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En 1992-93, le trio de LaFontaine avec les Sabres de Buffalo se démarquait des autres

samedi 2012-11-17 / 6:00 / 92/93 - La meilleure saison?

Par Mike G. Morreale - Journaliste LNH.com

Pour plusieurs la saison 1992-93 a été une des plus palpitantes de la longue et belle histoire de la Ligue nationale de hockey. Ce ne sont pas les moments mémorables qui ont manqué, avec l'arrivée de deux équipes d'expansion, la soudaine domination des joueurs européens, les exploits héroïques de Mario Lemieux, le tout couronné par la dernière conquête de la Coupe Stanley par le Canadien. À l'occasion du 20e anniversaire de cette remarquable saison, LNH.com reviendra tout au cours de l'année sur les moments les plus marquants en se demandant si ce ne fut pas en effet la plus grande de l'histoire de la LNH.

Pendant son illustre carrière qui l’a mené directement au Temple de la renommée du hockey, Pat LaFontaine a eu l’occasion de patiner avec certains des meilleurs attaquants de la LNH.

Cette liste comprend Mike Bossy des Islanders de New York à ses premières années et Alexei Kovalev des Rangers de New York à la fin de sa carrière de 15 saisons dans la ligue.

Et avec les Sabres de Buffalo en 1992-93, il a côtoyé Alexander Mogilny et Dave Andreychuk.

La précieuse aide de LaFontaine en dehors de la glace



Il y a maintenant 16 ans que le membre du Temple de la renommée du hockey Pat LaFontaine a présenté sa fondation Companions in Courage aux enfants et aux familles d’Amérique du Nord.

La fondation Companions in Courage (CiC), une organisation dont le but est de construire des salles de jeux interactives dans les hôpitaux pour enfants, a été fondée par LaFontaine et inspirée par ses visites dans les hôpitaux pour enfants malades durant sa carrière de joueur.

« Au cours de ma carrière de hockeyeur, j’ai appris que tout arrive très vite », a expliqué LaFontaine à LNH.com. « On poursuit la rondelle, on essaie de compter, on saute dans l’avion ou l’autobus. Or, la vraie vie est un processus plus lent. Il faut apprendre à être patient et à être à l’affût de toutes les occasions. La fondation CiC est née de la relation spéciale que j’ai établie avec les enfants durant mon séjour avec les Sabres de Buffalo (de 1991 à 1997). »

Cet organisme distribue également des kiosques mobiles Xbox pourvus du système de conférence en ligne WebEx de Cisco. Ainsi, les jeunes patients peuvent communiquer avec leur famille, leurs amis, leur école ou leurs professeurs partout dans le monde pendant leur séjour à l’hôpital.

« On est juste un outil… ce sont les enfants qui sont le véritable moteur, a déclaré LaFontaine. Ce sont eux qui inspirent ces salles de jeux. On ne fait que leur fournir cette pièce et la possibilité de s’évader un peu. Ce qui est spécial à propos de ces salles, c’est qu’elles agissent aussi comme centre de guérison. Elles comportent des jeux et des ordinateurs appropriés pour leur âge et elles permettent aux enfants d’oublier leur routine quotidienne. Cela n’affecte pas seulement les enfants, cela touche toute leur famille. Ces salles favorisent la guérison. »

La fondation a inauguré 17 salles de jeux baptisées « La Tanière du lion » partout en Amérique du Nord, dont cinq en collaboration avec la LNH à Montréal, Boston, Pittsburgh, Ottawa et Calgary. La plus récente « Tanière du lion » a ouvert ses portes le 13 septembre au Kravis Children's Hospital du Mount Sinai Hospital de New York.

« La fondation Companions in Courage a été inspirée par les enfants. D’un simple livre au début, elle est devenue une entité à part entière, a conclu LaFontaine. La première salle de jeux a été la plus difficile à lancer et plusieurs personnes m’ont conseillé d’abandonner. Or, le hockey m’a appris qu’il faut toujours persévérer. J’ai déjà été blessé et je devais revenir plus en forme que jamais par la suite. Alors, nous avons persévéré et j’ai eu la chance de compter sur un bras droit, Jimmy Johnson [le directeur exécutif de CiC], qui était aussi passionné que moi. »

Le 19 juin, LaFontaine a reçu le prestigieux prix Jefferson lors d’une cérémonie à Washington. Le prix Jefferson est une reconnaissance nationale aux États-Unis visant à honorer les citoyens pour les services communautaires et publics rendus. Il a longtemps été considéré comme étant le prix Nobel de la philanthropie.

Pour en savoir plus sur la fondation Companions in Courage, veuillez visiter le www.CiC16.org.


-- Mike G. Morreale

« Cette saison était vraiment spéciale », a raconté LaFontaine à LNH.com. « J’ai joué sur ce trio dès mon arrivée à Buffalo et je savais que ça serait difficile de répéter les exploits de cette année-là… sans ces deux joueurs à mes côtés. »

Flanqué de Mogilny et d’Andreychuk, LaFontaine a amassé 95 mentions d’aide et 148 points, un sommet en carrière et un record pour un joueur d’origine américaine en une saison. Aucun autre Américain ne s’est approché de ce total. Brett Hull avait établi l’ancienne marque avec 131 points en 1990-91 et Kevin Stevens en avait accumulé 123 en 1991-92.

« Il y a plusieurs joueurs exceptionnels dans le circuit et je suis très fier de toujours détenir ce record, a ajouté LaFontaine. Les records sont faits pour être battus, mais c’est bien d’établir une marque à atteindre pour les autres. C’est le genre de saison qu’on chérit pendant longtemps.

« C’est bien de savoir qu’on a déjà connu ce genre de saison où tout va bien, mais j’aurais bien échangé tous ces points contre une victoire contre les Canadiens de Montréal en séries éliminatoires cette année-là. »

Après 11 matchs disputés dans la campagne 1992-93, LaFontaine avait déjà 30 points. Sept parties plus tard, le 17 novembre 1992, il en comptait 40. Il a atteint le plateau des 100 points grâce à une assistance lors du 55e match de son équipe. Cependant, les Sabres ont été balayés par les éventuels champions de la Coupe Stanley, le Canadien, en finale de la division Adams.

« C’était comme si Alex et moi savions toujours où l’autre était et Dave dégageait le devant du filet pour saisir les retours, a expliqué LaFontaine. C’était comme si on avait un sixième sens et on savait toujours où se trouvaient les autres sans regarder. C’était instinctif. Quand le tout est plus grand que la somme de ses parties et que tout le monde se donne à fond, on a beaucoup de plaisir. »

On oublie vite que si Andreychuk n’avait pas été échangé aux Maple Leafs de Toronto en retour du gardien de but Grant Fuhr en février, le trio formé d’Andreychuk, LaFontaine et Mogilny aurait été le premier dans toute l’histoire de la LNH à être constitué de trois marqueurs de 50 buts dans une même saison.

À la fin du calendrier régulier, LaFontaine avait inscrit 53 buts, Mogilny en avait marqué 76 et Andreychuk, 54, dont 25 dans l’uniforme des Maple Leafs.

« On aurait été le premier trio à accomplir cet exploit dans toute l’histoire du hockey, a ajouté LaFontaine. J’ai vécu quelque chose de semblable à ce que les joueurs des Oilers ont dû expérimenter à Edmonton dans les années 1980. »

LaFontaine, qui a avoué avoir sermonné Mogilny afin qu’il lance plus souvent cette saison-là, affirme qu’il admirera toujours les mains agiles et les accélérations fulgurantes de son coéquipier russe. Encore aujourd’hui, LaFontaine ne croit pas avoir vu un joueur aussi rapide que Mogilny en zone neutre.

« Je prenais la rondelle, je levais les yeux et je savais qu’il était déjà parti. Une fois qu’il était lancé, il n’avait besoin que de quatre enjambées pour atteindre sa vitesse de pointe », a raconté LaFontaine.

On a demandé à LaFontaine si la saison 1992-93 avait été la plus mémorable de sa carrière.

« J’ai plusieurs beaux souvenirs de ma carrière, a-t-il admis, mais 1992-93 est spéciale parce que ce fut ma meilleure campagne offensive et j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec ces gars-là. Je garde aussi de bons souvenirs de ma saison avec les Rangers de New York [en 1997-98] et de celle de 1989-90 avec les Islanders de New York, même si on a été éliminé en première ronde par les Rangers. »

LaFontaine avait inscrit 105 points, dont 54 buts (une marque personnelle), dans l’uniforme des Islanders en 1989-90, mais il a été victime de la première de ses nombreuses commotions cérébrales pendant le premier tour des séries éliminatoires face aux Rangers. En 1997-98, sa dernière saison avant sa retraite, il a amassé 23 buts et 62 points en 67 parties avec ces mêmes Rangers.

LaFontaine a également été impliqué dans l’une des courses au championnat des marqueurs les plus enlevantes de l’histoire de la LNH en 1992-93, alors que lui et le centre Mario Lemieux des Penguins de Pittsburgh se sont livré une lutte acharnée jusqu’à la toute fin.

Il se souvient de son unique saison avec les Juniors de Verdun dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec en 1982-83. Il avait alors récolté un impressionnant total de 104 buts et 234 points en 70 rencontres pour supplanter Lemieux, qui avait obtenu 84 buts et 184 points avec les Voisins de Laval, dans la colonne des marqueurs.

« Je me souviens de notre face-à-face quand j’avais 17 ans dans les rangs juniors. Il avait une bonne avance autour des Fêtes, mais j’ai réussi à l’emporter. C’est probablement la seule fois qu’il a perdu une course au titre de meilleur marqueur de la sorte et il s’en est souvenu », a expliqué LaFontaine.

'LA MEILLEURE SAISON?'

Le rideau se lève

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com
Le repêchage de 1992 a été marqué par l’arrivée massive de joueurs d’Europe de l’Est. LISEZ

Lemieux a finalement eu le dessus sur LaFontaine en 1992-93 même s’il a disputé 24 parties de moins en raison de la maladie de Hodgkin, qui avait été diagnostiquée le 12 janvier 1993. Lorsque Lemieux est revenu au jeu pour les Penguins deux mois plus tard, il accusait un retard de 12 points derrière LaFontaine dans la course au titre des marqueurs.

« Je me souviens que je pouvais connaître une soirée de quatre points pendant que Mario en récoltait cinq. Quand j’en inscrivais cinq, il en obtenait six. C’était fou, a révélé LaFontaine. Avec un peu de recul, je constate que son retour et sa couronne des marqueurs était une histoire remarquable. Il a su inspirer plusieurs personnes qui connaissaient les mêmes difficultés que lui.

« Je suis prêt à finir encore deuxième si ça me permet d’assister à nouveau à une telle histoire! »

Lemieux, qui a gagné le deuxième de ses trois trophées Hart en 1992-93, a conclu la saison avec une fiche de 69 buts et 160 points en 60 matchs.

Même s’il a vu la couronne de meilleur marqueur lui glisser entre les doigts, LaFontaine affirme que la campagne 1992-93 restera gravée à jamais dans sa mémoire.

« J’ai été très chanceux et j’ai joué avec d’excellents joueurs à différents moments de ma carrière avec les Islanders, a ajouté LaFontaine. J’ai disputé mes trois premières saisons dans la LNH sous la direction d’Al [Arbour], alors ça n’a pas été une partie de plaisir. Je devais mériter mon temps de glace. Le but en prolongation contre les Capitals de Washington pendant les séries éliminatoires de 1987 a vraiment lancé ma carrière. En 1992-93, je savais ce qu’il fallait faire pour gagner mon temps de glace et j’étais en mesure de mieux apprécier les moments passés avec des joueurs comme Mogilny, Andreychuk, [Dale] Hawerchuk, [Doug] Bodger et [Donald] Audette. »

En cours de route, il a appris à quel point c’était important de gagner le respect de ses coéquipiers et de ses adversaires.

« J’ai appris comment élever mon niveau de jeu et celui de mes coéquipiers, mais aussi celui de tous ceux qui m’entourent, a-t-il déclaré. Cependant, il faut gagner ce droit et ce respect. Une fois qu’on l’a, il faut en profiter et le savourer. Quand j’y repense, je réalise que ça m’a permis d’apprécier cette période de ma carrière. J’en ai jeté les fondations alors que j’étais avec les Islanders, puis j’ai pu en récolter les fruits chez les Sabres. »

Suivez Mike Morreale sur Twitter : @mike_morreale

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