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    Seth Jones a mis peu de temps à convaincre son entraîneur

    mardi 2012-11-27 / 16:21 / LNH.com - Repêchage de la LNH 2013

    Par Adam Kimelman - Directeur adjoint de la rédaction à NHL.com

    Mike Johnston n’a dirigé Seth Jones que durant trois mois, mais le gros défenseur des Winterhawks de Portland a déjà laissé une excellente impression.

    « Je suis de ceux qui croient qu’il faut des modèles dans votre vestiaire », a révélé Johnston à LNH.com. « Lui, il est un très bon modèle pour les autres joueurs. »

    À sa première saison dans la Ligue junior de l’Ouest (WHL), Jones a su répondre aux attentes élevées qui le précédaient. En 24 rencontres, il a récolté 17 points et affiché un rendement de plus-17 et a été un facteur important dans la récente séquence victorieuse des Winterhawks, qui ont affiché un dossier de 16-1-0, incluant 12 victoires de suite. Au cours de cette période, Jones a amassé six buts et neuf mentions d’aide et a affiché un différentiel de plus-18.

    « Ce que j’ai constaté, c’est qu’il lui a fallu que quelques semaines pour s’ajuster à la ligue, explique Johnston. Qu’on parle de son style de jeu ou du nombre de matchs, ce genre de choses. C’est un joueur très intelligent. Il a une forte présence tant sur la glace que dans le vestiaire. Il peut dicter l’allure d’un match, tant défensivement qu’offensivement. »

    Si les chiffres de Jones sont impressionnants, Johnston avoue qu’il s’attend à voir les défenseurs de son équipe contribuer grandement à l’offensive – il avance même le chiffre de 40 buts comme objectif – et il est persuadé que les statistiques de Jones iront en s’améliorant à mesure que la saison progressera.

    « Sa production offensive ne reflète pas le nombre de chances de qualité qu’il obtient, de dire Johnston. Il obtient de bonnes chances à chaque match et je crois certainement que ses statistiques vont s’améliorer. »

    Défensivement, Johnston avoue avoir été impressionné par la vitesse avec laquelle Jones arrive à effectuer la transition du jeu défensif au jeu offensif.

    « Souvent, lorsqu’il est sur la glace, nous ne passons pas beaucoup de temps dans notre zone, Johnston a dit. L’élément clé, selon moi, est qu’en défensive, lorsque l’adversaire s’approche de lui ou lorsque la rondelle est à l’intérieur de notre territoire, il se retrouve rapidement près de l’action. C’est un gros gars qui a une longue portée, il arrive à séparer le joueur de la rondelle. Il n’essaie pas de trop en faire pour frapper l’adversaire et se retrouve rarement impliqué inutilement dans du jeu robuste. Il colle rapidement à l’adversaire, lui fait perdre le disque, le reprend et relance le jeu, c’est pratiquement du tic-tac-toe. Ça arrive vite, c’est sans appel, il s’approche et envoie la rondelle dans une autre direction. »

    Plusieurs amateurs de hockey étaient au fait de l’histoire de Jones avant même le début de la saison. Le fils d’un ancien de la NBA, un avant de puissance qui est actuellement assistant entraîneur avec les Nets de Brooklyn, Popeye Jones, il a grandi au Texas, un marché de hockey non traditionnel. Toutefois, à l’aube de la présente saison, Jones était considéré par plusieurs comme étant le joueur le plus talentueux chez les athlètes éligibles au repêchage 2013 de la LNH, et le Bureau central de dépistage de la LNH l’a déjà classé bon premier dans le top-25 des patineurs éligibles évoluant dans la WHL.

    Mais si Jones ressent une quelconque pression liée à ces faits, l’entraîneur Johnston ne l’a pas senti.

    « Vous pouvez voir qu’il a grandi dans un environnement de sport professionnel, a dit Johnston. Je suis certain que son père lui a donné des conseils en cours de route, ou l’a un peu guidé, mais il possède la présence d’un joueur de 20 ans, en dehors de la patinoire. Il a l’air d’un professionnel, il se comporte comme tel, il s’occupe de lui. Que ce soit le repêchage ou les situations qui surviennent dans un match, vous ne pouvez pas vraiment dire que cela le dérange. Il ne le démontre pas. Il le cache bien, rien ne l'ébranle lors d’un match. On ne voit jamais ses émotions aller très haut ou très bas. Il reste très concentré sur le match.

    « Je dois manœuvrer avec des joueurs adolescents et c’est un sport d’émotion, ce qui peut être excitant à l’occasion. Certains de ces jeunes ont des pics émotionnels, ou c’est l’inverse, tout dépendant de ce qui survient sur la glace. C’est formidable d’avoir un athlète qui demeure toujours concentré sur la prochaine présence sur la patinoire, la prochaine rencontre, la prochaine opportunité. Il ne se laisse pas trop secouer par ce qui vient d’arriver ou ce qui s’en vient lorsqu’il saute sur la patinoire. »