Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Atlantique doit répondre

lundi 2013-01-14 / 10:00 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

Partagez avec vos amis


Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Atlantique doit répondre

L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Atlantique, qui pourrait être encore une fois considérée la division la plus compétitive dans la ligue.

DEVILS DU NEW JERSEY

Les Devils du New Jersey n'étaient qu'à deux victoires la saison dernière de la quatrième conquête de la Coupe Stanley dans l'histoire de leur concession mais un élément important dans leurs succès lors des séries éliminatoires ne fait plus partie de leur organisation.

La façon dont l'équipe surmontera la perte de Zach Parisé sur le marché des joueurs autonomes sera certainement un facteur important pour prédire s'ils auront du succès en éliminatoires. Bien que ce soit la question à un million de dollars, l'entraîneur-chef Peter DeBoer ne semble pas trop préoccupé. À sa deuxième année, il est confiant que son équipe surmontera le départ de son capitaine la saison dernière et ce faisant, bâtira sur ses succès de la dernière saison.

1. Comment les Devils surmonteront-ils la perte de Parisé ?

Parisé a réussi 31 buts et 69 points en 82 matchs lors de la saison régulière l'an passé, sa première en tant que capitaine. Il a terminé au sixième rang des pointeurs lors des éliminatoires en totalisant 15 points, incluant huit buts, en 24 points. Même s'il est vrai que Parisé ne peut être remplacé, il ne faut pas oublier que les Devils ont évolué longtemps sans leur joueur de centre au sein du premier trio, Travis Zajac. Il a raté la majeure partie de la saison, à l'exception de 15 matchs, après avoir subi une blessure au tendon d'Achille gauche en août.

« Zajac a raté toute la saison, (Ilya) Kovalchuk a été blessé lors du deuxième match dans la série contre Philadelphie quand on tirait de l'arrière 1-0, mais on a joué un de nos meilleurs matchs de l'année. C'est dire qu'il y a une bonne mentalité, a affirmé DeBoer. Il faudra continuer de la même façon la saison prochaine sans Zach. »

2. Qui sera le prochain capitaine ?

Il y a plusieurs bons candidats, incluant Patrik Elias, qui portait d'ailleurs le « C » en 2006-07, et Zajac, mais on croit ici que l'équipe nommera un défenseur pour agir comme capitaine pour la première fois depuis Scott Niedermayer en 2004.

Bryce Salvador, qui a raté toute la saison 2010-11 en raison d'une commotion cérébrale, a signé un contrat de trois ans évalué à 9,5 millions $ durant la saison morte et il ne pourrait être plus heureux. Il a passé les quatre dernières saisons avec les Devils et il a été un des deux défenseurs seulement à prendre part aux 82 matchs de la saison régulière en 2011-12. C'est un leader sur la patinoire et dans le vestiaire. Et ça ne fait pas de mal qu'il soit aussi très cordial avec les représentants des médias.

3. L'attaquant David Clarkson pourra-t-il réussir 30 buts comme la saison dernière ?

Clarkson a connu l'année de sa carrière en retrouvant DeBoer, qui l'avait dirigé au hockey junior avec les Rangers de Kitchener dans la Ligue de l'Ontario. Il a été le troisième meilleur compteur de l'équipe en inscrivant 30 buts et il a fini cinquième avec 46 points. Il a été le meneur chez les Devils avec sept buts décisifs, un sommet en carrière, et il a terminé deuxième, à égalité avec Elias au chapitre des buts en avantage numérique, huit, ce qui constitue un autre sommet en carrière. De plus, il a été le meneur de l'équipe avec 138 minutes de pénalités, démontrant qu'il n'avait pas perdu de sa détermination.

Lors des éliminatoires, Clarkson a été un des cinq joueurs à réussir trois buts décisifs, un sommet dans la ligue. Il n'y a aucune raison de penser que l'ailier droit de 28 ans ne pourra égaler ou surpasser sa production en saison régulière en 2012-13. Il est certainement un des joueurs sur lequel les Devils compteront le plus cette saison.

4. Est-ce l'année où Mattias Tedenby aura un impact ?

Le 24e joueur choisi au repêchage de 2008 a partagé la saison 2011-12 entre la LNH et la Ligue américaine de hockey, étant envoyé dans la mêlée lors de 43 de ses 46 premiers matchs dans la LNH. Le Suédois de cinq pieds 10 pouces, 175 livres, a réussi un but et six points dans la LNH, et quatre buts et 18 points en 32 matchs dans la LAH. S'il se démarque à l'entraînement, il sera dans la course pour évoluer à l'aile gauche aux-côtés de Zajac et Ilya Kovalchuk.

« On espère toujours voir un diamant brut, mais on ne pourra combler le poste de Zach Parisé compte tenu de tout ce qu'il apportait, a expliqué Lamoriello. Tedenby a une excellente chance d'avancer. Il possède tous les outils et il travaille fort cet été chez lui avec Adam Larsson et Johan Hedberg. »

5. Le défenseur Adam Larsson est-il prêt à franchir la prochaine étape ?

Le défenseur de six pieds trois pouces, 200 livres, a été solide à sa première saison, terminant deuxième à la ligne bleue parmi les recrues avec 16 passes, et cinquième avec 18 points en 65 matchs lors de la saison régulière. Il y a eu des spéculations à l'effet que le quatrième choix au repêchage de 2011 aurait perdu un pas après avoir été frappé par le défenseur du Canadien P.K. Subban, le 2 février, au Prudential Center. Il a raté les 10 matchs suivants en raison d'une contusion au bas du dos. À son retour au jeu, il n'a réussi que deux passes et présenté un différentiel de moins-1 en 16 matchs.

Larsson a été retiré de la formation à cinq reprises lors des six derniers matchs de la saison régulière et lors des huit premiers matchs des séries éliminatoires. Son manque de constance serait la raison pour laquelle DeBoer a choisi d'autres options dans le dernier droit et en séries, bien que Larsson ait réussi un but et présenté un différentiel de plus-3 en cinq matchs éliminatoires. On s'attend à ce que Larsson ait plus d'impact à la ligne bleue cette saison.

6. Les Devils peuvent-ils revenir à la finale de la Coupe Stanley ?

DeBoer a certainement soutiré le meilleur de son équipe quand ça comptait le plus. Il a été capable d'apporter des ajustements d'un match à l'autre. Il a insisté sur l'importance de remporter les batailles pour la possession de la rondelle et les unités de cinq joueurs ont fait du travail d'équipe au cours des trois premières rondes pour éliminer les Panthers de la Floride, les Flyers de Philadelphie et les Rangers de New York.

Les Devils n'ont jamais cessé de causer de la frustration avec de l'échec-avant constant et ils étaient toujours plus nombreux que leurs rivaux pour s'emparer des rondelles libres. Ils ont créé beaucoup d'occasions de marquer avec des revirements en zone neutre. Les joueurs ont endossé le système de jeu de DeBoer et on pouvait le voir. De plus, Martin Brodeur, leur merveille sans âge qui protège le filet, a remporté 14 victoires lors des séries tout en conservant une moyenne de buts alloués de 2,12 et un taux d'efficacité de ,917.

Le nouvel entraîneur-adjoint Matt Shaw, qui a passé les trois dernières saisons à San Jose, a mis en perspective les succès des Devils lors des éliminatoires.

« Leur résilience tôt dans la saison a mis la table pour qu'ils aient confiance lors des séries éliminatoires, a-t-il dit. Ce n'était pas une équipe avec un ou deux trios. Ils avaient de la profondeur à la défense, et devant le filet. En séries, on a toujours besoin de joueurs qu'on n'attend pas et ce fut certainement le cas alors que plusieurs joueurs différents ont été de gros catalyseurs. C'est ce qu'il faut pour se rendre loin en séries.»

-- Mike G. Morreale

ISLANDERS DE NEW YORK

Il y a un an, les Islanders de New York clamaient haut et fort que le processus de reconstruction était terminé. Pourtant, ils ont conclu la campagne parmi les cinq pires formations du circuit pour une cinquième saison consécutive.

Les Islanders ont ouvert la saison avec un revers de 2-0 et ils l’ont terminée avec une défaite de 7-3 à Columbus. Jamais, au cours de l’année, ils ne sont parvenus à répondre aux attentes de la haute direction, du personnel d’entraîneurs et de leurs partisans qui rongent leur frein. Imaginez… Cela fait 19 ans que leurs favoris n’ont pas remporté une ronde des séries éliminatoires…

1. Est-ce que Ryan Strome va jouer dans la LNH cette saison?

Le premier choix des Islanders en 2011 a connu une autre bonne saison dans la Ligue de hockey de l’Ontario et il pourrait être prêt à faire le saut dans la LNH. Cependant, Strome vient tout juste d’avoir 19 ans en juillet et il ne peut pas jouer pour Bridgeport dans la Ligue américaine de hockey. Donc, ce sera New York ou Niagara encore une fois cette saison. C’est une décision difficile pour la direction des Islanders, car personne ne veut nuire au développement de Strome.

Strome devrait à tout le moins passer une audition de neuf parties avec les Islanders avant que le directeur général Garth Snow et l’entraîneur Jack Capuano décident si le talentueux joueur de centre demeure à Long Island ou retourne chez les juniors.

2. Est-ce que Brad Boyes peut remplacer PA Parenteau à l’attaque?

Après avoir démontré qu’il pouvait évoluer sur les deux premiers trios dans la LNH, l’ailier PA Parenteau a quitté les Islanders pour se joindre à l’Avalanche du Colorado à titre d’agent libre cet été. Parenteau a excellé sur le premier trio aux côtés de Matt Moulson et de John Tavares, récoltant 53 points en 2010-11 et 67 points l’année dernière.

Les Islanders espèrent que Boyes, qui s’est joint à la formation en juillet, pourra combler ce vide. Bien qu’il n’ait compté que huit buts en 65 parties pour les Sabres en 2011-12, Boyes en a marqué 76 en deux saisons avec les Blues entre 2007 et 2009. Avec un contrat d’un an d’une valeur d’un million de dollars en poche, Boyes aura l’occasion de retrouver sa touche en compagnie de Tavares.

3. Est-ce que Josh Bailey est un centre ou un ailier?

Pour une raison que l’on ignore, le premier choix des Islanders en 2008 a été plus productif à l’aile qu’au centre. Il commencera probablement la prochaine saison à l’aile, mais il devra absolument être appuyé par des joueurs qui peuvent l’alimenter (Bailey a récolté 17 points dans ses 19 derniers matchs sur l’un des deux premiers trios).

Tout se décidera au camp d’entraînement, mais ne soyez pas surpris de voir Bailey flanqué de Strome, un excellent fabricant de jeu qui pourra l’alimenter. Bien entendu, il faudra d’abord que Strome obtienne un poste avec le grand club.

4. Est-ce que Mark Streit peut retrouver sa forme?

Le défenseur suisse a raté toute la saison 2010-11 en raison d’une blessure à l’épaule subie au camp d’entraînement. Il a effectué un retour au jeu l’année dernière et il a été nommé capitaine en septembre. Toutefois, Streit n’était pas le même joueur qu’avant sa blessure, du moins dans son territoire. Il a amassé 47 points en 82 rencontres, mais son différentiel de moins-27 était le quatrième pire du circuit.

5. Est-ce que Rick DiPietro peut rester en santé?

Même s’il lui reste neuf années à écouler à son contrat, le fragile gardien de but doit prouver à la direction des Islanders qu’il est capable de disputer une saison complète. DiPietro s’est présenté au dernier camp d’entraînement en santé, mais les blessures l’ont encore une fois limité à seulement huit présences au cours de l’année. Et lorsqu’il était en santé, il n’a rien fait pour impressionner ses patrons (moyenne de 3,73 et pourcentage d’arrêts de ,876).

Le poste de gardien de but numéro un appartient maintenant à Evgeni Nabokov, mais les performances de DiPietro et son état de santé détermineront qui sera le gardien substitut. Cela aura aussi des conséquences sur le sort réservé à Kevin Poulin et Anders Nilsson, qui lutteront eux aussi pour un poste à New York.

6. Est-ce que les Islanders peuvent rivaliser avec leurs adversaires de la section Atlantique?

La géographie pourrait très bien empêcher les Islanders de se tailler une place en séries éliminatoires.

Les quatre autres formations de la section Atlantique (Rangers de New York, Devils du New Jersey, Flyers de Philadelphie et Penguins de Pittsburgh) ont toutes récolté au moins 100 points au classement la saison dernière. Les Islanders, de leur côté, n’en ont obtenu que 79 et ils ont présenté un dossier de 8-13-3 contre leurs rivaux de division. Les Devils, les finalistes de la Coupe Stanley, ont perdu leur capitaine Zach Parisé, qui s’est joint au Wild du Minnesota à titre d’agent libre. Toutefois, les Rangers, les champions de l’association et demi-finalistes de la Coupe Stanley, ont fait l’acquisition de Rick Nash des Blue Jackets cet été et les Penguins devraient pouvoir compter sur un Sidney Crosby en santé.

Les Islanders doivent absolument connaître une bonne première moitié de saison s’ils ne veulent pas être exclus des séries printanières pour une sixième année de suite. S’ils trébuchent encore en début de campagne, leurs malheurs risquent de se poursuivre.

-- Brian Compton

RANGERS DE NEW YORK

Pour une équipe qui vient de compléter un périple jusqu’en finale de l’Association de l’Est, beaucoup de questions demeurent en suspens après une saison morte agitée.

Les Rangers ont perdu un peu de leur profondeur, mais ont ajouté un marqueur de 40 buts. Sur les 12 attaquants réguliers qui étaient là la saison dernière, cinq ont quitté. La ligne bleue demeurera sensiblement la même, ce qui est important pour une équipe construite autour de la défensive.

Est-ce que les Rangers peuvent atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1994 ?

1. Est-ce que Henrik Lundqvist peut répéter ses exploits ?

Le gardien de 30 ans s’est maintenu parmi les meilleurs de la LNH tout au long de sa carrière, mais s’est finalement imposé comme étant possiblement LE meilleur, la saison dernière. Il a enregistré un dossier de 39-18-5, avec une moyenne de 1,97 et un pourcentage d’arrêts de ,930, des sommets en carrière.

Demander à un gardien de répéter une pareille saison, c’est en exiger beaucoup. Une charge de travail allégée de 62 départs aide à garder de l’énergie, mais le fait que les Rangers se soient maintenus au sommet dans l’Est durant la majorité de la dernière saison a permis au pilote John Tortorella de reposer son gardien élite plus souvent.

Pour aider leur attaque, les Rangers ont ajouté un marqueur de premier plan en la personne de Rick Nash, au cours de l’été, mais si l’équipe ne trouve pas une façon de marquer quelques buts de plus et que Lundqvist n’arrive pas à maintenir ses statistiques des dernières années, ça pourrait devenir un problème.

2. Comment vont-ils répondre aux attentes élevées ?

Les Rangers ont débuté la dernière saison après avoir raté les séries de justesse lors des deux années précédentes. Ils ont également été privés des services de leur meilleur défenseur, Marc Staal, qui a raté la première moitié de l’année aux prises avec une commotion cérébrale.

Passant sous le radar au cours des premières semaines, les Rangers sont apparus en tête du classement en novembre et décembre, pour ne plus jamais regarder en arrière par la suite. Cette saison, les Rangers ne joueront pas sous le couvert de l’anonymat.

Les joueurs ont parlé du fait que toutes les équipes voulaient faire de leur mieux face à la meilleure équipe du circuit au cours des quatre derniers mois. Les Rangers ont su répondre en remportant le titre dans l’Est, mais avec l’ajout de Nash, aucune équipe n’a de plus grosse cible accrochée à son dos. De voir de quelle façon réagiront les Rangers avec le titre de favoris pour amorcer la saison, ce qui n’était pas arrivé depuis belle lurette, sera intéressant à suivre.

3. Qui jouera avec qui ?

Évidemment, avec un Tortorella qui brasse ses lignes comme un enfant mécontent de son dessin sur son Etch-A-Sketch, les trios peuvent changer à chaque présence. Nash devrait débuter la saison avec Brad Richards comme joueur de centre, et si les deux arrivent à développer cette chimie qui a fait défaut entre Gaborik et Richards au début de la dernière saison, ils pourraient former la première unité.

Cette éventualité laisserait Derek Stepan au centre du deuxième trio en compagnie de Gaborik. Les deux ont très bien fait à l’occasion, la saison passée et Stepan a su connecter avec Chris Kreider régulièrement lors des séries, ils pourraient donc constituer un des meilleurs deuxièmes trios du circuit.

4. Qui tuera les pénalités chez les attaquants ?

Les Rangers ont utilisé sept attaquants pour tuer les pénalités, la saison dernière, et quatre d’entre eux ont quitté (Brandon Prust, Brandon Dubinsky, Ruslan Fedotenko et Artem Anisimov)

Jaff Halpern a beaucoup d’expérience avec un homme en moins et a signé avec l’équipe au cours de l’été, toutefois, les Rangers n’ont que Brian Boyle, Ryan Callahan, Derek Stepan et Halpern comme options fiables en infériorité numérique.

Des joueurs de l’alignement actuel qui auront une opportunité d’occuper ce rôle sont Richards, Nash ainsi que Taylor Pyatt.

Les Rangers étaient au cinquième rang du circuit en infériorité numérique, la saison dernière. Il leur sera difficile de répéter ces exploits avec des pertes aussi importantes au cours de la saison morte.

5. Est-ce que le style hargneux des Rangers se retournera contre eux ?

Il ne faut pas se leurrer avec le style de jeu des Rangers, ils adorent le mettre en application et l’ont utilisé pour remporter 51 rencontres la saison dernière. Avec beaucoup de robustesse et de hargne, peu d’équipes peuvent battre les Rangers à leur propre jeu.

Mais ce style de jeu s’est retourné contre eux en fin de saison et en séries éliminatoires.

Les Rangers ont présenté un dossier de 11-9 lors des 20 dernières rencontres du calendrier régulier et de 10-10 lors des séries de fin de saison. Leur incapacité à écarter rapidement de leur chemin les équipes de huitième (Sénateurs) et de septième places (Capitals) a pesé lourd dans les jambes des joueurs, qui se sont inclinés en six rencontres face aux Devils, en finale d’association.

Aucun joueur n’a admis qu’ils étaient fatigués, mentalement ou physiquement, lors des séries, mais leur jeu sur la patinoire a laissé entendre un autre son de cloche. Les Rangers ont autant de talent que quiconque avec l’acquisition de Nash, mais peut-être qu’un peu moins de hargne et davantage de finesse aidera le club à faire un pas en avant.

6. Qu’est-ce que Chris Kreider peut apporter comme contribution ?

Si Carl Hagelin n’avait pas été suspendu lors de la première ronde des séries éliminatoires, Chris Kreider n’y aurait possiblement jamais vu d’action. Mais cette suspension de trois rencontres a ouvert la porte à Kreider et ce dernier a répondu avec une production de cinq buts et de sept points en 18 rencontres.

À l’occasion, Kreider était utilisé sur le premier trio de l’équipe et à d’autres moments, il était cloué au banc des siens en fin de rencontre, alors que le pointage était serré. Tortorella aura un meilleur aperçu de son joueur de 21 ans cette saison, mais est-ce trop demander que d’espérer voir Kreider connaître le même genre de production à sa première année complète dans la LNH ?

Sur une base annuelle, la production de Kreider en séries aurait représenté un dossier de 23 buts et neuf passes en 82 rencontres. Ça semble peu, compte tenu de la réputation qui le précède, mais les Rangers adhèreront à cette pensée aussi longtemps que Kreider améliorera son jeu sans la rondelle.

-- Dave Lozo

FLYERS DE PHILADELPHIE

Les Flyers de Philadelphie ont entrepris la dernière saison en croyant qu’ils avaient réglé leur sempiternel problème devant les buts et en croyant qu’ils avaient une attaque déficiente. Ils l’ont terminée parmi les meilleures équipes au chapitre des buts, tout en étant soutenus par un gardien qui est apparu à certains moments - selon ses propres termes – « perdu dans les bois ».

À sa première saison avec les Flyers, Ilya Bryzgalov a connu des hauts et des bas. Son rendement à sa deuxième année d’un contrat de neuf ans qu’il a signé à l’été 2011 représente l’un des points d’interrogation de l’équipe qui vise à remporter sa première coupe Stanley depuis 1975.

1. Est-ce que Bryz peut rebondir?

Bryzgalov a signé un contrat à long terme après avoir connu deux excellentes saisons avec les Coyotes de Phoenix, mais il n’a pu répondre aux attentes à sa première saison à Philadelphie. L’organisation croit cependant que Bryzgalov sera plus à l’aise à sa deuxième année à Philadelphie.

Scott Hartnell a indiqué que les misères de Bryzgalov lui avaient rappelé sa première saison avec les Flyers. Le robuste attaquant, qui avait joué les saisons précédentes à Nashville, a admis qu’il se sentait beaucoup plus à l’aise à sa deuxième année avec les Flyers après avoir lui aussi signé un contrat à long terme. Il prétend que Bryzgalov pourrait en faire autant.

« Quand tu connais mieux tes coéquipiers, tu es plus à l’aise dans le vestiaire. Tu deviens plus confortable dans ta propre maison et dans ta vie en général, ta confiance croît au cours de la saison, a dit Hartnell. Quand il arrivera de la Russie cet été, sa maison sera prête, il sera prêt à jouer. »

2. Comment éviteront-ils la guigne de la deuxième saison?

Aucune équipe n’a eu une meilleure contribution de ses recrues que les Flyers, la saison dernière. Matt Read a dominé les joueurs de première année dans la LNH en marquant 24 buts; Sean Couturier, huitième choix au repêchage de 2011, a terminé au deuxième rang de l’équipe au chapitre des plus et des moins avec un plus-18 même s’il affrontait les meilleurs trios adverses; et Brayden Schenn a fini au quatrième rang de l’équipe avec neuf points en séries éliminatoires. Les défenseurs recrues Erik Gustafsson et Marc-André Bourdon ont également progressé en jouant des rôles significatifs.

Avec les départs de James van Riemsdyk, de Jaromir Jagr et de Matt Carle, on s’attend à ce que ces jeunes joueurs produisent encore plus. Schenn fera certainement partie des six premiers attaquants, tandis que Couturier sera utilisé davantage, surtout lors des avantages numériques. Leurs performances pourraient même déterminer jusqu’où pourraient aller les Flyers lors des prochaines séries éliminatoires.

3. Qui remplacera Jagr?

Jagr a joint les Flyers la saison dernière après avoir joué trois ans en Russie et il a formé en compagnie de Claude Giroux et de Hartnell l’un des meilleurs trios de la ligue. Jagr a signé un contrat avec les Stars de Dallas, ce qui laisse un gros trou à l’aile droite sur le premier trio.

Jakub Voracek est le candidat pour combler ce poste. Voracek apportera plus de vitesse que Jagr sur la première ligne, mais il a connu la meilleure saison de carrière avec 18 buts. Il devra produire davantage s’il veut enlever de la pression à Giroux et à Hartnell.

4. Qui comblera les trous à la défense?

Avec l’avenir incertain de Chris Pronger et le fait que Kimmo Timonen soit âgé de 37 ans et qu’il entreprendra la dernière saison de son contrat, le directeur général Paul Holmgren a tenté de mettre la main sur les défenseurs Ryan Suter et Shea Weber. Après avoir échoué dans ses deux tentatives, il a perdu les services de Matt Carle, qui s’est entendu avec le Lightning de Tampa Bay.

La problématique à la ligne bleue est devenue encore plus grande quand Andrej Meszaros s’est blessé au tendon d’Achille au début du mois. Il a été opéré le mardi 7 août et il devrait rater le début de la saison.

Après avoir échoué dans sa tentative d’acquérir Weber, Holmgren avait déclaré qu’il était satisfait de la composition de sa brigade défensive, lui qui a acquis Luke Schenn et Bruno Gervais, au cours de l’été. Il a aussi souligné que les jeunes Marc-André Bourdon, Erik Gustafsson et Brandon Manning étaient plus expérimentés. Est-ce que ce groupe pourra permettre aux Flyers de faire un long chemin dans les séries éliminatoires? Ou est-ce que Holmgren devra rechercher de l’aide à l’extérieur de l’organisation?

5. Est-ce que Giroux peut répéter ses exploits?

À sa troisième saison complète dans la LNH, Giroux a terminé au troisième rang avec 93 points et en deuxième position au chapitre des assistances avec 65. En séries éliminatoires, il a fini en quatrième place avec 17 points même s’il n’a joué que 10 matchs. Il a participé à son deuxième match des Étoiles et il a totalisé le plus de points par un joueur des Flyers depuis que Eric Lindros en avait récolté 93 en 1998-1999. Son entraîneur l’a qualifié de meilleur joueur du monde et il a couronné sa saison en étant choisi pour faire la couverture du jeu vidéo EA Sports' NHL13.

La partie difficile reste à venir – soit celle de demeurer au sommet. Les équipes adverses lui opposeront leur meilleur trio défensif et leur meilleure paire de défenseurs. Sa réponse à cette compétition pourrait déterminer le genre de saison que connaîtront les Flyers.

6. Verra-t-on un nouveau Schenn?

Est-ce que Luke Schenn sera l’exemple classique d’un joueur qui avait besoin d’un changement de décor? Le défenseur âgé de 22 ans a vu son temps de glace moyen chuter de 22 min 22 sec par match en 2010-2011 à 16:02, la saison dernière à Toronto. Sa production n’a cependant pas été affectée passant de 22 points et un moins-6 en 2011-2012, à comparer à 22 points et à une fiche de moins-7 la saison précédente.

Indépendamment de ce qui s'est passé avec les Maple Leafs, les Flyers sont confiants que Schenn pourra faire sentir sa présence avec un style robuste dans leura zone. Il a totalisé 270 mises en échec la saison, près de 100 de plus que le meneur des Flyers à ce chapitre.

Le fait de jouer avec son frère Brayden pour la première fois devrait être un facteur motivant.

-- Adam Kimelman

PENGUINS DE PITTSBURGH

Pour la majorité de la saison 2011-12, une grande question a pris le haut du pavé pour les Penguins : à quel moment Sidney Crosby reviendra enfin au jeu ?

Evgeni Malkin a remporté le trophée du joueur le plus utile à son équipe et James Neal a été une véritable révélation à ses côtés, mais la santé de Crosby a été l’histoire de la saison. Son premier retour, effectué à la suite de ce qu’on a pensé être une commotion cérébrale, a été mythique, mais Crosby est rapidement retourné sur la liste des blessés.

Les Penguins ont vu Crosby effectuer un second retour et tout s’est mis en place pour donner à l’équipe une chance de remporter la Coupe Stanley.

Ce rêve a pris fin en moins de deux semaines, alors que les trous dans une défensive poreuse ont été mis en évidence par des rivaux de division, les Flyers de Philadelphie. Il y a maintenant trois ans que la Coupe Stanley a été soulevée à Pittsburgh et les Penguins n’ont gagné qu’une seule ronde depuis.

1. Qu’est-ce qui est arrivé avec la défensive ?

Il y avait déjà des signaux d’alerte avant que les Flyers n’écrasent les Penguins avec 30 buts en six rencontres, dont 20 au cours des trois premiers matchs de la série, tous remportés par Philadelphie. Pendant que les Penguins inscrivaient au moins quatre buts dans 12 de leurs 15 derniers matchs en saison régulière, ils ont également accordé trois buts ou plus en huit occasions.

Marc-André Fleury a vécu une série cauchemardesque contre les Flyers, mais les joueurs devant lui doivent prendre une part du blâme. Les Penguins ont laissé des ouvertures béantes que les Flyers ont exploitées, ils ont causé des revirements qui ont empiré les choses.

Pendant que les amateurs emplissaient les lignes ouvertes des stations de radio, exigeant des changements majeurs au corps défensif de l’équipe, le seul défenseur qui ne sera pas de retour de la saison dernière est Zbynek Michalek. Ce dernier a été troqué à Phoenix alors que les Penguins désiraient faire de l’espace sous la masse salariale dans le but de soumettre des offres à Zach Parisé et à Ryan Suter.

À moins que Shero ne parvienne à boucler une autre transaction, le même groupe de défenseurs sera en place, avec l’ajout de quelques joueurs du réseau des filiales de l’équipe. Tout ne repose pas sur les défenseurs, les avants doivent également participer à l’effort défensif.

2. Marc-André Fleury saura-t-il rebondir ?

Ilya Bryzgalov a connu une première ronde misérable pour les Flyers, mais son rendement erratique a été mis en ombre par le gardien qui lui faisait face. Fleury a alloué 26 buts en cinq parties et demi, pour une moyenne de 4,63 buts alloués par rencontre et un pourcentage d’arrêts de ,834, qui n’aurait même pas été acceptable au milieu des années 80.

Fleury a déjà connu des ratés auparavant, mais la façon dont il a subitement perdu sa concentration a été phénoménale. La pression de connaître un bon départ au début de la saison 2012-13 sera immense. L’ajout de Tomas Vokoun comme second violon aidera à alléger sa charge de travail, mais s’il connaît autant de ratés qu’à la fin de la dernière année, cette charge de travail pourrait être beaucoup plus allégée qu’il ne le voudrait.

3. Qui remplacera Zbynek Michalek ?

Il y a beaucoup de jeunes défenseurs qui devraient batailler pour au moins un poste sur l’alignement partant, peut-être deux, tout dépendant de la décision de l’équipe d’y aller avec sept ou huit défenseurs. Le favori est Simon Després, qui a impressionné en 18 rencontres avec les Penguins, la saison dernière. Il pourrait être prêt à jouer entre 18 et 20 minutes par rencontre dès maintenant.

Les autres candidats sont Brian Dumoulin et Dylan Reese, acquis au cours de l’été, l’espoir Joe Morrow et les « vétérans » Brian Strait, Robert Bortuzzo et Carl Sneep. Les choix de première ronde Derrick Pouliot et Olli Maatta, de même que le choix de deuxième tour en 2011, Scott Harrington, qui sont éligibles à un retour dans les rangs juniors, sont également des candidats.

4. Qui sera le sixième attaquant ?

Crosby, Malkin, Neal, Chris Kunitz et Pascal Dupuis sont assurés d’évoluer sur un des deux premiers trios des Penguins. Malkin, Neal et Kunitz ont formé un des meilleurs trios de la LNH la saison dernière, tandis que Dupuis et Crosby jouent sur le même trio depuis des années.

Kunitz était le troisième membre de ce trio avant que Crosby ne connaissent des problèmes de santé, il est donc possible de le voir revenir au sein de cette unité. Ce faisant, cela ouvrirait un poste avec Malkin et Neal, deux membres de la première équipe d’étoiles de la LNH, l’an dernier.

Les candidats les plus probables sont Matt Cooke (19 buts l’an dernier), Tyler Kennedy (11 buts) et Eric Tangradi (aucun filet en 24 rencontres). Dustin Jeffrey et l’espoir de premier plan Beau Bennett sont les cartes cachées, pendant que Shero tente toujours de dénicher une option en provenance de l’extérieur de l’organisation.

5. Evgeni Malkin peut-il répéter ?

Malkin est devenu le quatrième joueur dans l’histoire de l’équipe à mettre la main sur le trophée Hart, remis au joueur le plus utile du circuit, fort d’une saison de 50 buts et 109 points, au sommet de la LNH, même s’il a raté sept rencontres. Ce n’était pas la première fois que Malkin était aussi dominant, lui qui avait mis la main sur le trophée Conn Smythe en 2009, mais c’est une récompense pleinement méritée après deux années de production en deçà des attentes à cause de blessures et d’une moins grande efficacité.

Il est important de noter que les deux meilleures performances de Malkin dans le vote pour la course au trophée Hart sont survenues alors que Crosby avait manqué passablement de matchs (Malkin avait terminé au 2e rang en 2008 alors que Crosby était aux prises avec une cheville blessée et en 2009). Il n’a pas peiné à demeurer au sommet de son art lorsque Crosby est revenu au jeu la saison dernière, mais il lui sera plus difficile, au cours de la prochaine campagne, de convaincre les électeurs de voter pour lui dans l’obtention du trophée remis au joueur le plus utile étant donné que les deux meilleurs joueurs de centre évoluent au sein de la même équipe.

6. Est-ce que Sidney Crosby peut demeurer en santé ?

Il y était à un certain point. Crosby a terminé la saison régulière et disputé les séries éliminatoires sans rapporter de problèmes au niveau de sa santé, mais sa capacité à disputer une saison entière demeura en suspens tant qu’il ne le réalisera pas.

Crosby a marqué sept buts et amassé 37 points en 22 rencontres, ajoutant huit points en six parties des séries. Il se peut que le pire soit passé pour Crosby et qu’il redevienne le joueur de hockey qui dominera à nouveau en 2012-13. Il faudra probablement un bon moment pour que les partisans des Penguins (et la direction) arrêtent de retenir leur souffle à chaque fois que Crosby se fait frapper.

-- Corey Masisak

 

La LNH sur Facebook