs trois dernières présences en séries éliminatoires, l’attaque est devenue un problème pour les Capitals de Washington. Ils ont d’abord été frustrés par le gardien Jaroslav Halak et les joueurs des Canadiens de Montréal qui évoluaient en infériorité numérique en 2010. Par la suite, ce fut une série de problèmes qui allaient de la performance des joueurs à la philosophie de l’équipe imposée par le nouvel entraîneur Dale Hunter en 2012. L’an dernier, bien que les Capitals aient amélioré leur capacité à empêcher l’adversaire de marquer, l’équipe a éprouvé de la difficulté à marquer suffisamment de buts lorsque la situation le commandait.

La majeure partie des questions qui entourent l’édition 2012-13 des Capitals portent encore une fois, étrangement, sur l’attaque.

1. Est-ce qu’Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom et Mike Green peuvent produire au niveau d’il y a quelques saisons?

Les « jeunes loups » de Washington – les trois joueurs visés par la question et Alexander Semin – ont obtenu un total de 370 points en 2009-10. Ovechkin et Backstrom ont tous deux surpassé le cap des 100 points, Semin a marqué 40 buts, et Green a mené tous les défenseurs de la LNH au chapitre des buts et des points.

Ovechkin, qui avait amassé 109 points cette année-là, a vu sa production glisser à 85 points en 2010-11 et à 65 la saison dernière. De son côté, la production de Backstrom est passée de 101 points à 65 puis à 44, bien qu’il n’ait disputé que 42 rencontres l’an dernier puisqu’il a souffert d’une commotion cérébrale. Green a quant à lui participé à 81 rencontres au cours des deux dernières saisons en raison de multiples blessures, inscrivant 31 points au cours de ces rencontres.

Semin évolue maintenant pour les Hurricanes de la Caroline, et Mike Ribeiro a été acquis par le biais d’une transaction avec les Stars de Dallas. Ce dernier a été amené à Washington afin de jouer au centre du trio qui ne sera pas piloté par Backstrom. Pour que Washington redevienne une équipe d’élite en ce qui a trait à l’attaque, Ovechkin, Backstrom et Green doivent demeurer en santé et produire à un niveau qui se rapproche de celui qu’ils ont un jour atteint.

2. En plus d’Ovechkin et de Troy Brouwer, qui seront les deux ailiers qui évolueront sur les deux premiers trios?

Backstrom et Ribeiro pivoteront les deux premiers trios de l’équipe, et Ovechkin et Brouwer sont assurés d’entreprendre l’année à leurs côtés. L’identité des deux autres ailiers est loin d’être aussi évidente.

Brooks Laich a marqué 69 buts en trois saisons en tant que deuxième ailier gauche derrière Ovechkin, mais il évolue maintenant au centre et les Capitals aimeraient bien qu’il pivote le troisième trio de l’équipe. Ovechkin a inscrit 38 filets l’an dernier et, en raison du départ de Semin, le deuxième meilleur marqueur de l’équipe à être de retour est Jason Chimera, auteur de 20 buts, soit trois de plus que son ancien sommet en carrière.

Chimera pourrait être un candidat pour évoluer sur l’un des deux premiers trios mais, tout comme Laich, il s’agirait d’une solution de rechange. Deux joueurs qui n’ont jamais réussi à s’emparer du titre de joueur de centre numéro deux, Marcus Johansson et Mathieu Perreault, pourraient être les premiers à obtenir une audition pour les postes vacants. Johansson a obtenu 14 buts et 46 points la saison dernière, alors que Perreault a inscrit 16 buts et 30 points. Les deux joueurs ont obtenu davantage de temps de glace de qualité au cours de l’absence de Backstrom. Le joueur autonome Wojtek Wolski et l’espoir Stanislav Galiev sont également des possibilités.

3. Assez parlé des attaquants, qu’en est-il de la production offensive des défenseurs?

Washington a entrepris la saison 2011-12 avec ce qui était potentiellement le meilleur alignement de défenseurs offensifs de la ligue. Green, Wideman et John Carlson pourraient tous être l’option offensive numéro un chez plusieurs équipes.

La saison de Green a encore une fois été bousillée par les blessures, et il n’a donc pas été un facteur à l’attaque. Carlson a éprouvé des ennuis par moments au cours de sa deuxième campagne, mais il a de nouveau joué comme un joueur digne d’évoluer sur le premier duo de défenseurs en fin de saison et dans les séries éliminatoires. Wideman a participé au Match des étoiles en raison de ses statistiques offensives, mais il a connu une léthargie en deuxième moitié de saison et il était affreux dans son territoire en séries.

Les Capitals remplaceront Wideman par Orlov, qui affiche un certain potentiel offensif, bien qu’il ne soit probablement pas aussi élevé que celui de Carlson. Karl Alzner, Roman Hamrlik et Jeff Schultz ne vont pas noircir la feuille de pointage, mais Green et Carlson pourraient représenter l’un des meilleurs duos offensifs de la ligue.

4. En parlant de l’avantage numérique ... est-ce qu’Adam Oates peut le relancer?

L’efficacité en supériorité numérique est à la baisse à travers la ligue depuis deux ans, mais Washington a terminé à égalité au 15e rang et à égalité au 18e rang au cours des deux dernières campagnes.

C’est là qu’Oates entre en scène, lui qui était l’entraîneur adjoint responsable de l’avantage numérique chez les Devils du New Jersey. D’accord, les Devils ont terminé tout juste devant les Capitals la saison dernière (14e rang), mais Oates ne pouvait compter sur le même niveau de talent (particulièrement en défensive) et l’attaquant Travis Zajac a été tenu à l’écart pour presque toute la saison.

Peu importe quelle était la relation qu’entretenait Ovechkin avec Boudreau vers la fin de son passage avec l’équipe, ou encore avec Hunter lors de son bref séjour, il y a de bonnes chances qu’Oates gagne des points auprès de son capitaine en lui montrant les vidéos des 12 buts inscrits en avantage numérique par les Devils au cours des trois premières rondes des séries éliminatoires la saison dernière (dont l’un d’eux, marqué contre les Rangers de New York, était de toute beauté).

Ovechkin avait obtenu au moins 36 points en avantage numérique au cours de chacune de ses cinq premières campagnes avant d’être limité à 24 et à 23 en 2010-11 et 2011-12.

5. À ce sujet, est-ce qu’Oates est prêt à diriger en séries éliminatoires?

Même s’il n’est pas aussi certain que par le passé que Washington participera aux séries éliminatoires, il n’en demeure pas moins que l’on s’attend à ce que les Capitals soient du tournoi printanier. Pour une équipe qui n’a pas atteint la finale de l’Association de l’Est au cours des cinq dernières campagnes malgré tous ses succès en saison régulière, il est tout de même surprenant d’avoir procédé à l’embauche d’un entraîneur-chef sans expérience.

Oates était un excellent joueur dans la LNH et, comme Hunter, il a connu beaucoup de succès à Washington, mais il ne compte que trois années d’expérience comme entraîneur dans la LNH, et c’était en tant qu’adjoint, et non comme entraîneur-chef. De plus, aucun de ses adjoints ne possède d’expérience en tant qu’entraîneur-chef.

La feuille de route de McPhee ne ment pas, il n’a pas peur d’embaucher une personne qui n’a pas d’expérience en tant qu’entraîneur-chef dans la LNH. En fait, les cinq entraîneurs qu’il a embauchés en tant que directeur général à Washington en étaient à leur première expérience à ce titre. Mais un personnel complet d’entraîneurs qui ne compte sur aucun membre ayant déjà occupé cette fonction au niveau professionnel est risqué, même selon les standards de McPhee.

6. Est-ce que Braden Holtby restera le gardien numéro un?

Holtby a été une révélation en séries éliminatoires, démontrant beaucoup plus de sang-froid et de confiance que l’on pourrait s’attendre de la part d’un gardien de 22 ans qui comptait 21 rencontres d’expérience avant le début des séries de 2012. Washington a disputé 13 rencontres qui se sont terminées par l’écart d’un but, et Holtby a été fantastique lors de ces parties.

Il semble évident qu’il sera le gardien numéro un pour entamer la saison 2012-13, mais tenir cela pour acquis voudrait dire que l’on oublie ce qui s’est passé devant le filet au cours des cinq dernières saisons de l’équipe. Pour résumer la situation, cela fait quatre ans que le joueur qui possédait le titre de gardien numéro un au cours des séries de l’année précédente n’a pas réussi à conserver ce titre jusqu’au premier match du tournoi printanier de l’année suivante.

Depuis qu’Olaf Kolzig a cédé le titre de numéro un à Cristobal Huet vers la fin de la saison 2007-08, personne n’a pu demeurer à cette position bien longtemps.

-- Corey Masisak

JETS DE WINNIPEG

Même si les Jets de Winnipeg ne se sont pas qualifiés pour les séries éliminatoires, ils ont été l’une des plus belles histoires de la LNH en 2011-12. Le retour du hockey à Winnipeg a été marqué par des salles combles lors de chaque match local de l’équipe. De plus, les Jets ont dominé la scène sportive locale d’une façon qu’ils ne l’avaient jamais fait sous le nom des Thrashers d’Atlanta.

Toutefois, l’effet nouveau du retour de l’équipe à Winnipeg s’est estompé et les partisans ont accueilli les Jets si chaleureusement il y a un an qu’ils voudront constater du progrès chez une franchise qui n’a pas participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley depuis 2007 et qui s’est qualifiée pour la danse printanière à une seule reprise dans son histoire.

1. Est-ce qu’Evander Kane est prêt à devenir une grande vedette?

Kane s’est imposé comme marqueur de 30 buts à sa troisième campagne dans la LNH, faisant état de son talent et démontrant à la franchise ce qu’elle avait vu en lui lorsqu’il a été repêché par les Thrashers au quatrième rang de l’encan de 2009 de la LNH. À 21 ans, l’agent libre avec restriction semble être en mesure d’en offrir encore plus.

Les Jets essaient de lui faire un signer une entente à long terme, signifiant qu’ils pensent qu’il est prêt à accomplir de grandes choses, mais il n’a rien signé pour le moment, ce qui laisse place à toutes sortes de spéculations. En tant que premier marqueur des Jets, il est le type de joueur autour de qui ils veulent bâtir. Il serait donc important de lui faire signer un contrat de plusieurs saisons.

2. Est-ce qu’Ondrej Pavelec jouera à la hauteur de son nouveau contrat?

Le directeur général Kevin Cheveldayoff a fait signer un lucratif contrat de cinq ans d’une valeur de 19,5 millions $ au gardien tchèque de 25 ans après une saison au cours de laquelle sa moyenne de buts alloués est passée de 2,73 à 2,91 et son pourcentage d’arrêts a baissé de ,914 à ,906. Pavelec n’a pas eu beaucoup d’appuis de ses coéquipiers. Il a reçu plus de 34 tirs par 60 minutes de jeu, une statistique affreuse. Il devra néanmoins élever son jeu d’un cran pour permettre aux Jets de compter sur le gardien dont ils ont besoin pour former une équipe de séries éliminatoires.

3. Quel genre d’impact aura Olli Jokinen?

La plus grande acquisition de l’été des Jets a récolté 61 points avec les Flames de Calgary la saison dernière. Winnipeg n’avait même pas de joueur de centre de 50 points dans sa formation. Jokinen jouera sans aucun doute sur un des deux premiers trios. Il pourrait même se retrouver sur la première ligne si Bryan Little ne fait pas le travail.

Les Jets espèrent que Jokinen sera au moins aussi bon que la saison passée. Ils comptent sur lui pour s’imposer physiquement et faire preuve de leadership, tout en contribuant offensivement. S’il y parvient, l’équipe pourrait faire beaucoup de pas en avant. Sinon, elle pourrait avoir de la difficulté.

4. Est-ce les Jets s’amélioreront en infériorité numérique?

Les Jets n’ont pas réglé l’un de leurs plus gros problèmes de la dernière saison : leur incapacité à écouler des punitions. Winnipeg a alloué 58 buts en infériorité numérique, plus que toutes les autres équipes, sauf deux. Les Jets ont accordé 292 avantages numériques à leurs adversaires, le septième plus haut total de la LNH, en plus de compter trois fois en désavantage numérique (le plus bas total de la ligue étant de deux).

Aucun des deux avants acquis cet été (Jokinen et Alexei Ponikarovsky) ne devrait vraiment avoir du temps de glace en infériorité numérique, donc les Jets devront s’améliorer de l’intérieur, utilisant principalement les mêmes unités qui en ont arraché l’an passé.

5. Est-ce que Dustin Byfuglien peut s’améliorer dans sa zone?

Sans aucun doute, Byfuglien est l’un des défenseurs les plus productifs de la LNH. Avec 53 points en 66 parties, il a terminé au deuxième rang de la ligue. Son tir redoutable est une arme, particulièrement sur l’attaque massive.

Mais Byfuglien n’est pas aussi efficace dans sa propre zone. Il a présenté un différentiel négatif au cours des trois dernières campagnes, même lors de deux saisons de suite où il a récolté 53 points et plus. Byfuglien représente une menace offensive, mais il doit accorder plus d’attention à sa défensive pour que les Jets profitent de ces points pour gagner des matchs.

6. Est-ce la fin de la lune de miel à Winnipeg?

Le fait de retrouver le hockey de la LNH était suffisant pour satisfaire les amateurs de Winnipeg l’an dernier. Ils ont commencé à encourager leur équipe dès le premier échauffement de la saison jusqu’à la dernière seconde du dernier duel le 7 avril. Les Jets ont bien répondu en maintenant une fiche de 23-13-5 à domicile, comparativement à un dossier de 14-22-5 à l’étranger.

Mais malgré tout l’amour et le soutien que les Jets ont reçu à leur première année, l’équipe n’a obtenu que quatre points de plus que l’édition 2010-11 des Thrashers d’Atlanta et a raté les séries éliminatoires de peu. Les 15 004 partisans qui ont rempli chaque soir le MTS Centre et les milliers d’autres qui ne vivent que pour les Jets en voudront davantage cette saison que seulement se contenter d’avoir une équipe de retour en ville. Un autre échec de qualification aux séries éliminatoires pourrait envenimer fortement cette histoire d’amour.

-- John Kreiser

 

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