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Garth Snow se rappelle les grands changements de sa carrière

mardi 2012-12-18 / 18:41 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Garth Snow se rappelle les grands changements de sa carrière

LNH.com publie périodiquement une série appelée « Cinq questions avec… », un article incluant questions et réponses qui vise à en connaître un peu plus sur la vie et la carrière de quelques-uns des personnages influents du hockey.

Cet article est consacré au directeur général des Islanders de New York, Garth Snow:

Avec le déménagement dans un nouvel amphithéâtre à Brooklyn dans trois ans, le directeur général des Islanders, Garth Snow, va bientôt quitter un établissement désuet qui a pratiquement ruiné toutes ses chances de conclure des ententes avec des joueurs autonomes quand venait le temps de les courtiser.

Snow prétend que le déménagement des Islanders au Barclays Center situé 40 kilomètres plus loin, déménagement prévu au début de la saison 2015-2016, lui permettra de mettre immédiatement en place un plan visant à vanter aux joueurs autonomes l’avenir de l’équipe, Long Island et la ville de New York, eux qui ne répondaient qu’à ses appels téléphoniques que par courtoisie.

« L’endroit où nous déménageons est crucial », a admis Snow à LNH.com, mardi.

Le travail de Snow est maintenant de construire le pont entre les Islanders et Brooklyn.

C’est un travail qu’il a véritablement commencé, il y a plus de six ans, quand à titre de gardien vieillissant il a reçu une offre qu’il ne pouvait refuser. Une opportunité qu’il voulait obtenir depuis qu’il était étudiant à l’université alors qu’il tentait de faire son chemin dans le monde du hockey.

Cette opportunité lui a été offerte par le propriétaire des Islanders, Charles Wang, qui a pris un risque énorme en embauchant un Snow inexpérimenté et qui n’avait pas fait ses preuves à la tête d’une organisation jadis prodigieuse.

« J’ai reçu un appel inespéré et le voyage a commencé », a dit Snow.

Le voyage a eu plus de bas que de hauts avec plusieurs égos brisés au cours du périple. Mais Snow, comme les Islanders, s’est tenu debout et il est demeuré optimiste concernant l’avenir de l’équipe.

Snow a bien voulu partager avec LNH.com son ascension fulgurante au poste de directeur général et les défis qu’il a affrontés depuis sa nomination.

Voici les cinq questions avec …Garth Snow:

Ramènes nous au 18 juillet 2006 – tu annonces ta retraite après 12 saisons dans la LNH et tu es nommé directeur général des Islanders de New York. Avec le recul, quels sont tes souvenirs? Comment te sentais-tu? Quelles étaient tes émotions?

« Tu me prends au dépourvu. À la fin de la saison 2005-2006, il était évident pour moi que c’était un poste que je recherchais. J’ai été interviewé, mais par la suite je n’y ai pas pensé beaucoup, car je me remettais de mon intervention à une hanche.

« Le jour de ma nomination, j’étais évidemment heureux, mais sans dire que j’étais triste, je regardais en arrière et je mettais fin à ma carrière de joueur. Je jouais au hockey depuis que j’étais tout petit. C’était un nouveau départ pour moi et de ce point de vue, c’était excitant. C’était quelque chose que j’avais toujours en arrière-pensée. Je me disais que si je ne pouvais devenir un hockeyeur professionnel, je me dirigerais vers le coaching ou vers un poste de direction.

« Franchement, j’ai vraiment apprécié obtenir cette opportunité que peu de gens se voient offrir. J’ai apprécié la confiance que l’on a placée en moi. J’étais très heureux d’entreprendre une nouvelle tranche de vie.

« Je me suis fié aux personnes qui étaient en place dans les années qui ont précédé mon arrivée. Je pense ici à Joanne Holewa, qui était ici à l’époque où Bill Torrey était directeur général, à Art McCarthy, qui était membre de l’organisation depuis 30 ans, ou encore à Kenny Morrow qui faisait partie du groupe de recruteurs. Je n’ai pas été lancé dans la gueule du loup, j’avais un bon groupe de soutien autour de moi. Du point de vue des affaires, j’ai été entouré de personnes très talentueuses, sans oublier le propriétaire Charles Wang. Ce fut une grande expérience. »

Tu as dit que si tu n’avais pu faire carrière au hockey, tu aurais tenté ta chance dans le coaching ou dans la direction d’une équipe. Tu as connu une carrière professionnelle, mais tu étais toujours intéressé à un poste de direction. À quel moment de ta carrière de joueur, as-tu commencé à penser à un poste à la direction d’une équipe?

« À mes deux premières années à l’Université du Maine, j’étais le troisième gardien de l’équipe et à cette époque je travaillais premièrement à obtenir mon diplôme et deuxièmement à jouer plus souvent. Il était très important pour moi d’obtenir mon diplôme pour ne pas être en reste si je ne pouvais jouer au hockey. Au cours de cette difficile période, j’avais déjà à l’esprit que si je ne pouvais faire une carrière de joueur, je me dirigerais vers le coaching, la direction d’une équipe ou directeur athlétique afin de demeurer dans le monde du hockey. C’est à la conclusion de mes études, vers la fin des années 1980, que j’ai sérieusement commencé à penser à une carrière si je ne pouvais en avoir une en jouant au hockey.

« Quand j’ai signé mon premier contrat avec les Nordiques, j’ai joué à Cornwall dans la Ligue américaine de hockey et je me suis rapidement aperçu que je ne voulais pas passer ma carrière dans la LAH. J’ai donc suivi des cours pendant les étés. J’ai obtenu mon diplôme et je me suis inscrit à la maîtrise. Je savais que je devais avoir une maîtrise pour devenir entraîneur ou directeur athlétique dans une université. Je suis donc très chanceux d’avoir eu cette opportunité dans la LNH. »

Qu’est-ce qui t’as permis de demeurer motivé au cours des dernières saisons, alors que tu tentais de rebâtir l’équipe et qu’un établissement désuet rendait pratiquement impossible la venue des meilleurs joueurs autonomes à Long Island, sans compter l’incertitude concernant l’avenir de la concession après 2015?

« Je travaille pour un propriétaire extraordinaire. Toute l’organisation forme une famille et on peut le constater du bureau de direction jusqu’aux joueurs. John Tavares a signé une prolongation de contrat de six ans. Nous avons réclamé Michael Grabner au ballottage, il a marqué 34 buts et il a signé une prolongation de contrat de cinq ans pour demeurer avec nous. Les gens qui font partie de notre organisation réalisent que nous avons un travail spécial et un environnement qui représente certains défis pour une équipe quand on pense à l’amphithéâtre.

« L’inconnu représentait l’élément important à savoir où jouerions nous quand le bail du Nassau Coliseum prendrait fin. Dieu merci, les choses ont bien tombé car nous resterons dans la région puisque nous déménagerons à 40 kilomètres d’ici. Je n’ai jamais senti de mauvaise volonté de la part des joueurs autonomes quand je parlais à leur agent les 1er juillet.

« Comment approches-tu un joueur autonome pour lui faire signer un contrat de cinq ou sept ans pour jouer à Long Island quand tu ignores où sera l’équipe? Les choses ont changé pour le mieux. »

C’est ce qui m’amène à ma prochaine question concernant le déménagement à Brooklyn. Quelles seront vos relations avec les Nets au Barclays au début de la saison 2015-2016. Dois-tu changer ta philosophie de directeur général afin de préparer l’équipe à ce déménagement pour connaître du succès autant sur la patinoire qu’à l’extérieur de la glace, ou continueras-tu ton travail comme tu l’as toujours fait?

« Je pense que la meilleure décision que nous avons prise est de poursuivre notre travail de reconstruction. C’est difficile de passer à travers cette période et de reconstruire avec de jeunes joueurs et de les développer. Mais notre philosophie demeure la même, rebâtir à partir du repêchage, développer nos propres joueurs et ajouter des joueurs autonomes ou effectuer des échanges afin d’améliorer l’équipe et d’atteindre notre but.

« Le fait que nous savons où nous jouerons au cours des 27 prochaines années, nous aidera certes à attirer des joueurs autonomes qui autrement n’auraient pas été intéressés à jouer pour nous. Si je devais signer un contrat à long terme, j’aimerais savoir où je jouerais au cours de ces années. »

Pour la cinquième question, changeons de registre: Tu es passé directement à la chaise de directeur général, mais tu étais encore un gardien dans l’âme. Je suis curieux de savoir si tu n’as jamais été tenté de sauter sur la patinoire et de travailler avec les gardiens des Islanders?

« C’est plaisant que tu mentionnes cela. Durant le lock-out, j’ai sauté sur la glace avec certains jeunes gardiens et je leur ai donné quelques conseils. J’ai toujours aimé travailler avec les jeunes et transmettre mes connaissances.

« Mais, avec Mike Dunham et Steve Valiquette dans notre organisation, les postes d’entraîneurs de gardiens sont bien comblés. Pour moi, la meilleure façon de travailler avec un gardien, c’est de prendre un café avec lui avant ou après un entraînement, discuter avec lui dans le lobby d’un hôtel, prévoir certains scénarios, parler de certains arrêts, ce que j’appelle le langage des gardiens. Quand j’étais joueur et qu’un entraîneur ou un ex-gardien venait me parler, je voulais entendre des choses positives, donc si je peux transmettre certaines expériences à nos gardiens, je le fais volontiers. Cependant, la position est devenue tellement compliquée au cours des dernières années, que c’est eux qui m’enseignent des choses.

« Ces conversations ne sont pas réservées qu’à nos gardiens. Si un attaquant me demande : 'Quand tu étais gardien quel était l’arrêt le plus difficile que tu avais à effectuer et où devrais-je tirer à partir d’une telle position sur la patinoire?' Ça peut être un défenseur au sujet d’un 2-contre-1, où doit-il se placer pour faciliter la vie d’un gardien.

« Ces conversations sont thérapeutiques pour moi, aussi. J’apprends des choses que j’aurais aimé apprendre il y a 20 ans alors que je pesais 40 livres de moins. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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