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Six questions auxquelles chaque équipe de la Division Nord-Est doit répondre

mardi 2013-01-08 / 12:49 / LNH.com - Aperçus de la saison 2012-13

LNH.com

L'attente pour la saison 2012-13 est presque terminée. Quelles sont les questions auxquelles chaque équipe de la LNH doit répondre pour réussir, et les équipes ont-elles les ressources nécessaires pour apporter ces réponses? Eh bien, nous allons jeter un coup d'oeil par division à quelques-uns des dilemmes clés pour chaque équipe de la LNH à l'approche de la campagne. Voici la Division Nord-Est, où quatre équipes continuent à chasser les Bruins de Boston.

BRUINS DE BOSTON

Les Bruins de Boston ont des questions à se poser à l’aube de la prochaine saison mais aucune ne représente une question de vie ou de mort pour une équipe qui a imposé sa loi à la division Nord-Est au cours des deux dernières années et alors que rien n’indique que sa domination soit à la veille de prendre fin.

Néanmoins, avec un nouveau gardien numéro un, un marqueur établi de retour au jeu après une grave blessure, un jeune espoir de qualité qui va tenter de faire le saut dans la LNH et une déficience chronique toujours irrésolue, les Bruins ont aussi des questions auxquelles ils devront apporter des réponses.

1. Rask est-il prêt à être le numéro un?

Le départ de Tim Thomas est survenu un an plus tôt que prévu lorsque le gardien a fait savoir qu’il allait prendre une année sabbatique. Pour plusieurs équipes, une annonce semblable serait catastrophique, mais les Bruins ont une solution de rechange en Tuukka Rask. Agé de 25 ans, celui-ci a été préparé à ce moment dès qu’il a été acquis des Maple Leafs de Toronto en retour d’Andrew Raycroft en 2006 et il a attendu patiemment son tour.

La pression sur Rask d’approcher le niveau de Thomas au cours des deux dernières saisons sera énorme, et il devra effectivement être fort aussi bien mentalement que physiquement.

2. Nathan Horton pourra-t-il redevenir le joueur qu’il était?

Horton connaissait une des meilleures saisons de sa carrière quand un coup illégal d’Aaron Rome (maintenant à Dallas) lors du troisième match de la finale de la Coupe Stanley 2011 contre les Canucks de Vancouver a entraîné une commotion cérébrale. Horton a marqué 26 buts à sa première saison à Boston en 2010-11 et a été un joueur important en route vers la conquête de la Coupe Stanley.

Il a connu un lent départ la saison dernière, à l’image de presque toute l’équipe, et il n’avait que deux buts et cinq points après 12 rencontres. Mais il venait de marquer huit buts en 11 matchs lorsqu’il a été frappé par le défenseur Tom Sestito des Flyers de Phiadelphie le 22 janvier avec le résultat qu’il a subi une nouvelle commotion cérébrale qui a mis fin à sa saison prématurément.

Il a pu renouer avec les contacts au cours de l’été et sera prêt pour le camp d’entraînement. Mais représentera-t-il la même menace offensive susceptible de marquer 25 buts par année? Si ce n’est pas le cas, cela laissera un gros trou dans les deux premiers trios des Bruins.

3. Dougie Hamilton pourra-t-il passer sans heurts du hockey junior à la LNH?

Les Bruins semblent espérer que oui.

Le neuvième choix du repêchage de 2011 a connu une dernière saison phénoménale à Niagara Falls, récoltant 72 points en seulement 50 matchs pour être nommé défenseur junior de l’année au Canada.

« Une des choses que nous avons réussi à accomplir, que Claude (Julien) a accomplie, c’est d’insérer des jeunes dans notre formation et de leur permettre de se développer afin d’avoir du succès », s’est réjoui le directeur-général Peter Chiarelli à l’occasion du camp de développement des Bruins en juillet. « Nous espérons faire de même avec Dougie Hamilton. »

4. Jusqu’où Tyler Seguin pourra-t-il progresser?

Seguin a mené les Bruins avec 67 points à seulement 20 ans en 2011-12, 45 points de plus que la saison précédente comme recrue.

Il ne serait pas raisonnable d’imaginer que sa production progressera au même rythme la saison qui vient mais il y a peu de doute que celle-ci va encore augmenter. Jusqu’où? Voilà la question.

Le fait de commencer la saison avec ses déjà vieux complices Patrice Bergeron et Brad Marchand et une plus grande maturité physique susceptible de l’aider à mieux répondre aux rigueurs du long calendrier de la LNH devraient lui permettre de maintenir le même rythme jusqu’à la fin.

5. Le jeu de puissance va-t-il s’améliorer?

La relative inefficacité du jeu de puissance des Bruins demeure un mystère depuis quelques années.

Toutes les pieces sont là pourtant. Chara décoche le plus puissant lancer frappé de la LNH de la pointe, Milan Lucic et Horton sont de gros bonhommes devant le filet, Seguin, Bergeron et David Krejci sont d’habiles fabricants de jeu, et les Bruins comptent de plus sur d’autres bons joueurs offensifs pour remplacer les blesses ou constituer une deuxième unité en avantage numérique.

Malgré tout, ils ont complété la dernière saison en milieu de peloton, au 15e rang, avec un taux de réussite de 17,2 pour cent avec un joueur en plus, leur meilleur classement depuis leur quatrième rang en 2008-09.

6. Une longue période de repos servira-t-elle la cause des Bruins?

Gagner la Coupe Stanley deux ans de suite s’est avéré une mission impossible depuis 14 ans et les Bruins ont bien illustré les conséquences négatives d’une longue présence en séries aussi bien au début qu’à la fin de la dernière saison.

Mais avec les meilleurs éléments de leur équipe championne en 2011 toujours en place et des jeunes améliorés depuis, il n’y a pas de raison de croire qu’ils ne seront pas de nouveau des candidats sérieux aux plus grands honneurs.

-- Arpon Basu

SABRES DE BUFFALO

Pour une deuxième année consécutive, les Sabres de Buffalo ont connu un départ désastreux. Ils sont parvenus à remonter la pente en 2010-11 pour participer aux séries éliminatoires, mais ils ont été à court de trois points lors de la dernière campagne.

Buffalo a participé aux séries d’après-saison deux fois lors des cinq dernières saisons et ils n’ont pas franchi la première ronde depuis 2007. Ils s’étaient alors inclinés en finale de l’Association de l’Est pour une deuxième année de suite.

1) Est-ce que Ryan Miller peut retrouver sa forme de 2009-10, alors qu’il était le meilleur gardien de but de la planète?

Miller avait reçu le titre de joueur le plus utile du tournoi olympique en 2010 et il avait remporté le trophée Vézina quatre mois plus tard. Or, il n’a pas été en mesure d’égaler cette performance au cours des deux dernières campagnes. Toutefois, il s’est graduellement amélioré l’an passé après s’être remis de sa blessure et il a bien failli mener les Sabres dans les séries éliminatoires.

Miller doit retrouver sa forme digne de l’élite (comme il l’a fait en 2009-10) pour que les Sabres puissent espérer se qualifier pour les séries printanières. Une bonne saison de leur joueur clé n’est tout simplement pas suffisante.

2) Est-ce que l’un ou l’autre de leurs choix de première ronde de cette année (ou les deux) se taillera un poste avec l’équipe?

Les Sabres ont absolument besoin d’un gros joueur de centre et ils aimeraient que Mikhail Grigorenko ou Zemgus Girgensons puisse combler ce besoin.

Les deux ont bien paru lors du camp de développement et ils sont tous les deux assez imposants physiquement pour faire face à la musique dans la LNH. Grigorenko est un peu plus gros et il a joué dans un circuit plus relevé. Ses chances de percer l’alignement des Sabres sont donc meilleures que celles de Girgensons, qui pourra jouer dans la Ligue américaine de hockey puisqu’il n’a pas joué son hockey junior dans la Ligue canadienne de hockey. Les Sabres ont une faiblesse au centre, alors les deux joueurs auront l’occasion de montrer qu’ils méritent un poste avec le grand club.

3) Est-ce que Cody Hodgson peut pivoter le premier trio?

Hodgson jouait les seconds violons derrière Henrik Sedin et Ryan Kesler chez les Canucks de Vancouver avant que les Sabres fassent son acquisition en échange de Zack Kassian à la date limite des transactions. Hodgson a connu un lent départ avec sa nouvelle formation (aucun point en neuf parties), mais il a ensuite montré toute l’étendue de son talent en amassant six points dans les quatre parties suivantes.

À la suite de l’échange qui a envoyé Derek Roy à Dallas, les Sabres n’ont plus vraiment de centre numéro un. Donc, Hodgson, le dixième choix du repêchage de 2008, est le favori pour occuper ce poste. S’il n’y parvient pas, l’attaque des Sabres pourrait éprouver beaucoup de difficultés.

4) Quel Ville Leino se présentera à Buffalo cette année?

Leino a récolté 21 points en séries avec les Flyers de Philadelphie lorsque ceux-ci sont venus à deux victoires de remporter la Coupe Stanley en 2010. Il a aussi marqué le but vainqueur lors du septième match du premier tour contre les Sabres en 2011, ce qui a incité ces derniers à lui consentir un contrat de six ans l’été suivant. Les Sabres ont tenté de le convertir en joueur de centre, mais l’expérience s’est avérée être un échec. Avec seulement 25 points, il a obtenu moins de la moitié des points qu’il avait inscrits à sa dernière campagne avec les Flyers.

Les Sabres ont besoin que Leino rebondisse et retrouve sa forme de 2010-11 afin qu’il puisse compenser la perte de Roy, échangé contre l’attaquant Steve Ott et le défenseur Adam Pardy. Si Leino retourne à l’aile, il pourrait avoir de la difficulté à se tailler une place au sein des deux premiers trios à cette position.

5) Qui sera de trop à la ligne bleue?

Les Sabres comptent neuf défenseurs du calibre de la LNH dans leurs rangs. Cinq étaient des joueurs réguliers à Buffalo l’an dernier, alors que les espoirs Brayden McNabb et T.J. Brennan ont bien fait lorsqu’ils ont été rappelés pour renflouer une brigade défensive décimée par les blessures.

Cette profondeur en défense donne des outils au directeur général Darcy Regier s’il souhaite faire l’acquisition d’un attaquant de premier plan. Il pourrait aussi tenter de remodeler un peu son groupe de défenseurs, car Myers est le seul à lancer de la droite.

6) Est-ce que la transformation des Sabres en équipe « robuste » fonctionnera?

L’ajout d’Ott et du dur à cuire John Scott apporte une dimension physique absente de Buffalo depuis de nombreuses années. Regier veut changer la philosophie de l’équipe, mais est-ce que ce sera suffisant pour propulser les Sabres en séries éliminatoires?

Scott devra travailler d’arrache-pied pour mériter une place sur le quatrième trio. Il n’a pratiquement pas vu d’action avec les Rangers après avoir été acquis des Blackhawks de Chicago à la date limite des transactions. Ott, quant à lui, est capable d’évoluer sur les trois premiers trios et c’est le type d’agitateur que les Sabres n’ont pas eu dans leur alignement depuis des lustres.

« Nous voulons donner plus de fil à retordre à nos adversaires », a expliqué l’entraîneur Lindy Ruff. « Steve est un travailleur acharné et il joue avec beaucoup d’intensité. Il va au front chaque soir. C’est un agitateur et c’est frustrant de jouer contre quelqu’un comme lui. »

-- John Kreiser

CANADIENS DE MONTRÉAL

Le Canadien vient de vivre une des pires saisons de son histoire et cela suffit déjà à suggérer plusieurs questions à l’aube de la prochaine campagne.

Mais le potentiel de questions grandit presque à l’infini si l’on considère qu’il y a en place un nouveau directeur général, Marc Bergevin, un nouvel entraîneur, Michel Therrien, avec de nouveaux adjoints, et un personnel de direction complètement revampé.

1. Reverrons-nous le bon vieux Andrei Markov?

Aucun joueur, à l’exception du gardien, n’est plus important que Markov pour les succès de l’équipe.

Premièrement, ramener Markov comme défenseur numéro un aurait un effet d’entraînement positif sur le reste des défenseurs.

Aussi, on peut aisément oublier l’impact de Markov sur le jeu de puissance du Canadien tellement il a été absent souvent ces dernières années, mais il est la principale raison pour laquelle le jeu de puissance du Canadien s’est classé parmi les cinq premiers dans la ligue en 2006, 2007, 2008 et 2010.

Markov a travaillé extrêmement fort pour avoir l’occasion de démontrer à nouveau qu’il peut être un joueur d’impact après avoir été gravement blessé au genou droit à deux reprises. Les chances de réussite du Canadien en 2012-13 reposent largement sur le succès de sa réhabilitation.

2. David Desharnais est-il vraiment un centre numéro 1?

L'ancien entraîneur Randy Cunneyworth savait bien de toute évidence que les succès que Desharnais a connus à tous les niveaux où il est passé ont été en bonne partie motivés par son désir de confondre les sceptiques.

Listé à 5 pieds 7 pouces et 177 livres, Desharnais a sauté sur l’occasion qu’on lui a fournie de jouer entre Max Pacioretty et Erik Cole pour enregistrer 60 points, au 20e rang chez les centres de la LNH, devant de distingués collègues comme Stephen Weiss, Ryan Getzlaf et Paul Stastny.

Desharnais en sera à la dernière année de son contrat et les questions à son sujet vont sans doute continuer à être posées, à moins qu’il ne répète ses exploits de la dernière saison.

Ah oui, ces questions pourraient motiver Desharnais à clore le bec des sceptiques une fois pour toutes.

3. A quel point Michel Therrien a-t-il changé depuis son premier passage à Montréal?

Si l’engagement de Bergevin comme directeur général a été accueilli avec enthousiasme par les partisans et les membres des médias, le retour de Therrien derrière le banc a suscité une bonne part d’indignation.

Deux fois donc, Therrien a prouvé qu’il avait un impact positif à son arrivée à la tête d’une équipe en difficulté. Mais ce qui s’est passé à Montréal va faire qu’il sera étroitement surveillé. Sa capacité à résister aux inévitables tempêtes en dira beaucoup sur la nouvelle version de l’entraîneur et sur son habileté à survivre au dur marché montréalais.

4. Jusqu'à quel point les jeunes vedettes peuvent-elles s’améliorer?

Si Markov est une pièce importante du casse-tête, le fait est que le Canadien est bâti autour de Carey Price devant le filet, P.K. Subban à la défense et Max Pacioretty à l’avant.

Price a signé une prolongation de contrat de six ans qui lui rapportera 39 millions $, ce qui le place au troisième rang des gardiens au niveau de la masse salariale, derrière Pekka Rinne de Nashville et Henrik Lundqvist des Rangers de New York. Price s’est classé 20e la saison dernière avec un pourcentage d’arrêts de ,916 et 18e avec une moyenne de 2,43, mais à plusieurs reprises, il a été la seule raison pour laquelle le Canadien a perdu par un but plutôt que par une marque gênante. Comme il n’aura que 25 ans le 16 août et qu’il devrait compter sur une formation mieux structurée devant lui, il n’y a pas de raison de ne pas prévoir une amélioration, et ce en dépit de la pression qui l’attend.

A 23 ans, Subban a été le cinquième compteur du Canadien, avec 36 points, tout en affrontant chaque soir les meilleurs joueurs offensifs de l’adversaire aussi bien à forces égales qu’en avantage numérique. Il a fait une entrée remarquée dans la Ligue nationale mais il a aussi suscité sa part de critiques à cause de sa façon de se comporter sur la glace, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. La prochaine étape pour lui sera de devenir un leader, quelque chose qu’on devra voir dès la saison qui vient.

Quant à Pacioretty, également âgé de 23 ans, il a terminé au premier rang des compteurs de son équipe avec 65 points et prouvé qu’il est prêt à se manifester comme un des meilleurs ailiers de puissance de la ligue. Mais lui aussi subira la pression d’avoir à répéter ses performances.

5. Est-ce que Rene Bourque va se ressaisir?

Arrivé à Montréal en janvier, Rene Bourque est un meilleur candidat à un retour en forme, lui qui n’a jamais pu trouver sa niche chez le Canadien après deux saisons de 27 buts à Calgary. Il a essuyé sa part de critiques pour son manque de constance et son hésitation à se servir de son fort gabarit, mais à 30 ans il est loin d’être un joueur fini et il pourrait s’adapter à sa deuxième saison à Montréal, sa première complète, et ainsi reproduire ses statistiques du passé.

6. A quel point le Canadien sera-t-il plus robuste?

On a critiqué à répétition ces dernières années le manqué de poids et de robustesse au sein du Canadien.

Bergevin était visiblement d’accord avec ces critiques.

Jouant dans une division où les rudes Bruins de Bostons sont rois et maîtres, Bergevin a ajouté du muscle à son équipe en offrant un contrat de quatre ans et 10 millions $ à Brandon Prust des Rangers de New York. Si le prix à payer pour le co-meneur pour les punitions majeures décernées pour s’être battu (20, tout comme Shawn Thornton… des Bruins) est élevé, la propension de Prust à se porter à la défense de ses coéquipiers combiné à ses talents en désavantage numérique et au fait qu’il ne nuit pas à son équipe à forces égales en font un élément qui manquait au Canadien.

Cette addition et le retour de Travis Moen et Ryan White avec de nouveaux contrats donnent au Canadien trois attaquants qui ne craignent pas de jeter les gants. Deux autres nouveaux obtenus au marché des joueurs autonomes, l’attaquant Colby Armstrong et le défenseur Francis Bouillon, pratiquent un style robuste, qui leur a malheureusement causé de nombreuses blessures.

-- Arpon Basu

SÉNATEURS D'OTTAWA

Les Sénateurs d’Ottawa entreprendront la saison comme titulaire d’une place dans les séries éliminatoires. Ils ont effectué tout un revirement de situation en terminant en huitième place de l’Association de l’Est au printemps dernier, eux qui avaient fini au 13e rang, la saison précédente.

Mais des performances inattendues peuvent parfois mener à des attentes excessivement élevées, ce qui signifie que les Sénateurs ne seront pas pris à la légère par aucune autre équipe la saison prochaine.

1. Est-ce que les Sénateurs peuvent poursuivre sur leur lancée de l’année dernière?

C’est difficile à dire, car pratiquement toute la saison des Sénateurs s’est déroulée en séquences et cela jusqu’aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils ont perdu deux des trois premiers matchs de la première ronde contre les Rangers de New York, eux qui venaient de terminer la saison régulière avec trois défaites consécutives.

Si on y décortique par ordre chronologique la saison régulière des Sénateurs, voici ce que ça donne: une fiche de 1-5-0 en début de saison; une série de six victoires; cinq défaites consécutives (0-4-1); cinq gains en sept matchs (5-1-1); six défaites en huit rencontres (2-4-2); 13 victoires en 17 matchs (13-2-2); sept défaites d’affilée (0-6-1); neuf triomphes en 13 rencontres (9-3-1); cinq échecs en six matchs (1-3-2); quatre victoires consécutives, et finalement trois défaites d’affilée.

Si la saison était représentée par un graphique, ça ressemblerait aux montagnes Rocheuses.

Le directeur général, Bryan Murray, aimerait bien voir un peu plus de constance dans le jeu de son équipe, et il croit que le gain en maturité de ses jeunes joueurs aidera à atteindre son objectif.

Si les Sénateurs sont capables de mettre fin plus rapidement à leurs séries de défaites et réussissent à conserver leurs émotions des séquences victorieuses, ils pourraient définitivement monter au classement.

2. Qu’est-ce que Erik Karlsson peut faire pour s’améliorer?

L’amélioration que Karlsson a démontrée à seulement sa troisième saison dans la LNH est tout simplement stupéfiante. Il a mené la ligue chez les défenseurs avec 78 points, 25 points de plus que celui qui a terminé en deuxième place, Brian Campbell, des Panthers de la Floride. C’était le plus grand écart entre les deux meilleurs défenseurs depuis 1989, quand Paul Coffey, des Penguins de Pittsburgh, avait terminé avec une priorité de 38 points.

Karlsson a aussi amélioré sa fiche des plus et des moins, passant d’un moins-30 en 2010-2011 à un plus-16, et il a couronné sa saison de rêve en remportant le trophée Norris à titre de meilleur défenseur de la ligue quelques semaines après avoir fêté son 22e anniversaire.

C’est peut-être épeurant pour les autres équipes de la LNH, mais si on a observé le jeu de Karlsson au cours de la série contre les Rangers, on peut voir quelles sont les améliorations que le jeune défenseur devra apporter à son jeu.

Les Rangers ont fait de Karlsson leur principale cible. Ils terminaient leurs mises en échec contre lui à chaque occasion et un attaquant se ruait sur lui dès qu’il touchait à la rondelle. Lors des avantages numériques, Karlsson était contré à la pointe en ayant toujours un adversaire près de lui, ce qui l’obligeait à se débarrasser de la rondelle. Le résultat a été qu’il n’a marqué qu’un but en sept matchs.

Karlsson verra cette stratégie être constamment utilisée contre lui, cette saison, mais Murray croit que son jeune défenseur a mûri et que cette maturité lui permettra d’apporter les ajustements nécessaires et qu’il créera des opportunités pour ses coéquipiers quand il sera surveillé de trop près.

3. Est-ce que les Sénateurs peuvent améliorer leur jeu défensif?

Ottawa a terminé au 24e rang au chapitre des buts accordés (une moyenne de 2,88), a fini en 29e position pour le nombre de tirs alloués (32) et a clos la saison en 20e place en désavantage numérique (81,6 pour cent), mais Murray a tenté de remédier à ces faiblesses défensives au cours de l’été.

Quand Filip Kuba, le partenaire de Karlsson à la ligne bleue, a signé un contrat de deux ans d’une valeur de 8 millions $ avec les Panthers de la Floride – un montant que Murray a dit qu’il n’était pas en mesure d’égaler –, le directeur général a échangé l’attaquant et joueur autonome avec compensation, Nick Foligno, aux Blue Jackets de Columbus en retour du robuste défenseur Marc Méthot, natif d’Ottawa, ce qui a donné une nouvelle définition au terme « un défenseur qui demeure chez-lui ».

Murray s’est aussi entendu avec Mike Lundin en lui faisant signer une entente d’un an d’une valeur de 1,15 millions $, pour remplacer les départs des joueurs autonomes Matt Carkner et Matt Gilroy.

Jared Cowen, le neuvième choix du repêchage de 2009, ratera toute la saison 2012-13 après avoir subi une opération chirurgicale pour réparer une blessure de la hanche.

Murray a fait savoir que les jeunes Mark Borowieczki et Patrick Wiercioch – qui ont connu une excellente saison à Binghamton dans la LAH – lutteront pour le septième poste à la ligne bleue, ce qui procurera aux Sénateurs « une profondeur que nous n’avions pas auparavant. »

4. Est-ce que les jeunes sont prêts pour l’étape ultime?

Il y aura trois très talentueux jeunes attaquants qui lutteront pour décrocher un des postes disponibles.

Mika Zibanejad, sixième choix au repêchage de 2011, a disputé neuf matchs l’automne dernier avant d’être retourné à sa formation de Djurgardens de la ligue élite de la Suède avec laquelle il a totalisé 13 points en 26 matchs. De plus, il a marqué le but victorieux lors du match pour la médaille d’or au Championnat mondial junior 2012.

Il luttera avec son compatriote Jakob Silfverberg, choix de deuxième ronde en 2009, et Mark Stone, qui a été repêché en sixième ronde en 2010, pour le poste sur le premier trio aux côtés de Jason Spezza et de Milan Michalek. Silfverberg et Stone ont joué lors de la série contre les Rangers, ce qui sous-entend qu’ils auront possiblement une longueur d’avance sur Zibanejad au camp d’entraînement.

Mais il y a peu de doute chez les Sénateurs que les trois espoirs sont très près de faire partie de l’équipe.

5. Est-ce que Guillaume Latendresse demeurera en santé et comblera la production de Nick Foligno?

Afin de remplacer les 47 points de Foligno, Murray a pris une chance en faisant signer un contrat d’un an d’une valeur de base de 1,5 millions $ avec des bonis à Guillaume Latendresse, qui a été blessé plus souvent qu’à son tour au cours des dernières années.

Latendresse, âgé de 25 ans, a démontré son potentiel offensif en marquant 25 buts en 55 rencontres avec le Wild après avoir été échangé par les Canadiens de Montréal le 23 novembre 2009.

Mais son arrivée au Minnesota a été le début d’une série de blessures, dont une à l’aine qui lui a fait rater 58 matchs, une autre à une hanche qui lui a fait manquer un autre 14 rencontres, et finalement une commotion qui l’a tenu à l’écart pour 66 matchs la saison dernière.

Avant de s’entendre avec les Sénateurs, Latendresse a passé un examen médical qui a confirmé qu’il était complètement rétabli et il espère bien que ses problèmes de santé sont bel et bien derrière lui.

Murray a fait savoir que Latendresse entreprendrait fort probablement la saison aux côtés de Kyle Turris et de Daniel Alfredsson sur le deuxième trio, ce qui signifie qu’il devrait se retrouver dans une position pour contribuer offensivement.

Il n’a qu’à demeurer en santé.

6. Qui sera le gardien substitut et combien de matchs disputera-t-il?

Les Sénateurs ont deux très bons jeunes gardiens en Robin Lehner et Ben Bishop qui, au camp d’entraînement, batailleront pour le poste de substitut au partant Craig Anderson.

Bishop, âgé de 25 ans, part avec une longueur d’avance en raison de ses performances de la saison dernière qui avaient permis aux Sénateurs de demeurer dans la course pour une place dans les séries éliminatoires après que Anderson se soit blessé en se coupant un tendon à une main dans un accident domestique le 22 février.

Acquis seulement quatre jours après la blessure de Anderson, Bishop a disputé 10 matchs et il a présenté une fiche de 3-3-2 tout en maintenant une moyenne de buts accordés de 2,48 et un taux d’efficacité de ,909.

Pour ce qui est de Lehner, qui a eu 21 ans le 24 juillet, il a disputé cinq matchs la saison dernière dans la LNH et il a conservé un dossier de 3-2-0 avec une spectaculaire moyenne de 2,01 et un taux d’efficacité de ,935.

Quand il était en santé, Anderson a participé à 61 des 70 matchs des Sénateurs, mais ce nombre devrait diminuer en ayant un jeune et prometteur gardien comme substitut au lieu d’avoir Alex Auld, un grand voyageur.

-- Arpon Basu

MAPLE LEAFS DE TORONTO

Quand une équipe ne s’est pas qualifiée pour les séries éliminatoires pendant sept ans, il y a toujours plus de questions à poser que de réponses toutes prêtes.

C’est le cas des Maple Leafs de Toronto, qui sont l’équipe de la LNH absente des séries depuis le plus longtemps. Aussi, les Leafs n’ont pas récolté plus de 85 points depuis la saison 2007-08. Arrivé en mars, Randy Carlyle entreprendra sa première saison complète derrière le banc.

1. Qui sera devant le filet pour le match d’ouverture?

Présentement, ce devrait être James Reimer avec Ben Scrivens comme auxiliaire. Mais les Leafs sont susceptibles de conclure à tout moment un échange pour les services d’un gardien établi.

Ils seraient intéressés à Roberto Luongo, devenu disponible depuis qu’il a perdu son poste de numéro un à Cory Schneider à Vancouver. S’il devait aboutir à Toronto, celui-ci serait incontestablement le numéro un.

Un autre nom est souvent mentionné, celui de Jonathan Bernier des Kings de Los Angeles. Cet ancien choix de première ronde doit regarder ailleurs maintenant que Jonathan Quick a signé un contrat de 10 ans et il a le talent pour être numéro un. Mais comme son expérience demeure limitée, il ne supplanterait pas Reimer automatiquement.

2. James van Riemsdyk fera-t-il l’affaire au centre?

Personne ne doute du potentiel de ce deuxième choix au repêchage de 2007, mais de sa capacité à s’adapter à une nouvelle position au centre dépendra une bonne partie des chances de succès des Leafs cette saison.

Agé de 23 ans, van Riemsdyk a presque toujours joué à l’aile avec les Flyers, mais les Leafs veulent le tester au centre. Si cela fonctionne, il complètera un premier trio solide avec Phil Kessel et Joffrey Lupul. Sinon, les Leafs continueront de se chercher un vrai centre de premier trio.

3. Comment les jeunes joueurs vont-ils progresser?

Les Leafs comptent sur plusieurs jeunes joueurs dans leur organisation et le moment serait bien choisi pour qu’ils commencent à réaliser leur potentiel.

Nazem Kadri, 21 ans, a été le septième choix du repêchage de 2009, mais n’a pas été encore capable de s’imposer dans la LNH. Ce joueur de centre a beaucoup de talent et s’il parvient à tout mettre en place au camp d’entraînement et mériter un poste régulier, il pourrait bien éclore.

Matt Frattin a marqué huit buts et récolté 15 points en 51 matchs comme recrue la saison dernière. Son nom a été mentionné comme monnaie d’échange pour Bernier mais on prévoit un brillant avenir à cet attaquant de 24 ans qui a marqué 36 buts en 44 matchs à l’Université de North Dakota en 2009-10.

Jake Gardiner, 21 ans, a joué comme un pro aguerri à sa première saison dans la LNH et récolté 30 points (7-23) en 75 matchs. Il arrive que les défenseurs régressent après une forte première campagne, comme Tyler Myers à Buffalo ou Michael Del Zotto avec les Rangers de New York, ce que Gardiner devra éviter si les Leafs veulent connaître plus de succès.

4. Comment s’améliorer en désavantage numérique?

Seuls les Blue Jackets de Columbus et les Sharks de San José ont fait pire que les Leafs en désavantage numérique la saison dernière. Confronté à la situation, Burke a fait signer un contrat à Jay McClement mais il faudra plus que ça pour résoudre le problème.

Une amélioration à la défense et devant le filet serait aussi bienvenue. Reimer s’est classé 75e sur 89 gardiens quant au pourcentage d’arrêts en désavantage numérique la saison dernière à ,808. Luongo a présenté un taux de ,870.

5. Pourra-t-on faire mieux défensivement?

Les Leafs n’en ont pas arraché qu’en désavantage numérique en 2011-12. Ils ont aussi été une des pires équipes à forces égales.

Les Leafs ont accordé 182 buts à cinq contre cinq, le deuxième pire total de la ligue, et 189 en tout à forces égales. Les Rangers de New York (182), les Kings de Los Angeles (170) et les Blues de St.Louis (155) ont tous accordé moins de buts au total que les Leafs seulement à forces égales.

Avec peu de changements dans la formation et, pour le moment, Reimer toujours prévu pour être devant le filet, un renversement de situation devra venir davantage d’un changement de philosophie. Kessel s’est impliqué en défense la saison dernière et il devra continuer de le faire.

En 18 matchs sous les ordres de Carlyle, les Leafs ont concédé 61 buts, plus que trois par match. On peut tenir compte de l’adaptation à un nouveau système de jeu mais cette excuse ne tiendra plus cette saison.

6. Burke sera-t-il contesté si les Leafs ratent de nouveau les séries?

Burke a été engagé en novembre 2008. Les Leafs venaient alors de connaître une saison de 83 points et ils n’ont jamais dépassé 85 points ou menacé de prendre part aux séries depuis son arrivée.

Burke a eu presque quatre ans pour relancer les Leafs dans la bonne direction et on peut se demander s’il sera remis en question s’il rate les séries une quatrième fois de suite. Une huitième année sans prendre part aux séries égalerait un record de concession pour la cinquième pire séquence du genre dans l’histoire de la LNH.

Burke aurait signé un contrat de six ans quand il a accepté le poste de directeur général. Pour le moment, rien n’indique que son poste soit en danger, mais une autre saison sans participation aux séries pourrait changer la donne.

-- Dave Lozo

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Anaheim mène la série 1-0
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San Jose mène la série 1-0
 

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