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« Head Games », un documentaire sur les commotions cérébrales dans le hockey et dans les autres sports

vendredi 2012-12-21 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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« Head Games », un documentaire sur les commotions cérébrales dans le hockey et dans les autres sports

Lorsque le réalisateur primé, Steve James, a commencé sa recherche sur les causes des commotions cérébrales dans les sports, à savoir comment les athlètes, les familles et les ligues professionnelles abordaient la question, il savait que le football et la NFL seraient son point de départ.

Ce n’était pas une surprise compte tenu que la référence de James était le populaire livre de Chris Nowinski, un ex-joueur de ligne défensive de l’Université de Harvard qui est devenu lutteur professionnel.

Nowinski raconte dans son livre son expérience personnelle appuyée par d’autres témoignages de première main concernant l’importante question des lésions cérébrales et de leurs effets à long terme.

Néanmoins, James espérait toucher un auditoire de participants et d’amateurs de sports plus vaste avec son dernier documentaire Head Games.

Il espérait soulever la question des commotions cérébrales et la science derrière l’encéphalopathie traumatique chronique (CTE), une maladie progressive et dégénérative du cerveau causée par un traumatisme crânien répété.

« Il y a d’autres sports où ce problème est sérieux et ce n’est pas surprenant que le hockey en fasse partie », a déclaré James à LNH.com.

James, qui a remporté des prix pour son film Hoop Dreams en 1994, s’est assuré que le hockey et la Ligue nationale de hockey soient mises en évidence en raison de l’aspect physique du sport.

Il a découvert que la ligue était prête à reconnaître les problèmes qui peuvent survenir à la suite des commotions cérébrales et qu’elle était en quête de solutions pour corriger la situation.

James a louangé la LNH pour être un chef de file dans la recherche sur les commotions cérébrales et dans la sécurité des joueurs. Il a également ajouté que la ligue avait pleinement coopéré avec lui dans la préparation de son documentaire.

L’adjoint au commissaire de la LNH, Bill Daly, le vice-président senior des opérations hockey et de la sécurité des joueurs, Brendan Shanahan, et le docteur Ruben Echemendia, qui préside le groupe de travail de la LNH/AJLNH, sont tous présents dans le documentaire qui est présentement à l’affiche, incluant sur Facebook, iTunes et Amazon.com.

« La LNH ne nous a pas seulement permis d’avoir accès aux personnes les plus importantes qui sont reliées à ce sujet, ces personnes nous ont également aidé en nous permettant d’utiliser des vidéos sachant fort bien nous allions montrer des images de bagarres, un aspect du jeu qui est relié aux commotions cérébrales, a déclaré James. Comment démontrer une plus grande crédibilité? Ils le savaient et ils ont continué leur collaboration. Je leur démontre beaucoup de respect. »

Shanahan se présente dans le documentaire comme le préfet de discipline de la ligue concernant la sécurité des joueurs. Il est devenu bien connu pour ses vidéos et il explique pourquoi la ligue a décidé d’être ouverte sur la question des blessures à la tête.

« Notre objectif est d’éliminer le plus possible que nous pouvons les blessures. Nous voulons être très clairs et pédagogiques quand nous prenons ces décisions, dit-il dans le film. C’est la raison pour laquelle nous présentons des vidéos. »

James a indiqué que le rôle de premier plan de Shanahan et les vidéos produites par le Département de la sécurité des joueurs sont quelques-uns des signes qui démontrent que la LNH a pris des mesures importantes pour limiter les commotions cérébrales.

En 1997, la LNH est devenue la première des quatre principales ligues de sports professionnels à développer un groupe de travail sur les commotions cérébrales.

« Je pense sincèrement que tous les sports ont encore du chemin à parcourir en termes de règlements et de discussions concernant les commotions cérébrales, mais la LNH est certainement plus avant-gardiste sur cette question que le football, a déclaré James. Avoir un gars comme Brendan Shanahan, qui regarde attentivement les vidéos, représente une étape significative. La NFL se fie sur ses arbitres lors des matchs pour prendre ses décisions et sous la pression, les plaqués problématiques sont de plus en plus nombreux.

« Le fait que Brendan Shanahan prenne son rôle très au sérieux est une chose très positive, a poursuivi James. Daly a été franc. Il a admis qu’il va y avoir des lésions cérébrales et qu’il n’y a pas de moyens de les éviter. Je pense que c’est bien qu’il ait été disposé à faire cette déclaration. »

En outre, le documentaire Head Games raconte l’histoire de l’ex-capitaine des Flyers de Philadelphie, Keith Primeau, un attaquant de puissance qui a vu sa carrière prendre fin de façon prématurée au début de la saison 2005-2006 quand il a subi une quatrième commotion cérébrale.

Primeau déclare dans le film que le médecin de l’équipe lui avait fait savoir qu’il n’obtiendrait plus jamais le droit de disputer un autre match dans la LNH.

« J’étais soulagé », déclare Primeau dans le film.

Primeau et sa famille, notamment son adolescent Chayse qui joue au hockey, ont des rôles importants dans le film, car James a indiqué qu’il avait été fasciné par leur histoire.

Voici Primeau, un joueur de hockey qui est devenu père d’un joueur de hockey et qui vit des séquelles des commotions cérébrales. Il tente d’orienter ses enfants sportifs vers la bonne direction, tout en étant accablé par le fait qu’ils pourraient souffrir des mêmes lésions cérébrales en pratiquant des sports.

L’histoire de Primeau, a dit James, frappe le cœur de la question en ce moment, à savoir que les parents ne cessent de se poser des questions concernant la participation de leurs enfants dans des sports en raison des effets des commotions cérébrales.

« C’est une personne très réfléchie, très expressif sur la question, a indiqué James en parlant de Primeau. Le fait qu’il ait deux garçons qui jouent au hockey et que l’un d’eux soit présent dans le film, démontre qu’il est difficile pour les parents d’enfants sportifs – en particulier pour les ex-joueurs qui voudraient que leurs enfants puissent vivre les mêmes expériences et les mêmes joies même s’ils n’atteindront jamais la LNH. »

Le documentaire se termine avec Primeau qui affirme que trois de ses quatre enfants ont souffert de commotions cérébrales.

« Ma fille m’a posé la question : 'Papa, devrions-nous ne pas jouer, si on peut être blessé?', déclare Primeau tout juste avant le générique. J’ai répondu : 'Eh bien, la décision te revient. Tu n’es pas obligée de jouer si tu ne veux pas, mais il n’y a aucune garantie dans la vie.’

« Je pense que c’était la bonne réponse, a-t-il poursuivi. Je ne suis pas sûr à 100 pour cent. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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