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Huit moments inoubliables ayant marqué l’histoire du Forum de Montréal

jeudi 2012-11-29 / 9:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Richard Milo - Correspondant LNH.com

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Huit moments inoubliables ayant marqué l’histoire du Forum de Montréal



MONTRÉAL – Jadis considéré comme le temple du hockey, le Forum de Montréal a été le domicile du Canadien pendant 70 ans jusqu’en 1996. Le Canadien y a remporté 22 de ses 24 Coupes Stanley pendant ce temps, dont une séquence record de cinq conquêtes de 1956 à 1960.

Soupçonné d’avoir dans ses murs des fantômes qui intervenaient en faveur de l’équipe locale, le Forum a été le théâtre d’exploits remarquables par les joueurs du Canadien.

Au début des années 50, le directeur général Frank Selke avait demandé à ce qu’on inscrive sur le mur du vestiaire l’extrait d’un poème de John McCrae - écrit pendant la première Guerre mondiale sur les champs de bataille en Flandres - qui deviendra la devise de l’équipe :

« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau. À vous, toujours de le tenir bien haut ».

Tenir le flambeau bien haut, c’est ce que les joueurs du Canadien se sont toujours efforcés de faire au Forum.

Ironie de l’Histoire, le Forum ne devait pas accueillir le Canadien quand il a été inauguré en 1924-25. Il était plutôt prévu pour les Maroons, l’autre équipe de Montréal dans la LNH. Les circonstances ont voulu que le Canadien dispute le premier match dans cet amphithéâtre de la rue Ste-Catherine, dans l’ouest de Montréal. Il lui était impossible d’entreprendre la saison à l’Aréna Mont-Royal, son domicile qu’il quittera éventuellement en 1926 pour partager le Forum avec les Maroons jusqu’en 1938 – la dernière saison de l’histoire des Maroons.

Le match inaugural au Forum entre le Canadien et les St. Pats de Toronto a eu lieu le 29 novembre 1924, une victoire de 7-1 de l’équipe locale. À l’occasion de ce 88e anniversaire, LNH.com rappelle huit moments inoubliables dans l’histoire du Forum, où les souvenirs impérissables sont nombreux.

8- Le « Rocket » devient le meilleur marqueur de tous les temps

LE FORUM À 88 ANS

Passer le flambeau

Par Dave Lozo - Journaliste LNH.com
Guy Carbonneau garde un précieux souvenir du dernier match au Forum. LISEZ

Ce ne fut pas le but le plus spectaculaire du « Rocket » au Forum.

Le soir du 8 novembre 1952, Maurice Richard effectue un tir du revers vers le gardien Al Rollins, qui bloque partiellement. La rondelle glisse lentement dans le filet.

Mais ce but de Richard était son 325e en carrière, ce qui lui permettait de devenir le meilleur marqueur de tous les temps dans la LNH en dépassant Nels Stewart, un joueur de centre à la retraite depuis 1940 et dont on disait que le record ne serait jamais battu !

Ce but qui en faisait le meilleur marqueur de l'histoire, Richard l’aura réussi 10 ans, jour pour jour, après son premier but dans la LNH, le 8 novembre 1942.

Au printemps de la même année, Richard avait probablement inscrit le but le plus remarquable de sa carrière, le 8 avril 1952, lors du septième match de la demi-finale de la Coupe Stanley contre les Bruins de Boston, au Forum.

Même s’il a le visage ensanglanté et qu’il est encore étourdi à la suite d’une collision avec le défenseur Léo Labine, le « Rocket » a raison du gardien « Sugar » Jim Henry avec moins de quatre minutes à jouer pour procurer une victoire de 2-1 au Canadien.

7- Le bâton illégal de Marty McSorley

Ce fut probablement le moment le moment le plus décevant dans l’histoire des Kings de Los Angeles.

Et c’est arrivé au Forum, pas celui de Los Angeles mais celui de Montréal, le 3 juin 1993.

Les Kings mènent 2-1 et ils sont à moins de deux minutes de prendre une avance de 2-0 en finale de la Coupe Stanley quand une pénalité mineure est décernée à Marty McSorley pour avoir utilisé un bâton illégal avec une courbe trop prononcée.

C’est un cadeau du ciel pour le Canadien. Il en profite pour créer l’égalité avec 1:13 à jouer, puis il l’emporte 3-2 en prolongation grâce au troisième but du match du défenseur Éric Desjardins contre Kelly Hrudey. Le Canadien sortira vainqueur des trois matchs suivants pour remporter la Coupe Stanley pour la 24e fois de son histoire.

Visiblement, l’entraîneur-chef Jacques Demers a pris un pari qui a rapporté gros en demandant à l’arbitre Kerry Fraser de mesurer le bâton du défenseur des Kings. Il suivait les conseils de son capitaine Guy Carbonneau...

La pénalité mineure de Marty McSorley pour un bâton illégal est devenue un tournant majeur dans la finale de la Coupe Stanley en 1993.

McSorley a prétendu récemment que le Canadien savait qu’il jouait avec un bâton illégal car ils avaient amené le support de bâtons des Kings dans leur vestiaire. Ce qui s’est empressé de nier Demers en affirmant, la main sur le cœur, qu’il n’avait pas triché. Il a pris une chance tout simplement, quitte à être la risée de tous si ses doutes n’étaient pas confirmés. Carbonneau lui avait dit que cinq ou six joueurs des Kings jouaient avec un bâton illégal. Vincent Damphousse l’avait aussi remarqué.

En inscrivant les trois buts du Canadien, Desjardins deviendra le premier défenseur de la LNH à réussir un tour du chapeau en finale de la Coupe Stanley - et il est encore aujourd’hui le seul à avoir réussi cet exploit.

Comme en 1986 à sa première saison avec le Canadien, Patrick Roy sera proclamé le joueur par excellence des séries éliminatoires pour mériter le trophée Conn Smythe. Il remportera 10 victoires en prolongation lors des séries de 1993, trois contre les Kings.

6- Le match du Vendredi Saint

On s’attendait à un match intense.

Il y avait eu des déclarations incendiaires des deux côtés lors des jours précédents mais personne n’avait prévu que la sixième rencontre de la finale de la section Adams le 20 avril 1984 entre le Canadien et les Nordiques de Québec se transformerait en un gala de boxe.

Deux bagarres générales ont éclaté, 10 joueurs ont été expulsés et un total de 252 minutes de pénalités ont été décernées par l’arbitre Bruce Hood dans ce match du Vendredi Saint qui deviendra le symbole de la grande rivalité entre les deux équipes québécoises.

Les Nordiques détiennent une mince avance de 1-0 quand les esprits s’échauffent à la fin de la deuxième période après que Dale Hunter ait bousculé le gardien du Canadien Steve Penney. Une échauffourée entre Hunter et Guy Carbonneau déclenche les hostilités. Les joueurs des deux équipes sautent sur la patinoire et Chris Nilan met le feu aux poudres en assénant un crochet de gauche à Randy Moller. Il s’en suit plusieurs bagarres. Mario Tremblay, le « Bleuet bionique », engage le combat avec Peter Stastny et lui fracture le nez d’un coup de poing. Les deux gardiens adjoints, Richard Sévigny et Clint Malarchuk, en viennent aux coups pendant que Stastny quitte la glace, escorté par un juge de lignes. Puis Jean Hamel du Canadien est mis KO par une solide gauche de Louis Sleigher. Il restera étendu sur la glace pendant plusieurs minutes.

Avant le début de la troisième période, les combats reprennent pendant que l’arbitre tarde à faire connaître la nature des pénalités. Dans la confusion générale, les joueurs expulsés ne sont pas avisés de rester au vestiaire. Sleigher est ciblé par les joueurs du Canadien, qui veulent venger Hamel, et Mark Hunter, du Canadien, se bat même contre son frère Dale. Le calme ne reviendra qu’une demi-heure plus tard !

Les expulsions de Stastny et Hunter, les deux leaders de leur équipe, seront fatales aux Nordiques. Le Canadien effectue une poussée de cinq buts en huit minutes contre le gardien Daniel Bouchard pour l’emporter 5-3 et éliminer les Nordiques.

À qui la faute ?

L’entraîneur-chef des Nordiques Michel Bergeron accusera Jacques Lemaire d’avoir voulu sortir ses deux meilleurs joueurs. Il le tiendra responsable du gâchis. Lemaire rétorquera que ce sont plutôt les Nordiques qui tentaient de s’en prendre à ses défenseurs pour les sortir du match. Il n’avait plus que cinq défenseurs à sa disposition et il avait peur d’en perdre un.

5- Le but égalisateur contre Boston de Guy Lafleur

Il était le « Démon blond ». Et quand Guy Lafleur filait avec la rondelle du côté droit comme lui seul pouvait le faire, crinière blonde au vent, tout était possible.

Lafleur a connu six saisons consécutives de 50 buts entre 1974 et 1980, mais s’il y a un but que les partisans du Canadien n’oublieront jamais, c’est celui qui créait l’égalité 4-4 lors du septième match de la demi-finale des séries éliminatoires de 1978-79 contre les Bruins de Boston.

Le Canadien tire de l’arrière avec moins de trois minutes à jouer quand Lafleur décoche un puissant tir frappé qui touche le fond du filet pendant un avantage numérique – une pénalité avait été décernée aux Bruins pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire. En prolongation, Yvon Lambert réussira le but décisif.

Le Canadien battra ensuite les Rangers de New York pour mériter la Coupe Stanley pour une quatrième fois de suite sous la direction de l’entraîneur-chef Scotty Bowman.

Lafleur avait le sens du spectacle pour compléter son grand talent et il était adulé par les partisans du Forum, qui scandaient « Guy, Guy, Guy » pour l’acclamer. Il était le leader offensif d’une équipe formidable qui comptait sur Serge Savard, Larry Robinson et Guy Lapointe, que l’on appelait le « Big Three » à la ligne bleue, ainsi que les attaquants Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire, Bob Gainey et Pete Mahovlich, notamment.

4- Les trois buts en 44 secondes du « Gros Bill »

Surnommé le « Gros Bill », Jean Béliveau était un joueur de centre au talent exceptionnel et il en a fait la preuve de façon éloquente le 5 novembre 1955 en inscrivant quatre buts, dont trois buts en 44 secondes lors d’un avantage numérique lors d’une victoire de 4-2 contre les Bruins de Boston, au Forum.

Cet exploit de Béliveau et du jeu de puissance du Canadien incitera la LNH à modifier ses règlements. À l’époque, un joueur pénalisé ne pouvait revenir sur la patinoire quand un but était inscrit. Mais avec Béliveau au centre, Richard à droite, Bert Olmstead à gauche, le défenseur Doug Harvey – il a mérité le trophée Norris à sept reprises – et Bernard Geoffrion à la pointe, c’était injuste pour les autres équipes.

Aussi incroyable que vrai, le Canadien a acheté toute la Ligue senior du Québec pour obtenir les droits de négociations sur Béliveau, alors la grande étoile des As de Québec. Il avait donné un bref aperçu de son grand talent le 18 décembre 1952 en réussissant le tour du chapeau à l’occasion d’un essai de trois matchs lors d’une victoire de 6-2 contre les Rangers de New York.

Capitaine du Canadien à compter de la saison 1961-62, Béliveau deviendra en 1965 le premier récipiendaire du trophée Conn Smythe, remis au joueur par excellence des séries éliminatoires.

3- Le match de la veille de Jour de l’An

Il y a de ces matchs inoubliables qui font époque. Celui de la veille du Jour de l’An qui a eu lieu au Forum le 31 décembre 1975 fait sûrement partie du nombre.

Le Canadien et l’Armée rouge ont fait match nul 3-3 dans ce que plusieurs considèrent comme le meilleur match dans l’histoire du hockey.

31 décembre 1975: Le Canadien et l’Armée rouge ont fait match nul 3-3 dans ce que plusieurs considèrent comme le meilleur match dans l’histoire du hockey. (Getty Images)

Le défenseur Serge Savard, qui était un des défenseurs étoiles du Canadien, dira en parlant de ce match mémorable que ce fut comme une partie parfaite au baseball.

Vladislav Tretiak, pour lequel le Forum était le Kremlin du hockey, est bombardé de 38 tirs, 16 à la troisième période. Il sera la grande étoile du match alors que son rival, Ken Dryden, ne fait face qu’à 13 tirs devant le filet du Canadien.

Bien que dominés au chapitre des tirs, ce qui n’était pas surprenant compte tenu qu’ils préféraient contrôler la rondelle, les Soviétiques viennent à un cheveu de l’emporter quand Vladimir Popov décoche un tir qui atteint le poteau à la gauche de Dryden, avec 5:49 à faire.

Ce fut un match à couper le souffle, le genre qu’on interdit aux cardiaques. Et le suspense a duré jusqu’à la fin.

Avec une minute à jouer, Tretiak effectue deux arrêts, coup sur coup, contre Jacques Lemaire, puis Boris Mikhailov lève les bras en signe de triomphe. Il est convaincu que son coéquipier Vladimir Petrov a réussi le but de la victoire quand Dryden tourne la tête pour regarder derrière lui.

Quelques années plus tard, Dryden affirmera que ce fut le meilleur match dans lequel il a été impliqué lors de sa brillante carrière.

Après le match, l’entraîneur-chef de l’Armée rouge, Viktor Tikhonov, fera l’éloge de Bob Gainey, disant qu’il est le joueur le plus complet au monde.

Scotty Bowman était l’entraîneur-chef du Canadien, qui s’apprêtait alors à connaître une superbe séquence de quatre Coupes Stanley consécutives de 1976 à 1979.

Trois jours plus tôt, l’Armée rouge avait battu les Rangers de New York 7-3 pour amorcer sa tournée en Amérique du Nord. Après avoir fait match nul contre le Canadien, les Soviétiques disposeront des Bruins de Boston 5-2 et ils perdront 4-1 contre les Flyers de Philadelphie.

2- La fin tragique de Howie Morenz

Avant la deuxième Guerre mondiale, il n’y avait pas meilleur que lui dans le hockey. Aucun joueur ne patinait aussi vite que Howie Morenz, qui a connu une fin tragique en 1936-37.

Morenz, que l’on surnommait «L’éclair de Stratford », est décédé le 8 mars 1937 d’une embolie pulmonaire à l’âge de 34 ans, six semaines après avoir subi plusieurs fractures à la jambe gauche lors d’un match contre les Black Hawks de Chicago, au Forum.

Poursuivi par le défenseur Earl Seibert, Morenz perd l’équilibre. Son patin se coince dans la bande et Siebert, incapable de freiner son élan, lui fracture la jambe à quatre endroits.

La dépouille de Morenz sera]exposée sur la patinoire du Forum et 50,000 personnes défileront pour lui rendre un dernier hommage.

Le jour de son décès, Morenz était le meilleur pointeur dans l’histoire de la LNH, totalisant 472 points, dont 271 buts. Sa marque a été battue par Nels Stewart au cours de la saison 1938-39. Il était devenu le meilleur marqueur de l’histoire en décembre 1933 en inscrivant son 249e but.

Morenz a aussi permis au Canadien de remporter trois Coupes Stanley. Il était de mise qu’il soit un des 12 premiers joueurs à être admis au Temple de la renommée lors de sa création, en 1945.

La fille de Morenz, Marlene, épousera Bernard « Boom Boom » Geoffrion, un joueur étoile du Canadien dans les années 50. Leur fils, Danny, et leur petit fils, Blake, ont aussi joué pour le Canadien.

1- Les cinq buts de Maurice Richard contre Toronto

C’était impensable.

Le 23 mars 1944, Maurice Richard écrit une page d’histoire en marquant les cinq buts du Canadien qui l’emporte 5-1 contre les Maple Leafs de Toronto au Forum lors du deuxième match de la demi-finale des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Le « Rocket » bat les Maple Leafs à lui seul, ou presque. Le gardien Paul Bibeault n’y voit que du feu et le journaliste Charles Mayer lui décerne les trois étoiles de la rencontre. Le lendemain, les journaux de Montréal et Toronto titrent : « Richard 5, Toronto 1 ».

La performance de cinq buts par Maurice Richard face aux Maple Leafs en 1944 a été un signe annonciateur de sa carrière légendaire à Montréal.

La légende de Richard était née. Celui qui deviendra l’idole de toute une génération réussira 12 buts en neuf matchs lors des séries éliminatoires de 1943-44 pour conduire le Canadien à la conquête de la Coupe Stanley. Huit de ces 12 buts sont inscrits en deux matchs. Les deux fois, par surcroît, ce sont tous les buts de son équipe.

La saison suivante, Richard frappe encore l’imagination populaire en réussissant un match de huit points, cinq buts et trois passes, lors d’une victoire de 9-1 contre les Red Wings de Detroit, le 28 décembre 1944. Ces huit points dans un match a établi un nouveau record de la LNH qui a duré pendant plus que 30 ans.

Rien ne donnait à penser ce soir-là que Richard allait accomplir un tel exploit, d’autant plus qu’il avait avisé ses coéquipiers en entrant dans le vestiaire du Canadien « de ne pas trop compter sur lui ». Après tout, il avait déménagé des meubles durant toute la journée, parmi lesquels un piano !

Les cinq buts de Richard après une journée de déménagement alimenteront les conversations pendant des années et feront du « Rocket » un joueur plus grand que nature. Il n’y avait que le « Rocket » pour accomplir un tel exploit !

Plus tard, Richard expliquera qu’il était loin de penser qu’il aurait un tel match. Il était épuisé à son arrivée au Forum. Il voulait avoir congé mais son entraîneur-chef Dick Irvin a insisté pour qu’il joue.

En 1944-45, Richard deviendra le premier joueur dans l’histoire de la LNH à atteindre le plateau des 50 buts à une époque où il n’y avait que 50 matchs en saison régulière et qu’il n’y avait que six équipes. Ayant le sens inné du dramatique, il inscrit son 50e but lors du dernier match, une victoire de 4-2 contre les Bruins, à Boston.

 

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