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« Breakaway » relate l’arrivée des premiers joueurs de l’Europe de l’Est dans la LNH

samedi 2012-11-17 / 6:00 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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« Breakaway » relate l’arrivée des premiers joueurs de l’Europe de l’Est dans la LNH

Les récits de Tal Pinchevsky dans son premier livre intitulé Breakaway révèlent les émotions – les hauts et les bas – et le courage de tant d’athlètes qui ont mis leur sécurité et celle des membres de leur famille en péril pour changer le cours de l’histoire et le hockey en même temps.

Dans Breakaway, Pinchevsky, un journaliste d’origine Montréalais de NHL.com, relate les détails des aventures secrètes de quelques joueurs d’Europe de l’Est qui ont ouvert la porte de l’Amérique du Nord et de la Ligue nationale de hockey à tant d’autres joueurs depuis ce temps.

Ce livre raconte comment des joueurs de la Tchécoslovaquie et de l’Union soviétique ont littéralement fui la Guerre froide pour trouver la liberté en Amérique du Nord et dans le monde du hockey qui les a accueillis, les bras ouverts et les carnets de chèque en main, avec leurs familles et leurs talents uniques.

Ces joueurs, parmi lesquels Peter Stastny, Igor Larionov, Sergei Fedorov, Slava Fetisov et Alexander Mogilny, voyaient la Ligue nationale de hockey comme un endroit désirable et salutaire. Ils étaient prêts à prendre des risques, parfois au milieu de la nuit, pour franchir la frontière et avoir une meilleure vie.

« Ces récits me semblaient saisissants », a souligné Pinchevsky, qui a entrepris la rédaction de ce livre avant de joindre NHL.com. « Je pense que quiconque prend soin de sa famille et se préoccupe aussi de la liberté, y retrouvera des choses pertinentes, même s’ils ne sont pas des amateurs de sport. Je pense aussi que la plupart des gens ont oublié ce qu’était la vie durant la Guerre froide, et il est important de réaliser jusqu’à quel point le monde a changé en 20-25 ans. »

Breakaway s’amorce avec la défection de Vaclav Nedomansky de la Tchécoslovaquie à l’Amérique du Nord pour évoluer dans l’Association mondiale de hockey et ensuite, dans la LNH. Il n’a pu revenir dans son pays natal avant la chute du rideau de fer.

Pinchevsky, 34 ans, raconte de façon détaillée comment Peter et Anton Stastny ont dû organiser et planifier leur départ de la Tchécoslovaquie pour Québec sans en parler à leur frère, Marian. Parce qu’il était marié et qu’il avait des enfants, il était alors trop dangereux d’inclure Marian dans leurs plans d’évasion.

Une année plus tard, Marian fera défection pour retrouver Peter et Anton, après avoir connu une des années les plus sombres et solitaires de sa vie en Tchécoslovaquie, étant alors le frère de deux joueurs étoiles qui avait bafoué les lois de leur pays en s’évadant illégalement.

« Il y a eu plusieurs moments inoubliables en écrivant ce livre, mais celui que je retiens davantage, ce fut ma conversation avec Peter Stastny, surtout quand il a parlé d’avoir eu à abandonner son frère aîné Marian, a souligné Pinchevsky. Peter est un homme passionné, mais l’émotion dans sa voix était palpable quand il faisait le récit de son évasion. On pouvait voir qu’il était encore affecté 30 ans plus tard. »

Pinchevsky ne pouvait rappeler tous les dangers auxquels ces joueurs s’exposaient sans s’entretenir avec les personnes en Amérique du Nord qui les avaient aidés à s’évader.

Jim Lites, qui est maintenant le président des Stars de Dallas, était un des administrateurs des Red Wings dans les années ’80 quand il a commencé à cibler des joueurs européens. Nick Polano, un ancien entraîneur des Red Wings, a travaillé avec Lites pour amener Petr Klima, Fedorov, Slava Kozlov et Vladimir Konstantinov à Detroit.

Le directeur général du New Jersey Lou Lamoriello est mis en évidence dans le livre en raison de sa patience pour répondre aux désirs de Fetisov afin que le défenseur étoile russe se rende en Amérique du Nord en toute légalité.

Le directeur général de Nashville David Poile, qui était avec Washington, a travaillé afin que Michal Pivonka obtienne le feu vert pour venir en Amérique du Nord et joindre les Capitals en 1986, à une époque où Pivonka et sa petite amie risquaient gros en faisant défection de la Tchécoslovaquie et de son régime communiste.

« La seule manière de faire ces récits adéquatement, c’est de voir toutes les perspectives, a estimé Pinchevsky. Ça veut dire parler aux joueurs et aux entraîneurs, les dépisteurs, les administrateurs qui ont travaillé vraiment fort pour les aider à venir dans la LNH. Dans certains cas, ça veut même dire parler aux avocats, aux journalistes, et aux responsables de l’immigration, juste pour comprendre chaque aspect à considérer pour que ces joueurs passent à l’Ouest. »

Pinchevsky n’en revenait pas de voir comment les familles de ces joueurs étaient affectées à cette époque. Lors de ses recherches, il a même constaté que les joueurs le dissuadaient généralement de parler de ces événements avec leurs épouses et d’autres membres de leurs familles.

« Quand j’ai commencé à faire des recherches pour la rédaction de ce livre, il ne m’était jamais venu à l’esprit que leurs familles avaient aussi traversé beaucoup d’épreuves pendant que ces joueurs tentaient de venir en Amérique du Nord, a expliqué Pinchevsky. En parlant de plus en plus aux gens, j’ai cependant réalisé que leurs familles avaient aussi été éprouvées. Le simple fait d’être associé avec un transfuge pouvait rendre leur vie très difficile derrière le rideau de fer. Avant longtemps, j’ai réalisé qu’il serait impossible d’écrire ce livre sans inclure les récits des familles des joueurs.

« Ces joueurs avaient au moins le hockey pour se distraire après leur arrivée dans la LNH. Pour leurs familles, la transition était beaucoup plus difficile parce qu’elles n’avaient pas cette distraction. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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