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Un vétéran canadien assouvit sa soif de compétition en jouant au hockey-luge

lundi 2012-12-10 / 10:37 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Un vétéran canadien assouvit sa soif de compétition en jouant au hockey-luge

Lorsqu’il était adolescent à St-Timothée, près de Montréal, Dominic Larocque était un sportif très actif. Il a joué au hockey jusqu’au niveau junior A, au football pour son école et au soccer pour l’équipe de sa ville.

À l’âge de 18 ans, en 2005, Larocque a choisi de faire bénéficier son pays de toute cette énergie en s’engageant dans les Forces armées. Moins de deux ans plus tard il s’est retrouvé en Afghanistan, près de Kandahar.

Sa vie a changé environ quatre mois après son arrivée là-bas, le 27 novembre 2007, quand le véhicule dans lequel il se déplaçait avec deux autres soldats a passé sur un engin explosif improvisé. À son réveil à l’hôpital, Larocque a subi tout un choc.

« On ne m’avait rien dit, je m’en suis rendu compte seulement à mon réveil, raconte-t-il. J’ai été conduit à l’hôpital en hélicoptère et lorsque je me suis réveillé trois jours plus tard, il me manquait une jambe. »

Sa jambe gauche a dû être amputée au-dessus du genou et il a été retourné chez lui à Québec pour y entreprendre un long et laborieux programme de réhabilitation afin d’apprendre à marcher avec une nouvelle jambe artificielle.

« J’ai ni plus ni moins dû réapprendre à vivre, confie-t-il. Ça n’a pas été facile. Juste me tenir debout était difficile. »

Il lui a fallu environ trois ans mais Larocque a fini par apprendre à fonctionner avec ce nouveau membre et il était retourné sur le marché du travail quand il a réalisé qu’il y avait un vide à combler dans sa vie.

« Une fois que j’ai eu terminé ma réhabilitation, que j’ai été capable de marcher et de reprendre une vie normale, dit-il, j’ai jugé qu’il me fallait trouver un sport. »

Des trois sports qu’il avait pratiqués plus jeune, le football et le soccer étaient hors de question pour des raisons évidentes. Mais il y avait dans le hockey une option que Larocque n’avait jamais considérée.

Vers la fin de 2009, un programme pour les anciens militaires a invité une équipe de hockey-luge de Montréal à proposer une clinique de démonstration à Québec.

« J’ai été séduit immédiatement », se rappelle Larocque.

Il a acheté sa première luge en janvier 2010 et a commencé à jouer pour les Transats de Montréal deux fins de semaine par mois. En septembre, il était membre de l’équipe nationale!

« J’y ai mis beaucoup de temps et d’efforts, mais oui ça s’est fait vite », convient-il.

Larocque et ses coéquipiers canadiens étaient inscrits au Défi mondial de hockey-luge la semaine dernière à Calgary face à des équipes venues des États-Unis, du Japon et de la Norvège. L’équipe canadienne s'est rendu en finale contre les Américains, mais ils ont perdu 1-0 contre ses plus grands rivaux pour le médaille d’or, samedi.

« Tout comme au hockey sur glace, nos plus grands rivaux sont les États-Unis », constate Larocque avant d’ajouter en riant: « On ne s’aime pas vraiment. »

Pour ceux qui n’ont jamais assisté à un match de hockey-luge, l’expérience risque de s’avérer intéressante.

Il faut d’abord s’habituer à voir à l’œuvre des joueurs assis dans des luges qui reposent sur deux lames de patin de grandeur normale et qui se déplacent sur la glace à l’aide de deux bâtons de hockey avec des crampons au bout du manche qu’ils enfoncent dans la glace pour acquérir de la vitesse.

Une fois habitués, préparez-vous à voir du jeu impitoyablement robuste.

« C’est extrêmement physique, explique Larocque. Il faut énormément de force dans le haut du corps parce que tout ce que vous faites dépend de cette partie du corps. De plus les contacts sont permis, ça peut donc devenir dur. »

Larocque estime qu’en plus de combler le vide de compétition qui lui manquait, son expérience au hockey-luge lui a procuré une nouvelle perspective sur le changement draconien survenu dans sa vie il y a cinq ans.

« Ça m’a tellement aidé de rencontrer des gens partout au Canada qui ont subi des accidents ou sont peut-être nés avec un handicap physique, dit-il. Cela m’a fait réaliser que ce qui m’est arrivé n’est pas si grave. »

 

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