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Connor McDavid répond bien à son statut de ‘phénomène’

jeudi 2013-01-03 / 12:25 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Connor McDavid répond bien à son statut de ‘phénomène’

Il est facile de se laisser piéger dans un monde qui nous considère comme un ‘phénomène’ avant même d’avoir l’âge de conduire une voiture et qui parfois exagère la réalité.

Mais ça ne semble pas être le cas de Connor McDavid.

Le centre de 15 ans des Otters d’Erie, de la Ligue junior de l’Ontario (OHL), a représenté sa province au Défi mondial des moins de 17 ans 2013 disputé à Drummondville et Victoriaville jusqu’à ce que son équipe soit éliminée de la ronde des médailles à la suite d’une défaite de 2-1 subie aux mains du Québec mercredi.

Chargé d’évaluer le talent pour l’équipe nationale junior, Kevin Prendergast, le chef dépisteur de Hockey Canada, était parmi les plus intéressés à surveiller les performances du ‘phénomène’. On lui a demandé si tout ce battage médiatique exagérait la véritable valeur du joueur.

Les yeux de Prendergast se sont allumés dès que la question a été posée.

« Oh, je pense que c’est légitime, a-t-il répondu. Vous n’avez qu’à le regarder pour devenir un croyant. »

Eichel fait lui aussi des vagues



Si Connor McDavid a obtenu le gros de l’attention, il y a un autre joueur qui sera admissible au repêchage de la LNH en 2015 qui a fait tourner les têtes au Défi mondial des moins de 17 ans 2013 présenté à Drummondville et Victoriaville.

Le centre américain Jack Eichel en a impressionné plus d’un avec son mélange d’habiletés et de taille imposante.

Tout comme McDavid, Eichel évolue déjà au niveau junior au sein de l’équipe nationale de développement des moins de 17 ans dans la United States Hockey League et il totalise 10 points en 15 matchs. Ses statistiques ne sont pas aussi impressionnantes que celles de McDavid, mais le jeune hockeyeur du Massachusets montre des signes qui pourraient en faire un grand joueur.

« Il est très talentueux, avec beaucoup de puissance, il est gros et fort », le décrit Danton Cole, l’entraîneur de l’équipe américaine. « Mais ce qui différencie les très bons athlètes des bons, c’est la volonté de réussir. Qu’ils soient discrets ou extravertis, les vrais bons joueurs ont tous cette volonté. C’est bien dans son cas, parce qu’il veut s’améliorer chaque jour, il veut apprendre, il veut travailler fort. C’est un joueur très plaisant à diriger. »

Agé de 16 ans, Eichel a marqué trois buts en quatre matchs de la ronde préliminaire en plus de montrer des qualités attrayantes pour un joueur qui ne pourra être repêché que dans deux ans parce que son anniversaire est en octobre. A 6 pieds 1 pouce et 190 livres, il a déjà le physique d’un joueur de la LNH et il n’a pas fini de grandir et de grossir.

Le jeune homme a su conserver l’humilité d’un athlète qui veut toujours chercher à s’améliorer.

« Je dois dire que j’ai toujours eu de bons mentors, a-t-il déclaré à LNH.com. Mon père est toujours là pour s’assurer que je ne reste pas au neutre, ou bien que je m’assure de donner mon 100 pour cent même contre une équipe plus faible. Si vous levez le pied de l’accélérateur pour une minute quelqu’un pourrait le remarquer, ou encore on peut risquer une blessure. J’aime jouer toujours de la même façon, ce qui veut dire en travaillant fort. »

Le coup de patin et le maniement de la rondelle d’Eichel sont dignes d’un joueur d’élite, peu importe sa taille. Mais quand on tient compte de son imposant physique, le portrait devient encore plus impressionnant. Ajoutez son éthique de travail remarquable et le potentiel apparaît illimité.

« C’est à l’entraînement qu’on devient meilleur, assure Eichel. Si vous travaillez toujours fort à l’entraînement, ça va devenir payant pour vous. »

Eichel s’est déjà engagé verbalement à porter les couleurs de Boston University, qu’il a préféré aux Mooseheads d’Halifax, qui détiennent ses droits au hockey junior canadien.

Il affirme que son objectif à long terme est de « faire quelque chose avec le hockey. »

Les chances sont très bonnes qu’il soit fixé dans deux ans.


-- Arpon Basu

McDavid, de Newmarket, en banlieue de Toronto, ne sera pas admissible au repêchage de la LNH avant 2015, mais il s’annonce déjà comme le grand favori pour être le premier choix. Gratifié du statut de joueur exceptionnel par la OHL, McDavid a prouvé clairement à sa première campagne junior que tout ce bruit autour de lui est bien mérité.

Blanchi à son premier match avec les Otters, il a marqué un but et ajouté une aide à son deuxième pour entreprendre une séquence de 15 matchs avec au moins un point, en totalisant 20 en tout. Il montre une fiche de 40 points à ses 35 premiers matchs comme junior.

« Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre dans les rangs juniors », a déclaré McDavid à LNH.com. « J’ai regardé beaucoup de vidéos pour apprendre autant que je le pouvais, mais je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. J’ai eu la chance d’avoir un bon départ et j’espère seulement poursuivre en deuxième moitié de saison. »

À l’exception des dépisteurs, aucun spectateur au petit aréna de Plessisville samedi soir dernier n’avait eu l’occasion de voir jouer McDavid, mais son nom est rapidement venu au centre de toutes les discussions au cours d’un match remporté 12-0 par l’Ontario sur la Slovaquie.

Comme l’a bien dit Prendergast, tous ceux qui ont vu ont cru.

« C’est son sens du hockey, affirme Prendergast. Il comprend je jeu, il sait où se positionner, il sait quoi faire avec la rondelle, il n’a pas peur de tenter des choses et il a confiance dans tout ce qu’il fait. Il est franchement étonnant à surveiller. »

McDavid a fait la démonstration de tous ses talents au cours de cette rencontre, enregistrant un tour du chapeau en deuxième période avant d’être limité à quelques présences en troisième compte tenu de l’allure du match. Mais ce sont quelques jeux qui n’ont pas mené à un but à la première période qui ont peut-être causé le plus d’impression.

Comme très tôt lorsqu’il a coupé rapidement vers le centre de la glace pour éviter un défenseur puis, rendu très près du filet, tenté de répéter le fameux but de Peter Forsberg, marqué d’une seule main. La plupart des joueurs n’auraient même pas envisagé de tenter ce jeu, mais McDavid est venu bien près de le compléter en marquant un but.

Plus tard dans la période, il s’est dirigé vers l’extérieur, puis l’intérieur, et de nouveau à l’extérieur face à un pauvre défenseur slovaque qui ne savait plus où donner de la tête. Il a ensuite essayé de déjouer le gardien avec une autre feinte. Il a échoué, mais son geste était une autre illustration de cette imagination vantée par Pendergast.

Le départ canon de McDavid dans la OHL et ses talents évidents en ont fait une grande attraction pour les médias, ce qui constitue beaucoup de pression pour un jeune qui aura 16 ans le 13 janvier. Mais une fois encore, il semble gérer son nouveau statut de vedette avec une aisance déconcertante.

« C’a été une tornade. Les choses se sont passées si rapidement, raconte-t-il. J’aime ça (mon travail avec les médias), je trouve encore vraiment cool que des gens s’intéressent à moi. Ce sont de très beaux moments pour moi. »

McDavid dit préférer se fixer des objectifs à court terme et enchaîner de l’un à l’autre. Mais il avoue une ambition à long terme à laquelle il ne peut s’empêcher de penser.

Il a pris part à un match de la Super Série Subway en novembre, un signe qu’il compte déjà parmi les meilleurs juniors au monde. Et s’il n’a pas été invité au camp de sélection d’Equipe Canada junior, il avoue rêver de représenter son pays au Championnat du monde de hockey junior.

« C’est difficile de ne pas y penser, convient-il. Jouer dans la Super Série Subway a constitué, je crois, un premier pas. J’ai été chanceux d’être invité à ce match mais je ne me suis même pas arrêté à penser que je pourrais l’être à Calgary (pour le camp de sélection d’Equipe Canada junior). Mais juste à regarder les matchs à la télé, c’est difficile de ne pas penser que je pourrais en être d’ici quelques années, ou même l’an prochain si je suis assez chanceux. »

Prendergast affirme que McDavid n’aura pas besoin de chance pour faire partie de l’équipe nationale à 16 ans, qu’il n’aura qu’à continuer à s’illustrer comme il le fait maintenant.

« C’est certainement possible, il a le talent nécessaire. C’est encore loin, mais il va nous forcer à devoir prendre une décision, a déclaré Prendergast. Je ne sais pas où se trouve son plafond. On veut le voir continuer de s’améliorer et la pression va continuer d’augmenter, il s’agira de voir comment il va contrôler tout ça. Mais en fin de compte il est un joueur de hockey, et tant qu’il gardera bien ça en tête et qu’il parviendra à se tenir loin des distractions, il va être correct. »

 

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