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Touchette : L’équipe américaine était à l’image de son entraîneur

samedi 2013-01-05 / 12:04 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : L’équipe américaine était à l’image de son entraîneur

Le meilleur gardien de but et la meilleure défense ont gagné la médaille d'or, samedi, au Championnat mondial de hockey junior, lorsque les États-Unis ont défait la Suède, 3-1.

Le mur américain a prévalu, à commencer par le gardien John Gibson, proclamé le joueur par excellence du tournoi.

Gibson a été solide tout au long du mondial et ses défenseurs, en plus d'appuyer l'attaque, ont bloqué quantité de lancers.

Par moments, les Suédois ont sans doute eu l'étrange impression d'affronter non pas un, mais bien trois gardiens de but !

Un grand match ? Il ne faudrait pas exagérer. On a plutôt eu droit à une finale équilibrée mettant en présence deux équipes, qui avaient plusieurs points en commun.

La différence ? Le gardien Suédois Niklas Lundstrom a fait cadeau d'un but, le premier des Américains.

Un cadeau de trop.

Dans un match de géants, deux schtroumpfs, Rocco Grimaldi et John Gaudreau, qui font respectivement 5 pieds 9 pouces et 5 pieds 8 pouces, ont joué un rôle de premier plan.

Grimaldi a marqué deux fois et Gaudreau, dont le style n'est pas sans rappeler celui de David Desharnais, a été l'attaquant américain le plus dérangeant au cours des 40 premières minutes de jeu.

Et Galchenyuk ?

Tout au long de ce championnat, on a souvent souligné les mérites de la défense américaine. Cette défense a contribué un 29e point, samedi, lorsque le tir de Jacob Trouba a dévié sur Grimaldi, posté devant le filet.

Oui, 29 points par les défenseurs. On reconnait bien là le style de leur entraîneur Phil Housley, un ancien défenseur-vedette, qui, dans ses belles années, était parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la Ligue nationale.

Cette finale a aussi opposé deux grands espoirs du Canadien, le Suédois Sebastian Collberg et Alex Galchenyuk du côté des Américains, qui ont terminé le tournoi avec respectivement six et huit points.

Samedi, ils n'ont pas fait beaucoup de vagues. Collberg a raté une chance de marquer alors que Galchenyuk a été limité à un lancer.

Il faut tout dire, cependant; Galchenyuk, qui est visiblement doué, a sauté son tour plus d'une fois dans ce tournoi.

Mais bon. Il n'a que 18 ans et Housley, comme tout entraîneur qui se respecte, a parié sur ses éléments les plus aguerris.

Maintenant que les Américains ont la médaille d'or dans le cou, qui donc osera remettre sa stratégie en question ?

Un examen de conscience

Parlons maintenant du Canada qui, pour la première fois en 15 ans, a été exclu du podium.

Même s'il a dominé 45-25 au chapitre des tirs, le Canada, qui a connu un autre faux départ, a perdu, 6-5, en prolongation face aux Russes à la suite d'un but combien spectaculaire de Valeri Nichushkin, qui a débordé le défenseur Ryan Murphy, avant de déjouer Malcolm Subban.

Une prédiction: Nichushkin, qui est le joueur russe le mieux classé par le Bureau central de dépistage de la LNH, jouera un jour dans la Ligue nationale. Voulez-vous gager ?

Avant le début de ce tournoi, un peu tout le monde nous a vanté l'équipe canadienne. Ici comme ailleurs, on a parfois tendance à se frotter la bedaine et à regarder les autres équipes de haut.

Une bonne gifle a parfois le mérite de secouer ceux qui pensent posséder la formule magique. Si cette gifle touche la cible, le résultat décevant des Canadiens n'aura pas été vain.

Le Canada, on s'entend, misait sur une bonne formation, mais ce championnat n'est plus l'affaire de deux ou trois autres équipes.

Prenez la Suisse, par exemple. Une équipe surprenante s'il en fut une, une équipe qui a bien failli éliminer les Russes. C'est tout dire.

Bref, le reste du peloton est en train de rattraper le Canada et les Russes si ce n'est déjà fait.

Cela dit, j'entends déjà des hauts cris d'indignation un peu partout à travers le Canada. Prenons le temps de respirer par le nez. Faut-il rappeler que les nouveaux rois du hockey junior, les Américains, s'étaient contentés d'une septième place au Championnat mondial de hockey junior, l'année dernière ?

Il ne s'agit pas d'un résultat catastrophique pour le Canada, qui a tout de même grimpé sur le podium pendant 14 années de suite, mais plutôt d'un wake up call, qui exige un examen de conscience.

 

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