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    Anthony Mantha est doté d’un sens inné du hockey

    jeudi 2012-12-06 / 13:13 / LNH.com - Repêchage de la LNH 2013

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Anthony Mantha est doté d’un sens inné du hockey

    Observez Anthony Mantha sur la patinoire. Pas besoin d’être un dépisteur expérimenté pour constater que le gros ailier droit des Foreurs de Val-d'Or a tout ce dont un jeune joueur a besoin pour atteindre un jour son objectif de jouer dans la LNH.

    À 6 pieds 4 pouces et 190 livres, Mantha sait impressionner même le plus profane des amateurs avec son talent et son coup de patin. Son rythme de production offensive, qui le place parmi les dix meilleurs marqueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec depuis le début de la saison, ne nuit pas non plus.

    Pourtant, son entraîneur à Val-d'Or, Mario Durocher, affirme que c’est une facette particulière du jeu de Mantha que les amateurs et la plupart des dépisteurs n’ont pas l’opportunité de voir qui l’impressionne le plus.

    « C’est un jeune très intelligent. C’est extraordinaire de parler de hockey avec lui », a raconté Durocher à LNH.com. « Il pose toujours les bonnes questions pendant les entraînements et parfois, il remarque même des choses que nous n’avions pas vues. »

    Ce sens inné du hockey est une affaire de famille chez les Mantha. Son grand-père est André Pronovost, un attaquant qui a disputé 556 parties avec quatre formations de la LNH entre 1956 et 1967. Il a remporté la Coupe Stanley à ses quatre premières campagnes complètes avec les puissants Canadiens de Montréal de la fin des années 1950.

    Mantha suit les enseignements de son grand-père depuis qu’il est tout jeune et son message est le même depuis le début.

    « Il me donne beaucoup de conseils, mais il me rappelle toujours qu’il faut travailler fort à chaque partie et à chaque présence. C’est comme ça que j’aurai du succès », a révélé Mantha à LNH.com. « Ce n’est pas compliqué. C’était valide à son époque et ça l’est encore aujourd’hui. Dès qu’on arrête de travailler, on arrête de progresser. Il faut donc travailler sans relâche. »

    Mantha, qui occupe le troisième rang du circuit avec 25 buts et le sixième avec 45 points, est le sixième meilleur espoir parmi les joueurs de la LHJMQ selon le classement préliminaire du Bureau central de dépistage de la LNH en vue du repêchage de 2013.

    « C’est un joueur costaud et très talentueux », a admis Christian Bordeleau du Bureau central de dépistage de la LNH. « Il a tout ce qu’il faut pour réussir : il a un bon coup de patin, il est intelligent, il lit bien le jeu, il a tout. S’il a un défaut, c’est qu’il a parfois tendance à opter pour la facilité… Son jeu défensif pourrait aussi être meilleur, mais c’est quelque chose qu’on peut lui enseigner. On ne peut pas enseigner son talent ou ses mains. »

    Durocher prétend que c’est justement sur l’aspect défensif du jeu de Mantha que lui et le personnel d’entraîneurs à Val-d'Or se concentrent dans le but de l’aider à passer à un niveau supérieur.

    « Il a un talent offensif indéniable, a affirmé Durocher, mais on voudrait qu’il utilise davantage son gabarit pour mieux protéger la rondelle et pour limiter les revirements. Il me rappelle un peu Sean Couturier, qui était un joueur purement offensif à ses débuts dans la ligue, mais qui a appris à bien jouer défensivement. Mantha doit faire la même chose.

    « Quant à son jeu offensif, il a tout ce qu’il faut. Il peut prendre le contrôle d’une partie à lui seul. »

    Et Mantha en a contrôlé plusieurs cette saison. Après 29 rencontres, il domine les Foreurs au chapitre des buts, des points, des buts en avantage numérique (7) et des lancers (129). Il prouve ainsi que tous les compliments et toute l’attention reçus des dépisteurs à sa première année d’admissibilité au repêchage ne l’ont nullement déconcentré.

    « C’est certain que le fait d’être parmi les meilleurs joueurs m’a influencé, mais je le prends d’une façon positive. Ça ne m’a pas poussé à me mettre plus de pression sur les épaules », a expliqué Mantha à propos de son classement. « Je me suis dit que je devais continuer de jouer à ma façon. Comme ça, tout ira bien d’ici la fin de l’année.

    « C’est vrai qu’il y a plus de monde qui veut discuter avec moi et d’autres distractions du genre, mais je ne ressens pas plus de pression pour ça. C’est hors de mon contrôle. Tout ce que je peux faire, c’est de jouer du mieux que je peux. »

    Les performances de Mantha ont été extraordinaires cette année, mais ce qui est le plus incroyable, c’est que le meilleur est peut-être encore à venir.

    L’année dernière, à sa saison recrue à Val-d'Or, Mantha a connu un lent départ avec seulement trois buts, huit assistances, un différentiel de moins-10 et 21 lancers lors des 36 matchs avant la pause de Noël. Par contre, au retour de cette pause, Mantha a explosé avec 19 buts, 21 aides, un différentiel de moins-1 et 57 tirs au but en seulement 27 parties. Il a ajouté deux buts et deux mentions d’aide en quatre matchs pendant les séries éliminatoires.

    « L’an passé, il s’est mis en marche après Noël et pendant les séries, quand les parties étaient plus serrées et plus robustes », a déclaré Durocher, qui a dirigé les Saguenéens de Chicoutimi la saison dernière. « Alors, j’ai hâte de voir s’il pourra encore élever son niveau de jeu d’un cran quand les choses seront plus corsées après les Fêtes.

    « Je crois que c’est aussi ce que les dépisteurs veulent voir. »

    Jusqu’à présent, Mantha en a mis plein la vue aux dépisteurs. S’il parvient à répéter ses exploits de l’année dernière après les Fêtes, sa valeur pourrait atteindre des niveaux inégalés en vue du prochain repêchage.