Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Dan Bylsma savait qu’il était destiné à devenir entraîneur

lundi 2012-12-03 / 14:09 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

Partagez avec vos amis


Dan Bylsma savait qu’il était destiné à devenir entraîneur

LNH.com publie périodiquement une série intitulée "Cinq questions pour…", une formule questions-réponses avec quelques-uns des principaux intervenants dans le hockey. Cette fois-ci: Dan Bylsma, entraîneur des Penguins de Pittsburgh.

Dan Bylsma a su avec certitude qu’il deviendrait entraîneur un jour à peu près à mi-chemin de sa modeste carrière de joueur dans la LNH.

Dès lors il s’est mis à traîner un cahier de notes aux entraînements et à réfléchir aux exercices qu’ils devaient suivre, aux messages qu’il recevait et à ce qu’il ferait et dirait dans les mêmes circonstances.

Il ne tenait pas un journal et ne prenait pas des notes chaque jour mais il a cumulé suffisamment de notes et d’informations pendant qu’il jouait que lorsqu’il est devenu adjoint à l’entraîneur dans la Ligue Américaine il y a huit ans, il avait déjà un plan en tête et la capacité de le mettre en pratique.

Maintenant âgé de 42 ans, Bylsma est sans aucun doute un des entraîneurs avec les idées les plus originales sur le hockey et tout ce qui l’entoure.

La preuve en est dans les paroles qui suivent, recueillies récemment par LNH.com.

Voici donc cinq questions avec… Dan Bylsma.

Vous est-il arrivé, lorsque vous étiez joueur, de vous trouver à penser comme un entraîneur, voire à agir comme tel au sein de votre équipe?

« Il y a deux parties à cette réponse.

« Une est que dans plusieurs situations, en vieillissant, et surtout à propos du jeu en désavantage numérique, il arrivait, avec certains entraîneurs, que j’étais impliqué dans la stratégie. Donc dans certains cas, avec certains entraîneurs, il est arrivé que ce soit un peu le cas.

« Mais j’ai joué pendant 12 ans, et après six ans environ je savais que j’allais être entraîneur un jour. J’ai alors commencé à réfléchir et à me préparer à ce que j’allais faire à ce moment-là. J’ai essayé de m’instruire sur le sujet et une partie de mon éducation consistait à observer ce que faisait de bien chaque entraîneur et à me demander ce que je ferais et dirais dans les mêmes circonstances. On se met à la place de l’entraîneur et ça fait partie du processus d’apprentissage tout comme prendre des notes sur ce qui se fait de bien et de moins bien. »

À 38 ans, vous avez été appelé derrière le banc des Penguins de Pittsburgh pour diriger des joueurs avec lesquels vous aviez joué et d’autres que vous aviez affrontés. Avez-vous trouvé cela difficile?

« Pas vraiment, honnêtement. J’avais vécu la même expérience, et même davantage, quand j’ai commencé dans le métier. J’ai été rétrogradé d’Anaheim à Cincinnati pour les derniers mois de ma carrière de joueur et je suis devenu entraîneur là-bas. J’ai donc dû diriger des joueurs avec lesquels j’évoluais la saison précédente. Je me souviens d’avoir établi une différence entre un joueur et un ami, et le rôle d’entraîneur. Je me souviens de l’avoir fait non seulement d’un point de vue théorique mais aussi dans mes actions.

« Il y a eu quelques moments un peu difficiles à Pittsburgh. Par exemple, j’avais joué avec Petr Sykora à Anaheim et je l’ai dirigé ici. Il y avait aussi Bill Guerin et Sergei Gonchar, Pascal Dupuis, j’avais joué contre certains de ces gars-là. Mais j’avais assumé à ce point que je n’étais plus un joueur, même si ça ne datait pas de longtemps et si j’avais presque l’âge de certains de mes joueurs.

« Cela dit, j’ai laissé de côté Petr Sykora, un de mes bons amis à Anaheim, pour une série éliminatoire la saison dernière, et je m’en souviens juste parce que j’ai ressenti un peu de tiraillement et que j’avais eu une relation différente avec lui. »

Vous avez aussi été entraîneur dans la Ligue Américaine et vous pouvez donc répondre à cette question: croyez-vous qu’il est indispensable qu’une filiale de la LAH pratique le même style que l’équipe de la LNH?

« Je crois que c’est un gros avantage. Mais il y a deux côtés à la médaille.

« Lorsque Michel Therrien était à Pittsburgh et que j’étais à Wilkes-Barre, d’abord comme adjoint puis comme entraîneur-chef, nous avions des rencontres et nous comprenions très bien le système et la façon dont Michel Therrien dirigeait son équipe. Mais j’avais aussi des idées différentes, de sorte que lorsque nos joueurs graduaient à Pittsburgh, ils connaissaient tout du système des Penguins mais nous avions ajouté des éléments différents. Quand un joueur était rappelé cependant, il comprenait parfaitement Michel Therrien. Je pense que c’est vraiment important.

« C’est la même chose pour nous maintenant. Il y a des joueurs que nous rappelons qui connaissent les exercices et ce qui va se passer à l’entraînement mieux que des joueurs de la LNH qui ont été avec nous. J’estime que c’est un gros avantage pour le joueur. Essayer de comprendre un système, ce qu’il faut faire et ce qu’on nous dit en plus de devoir faire ses preuves peut s’avérer un handicap pour un joueur rappelé. S’il sait quoi faire, s’il comprend ce que veut dire son entraîneur, il peut alors se concentrer uniquement sur son jeu. Quand un joueur est rappelé à Pittsburgh je n’ai pas besoin de lui parler une seule seconde. Je le fais quand même, mais il est déjà au courant.

« Aussi, John Hynes, à Wilkes-Barre, a implanté des choses que nous avons retenues. Nous apprenons donc de ses enseignements là-bas. »

Est-ce que ce qui s’est passé le printemps dernier (élimination en première ronde par les Flyers de Philadelphie) vous ronge encore, est-ce que vous ruminez encore plein de choses maintenant que vous avez le temps d’y penser?

« Je pense que jamais je vais cesser d’y revenir et d’en tirer des leçons, en revoyant les différentes situations et en analysant ce qui n’a pas fonctionné, ce qui a manqué. Ca ne disparaitra jamais et avoir plus de temps libre fait probablement que je m’y attarde un peu plus.

« Comme joueur j’ai perdu en finale en 2003 et c’est défaite m’est restée très, très longtemps. Je n’ai jamais aimé perdre un championnat depuis cette défaite en 2003. C’est seulement depuis que nous avons gagné la Coupe Stanley (en 2009) que je peux rester à l’aise en voyant d’autres équipes gagner un championnat, quel que soit le sport. Mais quand j’ai revu ce match de 2003 à la télé, ça n’a toujours pas bien passé. Je ne pense donc pas que l’élimination de la saison dernière sera oubliée facilement. Je vais essayer de retenir les leçons pour longtemps. »

Dernière question: Vous avez écrit deux livres avec votre père, dont, So Your Son Wants to Play in the NHL (Ainsi donc votre fils veut jouer dans la LNH). Quelle était l’intention d’écrire ces livres avec votre père et que vouliez-vous faire ressortir de cette expérience?

« À l’époque je participais à une école de hockey au Michigan depuis six ou sept ans et j’avais un des interactions avec des parents et des jeunes. Nous avons commencé à faire des séries de questions et réponses et au programme de l’école de hockey il y avait une conférence de mon père pour les parents qui s’intitulait: So Your Son Wants to Play in the NHL ('Ainsi donc votre fils veut jouer dans la LNH').

« Nous avons été approchés par une maison d’éditions du Michigan qui avait publié localement des livres de sport avec Sparky Anderson et Kirk Gibson. Ils étaient au courant pour notre famille et leur but était de publier des livres localement. Ils ont demandé à mon père et moi si on était intéressés. Au début nous ne l’étions pas vraiment. Ce n’était pas dans mes préoccupations.

« Nous leur avons donc fait parvenir les grandes lignes de la conférence de mon père. Moins de 24 heures plus tard ils reprenaient contact avec nous pour nous demander les grandes lignes d’un livre et comment nous comptions fonctionner. C’est en faisant ceci que j’ai commencé à réaliser que nous mettions sur papier nos propres idées et notre propre vie. C’est alors qu’on se demande si un livre de Dan Bylsma vaut la peine. Je ne suis pas Wayne Gretzky ou Mark Messier ou Sparky Anderson ou Kirk Gibson? Est-ce que ça vaut un livre?

« Je me suis dit que si on écrivait quelque chose, il faudrait que ce soit utile, plus que la seule histoire de ma famille. Puis on se demande si on veut vraiment s’exposer ainsi. Notre intention était de livrer un message que je pensais significatif. Nous avons été de l’avant en croyant que nous avions un message sur le sport et le rôle qu’il joue dans nos vies qui, je crois, pouvait aider. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à : @drosenNHL

 

La LNH sur Facebook